La crise des missiles de Cuba
point de passage
1962
un travail réalisé par Nawel Saoudi et Emirhan Köse
Comment la crise des missiles de Cuba illustre-t-elle le fonctionnement de la guerre froide ?
Sommaire
1. Contexte
2. La présence soviétique aux portes des Etats-unis
3. La fermeté de Kennedy et des etats-UnIS
4. LE RôLE DE L'onu dans la crise
5. Le monde au bord du gouffre
6. Krouchtchev défend son action
7. Conclusion
01
Contexte
Une crise des missiles dans un contexte de guerre froide
En 1898 soit, après quatre siècles de colonisation, Cuba obtient enfin son indépendance. Cependant, l'île tombe facilement sous la tutelle des Etats-Unis d'Amerique, qui la convoitait depuis bien longtemps. En 1959, les relations entre les Etats-Unis et Cuba se dégradent. Le dictateur Fulgencio Batista est renversé par les révolutionnaires, dont le principal chef est Fidel Castro. Ce dernier est à la tête de la Caravane de la liberté. Après s'être emparé du pouvoir, Castro et ses hommes reçurent un accueil jubilatoire de la part des habitants de la ville. Fidel Castro rejette toute influence des Etats-Unis. C'est pourquoi le régime cubain nationalise les entreprises américaines implantées sur l'île. Les Etats-Unis ne se laissent pas faire et répondent dès le 3 février 1962 par un embargo (blocus) économique, commercial, financier et politique à l'égard de Cuba. De cette manière, ils mettent un terme aux relations qui les unissaient.
- Fulgencio
- Batista
- remplacé
- par
- Fidel Castro
Dès lors, les Etats-Unis développent l'objectif de renverser Fidel Castro qui est devenu leur plus grande crainte. Le mardi 8 novembre 1960, John Fitzgerald Kennedy, dit Jack Kennedy, remporte les élections américaines avce une faible avance de 112 827 voix, soit 0,17% sur son adversaire. En avril 1961, Kennedy lance une offensive militaire sur Cuba dans la baie des cochons. En effet, 1400 exilés cubains sont recrutés et entrainés par la CIA débarque dans la nuit. Cependant, cette opération échoue car les Etas-Unis font face à des armes lourdes et sont presque tous tués. Fidel Castro exprime le sentiment de fierté d'être parvenu à battre la superpuissance. En revanche, Kennedy fait face à l'humiliation voit sa crédibilité s'affaiblir.
John Fitzgerald Kennedy, souvent désigné par ses initiales JFK
02
La présence soviétique aux portes des Etats-Unis
Des missiles soviétiques à Cuba ?
Dans la même année, après l'embargo américain et le débarquement de la baie des cochons, Fidel Castro semble se rapprocher de l'URSS. C'est pourquoi Cuba bascule dans le camp soviétique. Cette alliance inquiète fortement la puissance américaine car les relations entre les deux blocs de la guerre froide se détériorent. En s'alliant à l'URSS, Cuba change de camp et apparaît officiellement comme une menace redoutable pour les Etats-Unis se trouvant à 150 km de la Floride. Cette alliance effraie particulièrement les Etats-Unis car elle peut facilement mener à une situation chaotique dans toute l'Amérique latine.
Relationsentre la Russie et CUBA
"Comment ça une menace ? On peut quand même bien s'adonner un peu à la pêche, non ?"
