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Engagement politique
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Transcript
Chapitre 7Comment expliquer l'engagement politique dans les sociétés démocratiques ?
Partie sciences sociales et politiques
Plan
I) La diversité des formes d'engagement
II) Pourquoi les individus s'engagent-ils ?
III) Qui sont les individus qui s'engagent ?
IV) Les transformations de l'engagement politique
Vous trouverez dans ce Genially, des énoncès de cours et des questions à répondre à partir de différents types de documents
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I) La diversité des formes d'engagement
OA 1 : Comprendre que l’engagement politique prend des formes variées (vote, militantisme, engagement associatif, consommation engagée).
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Préambule
Q1 : Quelles sont les différentes dimensions de l'engagement politique évoquées dans ce document ? Q2 : Quels obstacles à l'engagement politique sont évoqués ?
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Engagement et participation politique
01
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L’engagement politique est le fait pour un individu de s’investir dans une organisation et/ou de participer à des activités présentant un caractère politique. L’engagement politique se distingue des autres formes d’engagement par le fait qu’il a pour but de faire évoluer la société. L’étude de l’engagement politique appelle deux niveaux d’analyse : un niveau individuel (adhérer à un collectif, participer à une manifestation, signer une pétition…) et un niveau collectif qui renvoie à l’étude des actions collectives. Le vote peut être considéré comme une forme d’engagement politique dans la mesure où il s’agit d’un comportement politique.
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Document : « Evolution du regard de la science politique sur l’engagement politique » La notion d'engagement politique implique le passage à l'acte ; s'engager politiquement consiste essentiellement à avoir une activité politique (des activités les moins intenses : inscription sur les listes électorales aux activités les plus intenses : adhésion à un parti). Cependant, comme l‘attestent la plupart des analyses de science politique depuis un demi-siècle, la notion d'engagement politique qu'ont les politistes est plus extensive et couvre un champ qui va de l’action politique véritable (adhésion à un parti, vote...) à la simple attitude (identification à une famille politique, images de la politique). Cette conception de l’engagement ou de la participation politique comme celle de citoyens exerçant par la somme de leurs actions et de leurs attitudes politiques singulières, une influence sur ceux qui nous gouvernent, est historiquement et même géographiquement située. Dans son ouvrage L'espace public, Jurgen Habermas a bien montré comment le 18ème siècle apparaît comme une coupure majeure dans l'histoire européenne et comment à cette époque s'est développé un « principe de publicité » comme principe légitime de contrôle de l’autorité politique offert à l'individu. C'est mis alors en place autour du clivage gouvernants-gouvemés un « espace public » qui a donné naissance à une nouvelle forme de sociabilité : celle des activités de participation ou d'engagement politique. PERRINEAU Pascal (sous la direction de), L’engagement politique, déclin ou mutation ?, Presses de Science Po, 1994.
Q1 : Montrez à l'aide d'exemples que le vote est comportement politique. Q2: Citez des formes d'engagement politique différents du vote. Q3 : Pourquoi l'engagement politique paraît essentiel à la démocratie ?
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Le vote, ainsi que les comportements liés au processus électoral (tenir un bureau de vote, par exemple), l’adhésion à un parti politique ou à un syndicat, et l’ensemble des comportements politiques réguliers fortement encadrés par des règles ou une tradition ont longtemps étéassociés à la catégorie "participation politique conventionnelle". Ces comportements politiques ont longtemps été prédominants et sont ceux qui ont fait l’objet de l’attention la plus marquée.
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Document : Conscience politique et participation à une organisation politique
Il est important d’établir une distinction entre la participation concrète et le sentiment de proximité à l’égard d’une organisation politique, que l’on peut qualifier de conscience politique. Le concept de “politisation” élaboré par les politologues désigne la disposition d’esprit caractérisant les personnes qui s’intéressent à la politique, qu’elles soient ou non actives politiquement. L’indicateur souvent retenu dans les sondages politiques sera la fréquence des discussions politiques. Les auteurs notent que dans l’enquête “Valeurs” de 1999, un Français sur trois ne parle jamais de politique, une personne sur trois y accorde une importance relative ou une grande importance, et 37 % s’y intéressent. Les résultats de l’enquête HDV montrent que 39 % des Français se sentent proches d’un parti et 16 % d’un mouvement politique. Une petite majorité reste intéressée par le sujet, sans trouver toutefois, dans l’une ou l’autre des organisations, l’espace pour vivre cet intérêt par une participation politique. Les sondages confirment régulièrement le fossé qui se creuse entre la politique proposée par les partis et les attentes des individus. Les partis sont concurrencés par d’autres mouvements politiques. Ce résultat va dans le sens d’une différenciation du champ partisan et du champ militant, comme l’indiquent de nombreux travaux. Le mouvement politique se définissant précisément à l’inverse du parti politique, comme moins formalisé, plus localisé et moins hiérarchisé. Parmi ces mouvements, on retrouve les groupes altermondialistes et les mouvements écologistes, par exemple. Le succès médiatique des mouvements alternatifs est toutefois en décalage avec la minorité d’individus réellement concernés.
https://www.cairn.info/revue-informations-sociales-2008-1-page-102.htm
Q1 : Quel est l'indicateur utilisé dans les sondages pour meusrer le degré de politisation des individus ? Q2: Pourquoi la somme des pourcentages du tableau ne fait pas 100 ? Q3 : Peut-on militer dans un parti et ne pas se sentir proche d'un parti ?
