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Personnages du carnaval

neven.julie

Created on February 2, 2022

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Transcript

Les Gilles de Binche

(c) Olivier Legardien

La légende

Les historiens ont retrouvé des traces du Carnaval à Binche remontant à 1395, mais les origines du Gille sont floues. Il serait apparu lors des fêtes somptueuses organisées par Marie de Hongrie en 1549 en l’honneur de Charles Quint. La légende raconte que des soldats en garnison à Binche auraient revêtu des costumes colorés à plumes, rappelant la conquête du Pérou aux invités d’honneur. L’un d’eux, prénommé Gil, se serait fait remarquer par les prestigieuses personnalités. Les Binchois auraient donc perpétué ces fêtes somptueuses, devenues carnaval. Mais cette histoire a en réalité été imaginée par un journaliste au XIXe siècle... Le mystère des origines reste entier !

Les Chinels de Fosses-la-Ville

(c) BG Photos

La légende

Selon la légende, un bossu de la région, rentrant de son travail pendant la nuit, assista par hasard au sabbat des fées de la forêt. Pour le remercier, celles-ci lui enlevèrent sa bosse. Le lendemain, apprenant la nouvelle, un bossu méchant et haineux se rendit dans le même lieu à l'heure de minuit. Il en revint avec une seconde bosse, après celle dans le dos, une sur le thorax. La légende était née et les Fossois, à l'approche du Carnaval, se moquèrent de lui en créant le Chinel.

Les Porais de Tilff

(c) FTPL - P. Fagnoul

La légende

À la fin du XVe siècle, vivait à Tilfff un jardinier hors pair nommé Djôsef li r'Pikeû (Joseph le Replanteur). Il avait mis au point un engrais permettant d'obtenir d'énormes poireaux ! En 1585, la récolte de céréales ayant été mauvaise, le Prince-Évêque de Liège ordonna que pour lui payer la dîme, les Tilffois remplacent les céréales par des poireaux. Ce qui ne les arrangeait guère... Ils s'exécutèrent tout de même et livrèrent leurs chers poireaux à l'endroit convenu. Mais, pendant la nuit, la moitié des poireaux avaient disparu sans aucune trace d'effraction ! Ce qui fit dire au représentant du Prince-Evêque : "Mais vos poireaux, ils avaient donc des jambes pour s'évader sans l'aide de quiconque ?" Ainsi est née l'histoire des poireaux (en wallon : porais) de Tilff.

Le Blanc-Moussî de Stavelot

(c) Laboureur Photos

La légende

Vers la fin du Moyen-Age, tandis que les moeurs du clergé se relâchent, les moines de Stavelot sont apperçus en train de participer aux réjouissances carnavalesques. De sévères sanctions sont prises par le prince-abbé de l'époque contre ces moines un peu trop festifs à son goût. La population de Stavelot décide alors de se déguiser en s'affublant d'un capuchon et d'une grande robe imitant la bure monacale, pour rappeler la présence des moines aux réjouissances. L'abbé interdit aussitôt ce vêtement parodique mais la population frondeuse le remplace par un autre, blanc celui-là, et le complète par un masque hilare au long nez rouge. Ainsi naquirent vers 1502, les Blancs Moussis de Stavelot.

La Haguète de Malmedy

(c) RSI Malmedy

La légende

Plusieurs théories circulent : la Haguète représenterait l’étranger, le descendant des hordes barbares qui dévastèrent l’Europe au Moyen Age. Ses cris bizarres seraient en fait des cris de guerre. Autre hypothèse : la Haguète serait inspiré des soigneurs des pestiférés, qui portaient un vêtement recouvrant entièrement le corps et manipulaient les cadavres et la nourriture des pestiférés avec une pince (d’où le hape-chair). Enfin, la Haguète, décorée de galons et portant le bicorne, pourrait aussi représenter les soldats indisciplinés qui volaient les victuailles dans les foyers des Malmediens. Aujourd’hui, une Haguète désigne toute personne déguisée.

Le Prince Carnaval d'Eupen

(c) CGT - Alex Kouprianoff

L'anecdote

Le coup d'envoi des carnavals rhénan est donné le 11/11 à 11h11 précisément ! Dans la symbolique germanique, le nombre onze est celui des fous - il est coincé entre le 10 (un tout achevé) et le 12, chiffre sacré. Pour préparer le carnaval, le conseil des 11 ("elferrat") établit 11 commandements qu’il faudra respecter pendant toute la durée du carnaval. Les jours fous commencent par le jeudi des vieilles femme (Altweibertag), où les femmes prennent possession de l'hôtel de ville, à 11h11. Le lundi est le lundi des roses ("rosenmontag"). On doit ce nom au carnaval de Cologne et aux coutumes du pape, qui au Moyen-Âge consacra le lundi avec une rose avant la période de Carême.

La Grosse Biesse de Marche-en-Famenne

(c) R.COLLE.Photos

La légende

D’après la légende, la Grosse Biesse aurait semé la terreur dans les grottes du Fond des Vaulx, où vivaient des nutons, ces petites créatures de l'Ardenne, cousins des lutins. Heureusement, un jour, une petite fille parvint à apprivoiser la bête avec l’aide de son chien. On ne sut jamais le nom de la petite, si bien qu'aujourd'hui on l'appelle simplement "Noss' Petit". Depuis lors, la Grosse Biesse revient chaque année au moment du carnaval !

Sources

Musée international du Carnaval et du Masque, Emilie Botteldoorn et Sabine Maüseler, mai 2013 http://connaitrelawallonie.wallonie.be/fr/folklore http://www.patrimoineculturel.cfwb.be/ https://www.carnavaldebinche.be/ https://www.lesporais.net/ https://www.blanc-moussi.com/ https://carnaval.marche.be/index.php