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Fiche enquête
Piste rouge
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Fiche enquête
Piste verte
Le processus d'extermination des Juifs et des Tziganes
3H3 - Enquête 3
1944 - 1945
1933 - 1939
1941
Idéologie nazie et exclusion de la société allemande
Le début de l'éxtermination : la Shoah par balles
La libération des camps et bilan
1946
1939 - 1941
1942
L'enfermement dansles ghettos
Juger les coupables : les procès de Nuremberg
L'extermination organisée et planifiée : la"Solution finale"
Etape 2 - Questions
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Fiche enquête
Piste verte
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Fiche enquête
Piste rouge
Consignes
A l'aide des documents des pages suivantes, complète le tableau.
- Une volonté politique d'anéantissement
- L'engagement des peuples et la mobilisation du matériel
- Anéantir l'adversaire
- Détruire l'adversaire
L'enfermement dans les ghettos
Doc. La vie dans le ghetto de Lodz (Pologne) " Quand la guerre a commencé, je venais d'avoir mes 18 ans. (...) Au mois de novembre 1939, nous avons appris qu'il y aura un ghetto, c'est-à-dire un quartier de Lodz qui sera séparé des autres, où tous les Juifs seront regroupés. On a dû quitter nos logements pour emménager dans le ghetto. C'était, je crois, au tout début de l'année 1940, peut-être en janvier (...). Avec ma famille, on nous a accordé une pièce dans le ghetto, nous étions cinq (...). La famine a commencé presque tout de suite. (...) En 1941, il y avait énormément de morts de faim, on pouvait trouver des morts dans les rues (...). En janvier 1942? les Allemands sont entrés dans le ghetto. Les gens devaient descendre dans la cour. Les Allemands choisissaient : " toi, toi, toi, déportés". Nous ne savions pas où ils partaient. Ma petite soeure puis ma tante sont tombées malades du typhus. Il a fallu les mettre à l'hôpital, c'était obligatoire. En juin 1942, les Allemands sont arrivés avec des camions pour vider les hôpitaux (...). Nous avons été déportés avec mes parents en août 1944. Arrivés à Auschwits, nous avons été séparés. Nous ne nous sommes plus jamais retrouvés."
Témoignage d'Edith Gricman (polonaise juive de Lodz), recueilli par le Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah, 27 juin 2007
A leur arrivée en Pologne, les Allemands enferment les Juifs dans certains quartiers des villes : les ghettos. Puis lors de l'invasion de l'URSS, à partir de juin 1941, ils les font massacrer par des unités SS, les Einsatzgruppen.
L'enfermement dans les ghettos
La Shoah par balles
La conférence de Wansee et la "Solution finale"
Doc. - La conférence de Wannsee (20 janvier 1942) " La solution finale (1) du problème juif en Europe devra être appliquée à environ onze millions de personnes. […] Les Juifs doivent être transférés sous bonne escorte à l’Est et y être affectés au service du travail. Formés en colonnes de travail, les Juifs valides, hommes d’un côté, femmes de l’autre, seront amenés dans ces territoires pour construire des routes ce qui sans doute permettra une diminution naturelle de leur nombre.
Le résidu qui subsisterait en fin de compte – et qu’il faut considérer comme la partie la plus résistante – devra être traité en conséquence (2). […] En vue de la généralisation pratique de la solution finale, l’Europe sera balayée d’Ouest en Est. " (1) Solution finale : extermination de tous les Juifs. (2) Traité en conséquence : extermination par le gaz.
Discours de Reinhard Heydrich à la conférence de Wannsee, 20 janvier 1942
Auschwitz, un camp de la mort
A partir de la fin 1941, les nazis construisent des camps pour y exterminer les Juifs et les Tziganes. Le plus grand est celui d'Auscwitz-Birkenau, à la fois camp de concentration et camp d'extermination, où sont aussi envoyés d'autres populations (handicapés, homosexuels, slaves ...).
Auschwitz, un camp de la mort
Doc. Auschwitz Les femmes sontarrivées à Auschwitz trois semaines après nous. Sur 1 200 qu'elles étaient, seules 125 n'ont pas été dirigées vers les chambres à gaz tout de suite. Sur ces 125, au bout d'un mois, il n'en restait plus qu'une seule. Quand un convoi de Juifs arrivait, on sélectionnait : d'abord les vieillards, les vieilles femmes, les mères et les enfants qu'on faisait monter en camions, ainsi que les malades ou ceux qui paraissaient de constitution faible. On ne prenait que les jeunes femmes et filles, et les jeunes gens qu'on envoyait au camp des hommes. (Les autres) on les faisait se déshabiller, puis ils pénétraient dans une pièce qui ressemblait à une salle de douche, et par un orifice dans le plafond, on lançait les capsules de gaz. Un SS regardait par un hublot l'effet produit. Au bout de cinq à sept minutes, lorsque le gaz avait fait son oeuvre, il donnait le signal pour qu'on ouvre les portes. Les Sonderkommandos pénétraient dans la salle et retiraient les corps. Il y avait à Auschwitz huit fours crématoires mais à partir de 1944, ce n'était pas suffisant. Les SS ont fait creuser de grandes fosses dans lesquelles ils mettaient des branchages arrosés d'essence qu'ils enflammaient. Ils jettaient les corps dans ces fosses.
