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CM1 - OPINION PUBLIQUE

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Created on April 26, 2021

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Transcript

CM1 - Théorie de l'opinion publique & de l'influence

Notions clefs :

- révolution française (Mona Ouzouf et sa différenciation entre modèle archaique et moderne)- théorie hégélienne (fonction du parlement) - XIXe siècle : A. Tocqueville et son compte rendu de la démocratie étatsunienne + place de la presse dans un régime libéral

  • def opinion et opinion publique
  • dev de la définition et de l'usage l'opinion publique dans le temps
- les grecs anciens- Romme- époque des lumières (Rousseau et Voltaire)

L'opinion publique est une notion difficile à définir. Sommes-nous dans une démocratie représentative ? Dans une démocratie d’opinion ?

OPINION : jugement personnel sur une question ou un sujet en discussion (pas de connaissance rationnelle, pas nécessairement juste) ; au pluriel, l'opinion est une manière de penser, un ensemble d'idées, une doctrine. Souvent critiquée car pas fondée sur le raisonnement et se donne l'apparence du savoir. OPINION PUBLIQUE : représentation de la manière de penser d'une société dans son ensemble, suggère l'existence d'un "espace public"

« « L’opinion publique n’existe pas » L’opinion publique construite à travers des sondages est un « artefact » Pierre Bourdieu - À propos des sondages = L’opinion publique telle qu’on veut nous la présente à travers les sondages n’existe pas, c’est une construction, un artefact

« L’opinion publique est la façon inorganique dont un peuple fait savoir ce qu’il pense et ce qu’il veut » Georg Wilhelm Friedrich Hegel 1740-1831= il n'y a pas d'organisation publique

L’opinion publique est un processus collectif, dynamique, polymorphe et généralement imprévisible. Elle est l'épine dorsale des démocraties libérales (on ne gouverne pas sans tenir compte du poids de l’opinion publique).

Peut-on gouverner sans l’avis de la population ? Sait-on ce que pense chaque citoyen dans chaque situation ? Depuis quand existe l’opinion publique ?

  • Les grecs anciens avec le terme "doxa" = ensemble des opinions communes aux membres d'une civilisation, incontestable bien que non argumentée. Platon dénonçait ce problème de non-raison dans La République (gouvernement aux philosophes)
  • Rome = importance des jeux du cirque

EVERGETISME : façon pour les notables de se montrer généreux. Considéré comme un acte quasi obligatoire, ça consistait à offrir des évènements publics comme des spectacles, des banquets, voire des bâtiments publics. L'INQUISITION : (signifie enquête, recherche) juridiction spécialisée (=tribunal) dont le but était de combattre l'hérésie, en faisant appliquer aux personnes qui ne respectaient pas le dogme des peines variant de simples peines spirituelles à la confiscation de tous les biens, voire peine de mort.

cf : L’affaire des templier. La création de la première police par Louis XIV. Il constate que Paris est une ville sale. Il va ainsi décider de conférer ce pb à à Gabriel Nicolas de la Reynie, le premier lieutenant général de police de Paris. Objectif = assurer l’ordre, lutter contre la criminalité, surveiller la population pour contrôler toute les vélites de la révolte, faire de Paris la ville la plus propre. Contrôle et naissance de l’opinion publique.

« La force est la reine du monde et non pas l'opinion, mais l'opinion est celle qui use de la force." - Blaise Pascal « Cette approbation ou cette désapprobation, cette louange ou ce blâme, qui par consentement tacite et secret s’installent en diverses sociétés, tribus et associations humaines à travers le monde : des actions y acquièrent crédit ou disgrâce, selon le jugement, les normes ou les habitudes du lieu ». - John Locke (1632-1704) - La loi de l’opinion

Est-ce que nos choix sont fondés par notre conscients par nos propres envie ? Ou quelque part on n’intègre pas les modes ? Sommes-nous tenus de faire comme tout le monde ?

époque des Lumières : usage public de la raison dans lieux de socialisation de l'époque -> émergence d'un espace public. Rousseau définit l'opinion comme "ce monstre qui dévore le genre humain" et qui est agent occulte de l'asservissement, de l'altération, de la dépersonnalisation des individus vivant en société, voire de leur corruption et même de celle des corps politiques.

