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Paranormale Antiquity

Van Vlaenderen

Created on August 2, 2021

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Transcript

Paranormale Antiquité

Index

Loup-garou

La magie

La mort

Le loup-garou

1. Le loup-garou chez Pline l'Ancien

Les poètes grecs furent les premiers à mentionner des formes de lycanthropie dans leurs textes. Par la suite, certains auteurs romains reprirent cette thématique dans leurs ouvrages. Nous nous contenterons de lire deux passages de l’œuvre de Pline l’Ancien.

a) L’auteur croit-il en l’existence des loups-garous ?

b) Que cherche-t-il à expliquer ?

Extrait 1

On a dit que des hommes se changeaient en loups, puis reprenaient leur forme; nous devons croire fermement que cela est faux, ou ajouter foi à toutes les fables dont tant de siècles ont démontré la fausseté. Mais d'où vient que cette opinion ait pris de telles racines dans l'esprit du vulgaire, que le mot de loup-garou soit un terme d'injure ? Nous allons le dire. D'après Évanthes, écrivain grec qui n'est pas sans réputation, les livres des Arcadiens disent qu'un individu de la famille d'un certain Anthus est choisi au sort parmi les siens, et conduit à un étang de l'Arcadie; que là, suspendant ses habits à un chêne, il passe l'étang à la nage, va dans la solitude, se transforme en loup, et vit pendant neuf ans avec les animaux de cette espèce. Si pendant ce temps il n'a vu aucun homme, il retourne à l'étang, et, après l'avoir traversé à la nage, il reprend la forme humaine : seulement il se trouve âgé de neuf ans de plus qu'avant sa métamorphose.

Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, 8, 34, 1-3

Extrait 2

Bien plus, on croit vulgairement qu'un petit poil qui est à la queue du loup constitue un philtre amoureux.

Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, 8, 34, 4

c) À quel événement contemporain cet extrait te fait-il penser ?

2. Une autre histoire de loup-garou: Lycaon

Dans le mythe grec, Lycaon était le roi de l’Arcardie, une région de Grèce. Il fut changé en loup (en grec λυκος [lukos]), pour avoir essayé d'assassiner pendant son sommeil Zeus qui, sous la forme d'un simple mortel, était venu lui demander l'hospitalité. D'après une autre tradition, il avait offensé le dieu en servant sur sa table les membres d'un jeune enfant qu'il avait égorgé (son propre petit-fils Arcas ?), ou plutôt en lui sacrifiant des victimes humaines. Zeus aurait ressuscité l’enfant, puis il se serait décidé à éteindre la race des hommes en les noyant dans un déluge.

La magie

Très attentifs aux manifestations des puissances divines, les Romains peuvent nous apparaître très superstitieux ; il est d’ailleurs parfois difficile de faire une distinction entre les croyances religieuses et les pratiques magiques. La magie est la pratique d’incantations, de sortilèges, de charmes, de malédictions dont le but est d’influencer le cours des événements.

1. L'utilité de la magie

La magie était utilisée pour différentes raisons, pas toujours très honorables : a) Pour écarter toutes sortes de malheurs (maladies, intempéries...) b) Pour susciter l’amour de quelqu’un (un ancien amant, un inconnu...)

1. L'utilité de la magie

L’amour était en effet un bon motif pour utiliser la magie. Pour s’attirer l’amour d’une personne, les sorcières possédaient différents envoûtements :  Des breuvages administrés en cachette à la personne dont on voulait conquérir le cœur.  Elles utilisaient également des moyens plus ténébreux : par exemple, un excellent système pour attirer les hommes consistait en une roue magique qui avait 4 rayons, sur lesquels on attachait un petit oiseau : on faisait alors tourner la roue rapidement comme une toupie. Et, comme si un fil invisible reliait la roue à l’aimé, celui-ci se sentait irrésistiblement attiré et peu après, l’amoureuse le voyait arriver ou revenir tout souriant.  Le sortilège était parfois plus compliqué : on se livrait dans les cimetières à d’abominables préparatifs, allant jusqu’à violer les sépultures pour en extraire les os des morts ; on recourait ensuite à toutes sortes de procédés (formules magiques, rites sinistres, mixtures empoisonnées et répugnantes)

