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La Seconde Guerre mondiale: des violences extrêmes

olivier Couvreur

Created on September 7, 2021

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Transcript

Des violences extrêmes

Janvier 2024

T 1, Chapitre 3, II

Problématique:Comment cette explosion de violences est-elle organisée pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelles formes prennent-elles ?

65 millions de morts

Bombardement atomique américain sur la ville japonaise d'Hiroshima le 6 août 1945

Des crimes de masse

Des crimes de guerre

La notion de crimes de guerre

La notion est juridique: elle a été définie par le Tribunal militaire de Nuremberg et annexée à l’accord de Londres (8 août 1945).

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La notion de crimes de masse

La notion n'est pas juridique comme celle de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité: elle englobe tous les massacres (utilisée par les historiens).

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La notion de génocide

Des juristes s’attachent, dès 1944, à élaborer la notion de « génocide », néologisme construit à partir du préfixe grec « genos » (ethnie, race, tribu) et du suffixe latin « cide » (tuer). Le génocide fait partie des crimes contre l’humanité : c'est une politique mise en œuvre afin d’éliminer un peuple ou un groupe humain pour des raisons ethniques, politiques ou religieuses.

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Le tirage au sort vous a attribué l'un des trois thèmes traitant des violences extrêmes exercées / subies pendant la guerre.Cliquez sur la carte afin de prendre connaissance de votre thème avant d'en arriver au sujet à traiter (voir fiche d'activité)

Les génocides juif et tzigane

Les violences liées aux bombardements atomiques sur le Japon

Les violences sur le front de l'Est

Les violences subies par les civils sur le front de l'Est

Le pacte de non-agression signé entre l’Allemagne et l’URSS en 1939 vole en éclat le 22 juin 1941. Enclenchant l’opération Barbarossa sur le front oriental, l’Allemagne envahit les territoires des pays baltes, de l’Ukraine, de la Biélorussie. Cette offensive majeure est caractérisée par des violences radicales, multiples que ce soit sur les combattants ou les civils.

Les violences subies par les civils sur le front de l'Est

Ces victimes sont slaves, peuple jugé inférieur par les nazis La destruction de l’adversaire apparait comme un enjeu stratégique, un simple élément de la machine de guerre. La guerre dépasse donc la simple dimension territoriale.

+info brochure p 13

Les violences subies par les civils sur le front de l'Est

Les combats sont très violents et les lois/coutumes de guerre ne sont plus respectées, que ce soit pour les prisonniers de guerre capturés et exécutés ou affamés ou encore les civils victimes de violences radicales : représailles, famines organisées, massacres de villageois (hommes, femmes, enfants), pillages et incendies de villages entiers (Ukraine : 33.000 villages brûlés par la Wehrmacht ou encore l’opération Cottbus, menée en mai 1943 par la Wehrmacht en Biélorussie : 200 villages détruits et 20.000 exécutions).

Les violences subies par les civils sur le front de l'Est

Contre les civils, Hitler envoie les Einsatzgruppen. Il s’agit des « groupes spéciaux » (3000 personnes), des unités mobiles chargées de suivre l’avancée de la Wehrmacht (armée allemande) pour éliminer les « ennemis ». Il s’agit d’unités de soldats SS (élite fanatisée de l’armée hitlérienne) épaulées par des bataillons de police allemands et par des auxiliaires baltes et polonais. Elles sont positionnées derrière l'armée allemande au fur et à mesure que celle-ci envahit l'Europe. Souvent qualifiées d'« escadrons mobiles d'exécution », on les connaît surtout pour leur rôle dans la « Shoah par balles », le meurtre systématique de Juifs lors d'opérations d'exécutions de masse sur le territoire soviétique.

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Les violences liées aux bombardements sur Hiroshima et Nagasaki

La bombe atomique est l’arme nouvelle décisive qui met fin à la guerre. Elle est le produit de la mobilisation des scientifiques (Projet Manhattan lancé par les Etats-Unis en 1939) et de la course aux armements (l’Allemagne cherchait à équiper ses missiles V2 de têtes nucléaires). Le 1er essai a lieu 3 semaines avant les 2 bombardements sur le Japon.

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Les violences liées aux bombardements sur Hiroshima et Nagasaki

La 1ère bombe a visé une base militaire à Hiroshima mais pour la 2ème, la cible initiale n’était pas la ville de Nagasaki.

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Les violences liées aux bombardements sur Hiroshima et Nagasaki

Le président Truman justifie les 2 bombardements

Visionnez la vidéo

Les génocides

La conférence de Wannsee, le 20 janvier 1942, décide officiellement du début de l’extermination des juifs. Heydrich table sur le génocide de près de 11 millions de personnes. Il préconise une extermination systématique : les juifs seraient envoyés dans des camps d’extermination à l’Est. Une partie devrait décéder d’épuisement. Quant aux autres, l’expression « traitée en conséquence » signifie qu’ils seront tués par d’autres moyens : les chambres à gaz – même si ce n’est jamais explicité clairement. Des milliers de juifs sont regroupés dans des ghettos (ex. Varsovie). Ils doivent faciliter leur déportation vers les camps. Le système concentrationnaire nazi s’appuie ainsi sur 2 types de camps : les camps de concentration : essentiellement sur le territoire allemand (ex. Dachau…) et les camps d’extermination : à l’Est du Grand Reich (ex. Auschwitz ou Treblinka…).

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Les génocides

Le principal instrument génocidaire a donc été la construction des centres de mise à mort (= lieu isolé, fermé et surveillé dans lequel est organisé l’assassinat en masse des détenus). Ils sont construits en Pologne (Treblinka, Belzec…), certains sont mixtes (travail / extermination comme Auschwitz). Dans ce dernier, 1,3 millions de déportés sont morts dans les chambres à gaz. Les préoccupations des nazis sont doubles. D’une part, tuer le maximum de personnes dans un minimum de temps. Un système de mort à l’échelle industrielle se met donc en place avec les chambres à gaz (recours au zyklon B) et les fours crématoires. D’autre part, cacher l’extermination, à la fois pour ne pas susciter la méfiance de ceux qui arrivent et pour effacer les traces (la plupart des camps sont dynamités avant leur libération).

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Les génocides

Ce sont les Juifs d’Europe centrale et orientale qui ont payé le plus lourd tribut à la fois en nombre (3 millions de Juifs polonais, 700.000 Juifs soviétiques…) et en pourcentage (90 % des Juifs polonais). A l’inverse, les Juifs vivant en Europe de l’ouest s’en sont souvent mieux sortis (à l’exception des Pays-Bas) car l’emprise nazie était moins forte, la déportation a été plus tardive et la résistance a permis de sauver une grande partie des communautés (Danemark).

+info brochure p 27