dessin de presse paru dans deutsche zeitung le 29-30 septembre 1962 par Herbert kolfhaus (heko)
En juin 1962, l'opération Anadyr s'effectue secrètement. Près de 50 000 soldats et une trentaine de missiles nucléaires soviétiques sont envoyés sur l'île de Cuba. Le leadeur soviétique, Nikita khrouchtchev, explique la cause de cette opération à l'URSS et à Cuba. Il affirme vouloir éviter une nouvelle invasion des Etats-Unis. Néanmoins, cet acte s'explique plutôt par une réelle volonté de construire une base militaire stratégique près des côtes américaines. Mais ce n'est pas tout ... La caricature vu précedemment ironise l'accord entre l'URSS et Cuba. Ces deux derniers ont également laissé croire au reste du monde qu'ils allaient simplement effectuer des installations portuaires. Cela leur permettrait de développer une activité de pêche à la capitale, La Havane. Nous le savons déjà, leur réelle intention est plutôt militaire. D'abord, Fidel Castro cherche à assurer sa protection notamment par l'intermédiaire de l'URSS. Quant à l'URSS, elle souhaite pouvoir établir une menace pour les Etats-Unis en temps de guerre froide.
Nikita Khrouchtchev et l'opération Anadyr
+ info
Les Etats-Unis, eux, se sont chargés d'installer des missiles nucléaires en Turquie et en Italie. Toutefois, il en reste de même pour la menace militaire placée à Cuba par l'Union soviétique. Comment les Etats-Unis d'Amérique vont réagir en apprenant la base militaire forgée à Cuba par leur ennemi ?
03
La fermeté de Kennedy et des Etats-Unis
Un bras de fer entre l'URSS et les Etats-Unis ?
Les Etats-Unis ont rapidement découvert la présence de missiles sur l'île de Cuba. Le 22 octobre 1962, John Fitzgerald Kennedy s'empresse de s'adresser aux américains dans une allocution télévisée. Il a pour but de dévoiler les preuves de la provocation soviétique à Cuba : les rampes de lancement et le blocus maritime.
Vous pouvez visionner ce discours télévisée ici !
"Les années 1930 nous ont donné une leçon : un comportement agressif, s'il n'est ni réfréné ni contesté, mène inévitablement à la guerre"
prononce le président américain lors de son allocution
Le monde a déja traversé deux guerres mondiales dont une qui est très récente. Effectivement, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la volonté de plonger de nouveau dans des épisodes de violence ingérable ne se fait pas ressentir. Face aux nombreux traumatismes vécus, une ambition de régler ce conflit d'une manière diplomatique se fait entendre. La résolution de construire la paix prône même si la détermination d'une guerre nucléaire reste présente. Kennedy commence son discours en explicitant la provocation de l'Union soviétique à son peuple. Il explique que s'ils s'engagent dans une guerre nucléaire alors il y aura des dégats considérables. C'est la raison pour laquelle il convient de commencer par demander à l'URSS de retirer les armes se trouvant en dehors des frontières soviétiques. Cependant, il ne se montre pas en position de faiblesse face à l'Union soviétique. Il tient à souligner que les Etats-Unis ne reculeront pas devant cette menace si elle devient concrète. Le cas d'une attaque atomique portant atteinte à l'hémisphère occidental sera considérée comme une attaque de l'URSS contre les Etats-Unis. Dans ce cas-ci, les Etats-Unis riposteront à cette attaque, bien qu'ils préfèreraient faire le choix de la pacificité.
Tentons d'expliquer cela. Les Etats-Unis sont une superpuissance, tout comme l'URSS, il paraît donc impossible de ne pas répondre à une attaque de leur ennemi alors qu'ils sont ceux qui possède un hard power redoutable (puissance militaire). Ici, aucune attaque n'a encore été réalisée par l'Union soviétique. Kennedy se charge simplement d'expliquer ce qu'il se passerait dans cette éventualité. D'une part, pour gagner de la crédibilité notamment au près de son pays. D'une autre, pour effrayer l'ennemi et même les autres pays. Face à cette menace, nous l'avons dit, le Président américain ne répondra pas par la violence mais par une autre menace à son tour : l'allocution télévisée. De plus, nous verrons à travers une citation du discours de ce dernier qu'il demande à l'URSS de retirer immédiatement ses missiles sous peine de représailles.