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Q1 : De manière générale, quelles sont les élections pour lesquelles les électeurs se mobilisent le plus (taux d'abstention moins élevé), et celles où la participation reste relativement la plus élevée ? Q2 : Comment peux-t-on expliquer le taux participation exceptionnellement faible des élections municipales de 2020 ?
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Depuis trente ans, le taux d’abstention est en progression et ce constat inquiète d’autant plus que la démobilisation électorale touche très inégalement les milieux sociaux. Ainsi, le taux d’abstention très élevé dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV) décrit une aggravation de la ségrégation électorale : même si les milieux populaires représentent toujours la majorité sociale, ils constituent de plus en plus une minorité électorale. Pour les élections législatives en France, chaque scrutin depuis 2002 a battu le record historique d’abstention précédent ; c’est désormais moins d’un électeur sur deux qui participe au choix de son représentant à l’Assemblée nationale. Pour les politistes, cette montée de l’abstention serait le symptôme d’un malaise plus profond touchant au rapport entre les gouvernants et les gouvernés au sein des sociétés. Ainsi, on constate dans les enquêtes (notamment celle du CEVIPOF de Science Po) que les électeurs semblent moins attachés aux institutions représentatives et leur font moins confiance pour les représenter.
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On évoque d’abord un abstentionnisme de condition : L’abstentionnisme touche en premier lieu ceux qui sont le moins bien insérés socialement et qui ont tendance à s’auto-exclure (moins on a un statut social élevé, moins on a de patrimoine, plus on s’abstient). Mais on retient également un abstentionnisme de choix, dans la mesure ou la plupart de ceux qui s’abstiennent le font de manière intermittente, ce qui validerait l’idée d’un électeur rationnel et informé. Le niveau d’abstention évolue pour partie en fonction des coûts et des bénéfices liés à un scrutin donné. On constate ainsi que l’abstentionnisme augmente quand les scrutins se multiplient, quand les positions des candidats qui forment l’offre politique sont proches, ou lorsque l’enjeu est considéré comme moins important politiquement et médiatiquement.
Entraînement épreuve du bac
1. Définir la notion d'engagement politique 2. Présentez au moins deux formes d'engagement politique différentes du vote. 3. Calculer la hausse de la part de l'abstention sytématique entre 2002 et 2017
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02
Le militantisme associatif
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Militanter consiste à promouvoir ou à défendre une cause dans un cadre plus ou moins institutionnalisé. Le militantisme peut passer par le fait d’adhérer ou de s’investir dans une association … Le militantisme suppose un engagement actif. Ainsi, à la différence des simples adhérents, les militants participent activement aux débats internes de l’association, aux actions collectives qui peuvent être conflictuelles (mouvements sociaux) et/ou les organisent. Le fait d’adhérer à une ou plusieurs associations sans forcément s’y investir est également une forme d’engagement politique.
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Document : Degré de participation des adhérents selon le type d’association en 2008 en %
Q1 : Faites une phrase avec la donnée entourée, en y intégrant la source et le champ de l'enquête. Q2 : Quels sont les deux domaines où les adhérents associatifs participent le plus ? Q3 : Montrez qu'adhérer à une association n'implique pas nécessairement d'y participer. Q4: En plus de vouloir défendre une cause, qu'est-ci que peut motiver les individus à participer à une association ?
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En savoir plus
Prédominance des associations sportives et culturelles Les adhésions culminent entre 60 et 75 ans Moins d’engagement associatif dans les grandes agglomérations Davantage d’adhésions parmi les cadres et les professions intermédiaires Forte implication des diplômés Le taux d’adhésion dépend fortement du niveau de vie source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280946
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03
La consommation engagée
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Document : Consommation engagée et engagement politique « Les entrepreneurs de la consommation engagée agissent sur l’offre (création de réseaux de distribution, choix de consommation alternatifs, mise en place de labels) et sur la demande (appels au boycott, campagnes de sensibilisation). Ils incitent les consommateurs à « choisir les produits, les producteurs et les services davantage en fonction du contenu politique du produit qu’en fonction du produit comme objet matériel en soi ». Ce contenu politique peut être en lien direct avec le produit visé (par exemple, ses conditions de production, ou les effets écologiques de la production), en être plus éloigné (par exemple une critique du régime politique du pays de production) (...). Un des résultats de ces mobilisations dans le marché, en partie créé par les modes d’action empruntés, est la constitution d’une offre en bien « éthiques » - Verts, bio – qui se met notamment en place par des initiatives militantes (...). Ainsi, les entrepreneurs de la consommation engagée, contribuent à créer un cadre qui rend possible l’expressions d’opinions politiques à travers des actes d’achats. » Source : D’après « Dictionnaire des mouvements sociaux » sous la dir d’O. Fillieule, L. Mathieu et C. Péchu, pp 139-140.
