Playlist cuisine romaine
Les aliments
Les repas
Les recettes
Les sources
La cuisine des Romains
Les banquets
Nourriture et littérature
Déjeuner à la maison
Déjeuner dehors
Proverbes et expressions
Magistra Ponté
La Gaule, l'Egypte et la Grèce
Les sources
De plus, pour les Romains, nous avons des mosaïques, des fresques,des textes :des romans, des pièces de théâtre, des essais philosophiques et mêmedes recettes.
ur
Les aliments consommés
Recipe 3
Recipe 2
Recipe 1
Recipe 5
Recipe 4
Recipe 6
Ab ovo usque ad mala
Les aliments consommés
Jeux
Dans la cuisine
Culina, ae (f) signifie "cuisine" (la pièce). Coquina, ae (f) désigne la cuisine, la pièce et l'art du cuisinier.
Four à pain, mosaïque de Saint-Romain- en- Gal, IIIe siècle
Hercule Louis Catenacci, " Ustensiles de cuisine en bronze découverts à Pompéi", Le Tour du monde, 1894
Reconstruction d'une cuisine à Vindonissa; © Legionary Trail, Museum Aargau, 2016
Déjeuner dehors
Les amphores
Les repas
Oubliez le cliché des orgies romaines! La plupart des Romains se contentent d'une alimentation très frugale (frugalis: relatif aux moissons, sobre, modéré)
Le prandium, déjeuner, est très léger également: pain ou bouillie, fruits, légumes.
Le jentaculum est le petit déjeuner, composé de pain, souvent de fromage et d'eau.
La cena, dîner, est le repas principal et comporte plusieurs plats.
Source: exposition, Une Salade, César? au Musée de Lugdunum
Qui mange quoi?
Guttus : biberon en terre datant du Ier- IIème siècle
Les Banquets
Petites cuillères : cochlearia
Elles sont utilisées pour manger, le manche sert à piquer les aliments, comme les escargots (cochlea,ae). Les couteaux sont plutôt destinés à la cuisine. La fourchette est plus tardive : elle existe dès l'Antiquité pour cuisiner mais on ne l'utilise pas à table avant le IVe siècle, son usage ne se répand pas avant le Xe siècle, et même le XVIe siècle en France. Le mot cochlear a donné « cuillère » en français.
Cochlear en argent, période romaine, MET
Cochlear en bronze, IIe siècle, Sand of time Gallery
Cochlear en argent, IIIe siècle, Musée des beaux-arts de Lyon
Cochlearia en argent, IIIe-IVe siècle, Bedford Museum
Recettes
Gustatio : entrées
Secunda mensa: desserts
Prima mensa: plats
Gourmets célèbres
Nourriture et littérature
Lettres d'invitation
Gloutonnerie luxueuse
Gourmandise ridicule
Et ailleurs?
Et après ?
Gastronomie médiévale
En Gaule
En Egypte
A Athènes
A Sparte
Vocabulaire et étymologie
Il existe plusieurs mots pour désigner le banquet : - convivivium, ii (n), du verbe convivo, is, ere, vixi, victum "vivre ensemble", puis "manger à la même table" - concenatio, onis (f), dans lequel on retrouve cena, repas - symposium, ii (n), du grec συμπόσιον (De σύν, ensemble et πίνω, boire ). En français, aujourd'hui, le mot désigne une réunion de spécialiste.
L’allaitement au sein est le plus courant, par la mère ou une esclave-nourrice pour les femmes les plus aisées. Les femmes les moins aisées peuvent donner au bébé du lait de brebis préalablement versé dans un biberon en terre cuite ou en verre. On en a retrouvés en fouilles archéologiques : leur forme ressemble à celle d’une petite cruche portant une anse et terminée par un bec tubulaire étroit. Le sevrage des enfants ne s’effectue qu’à l’âge de 2 ans. Soranos, médecin gréco-romain du IIe siècle, explique ensuite que la nourriture solide remplace progressivement le lait, dès que l’enfant a des dents : on essaie alors au maximum de varier les mets et boissons (y compris le vin), « afin que l’enfant se familiarise avec toutes les saveurs ».
Beaux Arts Magazine, Hors-série, octobre 2025
Dessin de Julie Wojciechowski de septembre 2024
Le sel assaisonne et conserve. Le sel est l'une des premières formes de salaire. En effet, le mot salaire, du latin salarium, est une partie de la solde des troupes romaines, versée en sal, « sel ». En latin, au figuré, le sel désigne l’esprit, la finesse, la plaisanterie.
L'actualité archéologique a évoqué la découverte d'un thermopolium à Pompéi. Du grec θερμοπώλιον (plat chaud + vente), ils auraient ressemblé à des snacks antiques, en forme de L.