Extrait 1

Deux affreuses vieilles, Canidie et Sagane, pieds nus, cheveux dénoués, le teint d’une pâleur mortelle, enveloppées de vêtements noirs, prononcent leurs incantations entrecoupées de hurlements lugubres. Elles évoquent les ombres des morts, creusent de leurs ongles un trou dans la terre et le remplissent du sang d’une agnelle noire qu’elles déchirent à belles dents. Des chiennes infernales et des serpents accourent en foule pour compléter la scène. Rien n’y manque. L’opération finale consistait à faire fondre au feu une poupée de cire représentant l’être aimé. Canidie a apporté avec elle deux de ses poupées : l’une, de laine, lève le bras d’un geste impérieux et menaçant ; l’autre, de cire et plus petite, a l’attitude suppliante de quelqu’un qui sait qu’il va mourir de manière infamante. Et l’exécution intervient : après avoir enterré l’indispensable barbe de loup et des dents de serpent, les deux vieilles jettent sur le bûcher l’image de cire qui fond et brûle avec une grande flamme. Tout aurait pu marcher à merveille si un incident imprévu n’était survenu, qui réduit à néant tous ces savants préparatifs. En effet, elles entendent un bruit dans le bois. Folles de terreur, les deux vieilles se sauvent et, dans leur fuite perdent, Sagane sa perruque et Canidie, son dentier.

Horace, Epodes, V

c) Pour se venger de quelqu’un que l’on haïssait (un rival commercial, un amoureux, un ennemi politique, la maîtresse de son mari, un médisant, des voleurs, un mauvais cuisinier ou un maître d’école...) en le rendant malade ou en le tuant. L’envoûtement s’opérait principalement de deux façons :

- Il était aussi courant de fabriquer l’image en cire de quelqu’un que l’on voulait rendre malade ou amoureux, ou que l’on voulait tuer : on croyait que, par la magie, on pouvait produire un effet sur une personne en accomplissant l’acte correspondant sur son image.

 -On inscrivait le nom de son ennemi sur une lamelle de plomb que l’on introduisait dans une tombe pour le consacrer aux divinités infernales, après y avoir gravé, sur les conseils d’une sorcière spécialisée, des formules chargées de haine ; en le glissant ainsi dans cette espèce de « boîte aux lettres », on espérait qu’une créature souterraine viendrait persécuter « sur commande » la personne visée.

tablette de defixio

Adjuro te daemon, quicumque es, et demando tibi ex hanc hora ex hanc die ex hoc momento ut equos Prasini et Albi crucies, occidas et agitatores Clarum et Felicem et Primulum et Romanum occidas, collidas, neque spiritum illis relinquas. Adjuro te per eum qui te resolvit temporibus, deum pelagicum aerium. Iao Iasdao oorio aeia

crée ta tablette de defixio

T'a-t-on déjà volé quelque chose? Tu peux maudire et jeter un sort à ton voleur grâce au modèle suivant...

TIBI DONO HOMINEM QVI INVOLAVIT IDEO DONO TIBI FVREM QVI HOC INVOLAVIT EIVS CONSVMAS ET DECIPIAS. FIGO

Dieu ou déesse invoquée au vocatif singulier

Objet volé à l'accusatif

Nom de la personne volée au génitif

Choses à ôter au voleur

parties du corps à maltraiter à l'accusatif

Dieu ou déesse invoquée au vocatif singulier

2. Les magiciennes

Pour que les enchantements soient accomplis dans les règles, il fallait consulter des professionnels ; il n’était donc pas rare que les Romains consultent des magiciennes comme certains consultent aujourd’hui des voyantes ou des marabouts. A la demande des clients, elles se livraient à des rites d’envoûtements, prononçaient des incantations, préparaient des mixtures peu appétissantes (sang, poudres d’os, bave de serpent, moelle de pendus, entrailles de crapaud, plumes de hibou, herbes sépulcrales, poisons violents...) mais aussi des philtres, des onguents mystérieux et des formules très puissantes qui pouvaient provoquer les pires métamorphoses ; on chuchotait par exemple que certaines connaissaient l’art de se transformer en oiseau.

Extrait 2

Lucius, un jeune Romain curieux de magie, est le héros d’un roman d’Apulée. Il raconte lui-même ses aventures : lors d’un voyage en Grèce, il est reçu chez une certaine Pamphila et découvre que c’est une sorcière qui peut se transformer en chouette. Il veut alors tenter l’expérience sur lui-même, mais la servante qui lui a promis de lui apporter la pommade nécessaire à la métamorphose s’est trompée de boîte !... Je saisis la boîte puis, après avoir ôté à la hâte tous mes vêtements, j’y plongeai avidement les mains, puisai une bonne dose de pommade et m’en frottai toutes les parties du corps. Déjà en balançant mes bras alternativement, je faisais l’oiseau... Pas de duvet, pas la moindre trace d’une petite plume ! Mais alors, mes poils, franchement, ils s’épaississent en crins et ma peau délicate se durcit en cuir ; au bout de chaque main, tous mes doigts dont j’ai perdu le compte se réunissent en un seul sabot et du bas de mon dos sort une grande queue. Me voici avec une face énorme, une bouche qui grandit, des narines béantes et des lèvres pendantes ; de même mes oreilles s’allongent démesurément et se hérissent de poils. [...] Bien que réduit à l’état d’âne, j’avais cependant gardé une intelligence humaine. [...] Baissant et secouant la tête, je ruminais en silence l’humiliation de mon sort très cruel et je me rendis à l’écurie auprès du cheval qui avait été ma très fidèle monture. Pour retrouver sa forme, Lucius n’a plus qu’une solution : brouter un bouquet de roses ! Mais il mettre beaucoup de temps à se procurer cet antidote .