Q1 : Présentez deux formes que peut prendre la consommation engagée, en les illustrant. Q2 : Que signifie "inciter les consommateurs à choisir les produits, les producteurs et les serivces en fonction du contenu politique du produit ..." ? Q3 : Quel lien peut-on faire entre le militantisme et la consommation engagée ?
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La consommation engagée repose sur deux formes principales. – le boycott (ex. appel au boycott du textile anglais par Gandhi, boycott des bus deMontgomery aux Etats-Unis en 1955, boycott des produits en provenance d’Afrique du Sud. Le boycott est en France toutefois moins implanté que dans les pays anglo-saxons). – le «buycott!», soit l’incitation à acheter certains produits «éthiques». Cette dernière tendance conduit à la croissance de la consommation engagée, au travers de labels, de certification, de circuits de distribution alternatifs. C’est donc un moyen d’exprimer des opinions politiques.
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La consommation engagée ne se résume pas à un comportement individuel, les boycotts s’accompagnent le plus souvent de techniques de médiatisation, (campagnes, pétitions, détournement de publicité…). La consommation engagée peut également conduire à s’engager dans des associations (UFC Que choisir, Amap, association vegan, de défense de la cause animale...)
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A retenir :
Ainsi les individus peuvent s’engager dans : des partis politiques, des syndicats, des associations (autres que les partis politiques et les syndicats) et ou des groupements pour participer et ou organiser des actions collectives (qu’elles soient ou non conflictuelles).
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Auto-évaluation
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II) Pourquoi les individus s'engagent-ils ?
OA 2 : Comprendre pourquoi, malgré le paradoxe de l’action collective, les individus s’engagent (incitations sélectives, rétributions symboliques, structure des opportunités politiques).
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France 3 – Journal 12/13H le 06/04/2016
Q2: Quelles étaient les motivations des participant au mouvement "nuit debout" ? Q1: De quelle manière les participants à nuit debout, cherchent-ils à interpeler le pouvoir ? Q3 : Qu'est-ce qui unissait les participants ?
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Document : Mouvement social et action collective « Les mouvements sociaux sont des formes particulières d’action collective. Trois critères sont généralement admis pour les spécifier. D’abord, ils se manifestent par l’engagement d’acteurs individuels et organisés dans une action collective conflictuelle contre un adversaire afin de promouvoir ou de s’opposer à un changement. Ils supposent donc des relations antagonistes entre des acteurs qui cherchent à contrôler un même enjeu qu’il soit économique, politique ou culturel. Ensuite, ils se caractérisent par des initiatives concertées et coordonnées au moyen de stratégies et de ressources, sous tendues par des réseaux d’échanges denses et informels. Enfin, les mouvements sociaux n’existent pas sans la formation d’une identité collective : l’engagement partagé autour d’une même cause permet aux acteurs de se reconnaître non seulement comme liés les uns aux autres, mais également comme appartenant à un mouvement plus large. » Source : D’après « Les 100 mots de la sociologie », Sous la dir de S. Paugam, QSJ, p82.
Q1: Donnez un exemple d'identité collective et un exemple d'action collective contestaire. Q2: Pourquoi les individus peuvent-ils être amenés à participer à une action collective ou à un mouvement social. Q3: Expliquez la phrase soulignée en vous appuyant sur un exemple précis.
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Si le vote est un moyen privilégié pour agir en démocratie, il n'est pas le seul. L'exitence de nombreux mouvements sociaux est un indicateur du dynamisme de la participation politique. Tous les exemples de mouvements sociaux (grève des ouvriers contre la fermeture de leur usine, mouvement des sans-papier, mouvement contre la loi "travail" en 2016, conflit sur la question des retraites en 2020 ...) présentent quatre caractéristiques : - l'action que les individus mènent est concertée et coordonnée ; - leur objectif est de revendiquée (hausse de salaire) ou de défendre une cause (égalité hommes-femmes) ; - il s'agit d'une action contre un adversaire identifié, dans une logique de conflit social ; - enfin les procédures d'expression échappent à la contrainte d'un cadre juridique ou institutionnel (en plus des moments d'élection, organisation flexible et peu hiérarchisée.
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01
Le paradoxe de l'action collective
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Les premières théories de l’action collective insistent sur le rôle de la frustration, de l’émotion dans la mobilisation, avec une approche parfois plus psychologique ou psychosociologique. Leur raisonnement repose sur l'idée que les individus s’engagent dans une action collective sur des bases irrationnelles. Leur engagement résulterait d’une dynamique émotionnelle et imitative. L’individu est gagné par une « contagion », sous l’influence d’un « meneur ». L’action collective est alors perçue comme une éruption irrationnelle et potentiellement dangereuse.
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Proportion de salariés membres d'un syndicat dans les pays de l'OCDE en 2018
Globalement sur une période récente: le taux de syndicalisation ne bouge pas en France, il reste à un faible niveau global de 11%. Mais si ce taux monte à 19,8% dans la fonction publique, il stagne à 8,7% dans le secteur marchand privé.
