1840 - 1882
La révolution industrielle
Le travail des enfants
1840
1840
Extrait du rapport du docteur Villermé sur le travail des enfants dans l’industrie textile
Ils restent 16 à 17 heures debout, dont 13 au moins dans une pièce fermée, sans presque changer de place ni d’attitude. Ce n’est plus là un vrai travail, une tâche. C’est une torture, et on l’inflige à des enfants de 6 à 8 ans, mal nourris, mal vêtus, obligés de parcourir dès 5 heures du matin la longue distance qui les sépare de leur atelier, et qu’achève d’épuiser, le soir, leur retour de ces mêmes ateliers.
Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employésdans les manufactures de coton, de laine et de soie, 1840
1841
1841
Extraits de la loi du 28 mars 1841 sur le travail des enfants
Article 2. Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins 8 ans. De 8 à 12 ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre,divisées par un repos. De 12 à 16 ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos. Ce travail ne pourra avoir lieu que de 5 heures du matin à 9 heures du soir. […]Article 3. […] Tout travail de nuit est interdit pour les enfants au-dessous de 13 ans. […]
1841
Extrait d’une lettre de l’instituteur d’Omerville
Omerville, le 10 octobre 1843Monsieur le sous-préfet,
Depuis quatorze ans que j’exerce la profession d’instituteur dans la commune d’Omerville, j’ai toujours vu la fabrique de M. Provost (…) enlever les enfants de la commune d’Omerville au travail et par là, la plupart sont privés d’instruction, attendu qu’ils ne fréquentent aucune école. Lorsque j’ai vu la loi du 28 mars1841, concernant le travail des enfants dans les fabriques, j’étais l'homme le plus content ; mais aujourd’hui je suis désespéré en voyant qu’elle n’est nullement exécutée ; au contraire, les enfants y sont reçus encore plus jeunes et travaillent seize heures par jour et n’ont qu’une heure un quart pour faire deux repas.C’est pourquoi, monsieur le sous-préfet, je m’adresse à vous afin que vous ayez la bonté de faire cesser cette infraction de loi puisqu’aucun article de cette loi n’est observé.
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1840 - 1882
La révolution industrielle
Le travail des enfants
1840
1840
Extrait du rapport du docteur Villermé sur le travail des enfants dans l’industrie textile
Ils restent 16 à 17 heures debout, dont 13 au moins dans une pièce fermée, sans presque changer de place ni d’attitude. Ce n’est plus là un vrai travail, une tâche. C’est une torture, et on l’inflige à des enfants de 6 à 8 ans, mal nourris, mal vêtus, obligés de parcourir dès 5 heures du matin la longue distance qui les sépare de leur atelier, et qu’achève d’épuiser, le soir, leur retour de ces mêmes ateliers.
Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employésdans les manufactures de coton, de laine et de soie, 1840
1841
1841
Extraits de la loi du 28 mars 1841 sur le travail des enfants
Article 2. Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins 8 ans. De 8 à 12 ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre,divisées par un repos. De 12 à 16 ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos. Ce travail ne pourra avoir lieu que de 5 heures du matin à 9 heures du soir. […]Article 3. […] Tout travail de nuit est interdit pour les enfants au-dessous de 13 ans. […]
1841
Extrait d’une lettre de l’instituteur d’Omerville
Omerville, le 10 octobre 1843Monsieur le sous-préfet,
Depuis quatorze ans que j’exerce la profession d’instituteur dans la commune d’Omerville, j’ai toujours vu la fabrique de M. Provost (…) enlever les enfants de la commune d’Omerville au travail et par là, la plupart sont privés d’instruction, attendu qu’ils ne fréquentent aucune école. Lorsque j’ai vu la loi du 28 mars1841, concernant le travail des enfants dans les fabriques, j’étais l'homme le plus content ; mais aujourd’hui je suis désespéré en voyant qu’elle n’est nullement exécutée ; au contraire, les enfants y sont reçus encore plus jeunes et travaillent seize heures par jour et n’ont qu’une heure un quart pour faire deux repas.C’est pourquoi, monsieur le sous-préfet, je m’adresse à vous afin que vous ayez la bonté de faire cesser cette infraction de loi puisqu’aucun article de cette loi n’est observé.