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Transcript
Se dire, s'affirmer, s'émanciper
START
Partie 1
SOMMAIRE
Partie 2
Partie 3
Partie 4
parler de soi
L'autobiographie
L'autobiographie
C'est à partir du 18ème siècle, avec les confessions de Jean-Jacques Rousseau, que l'autobiographie telle qu'on la connait de nos jours apparait. C'est-à-dire qu'il décide de raconter sa vie de manière générale et chronologique, il raconte son enfance, puis adolescence...... jusqu'au moment où il écrit. Certains écrivains décident de ne raconter que leur enfance par exemple, c'est tout de même une autobiographie.
Le terme autobiographie vient du grec : "auto" soi-même, "bios" la vie, "graphie" écrire. C'est donc le récit de sa vie par soi-même, on est auteur du récit de sa vie. Ce genre littéraire apparaît au 18ème siècle, même si depuis toujours les hommes ont raconté leur vie, expérience. Le but était toujours de faire part de leurs expériences ou d'illustrer des exemples de vie.
NE PAS CONFONDRE :
Le roman autobiographique : l'auteur raconte sa vie mais peut modifier certains éléments, inventer une anecdote ou un personnage etc. Les mémoires : l'auteur raconte des moments de son passé mais avec un regard critique, il est spectateur des évènements.
Il faut respecter certaines règles pour avoir une autobiographie. L'auteur (celui qui écrit), le narrateur (celui qui raconte) et le personnage (celui qui agit dans l'histoire) sont la même personne. Le texte est rédigé à la première personne du singulier "je". L'auteur passe un "pacte" avec le lecteur. Il s'engage à ce que le texte soit vrai et authentique, à parler de lui-même, à être totalement sincère. On appelle cela le pacte autobiographique. Toutes ces conditions doivent être respectées en même temps sinon ce n'est pas une autobiographie.
Les règles de l'autobiographie
L'autobiographie permet d'exprimer ses sentiments, c'est-à-dire son ressenti face à différentes situations. Les sentiments peuvent être négatifs ou positifs et il existe de nombreux mots de vocabulaire pour les exprimer. Les sentiments positifs : la joie, le plaisir, le bonheur, la satisfaction, la quiétude, la gratitude, la bonté, la bienveillance.. Les sentiments négatifs : la haine, la colère, le mépris, l'outrance, la méchanceté, la rancune, la médisance, la malveillance...
Le narrateur - un jeune collégien du XIXème siècle – est puni. Il est enfermé dans une salle d'étude vide. Pour s'occuper, il explore les lieux. Je vais d'un pupitre à l'autre : ils sont vides — on doit nettoyer la place, et les élèves ont déménagé. Rien, une règle, des plumes rouillées, un bout de ficelle, un petit jeu de dames, le cadavre d'un lézard, une agate perdue. Dans une fente, un livre : j'en vois le dos, je m'écorche les ongles à essayer de le retirer. Enfin, avec l'aide de la règle, en cassant un pupitre, j'y arrive ; je tiens le volume et je regarde le titre : ROBINSON CRUSOÉ II est nuit. Je m'en aperçois tout d'un coup. Combien y a-t-il de temps que je suis dans ce livre ? — quelle heure est-il ? Je ne sais pas, mais voyons si je puis lire encore ! Je frotte mes yeux, je tends mon regard, les lettres s'effacent, les lignes se mêlent, je saisis encore le coin d'un mot, puis plus rien. J'ai le cou brisé, la nuque qui me fait mal, la poitrine creuse ; je suis resté penché sur les chapitres sans lever la tête, sans entendre rien, dévoré par la curiosité, collé aux flancs de Robinson, pris d'une émotion immense, remué jusqu'au fond de la cervelle et jusqu'au fond du cœur ; et en ce moment où la lune montre là-bas un bout de corne, je fais passer dans le ciel tous les oiseaux de l'île, et je vois se profiler la tête longue d'un peuplier comme le mât du navire de Crusoé ! Je peuple l'espace vide de mes pensées, tout comme il peuplait l'horizon de ses craintes ; debout contre cette fenêtre, je rêve à l'éternelle solitude et je me demande où je ferai pousser du pain... La faim me vient : j'ai très faim. Vais-je être réduit à manger ces rats que j'entends dans la cale de l'étude ? Comment faire du feu ? J'ai soif aussi. Pas de bananes ! Ah ! lui, il avait des limons frais ! Justement j'adore la limonade ! Clic, clac ! on farfouille dans la serrure. Est-ce Vendredi ? Sont-ce des sauvages ? C'est le petit pion qui s'est souvenu, en se levant, qu'il m'avait oublié, et qui vient voir si j'ai été dévoré par les rats, ou si c'est moi qui les ai mangés.