Q1 : Comparer le taux de syndicalisation de la France avec celui de l'inslande (faire un calacul approprié) Q2 : Calculer la baisse du taux de syndicalisation en France depuis 1975 Q3: Comment caractériser la situation de la France vis à vis du syndicalisme ?
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La publication en 1966 de l’ouvrage de Mancur Olson Logique de l’action collective va avoir une influence considérable sur la sociologie des mouvements sociaux, en recentrant l'analyse sur la décision de l'individu de participer ou non à une action collective.
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Document : Le paradoxe de l’action collectiveLa participation à la mobilisation n’apporte (...) pas à priori plus de bénéfices que la non-participation ; en revanche, elle induit des coûts (temporels, financiers, physiques) qui peuvent être importants pour l’individu. Celui-ci va donc choisir « rationnellement » la solution qui maximise ses bénéfices sans augmenter ses coûts, à savoir la non- participation, appelée stratégie du « passager clandestin » (free rider) (...). Pour prendre un exemple : l’ouvrier rationnel choisit de ne pas participer à la grève (qui peut induire des coûts : perte de temps, de salaire, risque de licenciement...) car il sait que si celle-ci réussit, il bénéficiera de toute façon de l’amélioration des conditions de travail qui en résultera. La conclusion (...) est claire : du point de vue d’un individu rationnel, la participation n’est pas le meilleur choix. La conséquence logique de cette démonstration est que, si chaque individu tient le même raisonnement isolément, toute mobilisation devient impossible. Et pourtant, l’observation démontre le contraire : il y a bien des mobilisations et don c des décisions de participer. (...) deux solutions à ce paradoxe apparent. - tout d’abord, (...) la taille du groupe où s’enclenche la mobilisation a une influence importante sur la décision de participer ou non : plus le groupe est de petite taille, plus la non- participation d’un individu sera « visible » et plus il sera susceptible de subir la pression du groupe pour participer à la mobilisation ; inversement, au sein d’un groupe de grande taille, cette décision de retrait sera moins visible (...). - ensuite, et surtout, (On) résout le paradoxe en construisant le concept d’« incitation sélective », qui désigne un système d’avantages utilisé par les organisateurs de la mobilisation afin d’inciter les individus à participer. (...) La fourniture de biens, de service, l’assistance juridique... sont des exemples d’incitations sélectives. (...) l’existence de ces incitations sélectives permet de dépasser la situation du « passager clandestin ». Source : D’après « Introduction à la sociologie politique », J-Y. Dormagen et D. Mouchard, 5ème éd, pp. 222-224
Q1 : Rappelez ce qu'est un groupe social ?Q2 : Pourquoi le fait d'avoir des intérêts communs ne suffit pas pour participer à une action collective ? Q3 : Pourquoi le type "p assager clandestin" est-il qualifié de rationnel ? Q4 : Pourquoi malgré le paradoxe de l'action collective les individus participent aux actions collectives ?
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L’économiste Mancur Olson a montré que la mobilisation ne va jamais de soi. Pour réunir des individus dans une même action, il ne suffit pas qu’ils aient des intérêts communs ni qu’ils forment un groupe d’intérêt (c’est-à-dire qu’ils soient conscients de leurs intérêts communs). Un individu rationnel peut avoir intérêt à ne pas participer à une action collective, mais attendre que les autres se mobilisent et obtiennent une situation bénéfique pour tous. L’individu échappe ainsi aux coûts de la mobilisation tout en bénéficiant de ses avantages. On qualifie ce comportement de « passager clandestin ». Par exemple, dans le cadre de revendications salariales, le passager clandestin est celui qui ne fait pas la grève et n’aura ainsi pas de retenue sur son salaire, tout en bénéficiant des augmentations salariales permises grâce à la mobilisation des autres. Pour éviter ce type de comportement, des incitations à la participation peuvent être mises en place. Les incitations sélectives consistent à jouer sur l’intérêt bien compris des individus et à faire ainsi en sorte qu’il soit avantageux pour eux de participer à l’action collective. Le mécanisme repose sur la récompense ou la pénalité : par exemple, réserver les augmentations de salaire aux adhérents des syndicats qui se sont mobilisés.
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02
Les limites du modèle d'Olson
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Si le modèle d’Olson, fondé sur la recherche des avantages économiques, peut contribuer à expliquer pourquoi, dans les grandes démocraties, l'engagement politique concerne une minorité d'acteurs, il comporte certaines limites. Ainsi, il ne prend pas en compte les autres motivations (morales ou identitaires) qui peuvent pousser à s'impliquer dans une action collective. Certaines gratifications de l'engagement politique peuvent être symboliques, avec la possibilité d'acquérir une culture, d'entretenir une sociabilité festive, de rechercher la valorisation de soi ; il y a alors une véritable dimension identitaire à l'engagement politique. L'une des explications de l'engagement politique consiste à mettre l'accent sur les pressions exercées par le groupe social qui transmet des valeurs et des références. Certains auteurs ont insisté, dans le cadre de la théorie de la mobilisation des ressources, sur le rôle des réseaux de sociabilité (appartenance à une association, une communauté, etc.) qui favorise plus ou moins l'engagement politique.
