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corée du nord et régime politique
Amira ADDANI
Created on December 4, 2021
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Transcript
Politique et régime de la Corée du Nord
LA CORée du nord est-elle une dictature?
1. Aperçu et caractéristiques du régime nord-coréen
index
2. Le régime nord-coréen, comment fonctionne-t-il ?
3. Parti des travailleurs
4. Assemblée suprême du peuple
5. Commission de défense nationale
Kim Jong-un
Chef suprême de la République populaire démocratique de Corée
- 8 janvier 1984 (Âge: 37 ans), Pyongyang, Corée du Nord
- Dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée
Les éléments clés du système politique nord-coréens sont : un système à parti unique, le pouvoir absolu d’un seul homme et la succession dynastique. Photo à droite : Cérémonie du 60ème anniversaire de l’armée populaire de Corée.
Un système à parti unique
Le système à parti unique est caractéristique de la plupart des anciens Etats socialistes. Ce système place le parti dirigeant au sommet de la structure politique, d’où il peut librement exercer les pouvoirs législatif, administratif et judiciaire. En Corée du Nord, non seulement le Parti gouverne l’Etat, mais aussi, il commande les organisations sociales et contrôle la vie du peuple. Ainsi, on peut considérer la Corée du Nord comme un « Etat parti ». Même s’il existe d’autres partis, il n’y a pas de parti d’opposition mais plutôt des partis « frères ». Le parti au pouvoir en Corée du Nord est le Parti des travailleurs de Corée.
Mais c’est le président qui est l’auteur de ce système de pensée. Dans la société nord-coréenne, le président « incarne la volonté de l’ensemble du Parti » et il est le « commandant en chef monolithique de l’entité sociopolitique que forme la Corée du Nord ». Ainsi le rôle et le pouvoir du président est inégalé et incontesté.
C’est un élément caractéristique des dictatures autocratiques. Tandis que les pouvoirs de l’Etat reviennent au Parti, le pouvoir au sein du Parti appartient exclusivement à un seul homme. L’emploi du terme « monolithique » se réfère, à l’origine, au « système de pensée monolithique ».
Le pouvoir absolu d’un homme
Kim Jong-il
La succession dynastique
- Ancien chef suprême de la République populaire démocratique de Corée
- né le 16 février 1941 ou 1942 et mort le 17 décembre 2011, est un homme d'État nord-coréen, dirigeant de la Corée du Nord de 1994 à sa mort en 2011. Il succède à son père, Kim Il-sung, qui a dirigé le pays entre 1948 et 1994.
La Corée du Nord a cela d’unique qu’elle est dotée d’un régime stalinien qui a vu une succession dynastique réussie, le prolongement logique du pouvoir absolu. Ce système de succession dynastique confère à l’héritier le droit de « succéder à son père comme commandant en chef » pour la simple raison qu’il a hérité de la pensée, de la compétence et des talents de son père. Les préparations pour la succession de Kim Jong-il ont commencé dès les années 1970. Le système a été consolidé quand Kim Il-sung a déclaré que « le camarade Kim Jong-il était désormais capable de remplir tous les devoirs (de leader) ». A la mort de Kim Il-sung, Kim Jong-il a été d’abord nommé au poste de secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée en octobre 1997. La succession dynastique a été entièrement réalisée quand, en septembre 1998, il a pris ses fonctions de président la Commission nationale de la défense.
- Le Parti « commande » l’Etat, tandis que le président « commande » le Parti. Voilà le principe fondamental qui est observé dans l’ensemble du système politique nord-coréen. L’Assemblée populaire suprême, en tant que représentante du peuple, est le véhicule par lequel le Parti exécute ses décisions. Ainsi, l’Assemblée populaire suprême est l’instance politique suprême de la Corée du Nord. Elle nomme les fonctionnaires clés comme le Premier ministre, qui remplit les tâches administratives à proprement parler. Comme, en principe, le pouvoir n’est pas centralisé entre les mains du président ou du cabinet, le régime peut être considéré comme un « Etat parlementaire ». C’est le type de régime que l’ex-Union soviétique et la Chine ont choisi.
- Même si l’Assemblée suprême est l’instance politique la plus influente en Corée du Nord, elle se trouve « commandée » par le Parti, lequel est lui-même « commandé » par le président. En conséquence, quel que soit le titre donné au président, il est de facto le commandant en chef de tout l’Etat et en dirige toutes les affaires : la politique, la défense, la diplomatie, la sécurité nationale, l’économie, l’industrie, le commerce, la société et les arts. Ainsi, le cœur du régime nord-coréen est le Parti, dont le président est le « commandant ».