QUESTIONS : La punition semble devenir un plaisir pour le personnage. Pourquoi ? "Combien de temps y a-t-il que je suis dans ce livre". Expliquez le sens de cette interrogation. Le personnage semble se trouver des points communs avec Robinson. Lesquels et pourquoi? D'après ce que vous avez retenu et compte tenu du paratexte, s'agit-il d'une autobiographie? Pourquoi?
Corrigé
1. La punition devient un plaisir pour l’enfant car, soudain, la lecture l’emporte dans un autre univers. Les expressions « sans entendre rien » ou encore « dévoré par la curiosité » montrent combien l’enfant est absorbé et passionné par cette lecture. Il est si absorbé qu’il devient en quelque sorte Robinson. On peut observer cette transformation dans son attitude face à la faim qui le taraude : « Comment faire du feu ? » Cela le place loin de sa propre civilisation. 2. Son retour à la réalité est marqué par la phrase : « Combien de temps y a-t-il que je suis dans ce livre ? » Soudain, l’enfant se distancie du livre, il redevient un élève consigné dans une salle de classe avec pour unique distraction un livre dont il ne connaît rien mais qui l’a comme hypnotisé, envoûté au point d’en perdre la notion du temps. 3. Le personnage montre des points communs avec Robinson : en premier lieu, la solitude. Robinson est seul sur son île et l’enfant est seul dans une salle d’étude, qui visiblement ne sert plus comme le montre la phrase « on doit nettoyer la place » ou encore l’expression morbide « le cadavre d’un lézard ». Il utilise en effet les termes « éternelle solitude ». Par ailleurs, tout comme Robinson, il se place, à sa manière, en état de survie. Robinson cherche de quoi affronter la vie sur l’île quand l’enfant cherche un refuge dans le livre. Enfin, l’imagination de l’enfant est simulée au point qu’il finit par se sentir Robinson, il finit par vivre dans l’univers de Crusoé : « Je fais passer dans le ciel tous les oiseaux de l’île. » 4. Il ne s’agit pas d’une autobiographie au sens propre du terme, mais, comme l’indique le paratexte, d’un roman autobiographique. Même si on observe l’usage du « je » et que la sincérité du discours montre une expérience vécue. Le héros ne porte pas le nom de Jules Vallès mais celui de Jacques Vingtras. L’auteur n’est donc pas soumis au pacte de sincérité, puisqu’il peut, pour les besoins du livre, modifier ou rajouter certains passages. Enfin, le titre même du livre, L’Enfant, marque le souhait de l’auteur de mettre de la distance entre lui et ce qui est raconté.
s'affirmer grâce à la parole
Persuader quelqu'un c'est utiliser ses sentiments pour amener l'autre à se rallier à nos arguments. Convaincre quelqu'un c'est utiliser son intelligence et son bon sens pour l'amener à adhérer à nos idées.
Être soi même et vivre ensemble
Dès sa naissance, l'enfant vit parmi les autres, dans sa famille puis dans la société. Il se construit avec le langage et apprend à s'exprimer. Au départ l'enfant exprime ses besoins (manger, boire...), puis il s'exprime pour raconter, ensuite au contact de l'autre il va affirmer sa personnalité, exprimer ses idées, ses convictions... Il faut alors avoir des arguments afin d'être capable de persuader ou convaincre ; surtout s'il y a désaccord.
Le conflit
Il arrive qu'un désaccord mène au conflit, c'est que tous les arguments ont été épuisés. Il y a deux formes de conflit : - le conflit verbal : le ton monte et les mots sont de plus en plus violents - le conflit physique : les personnes ne trouvent pas d'autre moyen que de se battre pour résoudre leur désaccord
Un conflit doit, à un moment donné, trouver sa solution. Il peut y avoir un dialogue, chacun dit ce qu'il pense et s'exprime, ce qui mène à une forme d'apaisement. Si les personnes en conflit ne trouvent pas de solution, il faut qu'une tierce personne en trouve une sans être injuste envers l'un ou l'autre, afin de mettre fin à la situation.
le conflit au théâtre
...