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03
La structure des opportunités politiques
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La notion de structure des opportunités politiques (SOP) permet de mieux saisir les conditions d'émergence d'un mouvement social. Elle met en avant le contexte politique comme catalyseur ou répresseur des mobilisations.
Document : La structure des opportunités politiques"On peut dégager, quelques composantes de base de la structure des opportunités politiques : le degré d’ouverture ou de fermeture du système politique (porte-t-il attention aux griefs exprimés par les groupes mobilisés ou répond-il par la surdité, voire la répression ?) ; l’état des alliances au sein du champ politique (plus les rapports entre les forces politiques sont conflictuels et concurrentiels, plus les groupes mobilisés peuvent espérer tirer parti de ces divisions) ; les relais dont disposent les groupes protestataires au sein du système politique (par exemple s’ils sont soutenus par des hauts fonctionnaires de tel secteur en lien avec l’enjeu de la mobilisation) ; le type de réponse apporté par le système politique (se contente-t-il d’une réponse symbolique ou met-il en œuvre des actions effectives ?). Ces opportunités peuvent donc peser sur le déclenchement, le déroulement et le succès des mouvements sociaux. Encore faut-il pour cela qu’elles soient perçues et utilisées comme telles par les acteurs de la mobilisation (par exemple en identifiant et en « activant » les relais dont ils peuvent disposer au sein du système politique, ou en exploitant effectivement les dissensions au sein du système politique). Le concept de structure des opportunités politiques ne doit donc pas être utilisé de façon statique et figée, mais doit être rapporté à l’activité stratégique des entrepreneurs de mobilisation ». Source : D’après « Introduction à la sociologie politique », J.Y. Dormagen et D. Mouchard, 5ème éd, pp 227-228.
Q1 : Quelles réactions les manisfestations peuvent-elles provoquer de la part des citoyens, des partis politiques, des médais et des autorités publiques (L'Etat) ? Q2 : En quoi la structure des opportunités politiques peut-elle expliquer l’engagement politique des individus ? Q3 : Proposez une analyse du mouvement des gilets jaunes en vous appuyant sur le concept de SOP
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Comme tout modèle, celui de la SOP présente des limites et a fait l’objet de critiques : - La capacité des mouvements sociaux à influencer le jeu politique et donc à peser eux-mêmes sur la SOP a souvent été négligée. - La SOP ne dit pas toujours comment les militants se saisissent des opportunités politiques : Il ne suffit pas que des opportunités soient offertes, il faut encore qu’elles soient saisies et elles ne peuvent l’être que si elles ont été au préalables perçues.
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Auto-évaluation
III) Les déterminants de l'engagement
OA3 : Comprendre que l’engagement politique dépend notamment de variables sociodémographiques (catégorie socioprofessionnelle, diplôme, âge et génération, sexe).
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L'identité politique est trés largement influencée par les expériences que les individus vont vivre tout au long de leur vie (socialisation secondaire). Les effets des générations jouent de façon trés forte sur la structuration idéologique des indivdidus, du fait des expériences différentes vécues Au delà des effets de génération qui peuvent exister, l'identité politique des individus dépend aussi beaucoup des groupes particuliers auqels ils ont pu appartenir. L'appartenance à différentes associations, qui ont toutes des pratiques différentes, va fortement structrer le rapport à la politique des individus : un individu ayant une sensibilité écologique n'aura pas la même identité politique s'il adhère au parti Europe écolgie les verts (EELV) ou à Greenpeace.
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01
Catégorie socioprofessionnelle, diplôme et engagement politique
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Comprendre et expliquer l’engagement politique nécessite de prendre en compte et de combiner un ensemble de variables telles que l’âge, la génération, le sexe, la CSP d’appartenance, le niveau de diplômeLes pratiques politiques individuelles sont aussi le fruit d'une interaction entre un contexte structurel (normes sociales) et une histoire personnelle.
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Q1 : Faites une phrase avec la donnée entourée du graphique. Q2 : Comparez la propension à s'engager dans le bénévolat entre les diplômés du supérieur et les personnes peu ou pas diplômées. Q3 : Faites ressortir l'idée générale du document.
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Mathieu ex militant PS
Q1 : Quelle sont les raisons qui ont conduit ce militant a faire évoluer son engagement ? Q2 : Comment son militantisme poltique a servi de base à son militantisme associatif ?
Q1 : Quelle est la signification du nombre entourée ? Q2 : On peut faire ressortir deux types de motivation (deux types de s'engager : "s'engager pour/avec les autres" et "s'engager pour soi". Montrez comment elles ont évolué. Q3 : A partir des réponses données par les individus interrogés quelle sont les 3 principales qualités associées au bénévole ?
