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Transcript
Par delà les mots et les censures
Forces d'évasion
Le pouvoir libérateur de la musique
Sources d'émotions, expression des émotions
Un langageuniversel
Etonnants bienfaits
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Marqueur social, culturel, générationnel
ou souffrance ?
De la musique avant tout chose
Mondialisée , standardisée ?
Musique : la source de l'humanité
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Musique et Pouvoir politique : instrument de contrôle ?
Musique : politique et société
Ame, racines, identité
Musique et racines
Revendiquer, s'engagerpar la musique et la chanson
Les enjeux du thème
- A quoi fait référence l'expression "De la musique avant toute chose" ?
- Que signifie-t-elle ?
L’expression fait référence aux vers de Paul Verlaine ouvrant le poème « art poétique » (que l’on trouve dans le recueil jadis et naguère) et dont voici le premier quatrain : « De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l’Impair Plus vague et plus soluble dans l’air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. » Le poète semble donner la priorité, en poésie, à la musicalité, et explique pourquoi il a recours à des vers impairs (c’est-à-dire dont le nombre de syllabes n’est pas commun : 7.9 ou 11). Il suggère que le vers impair est plus léger, plus insaisissable et pourrait ainsi toucher plus directement le cœur de l’auditeur.
Les enjeux du thème
Une interprétation ambigüe : 1ère interprétation : « de la musique à l’exclusion de toute autre chose » : si l’on place la musique avant toute chose, cela signifie-t-il que nous devons exclure d’autres arts, d’autres formes d’expression, d’autres domaines culturels ? 2ème interprétation : l’expression peut aussi se comprendre comme Verlaine le propose : « de la musique au départ de la création artistique », comme un amont, une base qui structure le propos, qui en assure la diffusion. Sous cet angle, la musique n’apparait pas exclusive, mais inclusive : elle engloberait les autres moyens d’expression en leur offrant une finalité. 3e interprétation : Il y a, à l'origine de tout, au centre de tout, la musique. Premier et central, le média musical serait en tout dans notre société. Il nous faut voir comment, dans nos croyances, nos religions, notre société, nos fêtes, notre intimité, nos politiques, nos médias, la musique s'impose comme élément universel et fédérateur.
Les expressions à connaître
j) En référence au Far West : « faire de son mieux », « faire ce qu’on peut ».
k) Sans un bruit, sans éveiller l’attention.
l) Avec détermination, énergiquement, vivement.
L'histoire de la musique
L'histoire de la musique
MUSIQUE ET ANTIQUITE Pythagore révèle à l’Antiquité que l’harmonie musicale est le résultat de rapport entre les nombres et il la met en relation avec celle du cosmos, fondée sur les mêmes nombres et les mêmes rapports. Découverte cruciale, qui place la musique au centre de la perception du monde et de la compréhension de l’ordre qui le gouverne. Découverte qui ne pouvait plus tard que s’accorder aux yeux du christianisme avec la parole du psalmiste : Caeli enarrant Dei gloriam (Ps. 18, 1). Découverte qui fonde les considérations de Platon sur la musique dans le Phèdre, qui la traite avec autant de respect que la philosophie, mais seulement à son niveau le plus élevé, celui où elle est combinaison de rapports entre les nombres, et non à son niveau le plus bas, où elle concerne le sens de l’ouïe. Dans la République, bien que la justice soit « décrite en termes d’accords musicaux » (Jean-Louis Dumas) — l’âme juste est comme un instrument de musique accordé, mais qui peut se désaccorder à tout instant —, la musique elle-même est considérée avec défiance, précisément parce qu’elle est envisagée sous son aspect sensible : elle excite les passions, elle est nécessairement englobée dans la condamnation de la poésie, qui était alors chantée. Autrement dit : la musique, sous sa forme sensible, a partie liée avec la poésie ; mais c’est sous sa forme désincarnée, purement spéculative et mathématique, qu’elle trouve sa vraie dignité et qu’elle dit, comme la philosophie, la vérité du monde. Cette association entre la musique et la poésie comme cette tension entre le sensible et le suprasensible se retrouvent, mais pour des raisons différentes et sous des espèces différentes, dans le traité de saint Augustin sur la musique…
Définition de la musique : matière sonore composée de différents sons produits par notre voix, notre corps ou par des instruments fabriqués on non dans cette intention. Du latin « musica » et du grec « mousikê », la musique désigne étymologiquement l’art des Muses, ces neuf déesses (filles de Zeus) qui, dans la mythologie antique, présidaient aux arts libéraux.
