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Exposition "Où étais-tu?" (public)

Esther Armaignac

Created on March 15, 2022

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Transcript

OÙ ÉTAIS-TU?

Une exposition basée sur des témoignages de survivant-e-s de violences sexuelles

Une exposition proposée par le Bureau d’intervention et de prévention du Cégep André-Laurendeau

Avertissement / Trigger warning

Cette exposition contient des témoignages écrits de personnes ayant vécu des violences à caractère sexuel. Si vous avez besoin de parler ou si vous avez besoin d’aide, consultez la diapositives ressources.

Près de 2/3 de agressions sexuelles recensées au Québec sont commises dans une résidence privée, et environ 84% des victimes connaissent leur agresseur.

Pourtant, il existe encore un certain nombre de mythes et de tabous qui entourent les lieux dans lesquels les violences sexuelles se produisent.

NON, une violence sexuelle ne se produit pas systématiquement dans une ruelle sombre au milieu de la nuit. NON, le milieu intime et familial du domicile n’est pas sécuritaire pour tout le monde.

L’exposition « Où étais-tu? » souhaite briser les mythes associés aux lieux dans lesquels les violences sexuelles se produisent. L’objectif est de montrer que, malheureusement, les violences sexuelles se produisent n’importe où, et que la perception qu’une personne a d’un lieu va fortement évoluer en fonction des expériences vécues. L’exposition a été montée par le BIP (Bureau d’intervention et de prévention) à partir de témoignages recueillis anonymement auprès de la communauté étudiante et du personnel du Cégep André-Laurendeau. Un énorme merci aux personnes qui ont partagé leurs expériences!

Qu’est-ce que c’est, une violence à caractère sexuel?

Extrait de la loi 151—Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur

« La notion de violence à caractère sexuel s’entend de toute forme de violence commise par le biais de pratiques sexuelles ou en ciblant la sexualité, dont l’agression sexuelle. Cette notion s’entend également de toute autre inconduite qui se manifeste notamment par des gestes, paroles, comportements ou attitudes à connotation sexuelle non désirés, incluant celle relative aux diversités sexuelles ou de genre, exprimés directement ou indirectement, y compris par un moyen technologique. »

Agression sexuelle: Geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée, ou, dans certains cas, par une manipulation ou par chantage. Les agressions sexuelles sont condamnées par la loi. Harcèlement sexuel: Comportements, paroles, gestes, écrits, ou actes répétés à caractère sexuel qui sont hostiles ou non désirés. Par exemple: les regards insistants, l’affichage de matériel pornographique, les propos répétés à connotation sexuelle, les invitations à sortir insistantes, les attouchements, les menaces à céder aux avances.

Les propos sexistes (incluant les blagues), l’atteinte à la pudeur et le cyberharcèlement sont aussi des violences à caractère sexuel.

Notre perception des lieux évolue au fil de nos expériences.

Les violences à caractère sexuel peuvent générer des traumatismes. De ce fait, le lieu dans lequel la violence a eu lieu est associé au traumatisme. Un des symptômes communs de l’état de choc post-traumatique est le symptôme d’évitement du lieu dans lequel la violence a été vécue. Les personnes qui ont vécu des violences à caractère sexuel développement fréquemment de l’anxiété et de l’hypervigilance. Cette hypervigilance est amplifiée dans les lieux publics, et peut empêcher les personnes de sortir, ou de se sentir en sécurité à l’extérieur de chez elles. Une personne qui a vécu une violence sexuelle dans un lieu qu’elle percevait comme sécuritaire va voir sa perception changer. Le lieu ne représentera plus un espace sécuritaire, et il faudra un certain temps avant que ce lieu ne soit plus perçu comme un espace hostile et dangereux.

Commençons!

Les témoignages débutent après cette diapositive.

Nous vous conseillons d’activer le son de votre appareil pour une expérience plus immersive.

Les témoignages peuvent être difficiles à lire. Prenez votre temps! N’hésitez pas à faire des pauses et à reprendre plus tard.

C’était en voyage, dans un Airbnb. L’hôte m’a forcée à aller dans sa chambre, et il m’a violée.

Une bonne amie m’a invitée à une soirée pyjama, et pour ne pas y aller seule, j’y suis allée avec mon ex. Son appartement était petit, et elle n’avait qu’un lit double. Je me suis couchée au milieu, elle d’un côté, et lui de l’autre. Au milieu de la nuit, je me suis réveillée à moitié et j’ai senti que mon ex avait collé son sexe sur mon genou. Un peu plus tard, je me réveille et je me fige. Il touchait mon entrejambe avec sa main. Je n’ai pas réussi à bouger ou à appeler mon amie. Il venait de détruire la confiance que j’avais envers lui.

C’était chez ma meilleure amie. Un de mes "amis" m’a enfermée dans une chambre, m’a poussée sur le lit, et a essayé de me violer. Un autre ami est entré dans la chambre par hasard, et il a arrêté.

J'ai été agressée par un gars avec qui je sortais. C’était dans ma chambre, sur mon lit, dans l’appartement où je vivais avec ma mère. Il me touchait, et même si je le repoussais, il revenait.

Ça s’est passé dans son lit. J’étais supposée dormir chez moi, mais il m’a convaincue de rester, car je n’arriverais pas chez moi avant le couvre-feu. On a bu, lui un peu plus, et il a pris mon bisou amical sur la joue de bonne nuit comme une invitation à se servir de mon corps.

Ressources

Ressources

C’était dans une voiture, sur la banquette arrière d’une voiture. C’est là que la majorité des agressions sexuelles que j’ai vécues ont eu lieu.

Le gars est passé me prendre chez moi vers 20 h avec son pick-up. On se connaissait depuis le secondaire. Il s’est arrêté dans le stationnement du centre commercial. On s’est embrassés et ensuite il m’a demandé de lui faire une fellation, mais j’ai refusé et il m’a forcée en poussant sur ma tête. Il m’a traité d’agace et m’a demandé de sortir, puis il est parti.

J’ai souvent été interpellée dans la rue, genre ça arrive vraiment souvent. Cette fois-là, je marchais avec un groupe d’amis, et un gars m’a pincé les fesses pendant qu’on passait devant lui. Je me rappelle encore le réflexe de mon ex qui m’a dit de baisser la tête et de rien dire.

C’était devant chez moi. Un inconnu m’a agressée dans la rue, au pied de ma porte.

Ressources

C’était dans la cuisine, sur le comptoir de ma cuisine, ou assise à la table de la salle à manger. C’est là que les premières agressions sexuelles ont commencé.

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Dans les escaliers d’un bar, il m’a pris les fesses pendant que je marchais. J’ai figé.

Ressources

Je faisais du bénévolat pour un vieux monsieur dans une écurie. Il rentrait dans les box pendant que je les nettoyais et me touchait les parties intimes. J’étais figée.

Ressources

Ressources

  • Ligne-ressources pour les victimes d’agression sexuelle (24/7) – 1 888 933-9007
  • Regroupement des CALACS (Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal
  • SOS violence conjugale – 1 800 393-9010, texto: 438-601-1211
  • Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC)
  • Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC)
  • Interligne (Diversité sexuelle et pluralité des genres)
  • AlterHéros – Pose ta question

Crédits photos

Les photos utilisées sont des images libres de droit disponibles sur le site Unsplash. Même si les images sont libres de droit, nous tenons à souligner le travail des photographes: Louis Hansel, Anna Kamino, Anastasia Mezenina, Connor Misset et Ivan Shemereko