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02
Age, génération et engagement politique
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Document : Disponibilité biographique et engagement politique « La situation sociale d’un individu apparaît par ailleurs plus ou moins favorable à l’engagement. (…) Les volontaires du Freedom Summer sont jeunes, célibataires et sans enfant, et disposent de ressources matérielles (ils travaillent et où sont issus de familles favorisées). Ils échappent ainsi aux contraintes familiales, conjugales, financières, voire professionnelles (ceux qui travaillent sont souvent enseignants et la mobilisation a lieu l’été). Les coûts de l’engagement (en risques, en temps…) sont pour eux moins pesant que pour d’autres catégories. Sur ce point, la « disponibilité biographique » apparaît un élément particulièrement important : la période avant l’entrée dans la vie active (celle des études) et la retraite apparaissent ainsi plus propices à l’engagement, d’autant qu’elles s’accompagnent souvent de moindres contraintes familiales (pas d’enfant à charge). Source : « Sociologie politique, comportements, acteurs, organisations », A-C. Douillet, p.107
Q1: Citez un exemple pour chacune des contraintes évoquées dans le texte. Q2: Qu'est-ce qui peut favoriser ou au contraire freiner l'engagement d'un individu ? Q3: Quel lien peut-on établir entre la disponibilité biographique et l'engagement politique ?
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03
Genre et engagement
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Document : Une sous-politisation des femmes, persistante et paradoxale La politisation des femmes, entendue au sens de l’intérêt et de l'attention accordée au déroulement de la compétition politique, et aux thèmes débattus dans le champ politique, est toujours inférieure à celle des hommes même si, là encore, les écarts tendent à se réduire à diplôme équivalent. Or, la politisation apparaît objectivement liée à la possession d'une compétence proprement politique. On peut ainsi faire l'hypothèse que, si le sentiment de compétence politique continue de varier selon le sexe, c'est qu'il n'est pas transmis de la même manière aux filles et aux garçons. Tout se passe comme si (…) les filles étaient toujours légèrement moins « disposées » à s'intéresser à la politique que les garçons, et par conséquent moins compétentes politiquement que ceux-ci. Ainsi, dans toutes les classes sociales, mais ce d'autant plus que le niveau de diplôme est bas, les femmes restent moins familiarisées que les hommes avec les acteurs ou les enjeux politiques, connaissent moins bien les partis politiques et leurs représentants, et leur pourcentage de « sans-opinion » est systématiquement plus élevé sur des questions politiques. La socialisation politique s'effectue donc toujours selon un modèle sexuellement différencié, où les hommes possèdent l’« autorité politique » et où les femmes demeurent en partie exclues de la compétence politique. (…) Les inégalités de politisation sont liées à l'histoire de la division du travail entre les sexes qui traditionnellement réserve les activités extérieures aux hommes et celles de l'espace privé aux femmes. (…). Ce rapport d'exclusion des femmes envers la politique persisterait dans les sociétés contemporaines en dépit des transformations de la division du travail entre les sexes. » Source : D’après « Femmes en politique » C. Achin et S. Lévêque, La découverte, pp 29-31
Q1: Faites une phrase avec les données chiffrées concernant l'engagement des lycées dans les activités du lycée. Q2: Distinguez les formes d'engagement privilégiées par les filles et celles privilégiées par les garçons. Q3: Comment s'explique la relative moindre politisation des femmes ?
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Q1 : Faites une phrase avec la donnée "48" du tableau Q2 : Que constate-t-on concernant l'écart des taux d'adhésion entre les hommes et les femmes ? Q3 : Pourquoi les différences d'engagement ne peuvent pas s'expliquer par la seule variable sexe ?
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Document : Socialisation politiqueLa famille n’est cependant pas la seule instance socialisatrice à participer de la formation des dispositions à l’engagement. Même si ses effets semblent plus incertains (Maurer, 2000), l’école peut aussi intervenir dans ce processus à différents niveaux (rôle d’un enseignant, cours d’instruction civique, élection des délégués de classe, représentation dans les conseils d’établissement). De la même manière, la vie au sein d’une communauté (qu’elle soit villageoise, religieuse ou ethnique) peut favoriser la production et la transmission de dispositions à l’engagement (Obershall, 1973). Plusieurs auteurs insistent dans une veine proche sur l’influence des pairs et du milieu professionnel. La fréquentation d’amis, de voisins, de collègues militants ou syndiqués déjà investis en politique ou d’autorités sociales légitimes apparaît ainsi décisive dans la construction des « raisons d’agir » des individus. C’est ainsi que l’on peut expliquer l’entrée en militance de certains ouvriers en Grande-Bretagne (Andrews, 1991), certaines logiques d’adhésion à la CFDT (Duriez et Sawicki, 2003) ou l’investissement politique (impulsé par des prêtres) dans des formations démocrates-chrétiennes (Fretel, 2004). Mais il est également des cas inverses où c’est l’absence préalable de relations interpersonnelles (et le sentiment éprouvé d’isolement) qui va susciter l’engagement, comme dans le cas de la mobilisation des chômeurs de l’hiver 1997- 1998 étudié par Sophie Maurer (2001). L’auteure insiste à ce titre sur la nécessité de faire un 98 usage dénué de toute prénotion de la notion de disposition. Comme elle le remarque, la présence de tel ou tel élément peut certes favoriser l’engagement, mais il faut aussi accepter l’idée que l’absence de tel ou tel élément puisse également jouer. L’engagement peut ainsi intervenir à tout moment, sans forcément procéder de l’activation de dispositions. L’étude d’Olivier Filleule et Christophe Broqua (2000) sur les militants des associations de lutte contre le sida (AIDES, ActUp) en fournit une bonne illustration, en mettant en lumière l’importance de l’expérience directe ou indirecte du sida et les effets des changements dans le vécu de cette maladie sur l’engagement (Filleule et Broqua, 2000). l'engagementagreg.pdf
Q1: Quelles sont les instances qui participent à la socialisation politique des individus ? Q2 : Montrez que l'engagement politique peut ne pas être due à une socialisation par un tiers.
