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LEXIQUE et GRAMMAIRE

yohann.bourdon

Created on April 13, 2021

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Transcript

QUELLE PLACE RESERVER AU LEXIQUE ET A LA GRAMMAIRE

dans le cours de langues vivantes?

1- Quelques principes et techniques

Tout au long de la séquence, le professeur aura à cœur d’enrichir le des élèves en fonction des besoins de compréhension et d’expression.

BAGAGE LEXICAL ET GRAMMATICAL

Il s’efforcera de respecter certains principes :

La grammaire et le lexique doivent être considérés comme des outils au service du sens. L'apprentissage de la grammaire et du lexique n'est pas une fin en soi. Le lexique et la grammaire sont mis au service de la communication. La place de la grammaire et du lexique est donc à prévoir lors de l’élaboration de la séquence, dans un projet linguistique qui lie entre eux un certain nombre de mots et de structures.

Il est tout d'abord essentiel de distinguer grammaire de reconnaissance et grammaire de production, lexique de reconnaissance et lexique de production.

Pour comprendre le sens d'un document, un élève n'a pas besoin de comprendre tous les mots du document ni de maîtriser tous les faits de langue récurrents, et il convient de le lui expliquer. L'élève doit accepter de ne pas tout comprendre. C’est la tâche de compréhension qui va déterminer ce que les élèves auront besoin de comprendre.

Il faut donc hiérarchiser les priorités en fonction des objectifs

De quels mots l'élève va-t'il avoir absolument besoin pour comprendre globalement le sens du document? Quels faits de langue doit-il être capable de reconnaître pour percevoir l'essentiel du document? = lexique et grammaire de reconnaissance Quels mots et quels points de grammaire l'élève doit-il maîtriser pour s'exprimer, pour produire? = lexique et grammaire de production

AIDES A LA COMPREHENSION

•Bien entendu, pour qu'un élève comprenne un texte, une majorité de mots doit déjà être connue, et il peut être utile de s’assurer par des activités préparatoires que ce lexique est bien disponible (brainstorming, rappel, etc.). • Certains mots nouveaux sont accessibles aux élèves parce qu’ils sont transparents, composés, ou dérivés de mots connus. • Pour d’autres, le contexte doit aider à construire un réseau de sens. Il est essentiel que l’élève soit actif dans cette phase de reconnaissance, de repérage.

Ce lexique, fruit du travail d’élaboration du sens par l’élève, n’a pas nécessairement vocation à être utilisé en expression. Il en va de même en grammaire, où il est tout à fait possible de viser la reconnaissance d’un certain nombre de points sans en exiger la maîtrise.

Ainsi, il est préférable d’aborder la déclinaison par la réception : reconnaître la marque de l’accusatif dans un texte permet de déjouer les pièges des différences de position des groupes nominaux par rapport au français (« Diesen Freund hatte Max schon lange nicht mehr gesehen »), alors que cette maîtrise peut être différée en expression.

Il en va de même, en grammaire, pour le passif par exemple. On peut ainsi aboutir à des traces écrites distinctes selon que l’on vise un lexique de reconnaissance ou d’expression.

• Un point de grammaire sera étudié non pas parce qu’il apparaît dans le document, mais par ce que sa maîtrise est nécessaire à la compréhension et/ou à l’expression du/sur le document. Le lexique et la grammaire n’étant pas à enseigner indépendamment des documents et tâches qui structurent la séquence, faire apprendre des listes de mots hors d’un contexte d’usage est contre-productif.

• De même, il ne faut pas de longue leçon théorique de grammaire. Faire apprendre tout le parfait ou le prétérit d’un coup parce qu’on a eu besoin d’utiliser ces temps pour quelques verbes ne se justifie pas. Il vaut mieux mettre en place une progression spiralaire ou curriculaire, c’est-à-dire revenir en plusieurs fois sur des notions grammaticales selon les besoins.

• Pour autant, le lexique et la grammaire sont déterminants pour la progression des apprentissages. On ne peut, c’est une évidence, progresser en langue si on ne comprend pas ou n’apprend pas de mots nouveaux ou si on ne maîtrise pas progressivement la grammaire.

