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Société, Église et pouvoir politique dans l'occident féodal (XI-XV )
Christiansen
Created on November 21, 2021
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Thème 2 société, église et pouvoir politique dans l'occident féodal XI-XV è sicèles
mots clés
Chapitre I La domination des seigneurs sur les campagnes (XI-XVe siècles)
I. La formation des campagnes
II. La seigneurie, cadre de vie de la société rurale où le seigneur exerce son pouvoir
III. Le village, lieu de vie des paysans
I. La formation des campagnes.
Du XIe siècle au XVe siècle, et malgré la chute démographique du XIVe siècle (guerre de Cent Ans de 1337 à 1453, Peste Noire, famines, ...), la population de l'Occident est en forte croissance. C'est à cette époque qu'ont lieu de grands défrichements. Les forêts et les marécages reculent en Europe, les terres dégagées sont mises en culture. De nouveaux villages sont bâtis. Le paysage européen s'en trouve transformé. Dès le XIe siècle, de nombreux progrès techniques agricoles sont réalisés. L'utilisation de la charrue, tirée par un cheval, permet d'effectuer des labours profonds. L'assolement triennal, avec la jachère, fertilise la terre et augmente les rendements agricoles. Le moulin à vent est désormais utilisé.
Vocabulaire L'assolement triennal : alternance des types de culture sur une même parcelle, sur une période de trois ans. Les banalités : sommes d'argent versées par les paysans pour l'usage, obligatoire, des outils collectifs appartenant au seigneur (pressoir, four, moulin, etc.). Les corvées : travaux gratuits exigés des paysans par le seigneur. Une jachère : terre laissée au repos.
L’équipement des campagnes se modernise au Moyen Âge : l’usage d’outils en métal, de la charrue et du cheval permettent d’augmenter les récoltes. La charrue fait des labours plus profonds grâce au coutre, la lame de métal qui fend le sol, au soc qui rentre dans la terre et au versoir qui la retourne.
Enluminure, 1310-1320 (British Library, Londres).
"U
ne complainte est une chanson populaire racontant les malheurs d’un ou plusieurs personnages. Celle-ci est écrite par un moine, selon lequel la vie est plus dure dans les seigneuries possédées par des laïcs. [Les paysans du village de Verson] doivent les prés faucher, puis rassembler, appareiller et tasser le foin au milieu. Quand ils les auront assemblés, ils les doivent porter au manoir1 quand on le leur fera savoir... Après ils doivent curer le canal [...]. Et vient ici le mois d’aout : ils doivent faucher les blés, les rassembler, les appareiller et entasser au milieu du champ... Ils doivent les porter à la grange. Ils exécutent ce service dès l’enfance... Ils chargent le champart2 en leur charrette [...] et leur blé demeure d’autre part au vent et à la pluie... Après vient la Notre-Dame en septembre3 où il convient de fixer le porçage4." Complainte des vilains de Verson, XIIIᵉ siècle. 1. Au château. 2. La part des récoltes due au seigneur. 3. Le 8 septembre. 4. Obligation de donner un porc de son élevage parmi les plus beaux.
"U
ne complainte est une chanson populaire racontant les malheurs d’un ou plusieurs personnages. Celle-ci est écrite par un moine, selon lequel la vie est plus dure dans les seigneuries possédées par des laïcs. [Les paysans du village de Verson] doivent les prés faucher, puis rassembler, appareiller et tasser le foin au milieu. Quand ils les auront assemblés, ils les doivent porter au manoir1 quand on le leur fera savoir... Après ils doivent curer le canal [...]. Et vient ici le mois d’aout : ils doivent faucher les blés, les rassembler, les appareiller et entasser au milieu du champ... Ils doivent les porter à la grange. Ils exécutent ce service dès l’enfance... Ils chargent le champart2 en leur charrette [...] et leur blé demeure d’autre part au vent et à la pluie... Après vient la Notre-Dame en septembre3 où il convient de fixer le porçage4." Complainte des vilains de Verson, XIIIᵉ siècle. 1. Au château. 2. La part des récoltes due au seigneur. 3. Le 8 septembre. 4. Obligation de donner un porc de son élevage parmi les plus beaux.