Exercice : saurez-vous reconnaître les 9 Muses sur ces images?
Calliope : muse de la poésie épique. Elle a une couronne d’or et possède une trompette. Clio : muse de l’histoire. Représentée avec des couronnes de lauriers et tient une trompette. Erato : muse de la poésie lyrique. Elle tient une lyre et est souvent entourée d’oiseaux. Euterpe : muse de la Musique. Représentée jouant de la flûte et entourée de divers instruments de musique. Melpomène : muse de la Tragédie. Elle a un air sérieux et tient un poignard ensanglanté, un sceptre et une tête coupée ou un masque. Polymnie : muse de la Rhétorique (art de l’éloquence). Habillée de blanc, avec un rouleau. Terpsichore : muse de la Danse. Elle tient une harpe et semble joyeuse. Thallie : muse de la Comédie. Elle tient d’ordinaire un masque à la main et peut avoir un clairon. Uranie : muse de l’Astronomie. Représentée couronnée d’étoiles, près d’un globe et d’instruments mathématiques.
Pour les pythagoriciens, les nombres dominent à la fois le cosmos et la musique. En fait, les disciples du savant grec ne discernent pas simplement des congruences entre les nombres, la musique et le cosmos : ils les assimilent. La musique est nombre, et le cosmos est musique... Pythagore distinguait trois types de musique : celle créée par les instruments musicaux, celle émise par l'organisme humain, consistant en une résonance harmonieuse (ou non) entre le corps et l'âme, et celle produite par le cosmos lui-même, par le déplacement des astres dans le ciel : c'est l'harmonie des sphères. Pour lui, toute est intimement lié par des lois : ainsi, selon sa théorie, la musique peut soigner des maux, apaiser une âme blessée, encourager les rêves plutôt que les cauchemars et ensorceler l'esprit, car ses lois gouvernent l'Univers. Comment ? Par les nombres et à travers des proportions très précises. Nous n'avons pas d’écrit du maître mais on pense que c'est par l'intermédiaire du disciple de Pythagore Philolaos que ses idées seraient parvenues à Platon qui évoque la musique des sphères dans le Timée et le mythe de l'Er, raconté dans La République. Dans le Songe de Scipion, Cicéron nous donne un compte-rendu de la théorie platonicienne de la musique des sphères : Platon, Phèdre, « Le mythe des cigales » (259a-d) Avec Socrate, on trouve un défenseur de l’importance de l’activité musicale dans une vie philosophique. La divine folie qu’inspirent les muses possède la même dignité que l’activité́ de celui qui aspire au savoir et à la sagesse. De plus, les muses elles-mêmes éveillent l’âme à la philosophie, car elles lui insufflent le désir de création philosophique : pour Calliope, celui de discourir avec art des exploits des meilleurs hommes et des dieux et, pour Ourania, celui de rendre compte avec art d’une contemplation féconde de l’univers. » (La musique présentée comme folie philosophique dans le Phèdre de Platon, Christian Gagné). SOCRATE : Il ne convient certes pas qu’un homme ami des muses soit ignorant de telles choses. On dit qu’elles étaient autrefois des hommes, ceux d’avant la naissance des muses, et que lorsque les Muses naquirent et que le chant parut, certains des hommes d’alors furent à ces points frappés par le plaisir qu’en chantant, ils négligèrent le boire et le manger, et moururent sans s’en apercevoir. (Mot à mot : « ne n’aperçurent pas qu’ils mouraient »). C’est d’eux que provient, par la suite, la race des cigales, qui a reçu des Muses ce don, de n’avoir une fois nées besoin d’aucune nourriture, mais de chanter aussitôt, sans boire ni manger, jusqu’à ce qu’elles meurent, et après cela, de se rendre auprès des Muses pour leur annoncer qui, parmi les hommes d’ici-bas, honore chacune d’elles. À Terpsichore, donc, en lui faisant connaitre ceux qui l’honorent dans les chœurs, ils les lui rendent plus chers ; à Ératô, ceux qui l’ont honorée dans leurs poèmes d’amour, et de même aux autres, selon l’hommage dû à chacune. À l’ainée Calliope, et à sa cadette Uranie ils font connaitre ceux qui passent leur vie dans la philosophie et qui honorent leurs arts à elles, elles surtout qui, parmi les Muses, présidant à ce qui concerne le ciel et les récits divins et humains, émettent la plus belle voix. Donc, pour beaucoup de raisons, il faut parler, et ne pas dormir pendant midi."