AUTRES PRINCIPES ET TECHNIQUES SIMPLES

Greffes grammaticales

Apprendre à apprendre

Contextualiser

Récapituler

Bilans lexicaux

Approche inductive

Cliquez sur les éléments ci-dessus pour faire apparaître le texte!

2- Comment " faire apprendre" le lexique et la grammaire ?

On l’a vu, c’est le contexte d’usage et l’intention de communication qui sont primordiaux. En tout état de cause, on ne peut faire apprendre du lexique ou de la grammaire hors contexte. Il est vital que les élèves s’approprient ce qu’ils doivent apprendre. Il existe plusieurs méthodes :• Les élèves peuvent eux-mêmes choisir, dans une liste proposée, de retenir et d’apprendre un certain nombre de mots qui correspondent à ce qu’ils peuvent apprendre : - tous les élèves n’ont pas la même capacité de mémorisation ; - tous les élèves n’ont pas le même niveau et n’ont donc pas les mêmes priorités ; Laisser un choix, même limité, permet de motiver les élèves et de les responsabiliser dans leurs apprentissages.

• Faire réaliser des cartes mentales : les élèves associent librement les mots qu’ils ont vus, selon leur propre fonctionnement. Ils organisent librement les mots et les mémorisent davantage. • Faire fonctionner tous les sens permet de mieux mémoriser. Ainsi, pourquoi ne pas faire mémoriser des noms d’aliments ... en les faisant sentir ? Pourquoi ne pas faire réutiliser les outils scolaires (ciseaux, colle etc.) dans une véritable activité où on en a besoin collectivement et où ces objets auront besoin d’être prêtés ? • Il faut être très clair dans la trace écrite et dans les consignes d’apprentissages, en classe comme à la maison. Privilégier des apprentissages réguliers et brefs à de longues listes d’un seul coup. Mais la progression dans la séquence doit aussi prévoir un réemploi régulier, un rebrassage systématique des points grammaticaux et des champs lexicaux déjà vus.

• Faire réaliser des cartes mentales : les élèves associent librement les mots qu’ils ont vus, selon leur propre fonctionnement. Ils organisent librement les mots et les mémorisent davantage. • Faire fonctionner tous les sens permet de mieux mémoriser. Ainsi, pourquoi ne pas faire mémoriser des noms d’aliments ... en les faisant sentir ? Pourquoi ne pas faire réutiliser les outils scolaires (ciseaux, colle etc.) dans une véritable activité où on en a besoin collectivement et où ces objets auront besoin d’être prêtés ? • Il faut être très clair dans la trace écrite et dans les consignes d’apprentissages, en classe comme à la maison. Privilégier des apprentissages réguliers et brefs à de longues listes d’un seul coup. Mais la progression dans la séquence doit aussi prévoir un réemploi régulier, un rebrassage systématique des points grammaticaux et des champs lexicaux déjà vus.

COMMENT VOS ELEVES STOCKENT-ILS LE LEXIQUE APPRIS EN CLASSE? Il est indispensable d'aider les élèves à organiser le stockage du lexique rencontré au fil des cours et même au fil de leurs années d'apprentissage de la langue. Carnet de vocabulaire ou répertoire papier? Bilans sous forme numérique? Individuels ou collectifs? Il vous appartient de définir avec vos élèves quel support vous semble le plus approprié.

3- Evaluer le lexique et la grammaire ?

La grammaire et le lexique peuvent être évalués, après entraînement. Ils doivent servir lors de la réalisation des tâches, mais ne sont pas des points d'évaluation en tant que tels. Une interrogation de vocabulaire est envisageable, mais ce n'est pas une partie de DS final. Elle peut se faire en début de cours (sous forme de synthèse initiale), à l'oral, par un élève ou par l'ensemble de la classe, ou à l'écrit (texte lacunaire, par exemple). En tout état de cause, il faut distinguer "bilan des connaissances" et "évaluation de compétences". Il est, par ailleurs, recommandé de procéder à des bilans intermédiaires. On peut prévenir en début de séance qu'après une activité, un bilan sera fait, à l'oral ou à l'écrit, évalué ou pas. L'élève doit donc réemployer le vocabulaire et les structures, vus et écrits, pour produire sa synthèse.