Cerveau, plaisir et sexualité
Gustav KLIMT, Le baiser, 1908
Créé par M.MARGERY
Introduction
Raisonnement : nous avons vu dans les dernières séances que la capacité de se reproduire est liée à des facteurs hormonaux, contrôlant le fonctionnement des appareils reproducteurs féminins et masculins.
Introduction
Document 1 : Hormones et activité sexuelle de trois femelles mammifères
L’évolution du taux d’hormones sexuelles dans le sang ainsi que l’activité sexuelles de trois femelles d’espèces différentes de mammifères, ont été mesurées. Les résultats obtenus sont ci-contre :
Introduction
Document 1 : Hormones et activité sexuelle de trois femelles mammifères
Chez la plupart des mammifères, l’activité sexuelle coïncide avec une période très précise et parfois saisonnière encadrant l’ . Seule cette période permet l’acceptation par la de l’accouplement avec un mâle. Chez l’être humain, l’accouplement (relation sexuelle) est possible à toutes les phases du chez la femelle, comme pour le mâle, indépendamment de la période d’ovulation (et donc des cycles ).
VALIDER
Questionnement : quels sont les différents aspects de la sexualité humaine ?
La composante biologique
Document n°2 : Histoire des sciences : la découverte fortuite (= par hasard) d’une zone cérébrale impliquée dans le plaisir
En 1952, Olds et Milner, de l’université Mc Gill au Canada, explorent chez des rats une zone particulière du cerveau à l’aide d’une électrode stimulatrice. La plupart des rats se comportaient de manière à éviter les zones de la cage qui délivraient les stimulations. Curieusement, l’un d’entre eux revenait toujours à l’endroit de la cage où il recevait des chocs électriques. Les chercheurs s’aperçurent que l’électrode avait été implantée par erreur dans une autre zone cérébrale, ce qui provoquait chez ce rat une réaction de « plaisir ».
Ils implantèrent alors à plusieurs rats une électrode dans cette zone du cerveau et placèrent les rats dans des cages où ils pouvaient s’auto-stimuler en appuyant eux-mêmes sur un levier qui commandait la distribution de chocs. Les rats se précipitaient alors sur le levier pour s’auto-stimuler (jusqu’à 100 fois par minute !). Olds et Milner en conclurent qu’ils avaient localisé le centre du plaisir.
La composante biologique
Document 3 : Utilisation de l’imagerie médicale pour observer l’activité cérébrale.
L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique d'imagerie médicale permettant d'obtenir des vues 2D ou 3D de l'intérieur du corps de façon non-invasive. Elle utilise un champ magnétique (aimant) et des ondes radio. Aucune radiation ionisante n’est émise.L’IRM fonctionnelle permet de repérer des zones du cerveau plus ou moins actives selon le flux sanguin. Plus une zone du cerveau est active, plus elle a besoin de dioxygène (et de glucose) et plus le flux sanguin est important, ce qui peut être repéré en étudiant l’aimantation de l’hémoglobine.Des IRM fonctionnelles ont été réalisées chez un patient, dans 2 situations :• On lui montre une image neutre• On lui montre une image érotique.
La composante biologique
Afin de visualiser les résultats obtenus, RDV sur le site "IRL virtuelle" - CLIC
Suivez les étapes suivantes du protocole, afin de déterminer quelles zones cérébrales font parties du système de récompense
- Regardez les explications concernant l'utilisation de l'application "IRM virtuelle"
- Mise en place du protocole
- Conditions du test : "le sujet regarde/voit..." "le sujet regarde un film érotique"
- Conditions du témoin: "le sujet regarde/voit..." "le sujet voit un flash lumineux"
3. Lancez l'IRM 4. Regardez le protocole détaillé 5. Lancez l'IRM 6. Visualisez les zones du cerveau qui sont activées. 7. Grâce à la fonction de mise en surbrillance (à droite), définissez quelles zones sont impliquées dans le système de récompense
La composante biologique
On observe que de nombreuses zones cérébrales sont activées lorsque le patient regarde un film érotique.On peut donc conclure que ces zones cérébrales activées font parties du système de récompense, à la base de la sensation de « plaisir ».
Parmi les propositions suivantes, indiquez quels zones cérébrales font partie du système de récompense :
cortex préfrontal
cervelet
hypophyse
corps calleux
Tronc cérébral
septum
noyau accumbens
thalamus
amygdale
Corps géniculés latéraux
VALIDER
La composante biologique
Nous savons à présent que la sensation de plaisir (tous les plaisirs : musique, alimentation, … et plaisir sexuel) provient de l’activation du système de récompense, qui est un ensemble de zones cérébrales.
