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Peindre_Paul Langevin
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Created on April 14, 2021
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Transcript
École Paul Langevin
Narration et chansons
Saint-Jean de Braye - Année 2020/2021
Par les élèves des classes de CE1/CE2, CE2, CM1 et CM2
Peindre
entre poésie, peinture et musique...
Illustrations
Texte : Marc Elder / Claude MonetChansons : Maurice Carême / Julien Joubert
Par les écoles élémentairesde Saint-Jean de Braye
En partenariat avec L'Atelier
et La musique de Léonie
À Giverny, chez Claude Monet
Le peintre I
Est-ce Michel-Ange, VinciRembrandt, Brugel, Angelico ? Bien malin qui pourrait ici Le reconnaître à son chapeau Bordé d'étoiles. Quand à la toile, Qui pourrait en parler ? Sans voile, C'est un déluge de clartés.
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
– (Monet) Dix heures et demie, dit-il, allons les voir : ils sont ouverts (…) – D'où vous est venu, mon cher maître, ce goût pour les nymphéas ? – (Monet) Ma foi, je n'en sais rien… Attendez que je réfléchisse… Il y avait un ruisseau, en bordure de ma propriété. Je lui ai ouvert un fossé, de façon à remplir un petit étang creusé dans mon jardin. J'aime l'eau, mais j'aime aussi les fleurs. C'est pourquoi, une fois le bassin rempli, je songeai à le garnir de plantes. J'ai pris un catalogue et j'ai fait un choix au petit bonheur, voilà tout…
Comme l'eau passe
Une rivière sur laquelle Se couche à l'aise tout le ciel, Quatre platanes qui se penchent Jusqu'à toucher l'eau de leurs branches. L'été scintille, transparent, Avec l'éclat d'un diamant Qu'un soleil lent, mais entêté Ne cesse jamais de tailler. Comme l'eau passe devant moi, Le temps me coule entre les doigts.
Illustrations réalisées par l'école Anne Frank
– (Monet) Mon jardin est une œuvre lente, poursuivie avec amour. Et je ne me cache pas que j'en suis fier !… Il y a quarante ans, quand je suis venu m'installer ici, il n'y avait rien qu'une maison de paysan et qu'un pauvre verger… (…) J'ai acheté la maison et, petit à petit, je l'ai agrandie, organisée. Mon salon, c'était la grange… Nous nous sommes tous mis au jardin : je bêchais, plantais et sarclais moi-même ; le soir, les enfants arrosaient.
On dirait qu'on entend
On dirait qu'on entend Pleuvoir le temps Usant les vieilles pierres De la rivière; On dirait qu'on entend Pleuvoir les ans Qu'emportent doucement Les eaux du temps.
– (Monet) Un jour, j'ai pu franchir la route et commencer ce jardin… Je peignais encore aux environs, à l'époque : à Vétheuil, à Limetz… – Où vous avez fait la série des Peupliers ? – (Monet) Oui, et ç'a été une drôle d'histoire ! J'ai dû acheter les peupliers pour achever de les peindre. – Voulait-on les abattre ? Monet opine.
Illustrations réalisées par l'école Louise Michel
– (Monet) Tout gamin, j'étais très doué pour le dessin. D'instinct, je griffonnais sans cesse, je croquais des silhouettes, des types, au théâtre, à la rue, partout. J'inclinais même à la caricature et, vers seize ans, je réussissais le portrait-charge si bien au goût des Havrais que les clients affluaient. (…)
Il voulu encore un verger Avec, au milieu, des pommiers Et, dessous, des paniers de pommes. Mais, soudainement agacé Par ses demandes répétées, Je l'ai effacé, lui aussi, Pour ne plus avoir de souci.
Le gros bonhomme
Jeudi matin, pour m'amuser, J'avais dessiné un bonhomme, Aussi rouge qu'un géranium. A peine l'avais-je achevé, Il a demandé un voilier, Des poissons dans un aquarium, Un jardin rempli de rosiers. Alors j'ai pris ma gomme, Pour effacer le mobilier Décoré de tiroirs dorés Que je lui avais crayonné.
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
– (Monet) Un encadreur exposait ces portraits dont la rue s'amusait. C'est là que Boudin les vit. (…) Au Havre alors, Boudin n'était pas une recommandation ! Personne ne comprenait sa peinture : on se moquait, et moi comme les autres. J'attachais donc peu de prix à ses louanges. Mais il me revit, insista. « Tantôt, je vais peindre à la campagne, me dit-il un jour. Venez avec moi. Il faut que vous peigniez. » Je l'accompagnai et devant moi il couvrit une toile… Ah ! Quelle révélation !… La lumière venait de jaillir… Le lendemain j'apportai une toile : j'étais peintre.
