La lente évolution des droits des femmes
Société industrielle française (1870-1914)
01 La place de la femme dans l'industrie
04 L'évolution dans les autres pays
05 Conclusion
02 Les relations entre les hommes et les femmes de l'époque
Index
03 Le droit de vote des femmes
1. La place de la femme dans l'industrie
Mais les inégalités ne s'arrêtent pas là. En effet, pendant que les hommes effectuent les tâches les plus nobles, à savoir celles qui récalment un pouvoir décisionnaire, les femmes sont relayées au textile, au tri dans les mines du nord, et d'autres professions faisant appel à leur patience et à leur docilité.
Lors de l'essor de l'industrie en France, nous avons pu constater une forte augmentation de femmes au travail dans les usines, le salaire étant si bas que tout le monde devait se mettre à la tâche pour avoir suffisament à manger, et aussi car la nouvelle industrie requiert beaucoup de main d'oeuvre. Evidemment le labeur était réservé aux femmes de la classe ouvrière, les bourgeoises ayant largement de quoi subsister sans travailler.
De plus, les françaises ne disposent pas de leur salaire. La maigre récompense est remise au mari ou du moins à l'homme de la maison.
Lampisterie de mine, Joseph Philibert (date inconnue)
2. Les relations sociales entre les hommes et les femmes de l'époque
Dans la France du début du XXe siècle, les relations entre les hommes et les femmes restent pratiquement les mêmes : la femme reste soumise à son mari ou à son père et l'homme a le contrôle sur le capital financier du foyer et sur la vie de son épouse. Le mari doit la protection à sa femme mais celle-ci lui doit l'obéissance.
Bien que les femmes fassent le même travail que leur homologues masculins (voire plus si l'on compte le travail domestique), elle sont payées moins et sont soumises au bon vouloir de leur patron, qui a une domination totale sur ses employées. Ces femmes "éternellement mineures" sont sous la dépendance des hommes et ne parvienne pas à s'émanciper.
La femme est considérée comme une "citoyenne de seconde zone", ayant autant de droit qu'un enfant, qu'un criminel ou même qu'un malade mental. Selon certains, les femmes ne sont pas capables de se contrôler et seraient donc inaptes à diriger quoi que ce soit, pour d'autres, elles seraient influençables par les prêtres et si elles avaient le droit de vote, feraient basculer la France vers l'Eglise alors que la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est en cours de rédaction.
3. Le droit de vote des femmes en France
A) Hubertine Auclert
Hubertine Auclert (1848-1914), est une des premières militantes féministes françaises. Cette pionnière a mené de nombreuse actions durant sa vie pour obtenir l'égalité entre les hommes et les femmes, un héritage qu'elle a transmis aux générations futures.
Naissant dans une famille s'opposant au Second Empire, elle est prise d'ambitions et rêve d'une égalité parfaite entre les hommes et les femmes. Elle en a fait son combat en militant pour le droit de vote des femmes et leur éligibilité, en devenant une des premières suffragettes française.
"Républicains, qui vous croyez radicaux, socialistes, qui niez le droit politique de la femme, vous êtes autocrates, vous niez la liberté, vous niez l'égalité." H. Auclert, 1878
Ses méthodes, réputées pour être particulièrement démonstratives, lui ont permis d'être connue dans plusieurs pays, moquée par la presse, et de faire germer l'idée de féminisme dans l'esprit de nombreux français. Chahut dans les cérémonies matrimoniales, renverser une urne électorale à Paris, autant de coups d'éclats qui l'ont faite connaître dans la France entière.
Caricature d'H. Auclert par la presse française
En 1903, au Royaume Uni, le mot suffragette ne désignait que les membres de la Women's Social and Political Union, ayant pour but de revendiquer le droit de vote des femmes. Les actions des suffragettes, parfois violentes, ont pour objectif de confronter le gouvernement au problème. Après plusieurs décennies de combat, en 1918, le droit de vote est enfin accordé aux femmes britanniques, enfin pas toutes encore.
B) Les suffragettes
A l'origine, le terme de suffragette désignait les britanniques qui militaient pour le droit de vote des femmes. Au fil des années, des femmes du monde entier se sont ralliées à cette cause pour apporter ce droit fondamental dans leur propre pays. Les anglaises ont été les premières, mais certainement pas les dernières.
Manifestation de suffragettes à Londres
En France, le mouvement été repris, avec d'autres figures militantes comme Hubertine Auclert ou Louise Weiss par exemple. Malgré le fait que le combat soit le même, la cause des suffragettes françaises reçoit moins d'attention que chez leurs voisines anglaises. Les hommes ricanent et se moquent de ces femmes rêvant d'égalité. Ce n'est qu'en 1944, plus de 25 ans après les britanniques, que les françaises ont enfin le droit de voter.
