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Correction étude de doc - HGGSP - contrôle n°4
sophie.landon
Created on March 12, 2022
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Correct Concepts
Transcript
Les mémoires des conflits du XXe siècle représentent un défi pour les chefs d'Etat qui doivent aujourd'hui en tenir compte dans l'exercice de leur fonction. En effet, depuis la fin du XXe siècle, ils doivent faire face à des revendications mémorielles issues de groupes se considérant comme victimes des conflits, et qui sont dans l'attente d'une forme de reconnaissance de la part de l'Etat. A cet égard, deux documents nous sont proposés. Le document 1 est un extrait de l'article de Piotr Smolar intitulé "Emmanuel Macron fait de la guerre d'Algérie le défi mémoriel de son quinquennat" et publié dans Le Monde, le 25 janvier 2020. Dans cet article, l'auteur a pu interviewé le président de la France sur la manière dont il prend en charge les mémoires des conflits, notamment celles de la guerre d'Algérie. Le document 2 est un extrait de l'intervention de l'historienne Sylvie Thénault dans l'émission "17 octobre 1961 : la reconnaissance de "crimes inexcusables" favorise-t-elle la réconciliation des mémoires ?", diffusée par France culture, le lendemain de la 60ème commémoration des massacres du 17 octobre (18 octobre 2021). Ces deux documents nous permettent de nous demander : Pourquoi et comment les chefs d'Etat peuvent-ils prendre en charge les mémoires des conflits ? Ainsi, nous verrons dans une première partie les raisons qui poussent les chefs d'Etat à s'emparer des mémoires des conflits, puis dans une deuxième partie, nous verrons de quelles manières ils peuvent les prendre en charge. Enfin, il est possible de voir que cette prise en charge de la mémoire des conflits par les chefs d'Etat présente des limites.
Tout d'abord, ces documents nous permettent de comprendre pourquoi les chefs d'Etat peuvent prendre en charge les mémoires des conflits.
Dans le doc 1, on peut lire : "Vladmir Poutine venait de chanter la gloire de l'Armée rouge pendant la seconde guerre mondiale [...]. Le président français, lui, s'est incliné à la mémoire des disparus.". Cela nous rappelle que les chefs d'Etat, en tant que représentants de leurs pays, ont un rôle à jouer pour entretenir le souvenir de l'histoire, ici, la mémoire collective de la Seconde guerre mondiale.
Aussi, dans le doc 1, Emmanuel Macron raconte qu'il a des défis devant lui d'un point de vue mémoriel et que la guerre d'Algérie est le plus dramatique comme la Shoah pour Chirac.
Dans les documents, les auteurs insistent sur les tensions que suscitent les mémoires des conflits : "tant d'enjeux mêlés demeurent, d'émotions encore à fleur de peau, de mémoires concurrentes" (doc 1), "dans les revendications mémorielles, il y a l'attente" (doc 2). Ces citations nous rappellent que les chefs d'Etat peuvent prendre en charge les mémoires des conflits pour les apaiser. En effet, ces mémoires peuvent être meurtries. C'est notamment le cas pour la guerre d'Algérie : la mémoire des harkis est différente de celle des pieds-noirs ou encore de celle du FLN... chaque groupe et leurs descendants ont leurs propres souvenirs de l'histoire car il ne faut pas négliger le fait que les mémoires sont subjectives et font appel au registre des émotions. Aujourd'hui, la société française doit composer avec ces mémoires divisées, et en tant que représentant de l'Etat, le président peut prendre en charge ces mémoires pour tenter de les réconcilier.
Ainsi, les chefs d'Etat peuvent prendre en charge les mémoires des conflits pour mettre en valeur une mémoire héroïque nationale, ou pour réconcilier des mémoires meurtries au sein de la société.