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Des études montrent que l’engagement des bénévoles semble être de plus en plus ponctuel. Globalement, ils sont de plus en plus réticents à s’engager régulièrement, sur le long terme. Ils préfèrent être bénévoles à l’occasion d’un événement précis, et non pas toute l’année. 10% des Français donnent du temps chaque semaine au profil d’une association, alors qu’ils étaient 12% en 2010. lI y a autant de femmes que d’homme bénévoles aujourd’hui. On pourrait parler de féminisation, mais en réalité on observe plutôt un recul du bénévolat chez les hommes. Enfin, en terme d’âge, le bénévole moyen a rajeuni. Les + de 35 ans s’engagent de plus en plus, tandis que les + de 65 ans (pourtant champions de l’engagement associatif) tendent à se désengager. Il y a ici un vrai questionnement des responsables associatifs face à ce désengagement significatif. Le bénévolat constitue une telle ressource pour les associations que cette transformation de la disponibilité des bénévoles peut s’avérer préoccupante pour l’avenir.
Des études montrent que l’engagement des bénévoles semble être de plus en plus ponctuel. Globalement, ils sont de plus en plus réticents à s’engager régulièrement, sur le long terme. Ils préfèrent être bénévoles à l’occasion d’un événement précis, et non pas toute l’année. 10% des Français donnent du temps chaque semaine au profil d’une association, alors qu’ils étaient 12% en 2010. lI y a autant de femmes que d’homme bénévoles aujourd’hui. On pourrait parler de féminisation, mais en réalité on observe plutôt un recul du bénévolat chez les hommes. Enfin, en terme d’âge, le bénévole moyen a rajeuni. Les + de 35 ans s’engagent de plus en plus, tandis que les + de 65 ans (pourtant champions de l’engagement associatif) tendent à se désengager. Il y a ici un vrai questionnement des responsables associatifs face à ce désengagement significatif. Le bénévolat constitue une telle ressource pour les associations que cette transformation de la disponibilité des bénévoles peut s’avérer préoccupante pour l’avenir.
IV) Les transformations de l'engagement politique
OA4 : Comprendre la diversité et les transformations des objets de l’action collective (conflits du travail, nouveaux enjeux de mobilisation, luttes minoritaires), des acteurs (partis politiques, syndicats, associations, groupements) et de leurs répertoires.
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Si les enquêtes des politistes montrent, en termes de comportements politiques , une défiance grandissante des citoyens face aux institutions et aux élus, le déclin (réel) de la participation politique traditionnelle (vote, adhésion à un parti) ne doit pas masquer le fait que l'engagement poltique actif sur les questions de société reste vivace.
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01
les transformations des objets de l’action collective
Dans la lignée des travaux de Marx, le mouvement ouvrier est considéré comme le moteur du développement de la société moderne. Certains auteurs affirment que celui-ci a perdu de son intensité dans les années 1960-1970 et a largement laissé la place à de nouveaux mouvements sociaux (mouvement étudiant de 1968, mouvements anti-nucléaires, mouvements féministes) qui se définissent par opposition aux anciens.
Document : Les conflits du travail : quelle évolution ? « Si la grève est une des formes les plus institutionnalisées de la conflictualité en entreprise, cette dernière peut se manifester sous d’autres formes : rassemblement, manifestation, pétition, occupation, boycott, blocage, etc. 1,5 % des entreprises déclarent avoir connu au moins une forme de mobilisation collective différente de la grève en 2017 : 1,1 % au moins un rassemblement et/ou une manifestation, et 1,0 % au moins une pétition. (...) Les différentes formes de conflictualité collective en entreprise ne sont pas exclusives les unes des autres. Parmi les entreprises ayant connu au moins une grève en 2017, 17,9 % déclarent d’autres formes de mobilisation collective. Ces autres modes d’action peuvent être utilisés de façon complémentaire à la grève, mais leur recours peut aussi être privilégié par rapport à celui de la grève, lorsqu’ils sont considérés par les salariés comme moins contraignants et moins pénalisants. La part des entreprises ayant connu au moins une forme de conflit alternative à la grève est plus importante dans les services que dans les autres secteurs, et augmente avec la taille de l’entreprise. Elle est également plus élevée en présence de délégués syndicaux dans l’entreprise. Source : Dares, « Les grèves en 2017, une intensité moindre après le pic de conflictualité de 2016 »
Q1 : Faites une phrase explicitant le sens des données 2005 et 2017 Q2 : Quels constats ressortent de l’étude de ce document ? Q3 : Pourquoi une baisse des JINT pour motif de grève n'est-elle pas nécessairement le reflet d’une baisse des conflits du travail?