"J'adresse un appel à M. Khrouchtchev pour lui demander de mettre fin à cette menace sournoise téméraire et intolérable pour la paix dans le monde. "
phrase à portée diplomatique pour privilégier la paix face à la guerre.
La crise des missiles de Cuba a plongé le monde au bord d'une guerre nucléaire. Durant environ 13 jours (16 au 28 octobre 1962) les Etats-Unis et l'URSS ont engagé un bras de fer qui aurait pu mener au chaos. Caricature britannique parue dans le Daily Mail le 29 octobre 1962. Khrouchtchev dit à Kennedy "D'accord Monsieur le Président, nous voulons négocier."
04
Le rôle de l'ONU dans la crise
Des preuves ? Une solution ?
L'ONU a un rôle important dans cette crise des missiles de Cuba en 1962
Dans un premier temps, l'Organisation des Nations-Unies a permis de confirmer de façon officielle la présence de missiles soviétiques à Cuba. En effet, le représentant des Etats-Unis expose les clichés obtenus par les avions espions américains le 14 octobre 1962. Cela constitue une preuve de la menace soviétique.
U Thant, le secrétaire général, salué
Dans un second temps, l'ONU a en partie permis le réglement de cette crise. Les efforts de U Thann ont permis de diminuer la tension et de trouver des solutions. Le but premier de l'ONU est de construire la paix. C'est ce qu'ils ont tenté de mettre en oeuvre dans ce cas et c'est un succès. Les Nations Unies ont mené un rôle de médiation entre l'URSS et les Etats-Unis. Il va y avoir une concession des deux côtés, Khrouchtchev acceptant d’enlever les missiles de Cuba et les États-Unis vont accepter de retirer les missiles stationnés en Turquie. Lorsque la crise s'est réglée entre les deux superpuissances, des discussions ont été amorcées sous la volonté de l'ONU pour établir des relations diplomatiques. L'ONU a connu de nombreux échecs dans la plupart de ces interventions mais celle-ci constitue une réussite. C'est poruquoi le secrétaire général U Thant est salué par les deux camps au sortir de la crise.
05
Le monde au bord du gouffre
Des tensions semant la panique générale !
Le 27 octobre était "le plus dangeureux de l'histoire de l'humanité" comme le disait un conseillier de Kennedy. C'est le jour où le monde est passé très près d'une guerre thermonucléaire qui aurait bien pû détruire la civilisation moderne. Un avion américain U-2 et son pilote, le major Rudolf Anderson, sont abattus au dessus de l'île. L'etat d'alerte des armées manque à deux reprises de déclencher le feu nucléaire. Trois morceaux de tôle d’alliage léger de l’avion, conservés au musée de la Révolution de La Havane, sont aujourd’hui présentés au Mémorial. Ce jour-là c'est la panique dans le monde entier. Cet acte fait échos à une guerre entre deux superpuissances. La presse internationale s'empresse de publier des journaux sur les tensions menant à une possible guerre. Le monde est encore sous le choc de la Seconde Guerre mondiale et ne veut pas revivre les cauchemars qui les hantent encore.
"Coulez tout navire forçant le blocus de Cuba"
Unes de la presse parisienne dès le 23 octobre 1962
" Cuba bloquée par la flotte américaine"
presse parisienne
06
Khrouchtchev défend son action
Tout le monde gagne ! Pas de perdant !
Le 12 décembre 1962, Nikita Khrouchtchev prononce un discours devant le Parlement soviétique concernant l'accord trouvé le 28 octobre entre les deux camps et les installations soviétiques démantelées le 9 novembre. Il défend son acte. Effectivement, il considère que personne n'a perdu mais que c'est plutôt la raison, le bon sens qui a gagné. Il était préférable pour l'humanité de ne pas continuer les provocations qui auraient pû mener à une guerre de destruction massive. Par cet accord diplomatique, la Troisième Guerre mondiale a été évité. De plus tout le monde est gagnant : les Américains sont satisfaits, l'URSS évite l'invasion américaine contre Cuba et le blocus est levé. Ainsi, Fidel Castro peut continuer d'exercer un pouvoir révolutionnaire à Cuba sans être en situation de guerre.