Rousseau et Voltaire ne font pas directement appel à l'opinion publique pour justifier leur critique du pouvoir (contrairement à Necker). Ils reconnaissent l'influence qu'ils ont sur leurs lecteurs = reconnaissance de la sphère publique littéraire -> la question majeure est celle de l'unicité de l'opinion publique susceptible de subordonner les opinions individuelles révolution fr : Mona Ouzouf différencie le modèle moderne et l'archaique

« Tôt ou tard l’opinion publique triomphera. L’histoire du monde sera celle de l’avènement d’un gouvernement raisonnable et de l’assimilation progressive par la conscience commune de la vérité découverte par les philosophes».- Mona Ozouf - In L'Homme régénéré : essai sur la Révolution française, Paris, Gallimard, 1989

MOD. MODERNE: l'opinion publique doit se former seule par le concours des opinions individuelles. Le rôle de l'homme éclairé (raisonnement) est de capter l'opinion publique une fois formée. Modèle qui renonce au volontarisme politique met sa confiance dans la production de la liberté des sujets. MOD. ARCHAIQUE : hommes éclairés craignant la dimension sociale qui pouvait résulter de la discussion libre. Ils proposaient que l'éducateur et le législateur interviennent et modèlent l'opnion publique pour en faire une opinion plus unifiée

« Car c’est de haut en bas que l’opinion s’impose aux opinions corrompues et dépravées ».= Débat récurrent entre élitisme et égalité

La théorie hégélienne de l'opinion publique (Georg Wihlelm Friedrich Hegel)- le parlement a pour fonction de transférer à la société les normes et les valeurs incarnées par l'Etat (rationalité se répand dans la société civile via le parlement) MONARQUE -> GOUVERNEMENT -> PARLEMENT -> CITOYENS - débats essentiels doivent êtres accessibles aux citoyens => publicité des débats aux parlements

« La publicité des débats des assemblées est un grand spectacle éminemment formateur pour les citoyens. Le peuple y apprend surtout à y découvrir la vérité sur ses propres intérêts »

ex : Robespierre, se situait dans les libéraux de l’époque. Tout doit venir du bats (des citoyens). Discours qu’il tient à la Convention. C’est aux citoyens en permanence de contrôler ce que fait le parlement.

« Le parlement doit être à la fois le comité des Griefs de la nation, et son Congrès des opinions ; une arène où non seulement l’opinion générale de la nation, mais également de chacune de ses parties, et dans la mesure du possible de chaque individu qu’elle contient, peut se produire en pleine lumière et proposer une discussion : où tout le monde, de tout les pays, est susceptible de trouver quelqu’un qui exprime son opinion, aussi bien ou mieux qu’il ne l’aurait pu lui-même ». - John Stuart Mill - Considération sur un gouvernement représentatif.

Au début du XIXè siècle, la presse se développe mais de ce côté-ci de l'Atlantique, l'heure est encore à la monarchie - Alexis Tocqueville va observer le fonctionnement libéral des EU -> deux tomes : De la démocratie en Amérique, 1834 et 1840. Il affirme que la montée de la démocratie est inévitable. Démocratie peut être profitable à tous, tout comme conduire à la pire des tyrannies (ex: la Terreur) si on ne fait pas attention.trois pv institutionnels : exécutif, législatif et judiciaire trois pv non-institutionnels : l'opinion publique, la presse et les asso Pour A. Tocqueville, l'opinion publique comme le premier pouvoir, auquel rien ne peut résister. Pourtant, il le définit comme versatile, malléable, manipulable par l'idéologie, la démagogie, et la presse.

« La liberté de la presse ne fait pas seulement sentir son pouvoir sur les opinions politiques, mais encore sur toutes les opinions des hommes. Elle ne modifie pas seulement les lois, mais les mœurs »

La presse n’ayant théoriquement plus de compte à rendre au politique, à la censure, elle doit s’auto-réguler puisqu’elle, ne dépend que d’elle-même, de ses lecteurs et annonceurs et peut donc, très aisément, devenir liberticide, en étouffant tout ce qui ne va pas dans le sens qu’elle a choisi, ou dans le sens de l’opinion publique et/ou du pouvoir politique dominant.