II. La seigneurie, cadre de vie de la société rurale où le seigneur exerce son pouvoir.
Après les troubles qui suivirent la fin de l'Empire carolingien, l'Occident médiéval est divisé en seigneuries, vastes domaines agricoles sous domination d'un seigneur. Celui-ci assure la protection des paysans, il dispose du pouvoir de commandement, notamment militaire, et celui de rendre la justice. En échange les paysans, vilains ou serfs, doivent s'acquitter de taxes et effectuer des corvées pour le seigneur. Ils cultivent ainsi la réserve, ils payent des banalités pour l'usage obligatoire du moulin, du pressoir ou du four du seigneur. Ils payent également le cens pour cultiver leur tenure. Il existe deux types de seigneurie : la seigneurie laïque et la seigneurie ecclésiastique. Dans une seigneurie ecclésiastique, la dime est prélevée. Elle représente environ 10 % des récoltes.
Le seigneur rend justice dans une grande salle de son château. Il convoque des témoins et entend les débats avant de rendre ses jugements. Souvent, il cherche un accord entre les personnes en conflit, plutôt que d’infliger une peine.
L'
adoubement: cérémonie dans laquelle un homme, souvent un écuyer, est ordonné chevalier.
Le légendaire chevalier Lancelot adoubé par le roi Arthur, enluminure, vers 1470 (BnF, paris).
L’idéal chevaleresque
"L
e fils de Pierre, Ansoud, fut assez peu semblable à son père par ses mœurs1, plus grand par sa valeur. Il était en effet d’un caractère excellent et plein de grandeur, courageux, puissant physiquement, très remarquable par sa loyauté de chevalier [...]. Il fréquentait les églises et prêtait une oreille attentive aux sermons sacrés. Se contentant d’une union légitime, il aimait la chasteté2 [...]. Il s’abstenait totalement de commettre des rapines3." Orderic Vital, Histoire ecclésiastique, XIIᵉ siècle. 1. Ses habitudes de vie. 2. L'absence de relations sexuelles. 3. Des vols.
Le seigneurs et ses serfs
"A
vis à tous, Otbert le berger a brulé une de nos granges. Et comme il n’avait pas de quoi nous en payer l’amende, il est devenu serf de saint Martin de Marmoutier et de nous-mêmes, ainsi que sa femme Plectrude [...]. Nous réclamions aussi comme serf son fils Vital, alors enfant, mais sa mère voulut prouver par l’épreuve du fer chaud que Vital était né avant que ses parents ne deviennent à nous : toutefois, elle se désista alors que le fer de justice était déjà chaud. Cependant, Vital ne voulut pas se reconnaitre notre serf ; il se déroba longtemps à notre seigneurie. André Salmon, Le Livre des serfs de Marmoutier, Guilland-Verger, 1864.
Le château de Lusignan, une des demeures du duc de Berry, est représenté à l’arrière plan. L’enluminure illustre les travaux des champs au mois de mars.
Le seigneurs et ses serfs
Cartulaire du couvent des Billettes, Paris, vers 1520-1530 (BnF, paris).
III. Le village, lieu de vie des paysans.
Au centre des villages se trouve l'église. La religion rythme le quotidien : messe dominicale, règles morales, respect des sacrements, fêtes... Le village est organisé autour ou à proximité du château du seigneur pour pouvoir s'y réfugier en cas de danger.
Les paysans se regroupent souvent, ils forment une communauté villageoise. Ils décident par exemple de la répartition des communaux. Des révoltes naissent parfois, et certains villages négocient avec le seigneur des droits supplémentaires. Ils obtiennent ce qu'on appelle des chartes de franchise, que nous allons étudier dans le chapitre suivant.
À Vaucresson*, nous avons fondé un village et bâti une église et une maison, et nous avons fait défricher à la charrue la terre inculte. Il y a déjà beaucoup d’hôtes* et beaucoup d’autres veulent encore venir. Ce lieu, en effet, était comme une caverne de voleurs car désert sur plus de deux lieues, repaire de brigands et de vagabonds en raison de la proximité des bois. Charte du 31 mars 1146, accordée par Suger, abbé de Saint-Denis. 1. Près de Paris. 2. Paysans nouveaux venus.
CHapter 2 Cities during Middle Ages
In the 14th century, Bruges became one of the most powerful cities in Europe. This large merchant city was run by bourgeois.
Source 1 - Bruges's birth
"Baudoin, the Count of Flanders, built a fortress. Subsequently, for the needs of those of the fortress, some merchants began to flow near the bridge of the castle; then innkeepers began to build houses and prepare dwellings to provide food and sleep to those who dealt with the lord."
