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Séquence 3eme - La fiction au service de l'histoire
pascaleavoic70
Created on December 18, 2021
séquence réalisée par Pascale Gauthier- professeur de lettres modernes
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Transcript
Séquence 3eme La fiction au service de l'histoire
La première guerre mondiale
Séquence réalisée par Pascale Gauthier- Professeur de lettres modernes
retenir l'essentiel
Plan de la séquence cliquez pour aller sur la page
Capitaine Rosalie
Paroles de poilus
Le premier homme
Bêtise de la guerre
Voyage au bout de la nuit
Capitaine Rosalie
Thimothé de Fombelle
Paroles de poilus
La tranchée de la fraternité
Les martyrs de Vingré
Au revoir là-haut ma chère épouse
Un soldat réhabilité
Carnet de guerre
La trêve de Noël
Le premier homme
La BD
Albert Camus
Un cénotaphe
Le Souvenir Français
Bêtise de la guerre
Le poème
Bêtise de la guerre Victor Hugo, L'année terrible, 1871
Victor Hugo
Ouvrière sans yeux, Pénélope imbécile, Berceuse du chaos où le néant oscille, Guerre, ô guerre occupée au choc des escadrons, Toute pleine du bruit furieux des clairons, Ô buveuse de sang, qui, farouche, flétrie, Hideuse, entraîne l’homme en cette ivrognerie, Nuée où le destin se déforme, où Dieu fuit, Où flotte une clarté plus noire que la nuit, Folle immense, de vent et de foudres armée, A quoi sers-tu, géante, à quoi sers-tu, fumée, Si tes écroulements reconstruisent le mal, Si pour le bestial tu chasses l’animal, Si tu ne sais, dans l’ombre où ton hasard se vautre, Défaire un empereur que pour en faire un autre ?
Le poème en chanson
Voyage au bout de la nuit
Louis-Ferdinand Céline
Un extrait
La BD
Retenir l'essentiel
La commémoration et le deuil : ce que permet la fiction dans des récits sur la Grande Guerre Dans ce conflit, combien de femmes, d'enfants, de parents n'ont jamais pu faire le deuil de leurs mari, père, fils ? Dans l'impossibilité parfois d'identifier les corps, trop mutilés, abandonnés sur le champ de bataille ou hâtivement enterrés dans une fosse commune, il a fallu trouver des modes de commémoration construits autour d'un corps absent (Le soldat inconnu, les monuments aux morts). C'est pourquoi le récit, la parole, l'écriture peuvent devenir à leur tour des lieux de mémoire. Privés du corps de leur disparu, des parents éprouvent le besoin de reconstituer le récit de ses derniers instants. Souvent, des rescapés accèdent à ce désir, lors d'une permission ou au retour de la guerre, afin de mettre un terme (c'est- à-dire à la fois une limite et un nom) au chagrin.
Contexte du renouveau de l'écriture sur la Grande guerre Jean Norton Cru, un écrivain ayant vécu la première guerre, a joué un rôle pionnier avec son livre « Témoins » en 1929, en voulant « donner aux témoignages le statut de documents historiques ». Christine Bénévent, professeur agrégée de lettres modernes, dans le dossier littéraire du livre de Sébastien Japrisot (Un long dimanche de fiançailles) explique le contexte du renouveau de l'écriture consacrée à ce conflit : « L’interdit posé par Jean Norton Cru a longtemps pesé sur l’écriture de la Grande Guerre : « Je considère comme un sacrilège de faire avec notre sang et nos angoisses de la matière à littérature. » Qui, dès lors, oserait s’emparer d’un tel thème sans l’avoir vécu, pour en faire un simple moyen romanesque ? Telle est la question qu’ont réactivée, et même approfondie, la Seconde Guerre mondiale et les camps de concentration. Le choc en a été tel que la Grande Guerre est restée, pendant plusieurs décennies, la « grande absente » de la littérature française, comme reléguée au second plan. (…) Le temps de la filiation et la réinvention de la mémoire à la fin des années 1980 marque la fin de la guerre froide et ravive des troubles nationalistes et le souvenir de la spirale infernale de 1914. Or les vétérans de la Grande Guerre ont alors presque tous disparu : la mémoire vivante de cette guerre est sur le point de s’éteindre – ce qui explique aussi le succès foudroyant de Paroles de poilus en 1998 et des innombrables publications qui l’ont suivi. (…) Ceux qui prennent alors la plume pour dire la Grande guerre sont les enfants, petits-enfants et arrières-petits enfants de ces combattants condamnés au silence. »
Pourquoi écrire une fiction sur la Première guerre mondiale aujourd'hui ? Pour permettre le devoir de mémoire Pour ne pas oublier Pour commémorer Pour parler des atrocités de la guerre Pour informer Pour changer de point de vue