Document iconographique 5 – Orphée et Eurydice, Paul Rubens, 1638
1) Ce tableau représente la fuite d’Orphée, le personnage à gauche du tableau, des Enfers. Faites une recherche sur son histoire et expliquez pourquoi il porte un instrument de musique. 2) Cet instrument a donné son nom à un registre littéraire. Lequel et pourquoi ce nom ?
I – La musique, un langage universel Un autre mode d’expression
"Quand votre quotidien se résume à une cellule de quelques mètres carrés... seul Mozart peut vous libérer l'espace d'un instant !" La musique est un véritable souffle de liberté dans Les Evadés (1994) de Frank Darabont.
I La musique, un langage universel Un autre mode d’expression
I La musique: un langage universel Un autre mode d’expression
Autres chansons sur la musique
Autres chansons sur la musique
I La musique, un langage universel Un autre mode d’expression
Autres chansons sur la musique
I DE LA MUSIQUE DANS NOS VIES
La musique et l'individu
Vladimir Jankélévitch, Quelque part dans l’inachevé, 1978 Le philosophe français Vladimir Jankélévitch (1903-1985) explicite sa conception de la musique dans cet essai et dans La musique et l’ineffable (1983). Pour lui, la musique ne signifie pas à proprement parler, elle n’est pas un langage et n’est pas rationnelle. Elle seule peut, en revanche, exprimer des sensations et des émotions capables de nous transporter et de nous bouleverser. Ce faisant, elle modifie notre rapport au temps : grâce à elle, nous le vivons d’une autre manière, habitant enfin l’instant présent. La musique, à la différence du langage, n'est pas entravée par la communication du sens préexistant qui déjà leste les mots ; aussi peut-elle toucher directement le corps et le bouleverser, provoquer la danse et le chant, arracher magiquement l'homme à lui-même. Les plis et replis du souci s'effacent d'un seul coup dès que chantent les premières mesures de la sonate ou de la symphonie [ou du quatuor]. Les fronts ridés redeviennent lisses et unis comme le front d'un petit enfant. La musique fait oublier le temps vide, et rend de même insensible le temps de la morosité introspective : c'est le remède miracle pour les hommes malades d'ennui. Une sorte d'exaltation soulève parfois l'auditeur et semble le transfigurer , l'arracher momentanément à la pesanteur ; il est devenu tout élan et toute lévitation. Auditeur et créateur, ils participent, chacun à sa manière, de cet élan commun. Une sublime évidence éclate soudain quand le temps maudit, tâtonnant, laborieux, le temps de l'impatience et de l'expectative, est touché par la grâce de la temporalité enchantée. » .
Les enfants, la musique et les dessins animés !
MUSIQUE ET SOUFFRANCE la relation de l’artiste à la musique
La séquence finale du film : le concert JVC, le combat maître/élève
Document 1 WHIPLASH, Damien Chazelle, 2014 Andrew Neiman, une victime ? 1. Quels rapports entretient-il avec la musique ? 2. Quelles caractéristiques du personnage en font une victime toute désignée ? 3. L’évolution du personnage : quand, comment et pourquoi Andrew parvient-il à inverser le rapport de domination bourreau/victime ?
Document 2 ANALYSE DU FILM DE DAMIEN CHAZELLE, 29 AVRIL 2016 https://www.livressedesmots.com/whiplash-damien-chazelle/
Document 3 Régine DETAMBEL, "Le duel", in Solos, éd. Gallimard, 1996.
la rédaction du groupe 2 c'est ici
PARTIE II LA MUSIQUE UN ART ACCESSIBLE A TOUS?
Vers la démocratisation de la musique classique ?
Mika et l'Orchestre symphonique de Montréal, en février 2015.
Le Symphonic Show au Châtelet de M. Pokora, en 2015.