Selon Nicolas Monteix, maître de conférences en histoire et archéologie romaine (université de Rouen-Normandie -rattaché au Groupe de recherche d’Histoire , par-delà le constat déjà rédhibitoire que le terme de thermopolium « n’a pas été utilisé en dehors des œuvres de Plaute (Curculio, II, 3, 288), il demeure absurde d’utiliser ce qui n’est vraisemblablement qu’une plaisanterie pour caractériser des commerces pompéiens du Ier siècle de notre ère. Le “thermopolium” apparaît donc comme une invention strictement moderne dans la littérature archéologique ; son usage doit de ce fait être définitivement abandonné ».
Sartago (poêle) Olla (pot) Cacabus (marmite, cocotte)
Musée archéologique de Naples (Pompéi)
Gravure du XIXe siècle
Musée du Louvre
Harpago (pince-fourchette) Trulla (louche) Mortarius (mortier) Culter (couteau)
Musée du Louvre
Couteau trouvé en Angleterre
Musée de Prague Musée de Saintes
Patina (plat)
Clibanus (plat) Craticula (grill)
Musée archéologique de Naples (Pompéi)
Musée archéologique de Naples (Pompéi)
Musée archéologique de Civaux
Extrait du livret de jeux du Musée de Lugdunum
Vaisselle de table trouvée à Pompéi
A, B et C, vaisselle en verre coloré (plus rare, on utilisait davantage le bronze ou l'argent) D Coquetier en argent E Coupe en argent à deux anses F Patera (poêle) en bronze G Plat en argent H Cuillères en bronze I Plat de service en bronze
Peter Connolly, Pompéi, 1994
"La ration alimentaire journalière du légionnaire romain comprendrait de 0,815 à 1 kg de blé (riche en vitamines, calcium et fer), le frumentum, et de 460 à 487 g d’autres provisions, regroupées sous le terme de commeatus (viande, saucisse, boudin, jambon, lard, végétaux, fromage, huile d’olive, sel, boissons…). Le blé représenterait ainsi 60 à 65 % de l’alimentation du soldat romain et la même proportion de calories. [...]Les hommes préparent eux-mêmes leur nourriture, ce qui est une caractéristique de l’armée romaine. Chaque contubernium dispose d’une meule et réduit le blé en farine. Les opérations de mouture permettent de séparer le son de la farine de blé, ce qui conditionne en grande partie la qualité nutritive du panis militaris, le pain militaire. Cette opération terminée, il ne reste que 60 à 65 % du poids original de la ration journalière de blé. Après ajout de levure, de sel et d’eau, le poids du pain augmente d’un bon tiers. Il faut alors pétrir la pâte et cuire le pain au four. Cette dernière opération peut compliquer la marche d’une armée en campagne (ravitaillement en bois, temps de cuisson, repérage des feux par un éventuel ennemi). Au terme de ces manipulations, un soldat disposerait de 680 à 736 g de pain." (Article de René Cubaynes dans La logistique, Revue de tactique générale ), mars 2022, repris sur le site leg8.fr) Les soldats prenaient deux repas, le prandium et la cena, et buvaient de la posca, mélange d'eau et de vin/vinaigre. Le commerce avec les marchands, les réquisitions, les raids lors des campagnes ou la chasse (sanglier, chevreuil, daim, élan, ours, loup, renard, castor, loutre), pouvaient permettre d'obtenir d’autres denrées.
Le four, fornax, acis (f) ou fornus, i (m) est l'élément central de la cuisine. Fornax est la déesse romaine des fours, qu'on invoquait à l'époque pour torréfier les grains de blé. Ovide dit qu'elle veille sur la cuisson de l'épeautre. Elle est fêtée en février lors des Fornacalia. Dans la famille même, la fête consistait en un sacrifice devant le four, sacrifice suivi d'un repas où la farine fournissait le principal élément. Au dehors elle avait pour objet la purification des champs, en vue de la récolte nouvelle.
Philip Steele, Stella Caldwell,Eugenia Nobati, Le Livre extraordinaire de la Rome antique, éd. Little Urban, 2023
Il existait des tabernae, qui vendaient des produits bruts, des popinae, moins bien fréquentées, où l'on pouvait aussi jouer aux dés, des ganeae, très mal fréquentées, et des cauponae, des auberges.