Apulée, les Métamorphoses, 3, 24-26

La magie

La mort

1. Les funérailles

Lorsqu’un Romain mourrait, il était d’usage d’exposer le corps sur un lit de parade pendant quelques jours. Une fois ces jours de deuil observés, on rendait les honneurs funéraires publiquement. Lors de la cérémonie, la famille étalait la gloire acquise par le défunt ainsi que celle de ses ancêtres. Elle se terminait par un cortège de musiciens et de pleureuses. Le corps du défunt pouvait être soit incinéré soit inhumé. Après les funérailles, la famille ne travaillait pas et accomplissait encore quelques rites funéraires.

2. L'importance des funérailles

Les Romains accordaient une importance particulière à l’enterrement des morts. En effet, ils pensaient que les funérailles permettaient au mort d’accéder aux Enfers. Il est important de noter que les Enfers n’étaient pas semblables à l’Enfer du Christianisme. Il s’agit de l’endroit où toutes les âmes vont après la mort. Si un mort ne recevait pas de funérailles, son âme était condamnée à errer. Il pouvait alors arriver que l’âme prenne la forme de spectres et vienne tourmenter les vivants.

Les différentes âmes

Les larves

Les mânes

Les lémures

Cultes et divinités du foyer

Ils les célébraient autour de l’autel du foyer que l’on appelait le laraire. Le père de famille en était le prêtre. Il faisait des prières et offrandes afin d’empêcher les mauvaises âmes de venir les tourmenter.

Les Mânes

Le Lare

Les Pénates

Actualisation

Au Japon, il reste impossible de faire le deuil de tous les disparus du tsunami de mars 2011 : « Un an après le tsunami, les familles restent accrochées à l’espoir de retrouver les corps de leurs proches portés disparus. Car pour honorer un mort, il faut obtenir un certificat de la municipalité. Donc, sans un corps ou ce qu’il en reste, un moine ne peut pas donner un nom bouddhique au défunt ni inscrire son nom sur une tablette de bois et procéder au rite funéraire. Mourir de mort violente, emporté(e) par la vague, sans avoir reçu les rites appropriés, vous condamne à devenir une âme errante qui reviendra tourmenter le monde des vivants. Il faut à tout prix apaiser l’âme d’un défunt. Alors, pour beaucoup de familles à Ishinomaki, un an après, il reste insupportable d’accepter la disparition d’un proche en l’absence du corps. » Reportage de F. Charles, RFI, pour France Inter, 10/03/2012

Les fêtes relatives aux âmes

Actualisation

L’anthropologue sénégalais Sylvain Landry Fraye souligne combien certaines traditions culturelles peuvent générer des résistances de la part des familles touchées par le virus Ebola à l’encontre de pratiques médicales visant à endiguer l’épidémie. « Quand on dit aux populations qu’il ne faut pas toucher les morts, les gens n’ont pas écouté. Les équipes de chercheurs qui sont allées chercher les malades ont été violemment repoussées. Dans une famille où un monsieur décède, du point de vue des traditions, il y a ce qu’on devait faire : l’oncle maternel doit venir séjourner auprès du mort ; ensuite, on doit enterrer ce dernier, mais pendant quelques jours, il faut qu’on fasse le rite d’autopsie du corps pour savoir si c’est une mort naturelle ou due à la sorcellerie, etc. Il faut toucher le corps, il faut faire un ensemble de rituels. Les familles ont rencontré là une première difficulté : on leur a enlevé un corps, alors que la mort est un rite de passage : il faut préparer le passage vers l’au-delà. » Propos recueillis en août 2014 pour Réseau Sciences et Développement, SciDev.Net.

Pour aller plus loin

vita, ae, f : la vie valitudo, valitudinis, f : la santé sanguis, sanguinis, m : le sang desiderium, ii, n : le désir fortuna, ae, f : la fortune

Mars, Martis, m Neptunus, i, m Mercurius, ii, m Cerberus, i, m Pluto, Plutonis, m Persephona, ae, f

Mars, Martis, m Neptunus, i, m Mercurius, ii, m Cerberus, i, m Pluto, Plutonis, m Persephona, ae, f

telephonus, i, m : le téléphone stilus, i, m : le stylo stilus cum quattuor coloribus : le stylo-quatre couleurs gummi : la gomme galerus, i, m : la casquette vestis, is, f : le vêtement saccus, i, m : le sac pecunia, ae, f : l'argent solidus, i, m : la pièce