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Expo Histoire 2°1 Thème 4 : La révoltes des Va Nu-pieds

Thomas Morningstar

Created on May 3, 2021

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Transcript

La révolte des Va Nu-pieds de 1639

Bottalico Thomas Gontier Maxence

17/05/21

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Page numéro 1

Avec la partcicipation de Yvan Leserf ,paysan normand

Saviez-vous que cette révolte possédait son propre hymne ?

Les origines

Pour quelle raisons, cette révolte porte le nom de " Va Nu-pieds"

Mon cher pays, tu n’en peux plus ; Que t’a servi d’être fidèle ? Pour tant de services rendus, On te veut bailler la gabelle. Est-ce le loyer attendu Pour avoir si bien défendu La Couronne des Rois de France ? Jean Nu-pieds1 est votre suppôt, Il vengera votre querelle, Vous affranchissant des impôts, Il fera lever la gabelle, Et nous ôtera tous ces gens Qui s’enrichissent aux dépens De vos biens et de la patrie. [...]

Les 12 000 paysans sauniers, qui ramassait le sel sur le littoral « pieds nus », craignait une décision qui aboutirai à un triplement du prix du sel pour tous les habitants de la région. Ceci décidérent alors de se révolter. Le principal général décida alor des se rennomer Nu-pieds pour rendre hommage a sa causes (sachant que "Va Nu-Pied" signifie pauvre, vagabond, qui vit misérablement.

Les différent poids exercés par l'administation royale

Dans un contexte de déficit budgétaire dû au financement des guerres et aux emprunts contractés par l’État, le cardinal Richelieu, principal ministre et fervent partisan de l’absolutisme en France, décide d’augmenter les impôts, alors centralisés sur le Tiers-État. Ce dernier est, dans la société d’ordre du XVIIIe siècle, peu souvent consulté pour ces hausses, puisqu'il est le seul à payer ces impôts, qu’ils soient directs comme la taille, prélevée aux roturiers ou indirects comme la gabelle. Dans la continuité de ces décisions, il projette d’abolir le privilège de quart-bouillon; il s’agit d’un impôt prélevé sur le quart de la production de sel collecté d’une certaine manière, ce qui le rendait bien moins coûteux que dans le reste de la France. Son abolition provoquerait une forte hausse du prix du sel. De plus,l'intervention militaire française dans la guerre de Trente Ans accroît la pression fiscale, alors que les épidémies de peste ont limité les récoltes et les échanges commerciaux, et donc les rentrées d’argent nécessaires au paiement des impôts. Les caisses royales se renflouent avec les impots mais les officiers anciens et nouveaux enregistrent une baisse des revenus de leurs offices. En décembre 1636, les villes sont soumises à l’emprunt forcé : Rouen doit vendre une partie de son patrimoine immobilier. En janvier 1639, la création d’un emprunt forcé sur les habitants « aisés » les oblige à fournir la liste de leur patrimoine.

Déroulement

Le 16 juillet 1639, à Avranches, un officier, accusé d’être porteur de l’édit annonçant la fin du privilège de quart bouillon est assassiné. Cet événement déclenche la révolte qui se diffuse dans tout le Cotentin, cohésion des paysans sauniers puis en Normandie durant l’été 1639. Un hobereau, Jean Nu Pieds, (nommé ainsi dans une chanson populaire de l’époque) fédère les révoltés, autoproclamés l’armée de souffrance.

La révolte se répand dans les villes où des dégradations comme des incendies sont commises par des habitants des couches populaires contre ce qui incarne pour eux le pouvoir, notamment « royal » (intendants, receveurs, riches habitants).

Les Conséquences et la Répression du roi

Sur ordre de Richelieu qui veut faire un exemple, cette sédition est férocement réprimée par le colonel Jean de Gassion placé sous les ordres du chancelier Pierre Séguier. Barnabé du Laurens de la Barre, sieur écuyer, président en l'élection de Mortain, prend activement part à la répression de ce soulèvement. La révolte est finalement écrasée le 30 novembre 1639 à Avranches, les responsables sont jugés et les villes normandes perdent leurs privilèges. Le châtiment s’abat sur Rouen où le chancelier Séguier s’établit à l’abbaye royale de Saint-Ouen, en 1640, loge ses soldats chez l’habitant, remplace la municipalité par une commission et interdit le Parlement. Quand il marche sur Caen, toute la Normandie est terrorisée. Barnabé du Laurens de la Barre sera anobli en septembre 1654 par lettres patentes signées du roi Louis XIV.

La répression s’établit d’abord au niveau local sans succès. A partir d’octobre 1639, Richelieu envoie la troupe (4000 hommes et 1200 cavaliers). Le climat de tensions perdure jusqu’en 1641, avec des pics de violence de temps à autre, réactivés par les actions de l'armée (exécutions exemplaires, logement forcé des troupes, privations de revenus domaniaux pour des seigneurs locaux ou des villes). Pour lutter contre le retour des privilèges locaux et l’appel aux États de Normandie, le Parlement de Rouen est interdit. Dans un dernier temps, le processus d’amnistie s’enclenche sur les lettres du roi (qui garde ainsi une forme de popularité) et s’étale de 1641 à 1643 (libération de prisonniers, rétablissement des droits et privilèges, y compris celui de Quart-bouillon).

Conclusion

Elles ne sont pas une remise en cause de la hiérarchie juridique de la société d’ordres car souvent les acteurs s’opposent plutôt du point de vue social/foncier que du point de vue juridique. Le fameux adage « vive le roi sans la gabelle » est un parfait exemple de cette non remise en cause fondamentale de l’ordre établi. Précisons enfin que ces révoltes sont plus fréquentes et violentes dans les campagnes surtout au XVIIème : (Croquants du Périgord, Nu Pieds de Normandie, Lustucrus du Massif central, Sabotiers de Sologne...) que dans les villes qui en connaissent la diffusion plus qu’elles n’ont sont les initiatrices. Les populations rurales supportent l’essentiel des impôts directs et indirects, sont les premières victimes des crises frumentaires (problème de la soudure). Les villes jouissent de privilèges et sont peuplées, en proportion, de davantage de personnes exemptes (noblesse et clergé). La multiplication de ces tensions dans la société d'ordre, ainsi que le fort renforcement de l'absolutisme en France mènera finalement à la Révolution Française.

En définitive, les révoltes de l’époque moderne ne sont pas révolutionnaires. Elles ne visent pas l’établissement d’un nouvel ordre et sont même plutôt réactionnaires ou du moins conservatrices. Elles s’opposent aux « novelletés »? particulièrement fiscales, et visent à maintenir des privilèges provinciaux ou locaux. Le pouvoir central grandissant l’absolutisme apparaissent lointains mais s’incarnent dans les intendants, les receveurs, les fermiers qui sont les principales victimes de ces soulèvements. Ces crispations s’exacerbent quand, à la pression financière, s’ajoute la question frumentaire et/ou la question de l’hébergement de troupes ou de l’enrôlement dans l’armée royale (l’une entraînant souvent l’autre ou l’une se faisant dans le contexte de l’autre).

The End