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4. Poésie voyage
Paulus
Created on December 29, 2021
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Transcript
Séquence 5 : Voyage en poésie.
Objectifs : S’évader dans les univers poétiques. Observer comment les poètes réinventent le monde et le langage.
Se chercher, se construire. Le voyage et l’aventure.
06/10/18
"La poésie immortalise tout ce qu'il y a de meilleur et de plus beau dans le monde."
Percy Bysshe Shelley, Défense de la poésie
Sommaire
Retour thèmes
Apprendre à voir
Le voyage /îles
L'origine de la poésie
Les enfants / Ma bohème
En sortant de l'école
Calligrammes /Haïkus
Langue
Le voyage /Heureux qui comme Ulysse
Le relais
Madame Paulus
La fiche séquence
L'origine de la poésie
Langue
Les homophones
J'écris
La versification
Les poèmes
« Apprendre à voir » Les champs de blés mauves et les prés rouge sang Le tronc des arbres bleus le feuillage ocre ou brun Les agneaux verts les chèvres jaunes et les vaches argentées Le ruisseau de mercure et la mare de plomb La ferme en sucre roux l’étable en chocolat Pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas pourquoi pas Raymond Queneau, Battre la campagne (1968)
Les poèmes
LES ENFANTS Tous les enfants, vous le savez, sont des navires qu'un proverbe pareil aux brises les plus douces conduit, syllabe après syllabe, au continent où les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleaux qui dans la nuit, en demandant pardon, écartent leurs branches, leur écorce, et vont, jusqu'au vertige, danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètes venues nous rendre hommage au nom d'un autre azur, d'une autre vérité, d'une autre fable ; et nous, adultes par défaut, saurons-nous les convaincre de s'attarder ici le temps d'un bref bonheur, avant de repartir chez les étoiles folles ? Alain Bosquet, Sonnets pour une fin de siècle.
Ma Bohème Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ; Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées ! Mon unique culotte avait un large trou. – Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. – Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ; Où, rimant au milieu des ombres fantastiques, Comme des lyres, je tirais les élastiques De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur ! Arthur Rimbaud, Cahier de Douai (1870)
Les poèmes
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge ! Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province, et beaucoup davantage ? Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux, Que des palais Romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine : Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, Plus mon petit Liré, que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la doulceur angevine. Du Bellay, Les Regrets.
Le Voyage Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d’astres et d’éthers. Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l’ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d’horizons. Dites, qu’avez-vous vu ? Les Fleurs du mal, Baudelaire, 1857
Les poèmes
Le relais En voyage, on s’arrête, on descend de voiture ; Puis entre deux maisons on passe à l’aventure, Des chevaux, de la route et des fouets étourdi, L’oeil fatigué de voir et le corps engourdi. Et voici tout à coup, silencieuse et verte, Une vallée humide et de lilas couverte, Un ruisseau qui murmure entre les peupliers, – Et la route et le bruit sont bien vite oubliés ! On se couche dans l’herbe et l’on s’écoute vivre, De l’odeur du foin vert à loisir on s’enivre, Et sans penser à rien on regarde les cieux… Hélas ! une voix crie : « En voiture, messieurs ! » Gérard de Nerval, Odelettes, 1853
Un voyage immobile On pensait au voyage, On rêvait de voyages. On n'imaginait pas Que plus tard, n'importe où, Parmi les continents, On ne serait jamais Emporté aussi fort, Aussi loin qu'ici même Dans la prairie, Rien qu'à voir les lumières Qui traquaient l'horizon. Guillevic, creusement, 1987
Les poèmes
Le voyage Je ne puis voir la mer sans rêver de voyages. Le soir se fait, un soir ami du paysage, Où les bateaux, sur le sable du port, En attendant le flux prochain, dorment encor. Oh ce premier sursaut de leurs quilles cabrées, Au fouet soudain des montantes marées !
Îles Îles Îles où l’on ne prendra jamais terre Îles où l’on ne descendra jamais Îles couvertes de végétations Îles tapies comme des jaguars Îles muettes Îles immobiles Îles inoubliables et sans nom Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous Blaise Cendrars, « Feuilles de route », 1924-1928
Les poèmes
Le tatou ayant cloué sur son dos sa carapace s'en va au bistrot d'en face à la belote jouer à son cou, élégant, noué un foulard de soie dépasse jovial, sûr de lui, bonasse voilà ce que le tatou est le tatou tate sa tatin on joue tati à la télé tatum au juke-box, o tatou t'as tout l'air d'un tatou, t'as tout: tétous, tutti, tout! t'as ton teint t'es tatoué, mais, tatou, que t'es laid!
En sortant de l'école Nous avons rencontré Un grand chemin de fer Qui nous a emmenés Tout autour de la terre Dans un wagon doré Tout autour de la terre Nous avons rencontré La mer qui se promenait Avec tous ses coquillages Ses îles parfumées Et puis ses beaux naufrages Et ses saumons fumés
Les caligrammes
Les haïkus
Le slam
Professeure passionnée
Madame Paulus