Illustration de Luca Tarlazzi, 2009
Pierre Miquel, Yvon
Le Gall, La Vie privée des hommes : Au temps des Romains..., 1981
Reconstitution d'une taberna, via vroma.org
Repas romains
Magistra Ponte
Created on April 29, 2021
Repas romains
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Playlist cuisine romaine
Les aliments
Les repas
Les recettes
Les sources
La cuisine des Romains
Les banquets
Nourriture et littérature
Déjeuner à la maison
Déjeuner dehors
Proverbes et expressions
Magistra Ponté
La Gaule, l'Egypte et la Grèce
Les sources
De plus, pour les Romains, nous avons des mosaïques, des fresques,des textes :des romans, des pièces de théâtre, des essais philosophiques et mêmedes recettes.
ur
Les aliments consommés
Recipe 3
Recipe 2
Recipe 1
Recipe 5
Recipe 4
Recipe 6
Ab ovo usque ad mala
Les aliments consommés
Jeux
Dans la cuisine
Culina, ae (f) signifie "cuisine" (la pièce). Coquina, ae (f) désigne la cuisine, la pièce et l'art du cuisinier.
Four à pain, mosaïque de Saint-Romain- en- Gal, IIIe siècle
Hercule Louis Catenacci, " Ustensiles de cuisine en bronze découverts à Pompéi", Le Tour du monde, 1894
Reconstruction d'une cuisine à Vindonissa; © Legionary Trail, Museum Aargau, 2016
Déjeuner dehors
Les amphores
Les repas
Oubliez le cliché des orgies romaines! La plupart des Romains se contentent d'une alimentation très frugale (frugalis: relatif aux moissons, sobre, modéré)
Le prandium, déjeuner, est très léger également: pain ou bouillie, fruits, légumes.
Le jentaculum est le petit déjeuner, composé de pain, souvent de fromage et d'eau.
La cena, dîner, est le repas principal et comporte plusieurs plats.
Source: exposition, Une Salade, César? au Musée de Lugdunum
Qui mange quoi?
Guttus : biberon en terre datant du Ier- IIème siècle
Les Banquets
Petites cuillères : cochlearia
Elles sont utilisées pour manger, le manche sert à piquer les aliments, comme les escargots (cochlea,ae). Les couteaux sont plutôt destinés à la cuisine. La fourchette est plus tardive : elle existe dès l'Antiquité pour cuisiner mais on ne l'utilise pas à table avant le IVe siècle, son usage ne se répand pas avant le Xe siècle, et même le XVIe siècle en France. Le mot cochlear a donné « cuillère » en français.
Cochlear en argent, période romaine, MET
Cochlear en bronze, IIe siècle, Sand of time Gallery
Cochlear en argent, IIIe siècle, Musée des beaux-arts de Lyon
Cochlearia en argent, IIIe-IVe siècle, Bedford Museum
Recettes
Gustatio : entrées
Secunda mensa: desserts
Prima mensa: plats
Gourmets célèbres
Nourriture et littérature
Lettres d'invitation
Gloutonnerie luxueuse
Gourmandise ridicule
Et ailleurs?
Et après ?
Gastronomie médiévale
En Gaule
En Egypte
A Athènes
A Sparte
Vocabulaire et étymologie
Il existe plusieurs mots pour désigner le banquet : - convivivium, ii (n), du verbe convivo, is, ere, vixi, victum "vivre ensemble", puis "manger à la même table" - concenatio, onis (f), dans lequel on retrouve cena, repas - symposium, ii (n), du grec συμπόσιον (De σύν, ensemble et πίνω, boire ). En français, aujourd'hui, le mot désigne une réunion de spécialiste.
L’allaitement au sein est le plus courant, par la mère ou une esclave-nourrice pour les femmes les plus aisées. Les femmes les moins aisées peuvent donner au bébé du lait de brebis préalablement versé dans un biberon en terre cuite ou en verre. On en a retrouvés en fouilles archéologiques : leur forme ressemble à celle d’une petite cruche portant une anse et terminée par un bec tubulaire étroit. Le sevrage des enfants ne s’effectue qu’à l’âge de 2 ans. Soranos, médecin gréco-romain du IIe siècle, explique ensuite que la nourriture solide remplace progressivement le lait, dès que l’enfant a des dents : on essaie alors au maximum de varier les mets et boissons (y compris le vin), « afin que l’enfant se familiarise avec toutes les saveurs ».
Beaux Arts Magazine, Hors-série, octobre 2025
Dessin de Julie Wojciechowski de septembre 2024
Le sel assaisonne et conserve. Le sel est l'une des premières formes de salaire. En effet, le mot salaire, du latin salarium, est une partie de la solde des troupes romaines, versée en sal, « sel ». En latin, au figuré, le sel désigne l’esprit, la finesse, la plaisanterie.