Carte postale de la Société pour l'amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits (vers 1920)
4. L'évolution dans les autres pays
Le mouvement des suffragettes n'a pas seulement été repris en France, mais aussi aux Etats-Unis qui ont eu le droit de vote féminin en 1919.
Comme nous l'avons vu précedemment, le Royaume Uni est un des premiers pays à avoir eu le droit de vote pour les femmes. Enfin c'est ce que tout le monde croit, en vérité une foule d'autres nations on accordé ce droit fondalental bien avant les britanniques. Nous pouvons citer par exemple : -La Nouvelle-Zélande (1893) -La Finlande (1907) -L'URSS (1915) Et bien d'autre encore dont les mouvements féministes et suffragistes sont méconnus du grand public.
Défilé de suffragettes à New-York, mai 1912
Nous pouvons constater que comme avec l'économie et l'industrie, la France ne fait pas de grandes réformes ou d'effort particulier pour la cause féminine, redoutant la réaction du peuple. Cela a pour conséquence de prendre du retard par rapport aux autres pays.
Conclusion
Au commencement de l'ère industrielle, les françaises voient de nouvelles possibilités s'ouvrir à elles avec les nouveaux métiers créés avec l'industrie. Certaines rêvent de liberté et d'égalité, valeurs promues par la République mais dont elles ne voient pas la concrétisation. Les femmes sont encore soumises aux hommes de leur entourage mais certaines consciences commencent à s'éveiller et le combat pour l'émancipation féminine se répand dans le monde.
Les femmes françaises sont encore considérées commes des mineures aux yeux de la loi et l'évolution de leurs droits est encore très lente. Bourgeoises et ouvrières se rallient à la même cause, à l'heure où en France, les hommes s'interrogent sur leurs droits au travail ou en politique et où les ouvriers et les bourgeois se livrent à une lutte des classes. La révolution industrielle ayant permis aux femmes d'avoir une activité professionnelle et rémunérée vaintroduire les prémices d'une autonomie financière et intellectuelle de la femme au cours du XXe siècle.
La lente évolution des droits des femmes
louisegeorges.lva
Created on April 6, 2021
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Tarot Presentation
View
Vaporwave presentation
View
Women's Presentation
View
Geniaflix Presentation
View
Shadow Presentation
View
Newspaper Presentation
View
Memories Presentation
Explore all templates
Transcript
La lente évolution des droits des femmes
Société industrielle française (1870-1914)
01 La place de la femme dans l'industrie
04 L'évolution dans les autres pays
05 Conclusion
02 Les relations entre les hommes et les femmes de l'époque
Index
03 Le droit de vote des femmes
1. La place de la femme dans l'industrie
Mais les inégalités ne s'arrêtent pas là. En effet, pendant que les hommes effectuent les tâches les plus nobles, à savoir celles qui récalment un pouvoir décisionnaire, les femmes sont relayées au textile, au tri dans les mines du nord, et d'autres professions faisant appel à leur patience et à leur docilité.
Lors de l'essor de l'industrie en France, nous avons pu constater une forte augmentation de femmes au travail dans les usines, le salaire étant si bas que tout le monde devait se mettre à la tâche pour avoir suffisament à manger, et aussi car la nouvelle industrie requiert beaucoup de main d'oeuvre. Evidemment le labeur était réservé aux femmes de la classe ouvrière, les bourgeoises ayant largement de quoi subsister sans travailler.
De plus, les françaises ne disposent pas de leur salaire. La maigre récompense est remise au mari ou du moins à l'homme de la maison.
Lampisterie de mine, Joseph Philibert (date inconnue)
2. Les relations sociales entre les hommes et les femmes de l'époque
Dans la France du début du XXe siècle, les relations entre les hommes et les femmes restent pratiquement les mêmes : la femme reste soumise à son mari ou à son père et l'homme a le contrôle sur le capital financier du foyer et sur la vie de son épouse. Le mari doit la protection à sa femme mais celle-ci lui doit l'obéissance.
Bien que les femmes fassent le même travail que leur homologues masculins (voire plus si l'on compte le travail domestique), elle sont payées moins et sont soumises au bon vouloir de leur patron, qui a une domination totale sur ses employées. Ces femmes "éternellement mineures" sont sous la dépendance des hommes et ne parvienne pas à s'émanciper.
