La traite négrière atlantique
COMMENCER
« Lors d’une enquête en Sierra Leone,* en 1850, On interrogea 142 esclaves. 34% dirent qu’ils avaient été pris à la guerre, 30% qu’ils avaient été kidnappés, 7 % qu’ils avaient été vendus par des membres de leur famille ou par des supérieurs. Par ailleurs, 7% avaient été vendus pour solder des dettes et 11% condamnés au cours de procès ». D’après O. Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières, Gallimard, Paris, 2004, p 100* Sierra Leone est un pays du continent africain
Devenir esclave
Gravure du XVIIIe siècle représentant un marchand européen et un vendeur d'esclaves africains
Le voyage en mer des esclaves
Coupes d'un navire négrier du XVIIIe siècle
Témoignage d'Olaudah Equiano, un ancien esclaveLorsque j'observai tout autour du bateau, je vis une multitude de Noirs de tous âges enchaînés les uns aux autres [...]. Dans la cale régnait une insupportable et écœurante puanteur. L'étroitesse de l'endroit, la chaleur, l'entassement [...] nous étouffaient presque [...]. L'air était irrespirable, ce qui provoqua des maladies, dont beaucoup d'esclaves moururent [...] Un jour, deux de mes compatriotes fatigués qui étaient enchaînés l'un à l’autre passèrent à travers les filets et sautèrent à la mer. Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789.
La vente des esclaves
Affiche annonçant une vente d’esclaves à Charleston (1769)
Traduction : A vendre, jeudi 3 août prochain, une cargaison récemment arrivée de 94 nègres de premier choix et en bonne santé, composée de 39 hommes, 15 garçons, 24 femmes et 16 filles, à bord de la brigantine Dembia, en provenance de Sierra Leone, commandée par le capitaine Francis Bare.
La vie des esclaves dans les plantations
Pendant quelques semaines, je fus employé à désherber et à désempierrer une plantation. Comme l’homme à qui appartenait ce domaine tomba malade, on m’envoya dans sa demeure pour l’éventer pendant son sommeil. En traversant la maison, je vis une esclave noire qui préparait le dîner : la pauvre était cruellement harnachée de divers instruments en fer, dont un qu’elle portait sur la tête et qui lui fermait si étroitement la bouche qu’elle pouvait à peine parler, manger et boire. Je fus choqué par ce dispositif dont j’appris plus tard qu’on l’appelait muselière de fer. Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789, L’Harmattan, 2008.
Enquête
Trouve comment et pourquoi ce Nègre est mort.
La traite négrière atlantique
viviane.charles
Created on July 21, 2021
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La traite négrière atlantique
COMMENCER
« Lors d’une enquête en Sierra Leone,* en 1850, On interrogea 142 esclaves. 34% dirent qu’ils avaient été pris à la guerre, 30% qu’ils avaient été kidnappés, 7 % qu’ils avaient été vendus par des membres de leur famille ou par des supérieurs. Par ailleurs, 7% avaient été vendus pour solder des dettes et 11% condamnés au cours de procès ». D’après O. Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières, Gallimard, Paris, 2004, p 100* Sierra Leone est un pays du continent africain
Devenir esclave
Gravure du XVIIIe siècle représentant un marchand européen et un vendeur d'esclaves africains
Le voyage en mer des esclaves
Coupes d'un navire négrier du XVIIIe siècle
Témoignage d'Olaudah Equiano, un ancien esclaveLorsque j'observai tout autour du bateau, je vis une multitude de Noirs de tous âges enchaînés les uns aux autres [...]. Dans la cale régnait une insupportable et écœurante puanteur. L'étroitesse de l'endroit, la chaleur, l'entassement [...] nous étouffaient presque [...]. L'air était irrespirable, ce qui provoqua des maladies, dont beaucoup d'esclaves moururent [...] Un jour, deux de mes compatriotes fatigués qui étaient enchaînés l'un à l’autre passèrent à travers les filets et sautèrent à la mer. Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789.
La vente des esclaves
Affiche annonçant une vente d’esclaves à Charleston (1769)
Traduction : A vendre, jeudi 3 août prochain, une cargaison récemment arrivée de 94 nègres de premier choix et en bonne santé, composée de 39 hommes, 15 garçons, 24 femmes et 16 filles, à bord de la brigantine Dembia, en provenance de Sierra Leone, commandée par le capitaine Francis Bare.
La vie des esclaves dans les plantations
Pendant quelques semaines, je fus employé à désherber et à désempierrer une plantation. Comme l’homme à qui appartenait ce domaine tomba malade, on m’envoya dans sa demeure pour l’éventer pendant son sommeil. En traversant la maison, je vis une esclave noire qui préparait le dîner : la pauvre était cruellement harnachée de divers instruments en fer, dont un qu’elle portait sur la tête et qui lui fermait si étroitement la bouche qu’elle pouvait à peine parler, manger et boire. Je fus choqué par ce dispositif dont j’appris plus tard qu’on l’appelait muselière de fer. Olaudah Equiano, Ma véridique histoire, 1789, L’Harmattan, 2008.
Enquête
Trouve comment et pourquoi ce Nègre est mort.