D'où proviennent les sensations reçues par le cerveau et traitées par le système de récompense?
La composante biologique
Document n°4 : Les voies nerveuses reliant les organes génitaux au cerveau
La composante biologique
Les stimulations des appareils génitaux féminins et masculins engendrent des messages nerveux, qui remontent au par le , via la . Ces informations sont traitées par le . Des informations sensitives en provenance du reste du corps arrivent également au cerveau. Inversement, des messages nerveux venant du cerveau arrivent aux organes et contrôlent en partie leur activité.
VALIDER
La composante culturelle et sociétale
Document n°5 : stéréotypes et clichés dans les sociétés occidentales
La composante culturelle et sociétale
Document n°6 : Exemple d’une société sans différence entre les sexes
La composante culturelle et sociétale
Document n°7 : Exemple du peuple Khasi
Les Khasi sont un peuple de 3 millions d’habitants, en Inde, où les femmes sont les cheffes de famille. Les enfants nés dans une famille Khasi prennent le nom de leur mère et la benjamine hérite de l’ensemble des biens de ses parents. Ce sont les femmes qui assurent les besoins financiers du foyer pendant que les hommes s’occupent des enfants.
La composante culturelle et sociétale
Stéréotype : opinion erronée sur un groupe de personnes en fonction de leur origine, de leur sexe ou autres caractéristiques.
L'origine des stéréotypes liés au genre est:
biologique
affective
génétique
sociale
VALIDER
La composante culturelle et sociétale
Le sexe social renvoie aux rôles et aux comportements qu’une société considère comme caractéristiques des hommes ou des femmes. Cette socialisation par rapport au sexe des enfants mène à la formation de sur ce que doit être une femme et ce que doit être un homme.
VALIDER
La composante affective
Document n°8 : l’orientation sexuelle : dimension psycho-affective
La composante affective
Définitions : Comportement sexuel : ensemble des conduites qui aboutissent à l’accouplement et à la reproduction. Identité sexuelle : fait de se sentir un homme, une femme ou autre ; et d’être reconnu socialement comme tel. Orientation sexuelle : Attirance émotionnelle, affective et sexuelle envers d’autres individus, par exemple : de même sexe (homosexualité), de sexe différents (hétérosexualité) ou des deux sexes. Elle relève de l’intimité des personnes.
BRAVO ! Vous avez terminé !
Appelez Mme MARGERY et montrez lui cette page. Elle vous donnera le bilan déjà imprimé.
Bilan à copier dans votre cahier / classeur
Dans l’espèce humaine, comme chez d’autres primates, l’activité sexuelle est en grande partie dissociée de la fonction de reproduction. Le comportement sexuel y est davantage associé aux fonctions cérébrales qu’aux facteurs hormonaux. Ainsi, il est influencé par des facteurs affectifs et cognitifs (= composante psycho-affective) ainsi que par des facteurs culturels et sociétaux (composante sociale). Chez l’être humain, la sexualité prend en compte le sexe, l’identité sexuelle, les rôles socialement associés au masculin et au féminin, l’orientation sexuelle, le plaisir, l’intimité et la reproduction. Le système nerveux, en particulier le cerveau, participe à toutes ces dimensions. Dans l’espèce humaine, le système nerveux est impliqué dans la réalisation de la sexualité. En effet, le plaisir ressenti lors d’une activité sexuelle repose en particulier sur l’activation dans le cerveau de structures impliquées dans le plaisir : le système de récompense. Celui-ci est peut également être activé au cours d’autres activités satisfaisantes (exemple : manger).
Bilan à copier dans votre cahier / classeur
Carte mentale
Bilan à copier dans votre cahier / classeur
Définitions Comportement sexuel : ensemble des conduites qui aboutissent à l’accouplement et à la reproduction. Identité sexuelle : fait de se sentir un homme, une femme ou autre ; et d’être reconnu socialement comme tel. Orientation sexuelle : Attirance émotionnelle, affective et sexuelle envers d’autres individus, par exemple : de même sexe (homosexualité), de sexe différents (hétérosexualité) ou des deux sexes. Elle relève de l’intimité des personnes. Stéréotype : opinion erronée sur un groupe de personnes en fonction de leur origine, de leur sexe ou autres caractéristiques. Système de récompense : ensemble des zones du cerveau activées lors d’une expérience procurant du plaisir.