D'après le témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier, procès de Nuremberg, 1946
Auschwitz, un camp de la mort
Doc. Plan d'Auschwitz-Birkenau
La libération des camps
Doc. - La libération des camps de mise à mort par les Alliés « (…) En juillet 1944, l’Armée Rouge libère Majdanek, grand camp nazi situé près de Lublin, en Pologne. Surpris par la rapidité de l’avance soviétique, les nazis avaient bien tenté de dissimuler les preuves des massacres en incendiant le four crématoire principal mais ils n’eurent pas le temps de démolir les chambres à gaz. Les troupes de l’Armée Rouge libérent aussi les camps de Belzec, Sobibor et Treblinka, dont les infrastructures avaient été démantelées par les Allemands en 1943. (…) Bien que mi août 1944, l’Armée Rouge ne soit plus qu’à 200 km d’Auschwitz, les nazis poursuivent leur politique d’extermination. Ce n’est qu’en novembre 1944 que les trois crématoires restés en activité sont dynamités. Auschwitz, le plus grand des camps de concentration et d’extermination est libéré par l’Armée Rouge le 27 janvier 1945. Les troupes soviétiques y trouvent quelques milliers de détenus, abandonnés par les nazis qui avaient quitté le camp en emmenant avec eux la majorité des déportés valides pour une interminable marche de la mort. La libération des camps par les armées américaines et britanniques Le camp de Buchenwald est libéré le 11 avril 1945, quelques jours après avoir été évacué par les Allemands. 20 000 prisonniers s’y trouvent encore. Suivront les camps de Dora-Mittelbau, Flossenburg, Dachau et Mauthausen. Bergen-Belsen est libéré par les Britanniques, mi avril 1945. 60 000 détenus (…) accueillent avec soulagement les libérateurs. Malheureusement, beaucoup de prisonniers mourront dans les semaines suivant leur libération. »
Discours de Reinhard Heydrich à la conférence de Wannsee, 20 janvier 1942
Article rédigé par le Mémorial de Caen et extrait du site http://www.tv5monde.com/apocalypse/La-liberation-des-camps,92?diapo=52
Le bilan du génocide
3H3 - Enquête 3 - Génocide Juifs et Tziganes
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Le processus d'extermination des Juifs et des Tziganes
3H3 - Enquête 3
1944 - 1945
1933 - 1939
1941
Idéologie nazie et exclusion de la société allemande
Le début de l'éxtermination : la Shoah par balles
La libération des camps et bilan
1946
1939 - 1941
1942
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Juger les coupables : les procès de Nuremberg
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L'enfermement dans les ghettos
Doc. La vie dans le ghetto de Lodz (Pologne) " Quand la guerre a commencé, je venais d'avoir mes 18 ans. (...) Au mois de novembre 1939, nous avons appris qu'il y aura un ghetto, c'est-à-dire un quartier de Lodz qui sera séparé des autres, où tous les Juifs seront regroupés. On a dû quitter nos logements pour emménager dans le ghetto. C'était, je crois, au tout début de l'année 1940, peut-être en janvier (...). Avec ma famille, on nous a accordé une pièce dans le ghetto, nous étions cinq (...). La famine a commencé presque tout de suite. (...) En 1941, il y avait énormément de morts de faim, on pouvait trouver des morts dans les rues (...). En janvier 1942? les Allemands sont entrés dans le ghetto. Les gens devaient descendre dans la cour. Les Allemands choisissaient : " toi, toi, toi, déportés". Nous ne savions pas où ils partaient. Ma petite soeure puis ma tante sont tombées malades du typhus. Il a fallu les mettre à l'hôpital, c'était obligatoire. En juin 1942, les Allemands sont arrivés avec des camions pour vider les hôpitaux (...). Nous avons été déportés avec mes parents en août 1944. Arrivés à Auschwits, nous avons été séparés. Nous ne nous sommes plus jamais retrouvés."
Témoignage d'Edith Gricman (polonaise juive de Lodz), recueilli par le Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah, 27 juin 2007
A leur arrivée en Pologne, les Allemands enferment les Juifs dans certains quartiers des villes : les ghettos. Puis lors de l'invasion de l'URSS, à partir de juin 1941, ils les font massacrer par des unités SS, les Einsatzgruppen.