Parti des travailleurs
Création
Bien que la Corée du Nord prétende que le Parti des travailleurs ait été fondé en 1925, il a en fait été officiellement proclamé le 10 octobre 1945, jour où les comités provisoires du Parti communiste nord-coréen des cinq provinces du nord-ouest et « l’assemblée des fidèles »se sont rassemblés. C’est devenu un jour férié en Corée du Nord. Le congrès du parti, réuni ce jour-là, a fait « une déclaration en faveur du renforcement de sa vision politique et de l’intégrité de son organisation », qui a ainsi établi les grandes lignes pour le lancement effectif du bureau nord-coréen du Parti communiste le 13 octobre. L’organisation a été rebaptisée « Parti communiste de Corée du Nord» en avril 1946.
Kim Il-sung examine le brouillon élaboré par un Comité d’organisation central.
Au mois d’août de la même année, le Parti communiste nord-coréen s’est allié au Parti Shinmin, un parti néo-démocrate qui comptait essentiellement dans ses rangs des activistes qui s’étaient opposés aux Japonais en Chine, pour constituer le « Parti des travailleurs nord-coréens ». Réuni avec le Parti des travailleurs sud-coréens en août au sein d’un comité central confédéré dans le but de former un gouvernement, les deux partis ont fusionné le 30 juin 1949 sous la bannière du « Parti des travailleurs de Corée », après la proclamation de la Corée du Nord.
Idéologie et buts
Premier et deuxième congrès du parti (avant la création du régime nord-coréen
Les statuts du parti n’apportaient aucun éclaircissement quant à l’idéologie du parti mais se contentaient de présenter ses objectifs : établir un Etat autonome et améliorer le niveau de vie politique, économique et culturel du peuple dans son ensemble.
Troisième congrès du parti (avril 1956)
L’article premier des statuts du parti a été amendé, spécifiant que le marxisme-léninisme serait la base idéologique générale pour toutes les activités du parti. L’objectif du parti était d’ « accomplir la mission glorieuse consistant à réaliser une révolution démocratique nationale contre l’impérialisme et le féodalisme » en vue d’atteindre le « but final : la construction d’une société communiste ».
Quatrième congrès du parti (septembre 1961)- pas de changement important
Cinquième congrès du parti (novembre 1970)
Les statuts du parti sont amendés : l’idéologie du « juche » (autosuffisance) de Kim Il-sung remplace l’idéologie marxiste-léniniste.
Sixième congrès du parti (octobre 1980)
L’idéologie « monolithique » du parti a remplacé la formule du Juche, tandis que les objectifs suprêmes devenaient l’application de l’idéologie du Juche dans tous les aspects de la société et la « construction d’un Etat communiste ».
Organisation et fonctionnement
Fonctionnement Selon les statuts du parti, ce dernier fonctionne selon « le principe de la démocratie centralisée ». Le Congrès du parti est la plus haute autorité délibérante. Une hiérarchie stricte relie le Comité central aux organisations du parti et à ses membres. Le pouvoir est délégué par le peuple au Comité central, puis il passe au Secrétariat puis au Bureau politique. Finalement, tous les pouvoirs convergent entre les mains du président du Bureau politique, qui détient finalement le pouvoir absolu. Comme le président est à la fois Secrétaire général du parti et membre du Comité permanent, il exerce un contrôle total sur les deux instances clés. C’est ainsi que fonctionne la structure institutionnelle du système de pouvoir absolu de la Corée du Nord.
Organisation En principe, le parti est gouverné démocratiquement selon la volonté générale de ses membres. Ainsi, l’instance où la volonté générale est entendue (le congrès du parti) est l’autorité délibérante suprême en Corée du Nord. Puisque les fonctions du Congrès sont déléguées à une instance permanente appelée le « Comité Central », c’est celui-ci qui dirige en fait le parti. Le Comité central est composé du Bureau politique, instance exécutive suprême de la Corée du Nord, et du Secrétariat. Ce dernier supervise un ensemble de groupes de travail dans les domaines suivants : organisation/conseil, propagande/agitation, affaires étrangères, etc.