Cerveau, plaisir et sexualité
Margery
Created on December 30, 2021
Seconde
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Cerveau, plaisir et sexualité
Gustav KLIMT, Le baiser, 1908
Créé par M.MARGERY
Introduction
Raisonnement : nous avons vu dans les dernières séances que la capacité de se reproduire est liée à des facteurs hormonaux, contrôlant le fonctionnement des appareils reproducteurs féminins et masculins.
Introduction
Document 1 : Hormones et activité sexuelle de trois femelles mammifères
L’évolution du taux d’hormones sexuelles dans le sang ainsi que l’activité sexuelles de trois femelles d’espèces différentes de mammifères, ont été mesurées. Les résultats obtenus sont ci-contre :
Introduction
Document 1 : Hormones et activité sexuelle de trois femelles mammifères
Chez la plupart des mammifères, l’activité sexuelle coïncide avec une période très précise et parfois saisonnière encadrant l’ . Seule cette période permet l’acceptation par la de l’accouplement avec un mâle. Chez l’être humain, l’accouplement (relation sexuelle) est possible à toutes les phases du chez la femelle, comme pour le mâle, indépendamment de la période d’ovulation (et donc des cycles ).
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Questionnement : quels sont les différents aspects de la sexualité humaine ?
La composante biologique
Document n°2 : Histoire des sciences : la découverte fortuite (= par hasard) d’une zone cérébrale impliquée dans le plaisir
En 1952, Olds et Milner, de l’université Mc Gill au Canada, explorent chez des rats une zone particulière du cerveau à l’aide d’une électrode stimulatrice. La plupart des rats se comportaient de manière à éviter les zones de la cage qui délivraient les stimulations. Curieusement, l’un d’entre eux revenait toujours à l’endroit de la cage où il recevait des chocs électriques. Les chercheurs s’aperçurent que l’électrode avait été implantée par erreur dans une autre zone cérébrale, ce qui provoquait chez ce rat une réaction de « plaisir ».
Ils implantèrent alors à plusieurs rats une électrode dans cette zone du cerveau et placèrent les rats dans des cages où ils pouvaient s’auto-stimuler en appuyant eux-mêmes sur un levier qui commandait la distribution de chocs. Les rats se précipitaient alors sur le levier pour s’auto-stimuler (jusqu’à 100 fois par minute !). Olds et Milner en conclurent qu’ils avaient localisé le centre du plaisir.
La composante biologique
Document 3 : Utilisation de l’imagerie médicale pour observer l’activité cérébrale.
L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique d'imagerie médicale permettant d'obtenir des vues 2D ou 3D de l'intérieur du corps de façon non-invasive. Elle utilise un champ magnétique (aimant) et des ondes radio. Aucune radiation ionisante n’est émise.L’IRM fonctionnelle permet de repérer des zones du cerveau plus ou moins actives selon le flux sanguin. Plus une zone du cerveau est active, plus elle a besoin de dioxygène (et de glucose) et plus le flux sanguin est important, ce qui peut être repéré en étudiant l’aimantation de l’hémoglobine.Des IRM fonctionnelles ont été réalisées chez un patient, dans 2 situations :• On lui montre une image neutre• On lui montre une image érotique.
La composante biologique
Afin de visualiser les résultats obtenus, RDV sur le site "IRL virtuelle" - CLIC
Suivez les étapes suivantes du protocole, afin de déterminer quelles zones cérébrales font parties du système de récompense
3. Lancez l'IRM 4. Regardez le protocole détaillé 5. Lancez l'IRM 6. Visualisez les zones du cerveau qui sont activées. 7. Grâce à la fonction de mise en surbrillance (à droite), définissez quelles zones sont impliquées dans le système de récompense
La composante biologique
On observe que de nombreuses zones cérébrales sont activées lorsque le patient regarde un film érotique.On peut donc conclure que ces zones cérébrales activées font parties du système de récompense, à la base de la sensation de « plaisir ».
Parmi les propositions suivantes, indiquez quels zones cérébrales font partie du système de récompense :
cortex préfrontal
cervelet
hypophyse
corps calleux
Tronc cérébral
septum
noyau accumbens
thalamus
amygdale
Corps géniculés latéraux
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La composante biologique
Nous savons à présent que la sensation de plaisir (tous les plaisirs : musique, alimentation, … et plaisir sexuel) provient de l’activation du système de récompense, qui est un ensemble de zones cérébrales.