Néanmoins, ce sentiment d'impuissance ou de volonté de puissance semble toujours exister chez Khrouchtchev. Celui-ci souhaite prouver que cette décision est un acte mûrement réfléchi et non un acte de faiblesse. Il souhaite mettre les Etats-Unis au même niveau et dans la même situation que l'Union soviétique notamment par la phrase " ces gens devraient dire que les Etats-Unis, eux-aussi, ont été obligés de céder". Le terme de "céder" ne semble pas lui plaire car il est synonyme "d'abandon". Dans la dernière partie de son discours, il tient à clarifier l'intelligence de son acte et non l'abandon de ces ambitions envers son ennemi.
"Les parties ont fait preuve de lucidité et ont tenu compte de ce fait que si elles ne prenaient pas de mesures pour empêcher le développement dangereux des évènements, une troisième guerre mondiale pouvait éclater "
07
cONCLUSION
On récapitule 1962 !
La crise des missiles de Cuba démontre des relations compliquées entre les Etats-Unis et l'URSS. Après avoir tous deux dévoilé leur puissance à travers des discours ou la contruction d'une base militaire, ils ont construit la paix. Cela a été possible en partie grâce à l'ONU qui a favorisé la solution diplomatique. Cette crise illustre le fonctionnement de la guerre froide car c'est une guerre qui fonctionne à partir de menaces constantes pour démontrer la puissance de chacun. Elle démontre notamment la facilité de plonger de nouveau le monde dans une guerre mondiale. Désormais, une guerre mondiale s'affirmerait comme une destruction de l'humanité en raison des nouvelles armes.
SOURCES UTILISEES : - le livre d'histoire-géographie - diploweb - les crises. fr - hérodote - wikipédia
Merci de votre lecure !
La crise des missiles de Cuba 1962
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La crise des missiles de Cuba
point de passage
1962
un travail réalisé par Nawel Saoudi et Emirhan Köse
Comment la crise des missiles de Cuba illustre-t-elle le fonctionnement de la guerre froide ?
Sommaire
1. Contexte
2. La présence soviétique aux portes des Etats-unis
3. La fermeté de Kennedy et des etats-UnIS
4. LE RôLE DE L'onu dans la crise
5. Le monde au bord du gouffre
6. Krouchtchev défend son action
7. Conclusion
01
Contexte
Une crise des missiles dans un contexte de guerre froide
En 1898 soit, après quatre siècles de colonisation, Cuba obtient enfin son indépendance. Cependant, l'île tombe facilement sous la tutelle des Etats-Unis d'Amerique, qui la convoitait depuis bien longtemps. En 1959, les relations entre les Etats-Unis et Cuba se dégradent. Le dictateur Fulgencio Batista est renversé par les révolutionnaires, dont le principal chef est Fidel Castro. Ce dernier est à la tête de la Caravane de la liberté. Après s'être emparé du pouvoir, Castro et ses hommes reçurent un accueil jubilatoire de la part des habitants de la ville. Fidel Castro rejette toute influence des Etats-Unis. C'est pourquoi le régime cubain nationalise les entreprises américaines implantées sur l'île. Les Etats-Unis ne se laissent pas faire et répondent dès le 3 février 1962 par un embargo (blocus) économique, commercial, financier et politique à l'égard de Cuba. De cette manière, ils mettent un terme aux relations qui les unissaient.