L'enfermement dans les ghettos
La Shoah par balles
La conférence de Wansee et la "Solution finale"
Doc. - La conférence de Wannsee (20 janvier 1942) " La solution finale (1) du problème juif en Europe devra être appliquée à environ onze millions de personnes. […] Les Juifs doivent être transférés sous bonne escorte à l’Est et y être affectés au service du travail. Formés en colonnes de travail, les Juifs valides, hommes d’un côté, femmes de l’autre, seront amenés dans ces territoires pour construire des routes ce qui sans doute permettra une diminution naturelle de leur nombre. Le résidu qui subsisterait en fin de compte – et qu’il faut considérer comme la partie la plus résistante – devra être traité en conséquence (2). […] En vue de la généralisation pratique de la solution finale, l’Europe sera balayée d’Ouest en Est. " (1) Solution finale : extermination de tous les Juifs. (2) Traité en conséquence : extermination par le gaz.
Discours de Reinhard Heydrich à la conférence de Wannsee, 20 janvier 1942
Auschwitz, un camp de la mort
A partir de la fin 1941, les nazis construisent des camps pour y exterminer les Juifs et les Tziganes. Le plus grand est celui d'Auscwitz-Birkenau, à la fois camp de concentration et camp d'extermination, où sont aussi envoyés d'autres populations (handicapés, homosexuels, slaves ...).
Auschwitz, un camp de la mort
Doc. Auschwitz Les femmes sontarrivées à Auschwitz trois semaines après nous. Sur 1 200 qu'elles étaient, seules 125 n'ont pas été dirigées vers les chambres à gaz tout de suite. Sur ces 125, au bout d'un mois, il n'en restait plus qu'une seule. Quand un convoi de Juifs arrivait, on sélectionnait : d'abord les vieillards, les vieilles femmes, les mères et les enfants qu'on faisait monter en camions, ainsi que les malades ou ceux qui paraissaient de constitution faible. On ne prenait que les jeunes femmes et filles, et les jeunes gens qu'on envoyait au camp des hommes. (Les autres) on les faisait se déshabiller, puis ils pénétraient dans une pièce qui ressemblait à une salle de douche, et par un orifice dans le plafond, on lançait les capsules de gaz. Un SS regardait par un hublot l'effet produit. Au bout de cinq à sept minutes, lorsque le gaz avait fait son oeuvre, il donnait le signal pour qu'on ouvre les portes. Les Sonderkommandos pénétraient dans la salle et retiraient les corps. Il y avait à Auschwitz huit fours crématoires mais à partir de 1944, ce n'était pas suffisant. Les SS ont fait creuser de grandes fosses dans lesquelles ils mettaient des branchages arrosés d'essence qu'ils enflammaient. Ils jettaient les corps dans ces fosses.
D'après le témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier, procès de Nuremberg, 1946
Auschwitz, un camp de la mort
Doc. Plan d'Auschwitz-Birkenau
La libération des camps
Doc. - La libération des camps de mise à mort par les Alliés « (…) En juillet 1944, l’Armée Rouge libère Majdanek, grand camp nazi situé près de Lublin, en Pologne. Surpris par la rapidité de l’avance soviétique, les nazis avaient bien tenté de dissimuler les preuves des massacres en incendiant le four crématoire principal mais ils n’eurent pas le temps de démolir les chambres à gaz. Les troupes de l’Armée Rouge libérent aussi les camps de Belzec, Sobibor et Treblinka, dont les infrastructures avaient été démantelées par les Allemands en 1943. (…) Bien que mi août 1944, l’Armée Rouge ne soit plus qu’à 200 km d’Auschwitz, les nazis poursuivent leur politique d’extermination. Ce n’est qu’en novembre 1944 que les trois crématoires restés en activité sont dynamités. Auschwitz, le plus grand des camps de concentration et d’extermination est libéré par l’Armée Rouge le 27 janvier 1945. Les troupes soviétiques y trouvent quelques milliers de détenus, abandonnés par les nazis qui avaient quitté le camp en emmenant avec eux la majorité des déportés valides pour une interminable marche de la mort. La libération des camps par les armées américaines et britanniques Le camp de Buchenwald est libéré le 11 avril 1945, quelques jours après avoir été évacué par les Allemands. 20 000 prisonniers s’y trouvent encore. Suivront les camps de Dora-Mittelbau, Flossenburg, Dachau et Mauthausen. Bergen-Belsen est libéré par les Britanniques, mi avril 1945. 60 000 détenus (…) accueillent avec soulagement les libérateurs. Malheureusement, beaucoup de prisonniers mourront dans les semaines suivant leur libération. »
Discours de Reinhard Heydrich à la conférence de Wannsee, 20 janvier 1942
Article rédigé par le Mémorial de Caen et extrait du site http://www.tv5monde.com/apocalypse/La-liberation-des-camps,92?diapo=52
Le bilan du génocide