D'où proviennent les sensations reçues par le cerveau et traitées par le système de récompense?
La composante biologique
Document n°4 : Les voies nerveuses reliant les organes génitaux au cerveau
La composante biologique
Les stimulations des appareils génitaux féminins et masculins engendrent des messages nerveux, qui remontent au par le , via la . Ces informations sont traitées par le . Des informations sensitives en provenance du reste du corps arrivent également au cerveau. Inversement, des messages nerveux venant du cerveau arrivent aux organes et contrôlent en partie leur activité.
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La composante culturelle et sociétale
Document n°5 : stéréotypes et clichés dans les sociétés occidentales
La composante culturelle et sociétale
Document n°6 : Exemple d’une société sans différence entre les sexes
La composante culturelle et sociétale
Document n°7 : Exemple du peuple Khasi
Les Khasi sont un peuple de 3 millions d’habitants, en Inde, où les femmes sont les cheffes de famille. Les enfants nés dans une famille Khasi prennent le nom de leur mère et la benjamine hérite de l’ensemble des biens de ses parents. Ce sont les femmes qui assurent les besoins financiers du foyer pendant que les hommes s’occupent des enfants.
La composante culturelle et sociétale
Stéréotype : opinion erronée sur un groupe de personnes en fonction de leur origine, de leur sexe ou autres caractéristiques.
L'origine des stéréotypes liés au genre est:
biologique
affective
génétique
sociale
VALIDER
La composante culturelle et sociétale
Le sexe social renvoie aux rôles et aux comportements qu’une société considère comme caractéristiques des hommes ou des femmes. Cette socialisation par rapport au sexe des enfants mène à la formation de sur ce que doit être une femme et ce que doit être un homme.
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La composante affective
Document n°8 : l’orientation sexuelle : dimension psycho-affective
La composante affective
Définitions : Comportement sexuel : ensemble des conduites qui aboutissent à l’accouplement et à la reproduction. Identité sexuelle : fait de se sentir un homme, une femme ou autre ; et d’être reconnu socialement comme tel. Orientation sexuelle : Attirance émotionnelle, affective et sexuelle envers d’autres individus, par exemple : de même sexe (homosexualité), de sexe différents (hétérosexualité) ou des deux sexes. Elle relève de l’intimité des personnes.
BRAVO ! Vous avez terminé !
Appelez Mme MARGERY et montrez lui cette page. Elle vous donnera le bilan déjà imprimé.
Bilan à copier dans votre cahier / classeur
Dans l’espèce humaine, comme chez d’autres primates, l’activité sexuelle est en grande partie dissociée de la fonction de reproduction. Le comportement sexuel y est davantage associé aux fonctions cérébrales qu’aux facteurs hormonaux. Ainsi, il est influencé par des facteurs affectifs et cognitifs (= composante psycho-affective) ainsi que par des facteurs culturels et sociétaux (composante sociale). Chez l’être humain, la sexualité prend en compte le sexe, l’identité sexuelle, les rôles socialement associés au masculin et au féminin, l’orientation sexuelle, le plaisir, l’intimité et la reproduction. Le système nerveux, en particulier le cerveau, participe à toutes ces dimensions. Dans l’espèce humaine, le système nerveux est impliqué dans la réalisation de la sexualité. En effet, le plaisir ressenti lors d’une activité sexuelle repose en particulier sur l’activation dans le cerveau de structures impliquées dans le plaisir : le système de récompense. Celui-ci est peut également être activé au cours d’autres activités satisfaisantes (exemple : manger).
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Carte mentale
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Définitions Comportement sexuel : ensemble des conduites qui aboutissent à l’accouplement et à la reproduction. Identité sexuelle : fait de se sentir un homme, une femme ou autre ; et d’être reconnu socialement comme tel. Orientation sexuelle : Attirance émotionnelle, affective et sexuelle envers d’autres individus, par exemple : de même sexe (homosexualité), de sexe différents (hétérosexualité) ou des deux sexes. Elle relève de l’intimité des personnes. Stéréotype : opinion erronée sur un groupe de personnes en fonction de leur origine, de leur sexe ou autres caractéristiques. Système de récompense : ensemble des zones du cerveau activées lors d’une expérience procurant du plaisir.