...
...
- Toute scène de conflit débute avec un point de tension
- La scène peut être traitée sous forme comique, dramatique ou tragique
- Les personnages cherchent à s'affirmer lors des scènes de conflit au théâtre
- Comique : le lecteur/spectateur est amené à rire, sourire
- Dramatique : des événements inattendus se succèdent et mettent le lecteur/spectateur en suspens
- Tragique : met en situation d'angoisse, il ne peut y avoir de fin heureuse
- Le théâtre , lieu privilégié pour mettre en scène le conflit
- Le conflit relance l'attention du spectateur
- Le spectateur prend part au conflit et ressent plein d'émotions différentes
- Nous sommes d'accord avec tel personnage ou agacé par un autre
s'émanciper par la poésie
La poésie est souvent utilisée par les poètes pour donner leur point de vue sur le monde qui les entoure, sur leurs sentiments mais aussi leurs engagements. L'engagement peut prendre la forme de : - La critique, examen permettant de montrer les défauts, qualités... de quelqu'un ou quelque chose. -La dénonciation, révéler en public quelque chose de mauvais. -L'éloge, c'est un discours destiné à complimenter. -La défense d'une cause, quelque chose en quoi on croit et qu'on veut défendre. Le lyrique est très utilisé en poésie car il permet d'exprimer ses émotions et sentiments. Le registre lyrique se caractérise par le champ lexical de l'émotion, l'utilisation des "je" et "nous", des exclamations (!), beaucoup de métaphores...
La poésie : moyen d'exprimer son engagement ou sa rébellion.
Pour mieux comprendre comment se construit un poème.
partager son expérience professionnelle
Parler de son métier
- Dire, raconter son métier est important pour avoir un regard critique (pourquoi on aime notre métier, ce qu'on fait bien/s'améliorer...).
- Il est important de partager ses expériences professionnelles avec les autres afin qu'ils connaissent le métier et s'y oriente peut-être.
- Ce partage peut se faire avec des jeunes qui souhaitent exercer ce métier mais aussi avec des membres de la profession pour échanger sur ses expériences.
- Pour partager ses expériences professionnelles on peut utiliser le récit : avec l'autobiographie par exemple raconter comment on est arrivé jusqu'à notre métier, le soutien qu'on a eu, etc.
- A l'oral avec les rencontres par exemple dans les salons professionnels, discuter avec des professionnelles qui parlent de leur métier avec passion.
Pourquoi partager son expérience
Raconter son expérience
Que l'on utilise le récit ou l'oral pour raconter son expérience, attention à ne pas utiliser des termes trop techniques pour ceux qui ne sont pas du métier. A l'écrit pensez à commencer par faire un brouillon : vous y mettez toutes vos idées puis les organisez et regroupez par ordre d'importance. Une fois vos idées bien listées, passez au plan. Vous construisez un plan pour montrer que vous suivez une logique dans votre récit. Cela montre que vous savez aborder tous les aspects de la question : positifs et négatifs.
Le plan suit l'enchaînement : A) a), B) b).... Chaque partie regroupe des idées qui se rejoignent. Ensuite rédigez une introduction, pour faire comprendre au lecteur de quoi vous allez parler, vous rédigez la question puis votre plan. Une fois l'introduction terminée vous pouvez développer votre récit puis passer à la conclusion qui permet de montrer au lecteur que c'est la fin et d'appuyer sur vos arguments une dernière fois.
Les différents discours pour raconter son récit
Le discours direct : c'est rapporter des paroles telles qu'elles ont été prononcées (...à dit : "est-ce que tu peux fermer la porte".), ce discours donne plus de réalité au récit. Il y a toujours un verbe de parole et des guillemets. Le discours indirect : c'est quand on rapporte nous-même ce que quelqu'un a dit (il m'a dit que demain il n'y aurait pas cours). Il n'y a plus de guillemets, le verbe de parole s'accompagne le plus souvent d'un "que".