Dès lors, les Etats-Unis développent l'objectif de renverser Fidel Castro qui est devenu leur plus grande crainte. Le mardi 8 novembre 1960, John Fitzgerald Kennedy, dit Jack Kennedy, remporte les élections américaines avce une faible avance de 112 827 voix, soit 0,17% sur son adversaire. En avril 1961, Kennedy lance une offensive militaire sur Cuba dans la baie des cochons. En effet, 1400 exilés cubains sont recrutés et entrainés par la CIA débarque dans la nuit. Cependant, cette opération échoue car les Etas-Unis font face à des armes lourdes et sont presque tous tués. Fidel Castro exprime le sentiment de fierté d'être parvenu à battre la superpuissance. En revanche, Kennedy fait face à l'humiliation voit sa crédibilité s'affaiblir.
John Fitzgerald Kennedy, souvent désigné par ses initiales JFK
02
La présence soviétique aux portes des Etats-Unis
Des missiles soviétiques à Cuba ?
Dans la même année, après l'embargo américain et le débarquement de la baie des cochons, Fidel Castro semble se rapprocher de l'URSS. C'est pourquoi Cuba bascule dans le camp soviétique. Cette alliance inquiète fortement la puissance américaine car les relations entre les deux blocs de la guerre froide se détériorent. En s'alliant à l'URSS, Cuba change de camp et apparaît officiellement comme une menace redoutable pour les Etats-Unis se trouvant à 150 km de la Floride. Cette alliance effraie particulièrement les Etats-Unis car elle peut facilement mener à une situation chaotique dans toute l'Amérique latine.
Relationsentre la Russie et CUBA
"Comment ça une menace ? On peut quand même bien s'adonner un peu à la pêche, non ?"
dessin de presse paru dans deutsche zeitung le 29-30 septembre 1962 par Herbert kolfhaus (heko)
En juin 1962, l'opération Anadyr s'effectue secrètement. Près de 50 000 soldats et une trentaine de missiles nucléaires soviétiques sont envoyés sur l'île de Cuba. Le leadeur soviétique, Nikita khrouchtchev, explique la cause de cette opération à l'URSS et à Cuba. Il affirme vouloir éviter une nouvelle invasion des Etats-Unis. Néanmoins, cet acte s'explique plutôt par une réelle volonté de construire une base militaire stratégique près des côtes américaines. Mais ce n'est pas tout ... La caricature vu précedemment ironise l'accord entre l'URSS et Cuba. Ces deux derniers ont également laissé croire au reste du monde qu'ils allaient simplement effectuer des installations portuaires. Cela leur permettrait de développer une activité de pêche à la capitale, La Havane. Nous le savons déjà, leur réelle intention est plutôt militaire. D'abord, Fidel Castro cherche à assurer sa protection notamment par l'intermédiaire de l'URSS. Quant à l'URSS, elle souhaite pouvoir établir une menace pour les Etats-Unis en temps de guerre froide.
Nikita Khrouchtchev et l'opération Anadyr
+ info
Les Etats-Unis, eux, se sont chargés d'installer des missiles nucléaires en Turquie et en Italie. Toutefois, il en reste de même pour la menace militaire placée à Cuba par l'Union soviétique. Comment les Etats-Unis d'Amérique vont réagir en apprenant la base militaire forgée à Cuba par leur ennemi ?
03
La fermeté de Kennedy et des Etats-Unis
Un bras de fer entre l'URSS et les Etats-Unis ?
Les Etats-Unis ont rapidement découvert la présence de missiles sur l'île de Cuba. Le 22 octobre 1962, John Fitzgerald Kennedy s'empresse de s'adresser aux américains dans une allocution télévisée. Il a pour but de dévoiler les preuves de la provocation soviétique à Cuba : les rampes de lancement et le blocus maritime.
Vous pouvez visionner ce discours télévisée ici !