Le crayon bizarre
J'ai un crayon bizarre. Si je dessine un chien. Il en fait un lézard. Si j'esquisse un Indien, Il campe un casoar. Si je croque un jardin, Voilà une guitare. Je veux un arlequin ? Il me donne un jaguar.
Si je ne pense à rien, Il me fait un dessin Aussi beau qu'un Chardin. Oh ! le crayon bizarre !
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
– (Monet) « C'est bien, tout cela est très bien, mais c'est du chic, m'a-t-on dit, il faut aller chez Gleyre. Gleyre est notre maître à tous. Il vous apprendra à faire un tableau ». Me voilà chez Gleyre, un homme célèbre en 1863 et dont le nom, aujourd'hui, ne vous dit plus rien, j'en suis sûr… Aux premières séances, je m'appliquais. Le jour de la correction, Gleyre, tend le cou vers ma toile et m'apostrophe : « Mais c'est très bien ça, jeune homme. Seulement, c'est trop dans le caratère du modèle. Vous avez devant vous un homme trapu, vous le faites trapu ! Il a de gros pieds, vous lui faites de gros pieds !… Quand on dessine une figure, il faut toujours penser à l'antique. » J'étais assez déconcerté. Deux ou trois corrections de ce genre me poussèrent à bout. J'entraînai mes amis et nous quittâmes l'atelier Gleyre…
Le peintre II
D'où lui était venu l'idée De peindre le cheval en vert? Dans la prairie une orchidée Paraissait fleurir à l'envers. Il chercha et ne trouva rien. Il reprit le crayon en main. Il peignit donc ce cheval là En vert, se demandant pourquoi Il avait tout l'air d'être en bois Comme les cheveaux de manège, Qu'enfant les deux pieds dans la neige, Il avait vu, oh ! si souvent, Tourner comme par sortilège Pour d'autres que lui dans le vent !
Illustrations réalisées par l'école Jacques Prévert
– (Monet) Belle-Île ! La belle étape de mon existence !… J'y ai peint ce pêcheur que vous voyez là, hirsute comme son pays.(…) Je m'étais établi dans une auberge hantée seulement par les pêcheurs, les gens de mer, à Kervilahouen. En arrivant l'hôtesse m'avait dit : « C'est que nous n'avons rien à vous donner, que du homard… Aimez-vous ça ? » Fichtre ! Si j'aimais ça ! À moi, Parisien, demander si je voulais du homard ! (…) On me donna une petite table dans un coin de la salle commune et le homard commença. Lundi, mardi, mercredi, jeudi… le matin, le soir… au bout de quinze jours, j'en demandais un peu moins !…
Le peintre de la mer
A force de peindre la mer, Il se prit un beau jour pour elle. Il se mit à tanguer sur terre Comme une grande balancelle. Puis il se vit avec son ombre Presque bleue sur le sable fin S'en aller jusqu'au bout du monde Le long d'une plage sans fin.
Il eut bientôt ses ports, ses phares, Des paquebots voguaient à l'aise Dans l'eau jaune de ses regards. Et, à cheval sur une chaise, Il entendait dans son silence, Se heurter des vagues immenses.
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
– (Monet) Au salon de 1865, j'exposai deux marines qui eurent du succès. J'étais dans les salles avec Bazille quand il rencontra une famille de sa connaissance. Il me présenta. Nous causâmes. Tout à coup arrive un monsieur en chapeau haut de forme, vif, agité, qui se jette en travers de notre groupe, serre des mains et s'écrie : « C'est dégoûtant, on ne me fait compliment que de deux tableaux qui ne sont pas de moi ! Ils sont d'un nommé Monet. Si ce garçon a du succès, c'est parce que son nom ressemble au mien ! » Et tout courant le voilà parti. C'était Manet.
Je suis
Et aussi - pourquoi pas ! Un fauteuil, un boa Une abeille, un hibou. Oui, je suis tout cela Et même vous, oui, vous Qui ne me croyez pas. Hon hon hon...
Je suis une guitare, Un bananier des îles, La lanterne d'un phare, Un écolier tranquille, Mais puis aussi bien être Une dent de lion, Une feuille de hêtre, Un doux caméléon. Hon hon hon... etc.