The seal of Bruges (1281)
Long John's Chronicles, Saint-Bertin Abbey, XIVth century
A Merchant CityCraftsman and traders districts Faubourg for soldiers
City expansion
Xth Century End of the XI century End of the XIII century
Source 2 Wine traders in Bruges (XVI century)
City walls
Hôpital Saint-Jean nowaday
In the 14th century, Bruges became one of the most powerful cities in Europe. This large merchant city was run by bourgeois.
Source 1 - Bruges's birth
"Baudoin, the Count of Flanders, built a fortress. Subsequently, for the needs of those of the fortress, some merchants began to flow near the bridge of the castle; then innkeepers began to build houses and prepare dwellings to provide food and sleep to those who dealt with the lord."
The seal of Bruges (1281)
Long John's Chronicles, Saint-Bertin Abbey, XIVth century
A Merchant CityCraftsman and traders districts Faubourg for soldiers
City expansion
Xth Century End of the XI century End of the XIII century
Source 2 Wine traders in Bruges (XVI century)
City walls
Hôpital Saint-Jean nowaday
I. The growth of medieval cities
Cities are experiencing significant increase of population thanks to the economic dynamism of the countryside. Suburbs that developed from outside the gates of the city are gradually integrated into the city by the construction of new ramparts. Crafts and trade feed urban growth for the benefit of the inhabitants and the countryside. The development of large-scale trade and fairs make the prosperity of many cities
Doc. 2 Wine traders in Bruges (XVI century)
II. The rise of the merchant class
The economic development of cities is related with the rise of merchant, banker and townfolks. Their rising power gave them the opportunity to obtain advantages granted by the lords. Some cities gained the right to be run by their own magistrates. Others, such as Florence and Venice, became independent municipalities.
III. The emergence of new ways of life
The high population density in cities, the wealth of a part of its inhabitants and the development of handicrafts lead to the emergence of new lifestyles. Each craft activity is organized within a corporation. It regulates the work of teachers and apprentices who are trained with them and forbids non-members to practice it. Universities appeared as early as the twelfth century in many cities (Paris, Bologna). These communities, made up of students and teachers from all over Europe, are free to organise education. Medicine and law join theology among the most important disciplines.
CHapitre 3 l'affirmation de l'état
udiam deserunt in, eum ubique voluptatibus te. In reque dicta usu. Ne rebum dissentiet eam, vim omnis deseruisse id. Ullum deleniti vituperata at quo, insolens complectitur...
+ info
La Pyramide vassalique
I. Le Roi et les grands seigneurs
La construction du territorial national sous les Capétiens (X-XIVè siècle) Sous Hugues Capet, le royaume reste dominé par de grands seigneurs. Le roi ne gouverne directement que le domaine royal, autour de Paris. Les grands seigneurs attribuent des fiefs à d’autres seigneurs, qui deviennent leurs vassaux. En échange, les vassaux leur doivent fidélité et assistance, notamment pour faire la guerre. Le roi jouit toutefois d’un grand prestige : la cérémonie du sacre lui permet d’affirmer détenir son pouvoir de Dieu. Les Capétiens étendent le domaine royal par la guerre, par des confiscations, des achats et des mariages (Jigsaw 1). À partir du XIIe siècle, les rois de France imposent aux grands seigneurs de leur prêter hommage. Cette exigence suscite une grande rivalité avec le roi d’Angleterre, qui possède de nombreux fiefs dans le royaume. Les rois de France et d’Angleterre s’affrontent pendant la guerre de Cent Ans. Charles VII et Louis XI achèvent de constituer le territoire national.
II. Un état moderne
L'organisation de l'état moderne sous les Valois
Au XIII siècle, pour gouverner leur territoire, les Rois mettent en place une administration bien organisée: il envoie des représentants, les baillis (au nord) et les sénéchaux (au sud), chargés de lever les impôts, de convoquer l’armée et de rendre la justice en son nom. Ils sont chargés de les représenter dans chaque province ; ils rendent la justice et s’occupent de prélever les impôts. Paris prend un rôle de plus en plus important et devient la capitale du royaume, elle concentre les activités politiques (palais du roi), les activités économiques (les Halles) et les activités culturelles ou religieuses (Notre-Dame). Le roi se réserve le privilège d’émettre la monnaie et met en place une armée permanente. Il se fait aider par le Conseil de France. Enfin, il impose ses ordonnances dans tout le royaume.
Vocabulaire Les baillis et les sénéchaux : représentants du roi dans les provinces appartenant au domaine royal. Une ordonnance : décision du roi qui s’applique dans tout le royaume.
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