La femme est considérée comme une "citoyenne de seconde zone", ayant autant de droit qu'un enfant, qu'un criminel ou même qu'un malade mental. Selon certains, les femmes ne sont pas capables de se contrôler et seraient donc inaptes à diriger quoi que ce soit, pour d'autres, elles seraient influençables par les prêtres et si elles avaient le droit de vote, feraient basculer la France vers l'Eglise alors que la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est en cours de rédaction.
3. Le droit de vote des femmes en France
A) Hubertine Auclert
Hubertine Auclert (1848-1914), est une des premières militantes féministes françaises. Cette pionnière a mené de nombreuse actions durant sa vie pour obtenir l'égalité entre les hommes et les femmes, un héritage qu'elle a transmis aux générations futures.
Naissant dans une famille s'opposant au Second Empire, elle est prise d'ambitions et rêve d'une égalité parfaite entre les hommes et les femmes. Elle en a fait son combat en militant pour le droit de vote des femmes et leur éligibilité, en devenant une des premières suffragettes française.
"Républicains, qui vous croyez radicaux, socialistes, qui niez le droit politique de la femme, vous êtes autocrates, vous niez la liberté, vous niez l'égalité." H. Auclert, 1878
Ses méthodes, réputées pour être particulièrement démonstratives, lui ont permis d'être connue dans plusieurs pays, moquée par la presse, et de faire germer l'idée de féminisme dans l'esprit de nombreux français. Chahut dans les cérémonies matrimoniales, renverser une urne électorale à Paris, autant de coups d'éclats qui l'ont faite connaître dans la France entière.
Caricature d'H. Auclert par la presse française
En 1903, au Royaume Uni, le mot suffragette ne désignait que les membres de la Women's Social and Political Union, ayant pour but de revendiquer le droit de vote des femmes. Les actions des suffragettes, parfois violentes, ont pour objectif de confronter le gouvernement au problème. Après plusieurs décennies de combat, en 1918, le droit de vote est enfin accordé aux femmes britanniques, enfin pas toutes encore.
B) Les suffragettes
A l'origine, le terme de suffragette désignait les britanniques qui militaient pour le droit de vote des femmes. Au fil des années, des femmes du monde entier se sont ralliées à cette cause pour apporter ce droit fondamental dans leur propre pays. Les anglaises ont été les premières, mais certainement pas les dernières.
Manifestation de suffragettes à Londres
En France, le mouvement été repris, avec d'autres figures militantes comme Hubertine Auclert ou Louise Weiss par exemple. Malgré le fait que le combat soit le même, la cause des suffragettes françaises reçoit moins d'attention que chez leurs voisines anglaises. Les hommes ricanent et se moquent de ces femmes rêvant d'égalité. Ce n'est qu'en 1944, plus de 25 ans après les britanniques, que les françaises ont enfin le droit de voter.
Carte postale de la Société pour l'amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits (vers 1920)
4. L'évolution dans les autres pays
Le mouvement des suffragettes n'a pas seulement été repris en France, mais aussi aux Etats-Unis qui ont eu le droit de vote féminin en 1919.
Comme nous l'avons vu précedemment, le Royaume Uni est un des premiers pays à avoir eu le droit de vote pour les femmes. Enfin c'est ce que tout le monde croit, en vérité une foule d'autres nations on accordé ce droit fondalental bien avant les britanniques. Nous pouvons citer par exemple : -La Nouvelle-Zélande (1893) -La Finlande (1907) -L'URSS (1915) Et bien d'autre encore dont les mouvements féministes et suffragistes sont méconnus du grand public.
Défilé de suffragettes à New-York, mai 1912
Nous pouvons constater que comme avec l'économie et l'industrie, la France ne fait pas de grandes réformes ou d'effort particulier pour la cause féminine, redoutant la réaction du peuple. Cela a pour conséquence de prendre du retard par rapport aux autres pays.
Conclusion
Au commencement de l'ère industrielle, les françaises voient de nouvelles possibilités s'ouvrir à elles avec les nouveaux métiers créés avec l'industrie. Certaines rêvent de liberté et d'égalité, valeurs promues par la République mais dont elles ne voient pas la concrétisation. Les femmes sont encore soumises aux hommes de leur entourage mais certaines consciences commencent à s'éveiller et le combat pour l'émancipation féminine se répand dans le monde.
Les femmes françaises sont encore considérées commes des mineures aux yeux de la loi et l'évolution de leurs droits est encore très lente. Bourgeoises et ouvrières se rallient à la même cause, à l'heure où en France, les hommes s'interrogent sur leurs droits au travail ou en politique et où les ouvriers et les bourgeois se livrent à une lutte des classes. La révolution industrielle ayant permis aux femmes d'avoir une activité professionnelle et rémunérée vaintroduire les prémices d'une autonomie financière et intellectuelle de la femme au cours du XXe siècle.