PARTIE III : LA MUSIQUE DANS NOS VIES . Enjeux individuels et collectifs
LA MUSIQUE COMME OUTIL POLITIQUE
Pascal Quignard, La Haine de la musique, Calmann-Lévy, 1996. La musique est le seul, de tous les arts, qui ait collaboré à l'extermination des Juifs organisée par les Allemands de 1933 à 1945... Il faut souligner, au détriment de cet art, qu'elle est le seul qui ait pu s'arranger de l'organisation des camps, de la faim, du dénuement, du travail, de la douleur, de l'humiliation, et de la mort... Il faut entendre ceci en tremblant : c'est en musique que ces corps nus entraient dans la chambre. La musique viole le corps humain. Elle met debout. Les rythmes musicaux fascinent les rythmes corporels. A la rencontre de la musique, l'oreille ne peut se fermer. La musique étant un pouvoir s'associe de fait à tout pouvoir. Elle est d'essence inégalitaire. Ouïe et obéissance sont liées. Un chef, des exécutants, des obéissants telle est la structure que son exécution aussitôt met en place. Partout où il y a un chef et des exécutants, il y a de la musique. Platon ne pensa jamais à distinguer dans ses récits philosophiques la discipline, la guerre et la musique, la hiérarchie sociale et la musique... Cadence et mesure. La marche est cadencée, les coups de matraque sont cadencés, les saluts sont cadencés. […] Dans Mémoires d'un autre monde, Simon Laks rapporte cette histoire ; En 1943, dans le camp d'Auschwitz, pour la veillée de Noël, le commandant Schwarzhuber donna l'ordre aux musiciens du Lager d'aller jouer des chants de Noël allemands et polonais devant les malades de l'hôpital pour femmes. Simon Laks et ses musiciens se rendirent à l'hôpital pour femmes. Dans un premier temps, les pleurs saisirent toutes les femmes... Dans un second temps, aux larmes succédèrent les cris. Les femmes criaient : « Arrêtez! Arrêtez ! Fichez le camp ! Du balai ! Laissez-nous crever en paix ! »... Simon Laks dit qu'il n'avait jamais pensé jusque-là que la musique pût faire mal. La musique fait mal.
Primo Levi, Si c'est un Homme
Le milieu de la musique serait-il hostile aux femmes ? Les accusations de sexisme visent aujourd'hui particulièrement la musique classique1(). Pourtant, le chant et la pratique instrumentale ont toujours été encouragés chez les femmes depuis le Moyen Âge en raison de leur caractère d'agrément, si certains instruments restent très rarement pratiqués par les femmes, la parité semble aujourd'hui respectée dans les orchestres et dans les écoles de musique. Mais la musique classique ne compte que très peu de cheffes d'orchestre ou de compositrices, la société les ayant empêchées d'accéder à ces professions ou l'histoire les ayant systématiquement évincées à l'instar de Clara Schumann. Plus encore, les théories musicales classiques seraient elles-mêmes genrées : elles attribueraient des caractères masculins ou féminins à des genres, à des idées, à des instruments ou à des styles de jeu. L'opéra fournirait par ailleurs force stéréotypes en présentant la femme le plus souvent comme une mère, une victime, une folle ou une dominée (2). En 2019, dans la lignée du mouvement #MeToo, la parole s'est libérée : l'existence d'actes et de propos sexistes a été révélée dans l'ensemble des milieux musicaux, tous genres et toutes pratiques confondus. Face à cela, plus de mille deux cents professionnelles du secteur ont signé cette même année un manifeste, le F.E.M.M. (pour « Femmes engagées des métiers de la musique ») : appelant au changement des mentalités et des pratiques, il explique que le milieu musical est un miroir du sexisme ordinaire et montre comment il peut devenir un lieu de combats pour la parité. C’est cette voie que semblent avoir empruntée certaines chanteuses, dont Angèle (née en 1995), autrice- compositrice belge qui, dans sa chanson “Balance ton quoi” (2019) fait le procès du sexisme et révèle à quel point le monde de la musique véhicule comportements sexistes et clichés sur les femmes. À l'instar de certaines de ses prédécesseurs, l’artiste prouve que la musique peut aussi devenir un moyen de lutte pour les droits des femmes, dans le monde musical ou ailleurs. 1 . Voir sur ce point Karol Beffa et Cédric Villani, Les Coulisses de la création, 2002. op. cit., p. 242-243 et Charles Rosen, La Génération romantique, Gallimard, 2002. 2 Voir David Christoffel, « Le sexisme en musique : avec ou sans conservateurs ? », The Conversation, 27 mai 2019.
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Jsute en souvenir de ce thème et surtout de l'année passée avec vous