"Les années 1930 nous ont donné une leçon : un comportement agressif, s'il n'est ni réfréné ni contesté, mène inévitablement à la guerre"
prononce le président américain lors de son allocution
Le monde a déja traversé deux guerres mondiales dont une qui est très récente. Effectivement, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la volonté de plonger de nouveau dans des épisodes de violence ingérable ne se fait pas ressentir. Face aux nombreux traumatismes vécus, une ambition de régler ce conflit d'une manière diplomatique se fait entendre. La résolution de construire la paix prône même si la détermination d'une guerre nucléaire reste présente. Kennedy commence son discours en explicitant la provocation de l'Union soviétique à son peuple. Il explique que s'ils s'engagent dans une guerre nucléaire alors il y aura des dégats considérables. C'est la raison pour laquelle il convient de commencer par demander à l'URSS de retirer les armes se trouvant en dehors des frontières soviétiques. Cependant, il ne se montre pas en position de faiblesse face à l'Union soviétique. Il tient à souligner que les Etats-Unis ne reculeront pas devant cette menace si elle devient concrète. Le cas d'une attaque atomique portant atteinte à l'hémisphère occidental sera considérée comme une attaque de l'URSS contre les Etats-Unis. Dans ce cas-ci, les Etats-Unis riposteront à cette attaque, bien qu'ils préfèreraient faire le choix de la pacificité.
Tentons d'expliquer cela. Les Etats-Unis sont une superpuissance, tout comme l'URSS, il paraît donc impossible de ne pas répondre à une attaque de leur ennemi alors qu'ils sont ceux qui possède un hard power redoutable (puissance militaire). Ici, aucune attaque n'a encore été réalisée par l'Union soviétique. Kennedy se charge simplement d'expliquer ce qu'il se passerait dans cette éventualité. D'une part, pour gagner de la crédibilité notamment au près de son pays. D'une autre, pour effrayer l'ennemi et même les autres pays. Face à cette menace, nous l'avons dit, le Président américain ne répondra pas par la violence mais par une autre menace à son tour : l'allocution télévisée. De plus, nous verrons à travers une citation du discours de ce dernier qu'il demande à l'URSS de retirer immédiatement ses missiles sous peine de représailles.
"J'adresse un appel à M. Khrouchtchev pour lui demander de mettre fin à cette menace sournoise téméraire et intolérable pour la paix dans le monde. "
phrase à portée diplomatique pour privilégier la paix face à la guerre.
La crise des missiles de Cuba a plongé le monde au bord d'une guerre nucléaire. Durant environ 13 jours (16 au 28 octobre 1962) les Etats-Unis et l'URSS ont engagé un bras de fer qui aurait pu mener au chaos. Caricature britannique parue dans le Daily Mail le 29 octobre 1962. Khrouchtchev dit à Kennedy "D'accord Monsieur le Président, nous voulons négocier."
04
Le rôle de l'ONU dans la crise
Des preuves ? Une solution ?
L'ONU a un rôle important dans cette crise des missiles de Cuba en 1962
Dans un premier temps, l'Organisation des Nations-Unies a permis de confirmer de façon officielle la présence de missiles soviétiques à Cuba. En effet, le représentant des Etats-Unis expose les clichés obtenus par les avions espions américains le 14 octobre 1962. Cela constitue une preuve de la menace soviétique.
U Thant, le secrétaire général, salué
Dans un second temps, l'ONU a en partie permis le réglement de cette crise. Les efforts de U Thann ont permis de diminuer la tension et de trouver des solutions. Le but premier de l'ONU est de construire la paix. C'est ce qu'ils ont tenté de mettre en oeuvre dans ce cas et c'est un succès. Les Nations Unies ont mené un rôle de médiation entre l'URSS et les Etats-Unis. Il va y avoir une concession des deux côtés, Khrouchtchev acceptant d’enlever les missiles de Cuba et les États-Unis vont accepter de retirer les missiles stationnés en Turquie. Lorsque la crise s'est réglée entre les deux superpuissances, des discussions ont été amorcées sous la volonté de l'ONU pour établir des relations diplomatiques. L'ONU a connu de nombreux échecs dans la plupart de ces interventions mais celle-ci constitue une réussite. C'est poruquoi le secrétaire général U Thant est salué par les deux camps au sortir de la crise.