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
– (Monet) En 1866, ma Femme à la robe verte ayant été remarquée, Zacharie Astruc m'entraîna chez Manet. Il me reçut un peu vertement : « Ah ! C'est vous qui signez Monet ?… Vous avez de la chance, jeune homme, vous avez eu du succès dès vos débuts au Salon. Moi, il y a dix ans que j'essaie de m'y faire voir ! » Puis, après un silence, il ajouta : « C'était bien, votre Femme à la robe verte, mais un peu haut… Il faudra voir ça de près ». Nous sommes restés bons amis depuis lors.
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
Le soleil meurt dans tes cheveux
Le soleil meurt dans tes cheveux. Le soir allume ses abeilles. Je n'ose plus toucher tes yeux. Dors, mon amour, ma merveille, La lune court; moi je veille.
– (Monet) J'ai mangé une fois certain poisson que l'on m'avait vanté comme un des plats les plus fins de Nantes : une lamproie. (j'en ai gardé un mauvais souvenir.) – Mais vous ne connaissez pas encore le beurre blanc ? – (Monet) Ah ! Vous y revenez à ce fameux beurre blanc. Eh bien ! Donnez-moi la recette. – Heu ! La recette… (…) Il suffit de hacher menu quelques têtes d'échalote grise que vous faites cuire à feu très doux dans un verre à porto de bon vin blanc, jusqu'à consistance pâteuse. Ensuite, la difficulté commence, car il s'agit d'incorporer le beurre à cette pâte. Vous projetez le beurre par petits morceaux dans la casserole, une demi-livre pour quatre personnes environ, en remuant toujours et surtout en évitant l'ébullition. La sauce doit être parfaitement liée, onctueuse. Vous salez et poivrez au goût, puis servez très chaud sur un beau poisson cuit au court-bouillon, un brochet de préférence. Le soleil joue dans les cristaux, sur la nappe. Le maître regarde devant lui, un sourire au coin des yeux. – (Monet) Blanche, dit-il, il faudra essayer.
Ce rien de ciel
Il peignit donc une table, un gros pain, À côté du pain, un couteau Et il y mit ce grain de ciel Qui fait que tout est essentiel. Et il y mit ce grain de ciel Qui fait que tout est essentiel.
Il y avait, sur la table, un gros pain : À côté du pain, un couteau Et, près du couteau, une pomme. Et, devant le pain, le couteau, la pomme, Il y avait un homme.
Tout cela, dites-vous, n'a rien Que de banal et même d'enfantin. Mais cet homme était peintre.
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
– (Monet) Latouche, un petit marchand de couleurs qui marquait de la sympathie à notre groupe, exposait parfois nos peintures. Le soir, souvent, nous nous retrouvions dans sa boutique. C'était un lieu de rendez-vous, une parlotte. Je venais d'achever Le Jardin de l'Infante. Je le lui portai : il le mit en vitrine. Du magasin, on pouvait surveiller les passants, leurs mines, leurs grimaces. C'est ainsi que je vis venir Daumier. Il s'arrêta, fit un haut-le-corps, poussa la porte : « Latouche, cria-t-il d'une voix forte, vous n'allez pas retirer cette horreur ? » Je pâlis, j'étouffai comme sous un coup de poing appliqué au cœur. Daumier ! Le grand Daumier ! Un dieu pour moi !… J'avais attendu son verdict en tremblant. Et voilà le camouflet…
Il semble toujours étranger À ce qu'on fait, à ce qu'on dit Et n'aime vraiment regarder Que le vert calme du verger. Il porte un oiseau dans son coeur, L'enfant qui joue des heures, seul, Avec des couronnes de fleurs Sous l'ombre étoilée du tilleul. Il porte un oiseau dans son coeur, L'enfant qui joue des heures, seul, 2 fois Autour de lui riant d'échos, Le monde est rond comme un cerceau.
Il porte un oiseau dans son coeur
Il porte un oiseau dans son coeur, L'enfant qui joue des heures, seul, Avec des couronnes de fleurs Sous l'ombre étoilée du tilleul. Il porte un oiseau dans son coeur, L'enfant qui joue des heures, seul, Il semble toujours étranger À ce qu'on fait, à ce qu'on dit Et n'aime vraiment regarder Que le vert calme du verger.
– Vous vous étonnez de ne voir chez moi que ma peinture et des estampes japonaises ?… Et pourtant j'ai aussi ma collection(…) J'aime toutes les belles choses. Si j'ai dû longtemps me contenter de les regarder au passage, c'est que je ne pouvais les acheter… Seulement, je suis un égoïste. Ma collection est pour moi seul… et pour quelques amis. Je la garde dans ma chambre, autour de mon lit… Venez la voir.