L'actualité archéologique a évoqué la découverte d'un thermopolium à Pompéi. Du grec θερμοπώλιον (plat chaud + vente), ils auraient ressemblé à des snacks antiques, en forme de L.
Selon Nicolas Monteix, maître de conférences en histoire et archéologie romaine (université de Rouen-Normandie -rattaché au Groupe de recherche d’Histoire , par-delà le constat déjà rédhibitoire que le terme de thermopolium « n’a pas été utilisé en dehors des œuvres de Plaute (Curculio, II, 3, 288), il demeure absurde d’utiliser ce qui n’est vraisemblablement qu’une plaisanterie pour caractériser des commerces pompéiens du Ier siècle de notre ère. Le “thermopolium” apparaît donc comme une invention strictement moderne dans la littérature archéologique ; son usage doit de ce fait être définitivement abandonné ».
Sartago (poêle) Olla (pot) Cacabus (marmite, cocotte)
Musée archéologique de Naples (Pompéi)
Gravure du XIXe siècle
Musée du Louvre
Harpago (pince-fourchette) Trulla (louche) Mortarius (mortier) Culter (couteau)
Musée du Louvre
Couteau trouvé en Angleterre
Musée de Prague Musée de Saintes
Patina (plat)
Clibanus (plat) Craticula (grill)
Musée archéologique de Naples (Pompéi)
Musée archéologique de Naples (Pompéi)
Musée archéologique de Civaux
Extrait du livret de jeux du Musée de Lugdunum
Vaisselle de table trouvée à Pompéi
A, B et C, vaisselle en verre coloré (plus rare, on utilisait davantage le bronze ou l'argent) D Coquetier en argent E Coupe en argent à deux anses F Patera (poêle) en bronze G Plat en argent H Cuillères en bronze I Plat de service en bronze
Peter Connolly, Pompéi, 1994
"La ration alimentaire journalière du légionnaire romain comprendrait de 0,815 à 1 kg de blé (riche en vitamines, calcium et fer), le frumentum, et de 460 à 487 g d’autres provisions, regroupées sous le terme de commeatus (viande, saucisse, boudin, jambon, lard, végétaux, fromage, huile d’olive, sel, boissons…). Le blé représenterait ainsi 60 à 65 % de l’alimentation du soldat romain et la même proportion de calories. [...]Les hommes préparent eux-mêmes leur nourriture, ce qui est une caractéristique de l’armée romaine. Chaque contubernium dispose d’une meule et réduit le blé en farine. Les opérations de mouture permettent de séparer le son de la farine de blé, ce qui conditionne en grande partie la qualité nutritive du panis militaris, le pain militaire. Cette opération terminée, il ne reste que 60 à 65 % du poids original de la ration journalière de blé. Après ajout de levure, de sel et d’eau, le poids du pain augmente d’un bon tiers. Il faut alors pétrir la pâte et cuire le pain au four. Cette dernière opération peut compliquer la marche d’une armée en campagne (ravitaillement en bois, temps de cuisson, repérage des feux par un éventuel ennemi). Au terme de ces manipulations, un soldat disposerait de 680 à 736 g de pain." (Article de René Cubaynes dans La logistique, Revue de tactique générale ), mars 2022, repris sur le site leg8.fr) Les soldats prenaient deux repas, le prandium et la cena, et buvaient de la posca, mélange d'eau et de vin/vinaigre. Le commerce avec les marchands, les réquisitions, les raids lors des campagnes ou la chasse (sanglier, chevreuil, daim, élan, ours, loup, renard, castor, loutre), pouvaient permettre d'obtenir d’autres denrées.
Le four, fornax, acis (f) ou fornus, i (m) est l'élément central de la cuisine. Fornax est la déesse romaine des fours, qu'on invoquait à l'époque pour torréfier les grains de blé. Ovide dit qu'elle veille sur la cuisson de l'épeautre. Elle est fêtée en février lors des Fornacalia. Dans la famille même, la fête consistait en un sacrifice devant le four, sacrifice suivi d'un repas où la farine fournissait le principal élément. Au dehors elle avait pour objet la purification des champs, en vue de la récolte nouvelle.
Philip Steele, Stella Caldwell,Eugenia Nobati, Le Livre extraordinaire de la Rome antique, éd. Little Urban, 2023
Il existait des tabernae, qui vendaient des produits bruts, des popinae, moins bien fréquentées, où l'on pouvait aussi jouer aux dés, des ganeae, très mal fréquentées, et des cauponae, des auberges.
Illustration de Luca Tarlazzi, 2009
Pierre Miquel, Yvon Le Gall, La Vie privée des hommes : Au temps des Romains..., 1981
Reconstitution d'une taberna, via vroma.org