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Document : Anciens et nouveaux mouvements sociaux : une rupture à relativiser « La question de savoir si les NMS représentaient véritablement une rupture a suscité de nombreuses et vives controverses. Certes, chaque cycle voit se succéder des modes de protestations plus ou moins significativement différents, qui en renouvellent au moins en partie le genre. Il ne fait pourtant guère de doute que la comparaison avec le mouvement ouvrier a contribué à grossir artificiellement les traits de l’opposition et donc de la nouveauté. Une perspective plus nuancée, (…) invite davantage à mettre l’accent sur les dynamiques et les continuités de l’action collective, notamment les processus d’institutionnalisation que connaissent continuellement les mouvements sociaux, relativisant d’autant la coupure stricte entre un « avant » et un « après ». (…) En fait, les questions d’identité, de valeurs et d’organisations d’un mouvement social ne font jamais complètement table rase du passé, même lorsqu’elles sont définies « contre » ou « à distance » de celui-ci. Quelques études emblématiques des NMS : La cause des droits des femmes qui figure au rang des NMS les plus étudiés, atteste parfaitement de la complexité et de l’enchevêtrement des trajectoires, des idées ou, plus largement, des logiques d’action. Son caractère novateur est éminemment discutable, d’une part parce qu’elle s’inscrit dans une tradition relativement ancienne, dont l’un des épisodes les plus célèbres est fourni dès la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni par la lutte des « suffragettes », d’autre part parce qu’elle a toujours entretenu des liens, plus ou moins étroits avec des organisations classiques telles que les syndicats. L’aspiration à l’égalité entre les hommes et les femmes se décline aujourd’hui dans une multitude de domaine, tant sur la scène politique qu’au travail. » Source : « Dictionnaire des mouvements sociaux », sous la dir d’O. Fillieule, L. Mathieu et C. Péchu, presses de science Po, pp 373- 375
Q1 : Sur quelles dimensions des mouvements sociaux, porte la distinction entre "anciens" et "nouveaux" mouvements sociaux" ?Q2: Montrer que l’opposition entre « anciens » et « nouveaux » mouvements sociaux ne parait pas toujours pertinente.
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02
Les transformations des acteurs de l’action collective
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Nouveau militantisme ?
Q1: Sur quels clivages les nouveaux mouvements sociaux sont-ils fondés ?
Q2: Comment se positionnent-ils par rapport au pouvoir politique ?
Q3: Par opposition aux partis et syndicats, quel type de structures valorisent-ils ?
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L'évolution des répertoires d’action collective
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Les moyens d’action utilisés par les participants à une actions collective dépendent de la période considérée, chaque époque proposant un répertoire particulier de moyens d’action. La révolution a conduit à une large redéfinition des répertoires de l’action collective. Avant celle-ci l’action collective se situait à un niveau local et se plaçait sous la protection d’un notable pour porter ses revendications et les légitimer (l’exemple type en est la révolte paysanne). A partir du milieu du XIXe siècle, elle prend un tour plus national et ne fait plus appel à des soutiens extérieurs pour défendre ses revendications. Le mouvement ouvrier est ainsi représenté par des organisations spécialisées que sont les syndicats, et dont les membres sont eux-mêmes issus du monde ouvrier. La cible est le pouvoir central et de nouveau moyens de protestation sont utilisés, comme la grève ou la manifestation.
Les gilets jaunes : valeurs matérialistes ou post-matérialistes ?
Q1 : Quelles sont les revendications matérialistes portées par le mouvement des GJ ? Q2 : Sur quoi portent les autres revendications ?
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Les enquêtes montrent que le potentiel protestaire est élevé (proportion d'individus qui se déclarent prêt à signer une pétition, manifester, participer à une occupation de locaux, etc.). Les mouvements contestataires se sont multipliés (DAL, RESF, ATTAC, etc.), de nouveaux enjeux écologiques et culturels apparaissent et susitent des mobilisations (Act-up, Greenpeace, Extinction Rebellion, etc). La participation des jeunes à ces mouvements se fonde sur un désir d'autonomie, et sur la volonté de pouvoir suivre ses convivtions au plu prés, sans compromis. Ce refus des étiquettes politiques et des pratiques politiques traditionnelles est à relier à la montée de l'individualisme.
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Q1 : Qui sont les "Blacks blocs" ? Q2: Où se classent-ils politiquement ? Q3: Quelle est l'ampleur du phénomène ?
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Entraînement Épreuve du Bac. EC2
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Conclusion généraleLa participation électorale est essentielle dans le cadre des démocraties ou le pouvoir procède du peule souverain : la figure centrale est constituée par le citoyen actif qui s'implique dans les débats de la Cité. Mesurée régulièrement par les baromètres, le sentiment d'éloignement éprouvé par les citoyens à l'égard de la politique se situe à un niveau élevé. Néanmoins, les progrès de la démobilisation électorale ne doivent pas conduire à conclure à une rupture des citoyens avec le vote et le système politique.
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Pour aller plus loin.