En deux mots, l’autorité passe du Bureau politique au Secrétariat puis au Comité central. Le Bureau politique et le Secrétariat ont d’ailleurs beaucoup de membres communs. Donc, les fonctionnaires les plus puissants sont membres de ces deux organisations. Suivent ensuite dans la hiérarchie : les membres du Bureau politique, les candidats du Bureau politique, les membres du Secrétariat, puis les membres du Comité Central. Les membres ou candidats du Bureau politique, puissants mais pas encore membres du Secrétariat, sont souvent des hommes d’Etat hauts placés ou des fonctionnaires de haut rang du Cabinet ou d’autres instances étatiques. Dans chaque division administrative, les organisations régionales sont supervisées par un comité du parti.
Education
Les membres du Parti
Les comités du parti qui régissent chaque niveau administratif sont dotés de systèmes de formation des cadres et de stages de recyclage, dont l’objectif est de perfectionner les compétences des membres du parti et la gestion des ressources humaines. L’établissement éducatif le plus prestigieux est l’école supérieure Kim Il-sung du parti. Seuls y sont admis les chefs ou les fonctionnaires de haut rang des villes ou des comtés.La durée des programmes varie d’un mois à cinq ans. Chaque province est dotée d’une université communiste et chaque comté possède une école du parti. Chaque année, tous les membres du parti sont tenus de suivre un mois de formation, dite de « recyclage ». Les organes officiels du Rodong Shinmun (Journal des travailleurs) et de la « Maison d’édition du Parti des travailleurs » sont mis à contribution pour éduquer les masses : ils assurent le contrôle des médias, nécessaire à la diffusion des nouvelles directives du parti et à l’endoctrinement, l’organisation et la mobilisation du peuple.
La prédominance du rôle du parti signifie que ses membres jouissent de nombreux privilèges dans la société nord-coréenne. Monter dans l’échelle sociale est quasiment impossible sans au préalable être devenu membre du parti. Même le système éducatif est conçu pour former l’élite du parti. Dès le début de l’enseignement obligatoire, tout citoyen nord-coréen doit intégrer le « Corps de la Jeunesse de Corée », qui accueille les jeunes de 7 à 13 ans, puis la « Confédération de la Jeunesse », qui regroupe les adolescents et jeunes gens de 14 à 30 ans. Là, il est endoctriné pour se consacrer totalement au parti. Selon le milieu social, les compétences et la volonté de chacun, les citoyens deviennent d’abord « membres candidats » du parti avant d’être promus au rang de « membres réguliers ». Les effectifs du parti suivent l’évolution des besoins politiques.
Assemblée suprême du peuple
L’Assemblée populaire suprême est l’instance politique suprême, comme le stipule la « Constitution socialiste » de la Corée du Nord. Elle sert, certes, d’assemblée, puisqu’elle exerce des fonctions législatives, mais les pouvoirs que lui accorde la Constitution vont bien au-delà. Cependant dans les faits, l’Assemblée populaire suprême n’a qu’une autorité purement formelle puisqu’elle se contente de voter les lois et les décisions transmises par le Parti des travailleurs. L’Assemblée se réunit une ou deux fois par an. Pendant ces sessions, les députés abordent des questions comme l’amélioration du budget national, la nomination des membres du cabinet et d’autres instances étatiques, le vote des lois. Pendant les vacances parlementaires, le Comité permanent prend la relève de l’Assemblée. Chaque division administrative a sa propre assemblée régionale du peuple.
Première session de la 11ème l’Assemblée populaire suprême, septembre 2003
Commission de défense nationale
La Commission nationale de la défense est l’instance politique et administrative la plus haute de la Corée du Nord. Les amendements apportés à la constitution en 1998 lui ont conféré non seulement le commandement suprême de toutes les forces armées de la Corée du Nord, mais aussi l’autorité de gérer l’ensemble des affaires relatives à la sécurité nationale. Donc, elle exerce des fonctions administratives en plus de s’occuper de la défense nationale. Son président a donc un poste de la plus haute importance. Il se doit de gérer simultanément les ressources politiques, militaires et économiques dans le but de protéger la nation et son système socialiste. Il occupe, du coup, une « position sacrée, puisqu’il représente la gloire de la patrie et symbolise la dignité du Peuple » (extrait d’un discours du 5 septembre 1998 de Kim Young-nam, au cours de la première session de la 10ème l’Assemblée populaire suprême). La citation précédente résume bien la position et le rôle du président la Commission nationale de la défense. On peut y déceler la logique sur laquelle s’appuie le système nord-coréen de « l’armée d’abord » et celui du pouvoir absolu sous Kim Jong-il.