05
Le monde au bord du gouffre
Des tensions semant la panique générale !
Le 27 octobre était "le plus dangeureux de l'histoire de l'humanité" comme le disait un conseillier de Kennedy. C'est le jour où le monde est passé très près d'une guerre thermonucléaire qui aurait bien pû détruire la civilisation moderne. Un avion américain U-2 et son pilote, le major Rudolf Anderson, sont abattus au dessus de l'île. L'etat d'alerte des armées manque à deux reprises de déclencher le feu nucléaire. Trois morceaux de tôle d’alliage léger de l’avion, conservés au musée de la Révolution de La Havane, sont aujourd’hui présentés au Mémorial. Ce jour-là c'est la panique dans le monde entier. Cet acte fait échos à une guerre entre deux superpuissances. La presse internationale s'empresse de publier des journaux sur les tensions menant à une possible guerre. Le monde est encore sous le choc de la Seconde Guerre mondiale et ne veut pas revivre les cauchemars qui les hantent encore.
"Coulez tout navire forçant le blocus de Cuba"
Unes de la presse parisienne dès le 23 octobre 1962
" Cuba bloquée par la flotte américaine"
presse parisienne
06
Khrouchtchev défend son action
Tout le monde gagne ! Pas de perdant !
Le 12 décembre 1962, Nikita Khrouchtchev prononce un discours devant le Parlement soviétique concernant l'accord trouvé le 28 octobre entre les deux camps et les installations soviétiques démantelées le 9 novembre. Il défend son acte. Effectivement, il considère que personne n'a perdu mais que c'est plutôt la raison, le bon sens qui a gagné. Il était préférable pour l'humanité de ne pas continuer les provocations qui auraient pû mener à une guerre de destruction massive. Par cet accord diplomatique, la Troisième Guerre mondiale a été évité. De plus tout le monde est gagnant : les Américains sont satisfaits, l'URSS évite l'invasion américaine contre Cuba et le blocus est levé. Ainsi, Fidel Castro peut continuer d'exercer un pouvoir révolutionnaire à Cuba sans être en situation de guerre.
Néanmoins, ce sentiment d'impuissance ou de volonté de puissance semble toujours exister chez Khrouchtchev. Celui-ci souhaite prouver que cette décision est un acte mûrement réfléchi et non un acte de faiblesse. Il souhaite mettre les Etats-Unis au même niveau et dans la même situation que l'Union soviétique notamment par la phrase " ces gens devraient dire que les Etats-Unis, eux-aussi, ont été obligés de céder". Le terme de "céder" ne semble pas lui plaire car il est synonyme "d'abandon". Dans la dernière partie de son discours, il tient à clarifier l'intelligence de son acte et non l'abandon de ces ambitions envers son ennemi.
"Les parties ont fait preuve de lucidité et ont tenu compte de ce fait que si elles ne prenaient pas de mesures pour empêcher le développement dangereux des évènements, une troisième guerre mondiale pouvait éclater "
07
cONCLUSION
On récapitule 1962 !
La crise des missiles de Cuba démontre des relations compliquées entre les Etats-Unis et l'URSS. Après avoir tous deux dévoilé leur puissance à travers des discours ou la contruction d'une base militaire, ils ont construit la paix. Cela a été possible en partie grâce à l'ONU qui a favorisé la solution diplomatique. Cette crise illustre le fonctionnement de la guerre froide car c'est une guerre qui fonctionne à partir de menaces constantes pour démontrer la puissance de chacun. Elle démontre notamment la facilité de plonger de nouveau le monde dans une guerre mondiale. Désormais, une guerre mondiale s'affirmerait comme une destruction de l'humanité en raison des nouvelles armes.
SOURCES UTILISEES : - le livre d'histoire-géographie - diploweb - les crises. fr - hérodote - wikipédia
Merci de votre lecure !