Tu t'es levé
2 fois Tu t'es levé, tu t'es assis. Tu as chanté, lu, réfléchi. Tu as pris une feuille blanche Pour y dessiner une branche, Tu as écrit des bouts de vers Où tu faisais parler l'hiver.
Et maintenant, près de la lampe, Voilà que, brusquement, tu penses, La tête appuyée sur la main, À tous ces humbles petits riens Et te demande, non sans peur, Si ce n'est pas ça le bonheur.
Illustrations réalisées par l'école Anne Frank
Claude Monet va, vient, roule des châssis, recule, scrute son œuvre, allume une cigarette, repart. Une jeunesse incroyable le tourmente. Son beau visage grave étincelle au-dessus des flocons de la barbe neigeuse. Ses yeux s'affilent. Et soudain, cet homme, qui au delà de la soixantaine a bâti ce monument prodigieux, s'arrête à une vision nouvelle. L'œuvre accomplie est déjà loin de l'artiste. Un autre effort le sollicite, une tentation le requiert… – (Monet) Il faudra que je peigne le pont de mon étang lorsqu'il est couvert de glycines, dit-il… Voilà longtemps déjà que j'y pense. Il ne s'agit que de soigner un peu ma vue pour reprendre la brosse…
L'artiste
2 fois Il voulut peindre une rivière; Elle coula hors du tableau. Il peignit une pie grièche; Elle s'envola aussi tôt. Il dessina une dorade; D'un bon, elle brisa le cadre. Il peignit ensuite une étoile; Elle mit le feu à la toile.
Alors... Alors.... Alors....Alors, il peignit une porte Au milieu même du tableau. Elle s'ouvrit sur d'autres portes, Et il entra dans le château.
Illustrations réalisées par l'école Paul Langevin
« 8 mai 1922. Tout l'hiver j'ai fermé ma porte à tous. Je sentais que sans cela chaque jour diminuait et je voulais profiter du peu de ma vue pour mener à bien certaines de mes Décorations. Et j'ai eu grand tort. Car, finalement, il m'a bien fallu constater que je les abîmais, que je n'étais plus capable de ne rien faire de beau. Et j'ai détruit plusieurs de mes panneaux. Aujourd'hui, je suis presque aveugle et je dois renoncer à tout travail. C'est dur, mais c'est ainsi : triste fin malgré ma belle santé ! » Post-scriptum Au mois de janvier 1923, Claude Monet a été opéré de la cataracte. La vue revenue, et sollicité de nouveau par la féerie du monde, le peintre a repris ses pinceaux. Ils ne mentent plus à la main encore si jeune et que guide un œil sûr. La conscience en paix, Claude Monet travaille.
Un oiseau dans le coeur
2 foisAvoir un oiseau dans le coeurN'est pas donné à tout le monde. Quelquefois, il est si moqueur Qu'il me fait honte. Si je fais semblant de le croire, Il s'envole et me laisse là, Si je fais semblant de le croire, Il s'envole et me laisse là, Pantois
2 foisAvoir un oiseau dans le coeurN'est pas donné à tout le monde. Quelquefois, il est si moqueur Qu'il me fait honte. Il est sûr dit-il de me voir, Un matin, empereur ou tzar. Se moque-t'il de moi ? Se moque-t'il de moi ?
Photos réalisées par l'école Paul Langevin
Bravo à tous les élèves pour leur investissement dans ce projet ! Les concerts de fin d'année n'ayant pas pu avoir lieu, les équipes se sont mobilisées afin de pouvoir proposer une autre finalité au travail réalisé tout au long de l'année autour de cette œuvre. Les productions d'art visuel ont été réalisées en classe avec les enseignants ainsi que les intervenants et les bénévoles de l'association abraysienne L'Atelier. Classes de Mme Knobloch, Mr Couture, Mme Chagué, Mr Forgues et Mr Maida. Le travail musical, les enregistrements, les montages audio et ce document numérique ont été réalisés par l'équipe de La musique de Léonie. Corinne Barrère (chef de choeur) et Julien Joubert (compositeur). Nous espérons pouvoir retrouver les élèves sur scène très vite. Ces projets musicaux sont possible grâce au partenariat entre la ville de Saint-Jean de Braye et l'association La musique de Léonie.
www.musique-leonie.com
www.atelier-braye.fr