Exercice
Mettez ce texte au discours indirect :
.… dans le train, elle me raconta sa vie : " J'ai quitté la campagne, j'avais quinze ans. Mes parents m'avaient trouvé une place de bonne à Nantes. Je ne connaissais rien de la ville et ce fut un ravissement dans un premier temps. Mais elle avait vite déchanté : le travail était dur, les patrons exigeants et le salaire misérable. Vers dix-sept ans, j'ai rencotré Jacques, l'amour de ma vie. Nous nous sommes mariés il y aura demain cinquante ans. Nous avons eu cinq beaux enfants. J'ai aujourd'hui douze petits enfants. Jacques est mort il y a deux ans : je ne m'en remets toujours pas. J'ai toujours l'impression qu'il va surgir d'un moment à l'autre.
corrigé
Entraînement CAP
L'exemple de Thierry MARX http://www.gillespudlowski.com/36055/livres/la-confession-de-thierry-marx
Ne montrez pas que le côté positif, soyez objectif. Il y a des activités que vous aimez et d'autres moins, c'est normal !
Expliquez pourquoi vous aimez votre métier.
Entraînement à l'épreuve ponctuelle : lis le texte qui se trouve sous ce lien et réponds au questions. https://www.ibibliotheque.fr/madame-bovary-gustave-flaubert-fla_bovary/lecture-integrale/page152
1. Quelles sont les précautions que prend Monsieur HOMAIS pour protéger ce qui se trouve dans son cabinet ? 2. Que reproche Monsieur HOMAIS au jeune garçon ? Sa colère est-elle justifiée ? 3. Que pense risquer Monsieur HOMAIS ?
corrigé
1. Monsieur Homais, conscient de ses responsabilités et de sa position sociale (en tant que pharmacien, il est un des notables du village) prend de nombreuses précautions pour protéger les produits dangereux qu’il détient : tout d’abord, il les range dans un lieu éloigné des clients, « dans un cabinet, sous les toits » comme le rappelle le texte. Il organise soigneusement le rangement des produits comme le montre l’énumération « étiqueter, transvaser, ficeler ». Par ailleurs, il le fait seul, et l’expression « de longues heures » témoigne du temps qu’il y passe. L’endroit est même considéré comme sacré : il est comparé à un « sanctuaire » dont il s’occupe seul, comme le montre l’allusion au ménage : « il le balayait lui-même ». 2. Monsieur Homais reproche au jeune garçon plusieurs erreurs : tout d’abord, d’avoir pris une bassine sans réfléchir à son utilité puis pris la clé du cabinet sans autorisation. Ses reproches sont pour partie justifiés : le pharmacien porte une grande responsabilité puisqu’il doit manipuler des produits toxiques. Il évoque « des acides » et « des alcalies toxiques ». Par ailleurs, les ustensiles qui sont utilisés pour les manipulations sont évoqués. C’est ainsi que l’évocation « d’une bassine à couvercle » prend toute son importance. En revanche, sa colère est aussi très exagérée : le cabinet est désigné par le terme de « capharnaüm », c’est-à-dire un lieu très en désordre. Le capharnaüm était son « refuge », cette expression montre que le lieu est surtout un havre de tranquillité pour le pharmacien et qu’il n’y porte pas tant de soins ; les sanctions pénales qu’il évoque sont extrêmes : « la cour d’assises », « l’échafaud » et les hyperboles (exagérations) renforcent l’effet dramatique de l’intervention. Par ailleurs, le pharmacien se met en spectacle. Son auditoire est composé de son épouse, d’Emma Bovary et de sa fille. De ce fait, il nourrit sa colère par la présence même de son auditoire. L’expression « plus rubicond que les groseilles », en évoquant la couleur de son teint, montre sa colère. 3. Monsieur Homais, en cas de faute, sera déclaré responsable car le garçonnet est trop jeune pour être inquiété : c’est lui le dépositaire des produits toxiques et c’est lui qui devra répondre devant la justice. Il déclare risquer les « assises », ce qui correspond à la juridiction qui sanctionne les fautes les plus graves, voire « l’échafaud », c’est-à-dire la peine de mort. Il est sincère quand il évoque ses responsabilités et les risques de sa profession. En revanche, les termes impressionnent davantage son auditoire qu’ils ne correspondent à la réalité.