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UE 5 Oncologie
e.jusko
Created on March 9, 2021
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ONCOLOGIE
2020-2021
SOINS INFIRMIERS
COURS 2020/2021
ONCOLOGIE
INDEX
SPECIFICITES DE LA PRISE EN CHARGE
iNTRODUCtion
CHIRURGIE et Radiothérapie
LE CANCER
EPIDEMIOLOGIE
chimiothérapie
autres traitements
PREVENTION
SOINS INFIRMIERS
DIAGNOSTIC
COURSE 20XX/XX
Name of the subject
INTRODUCtion
CAs clinique
Jeune dame de 32 ans, fumeuse, vit avec son mari (infirmier) et est maman de 2 enfants de 3 et 6 ans Δ cancer du sein canalaire Mastectomie et reconstruction, puis rechute Chimio systémique. Dernière chimio il y a 8 jours Admission urgences pour fièvre, épistaxis, hématurie microscopique, N+/V+, D+ lombaires sévères, ne mange plus, fatigue, asthénie, parle peu Traitée à domicile par Ondansétron, Oxycontin et Oxynorm S.N.
Quelle est votre analyse réflexive ?
Traitements
Prise en charge HOLOISTIQUE
LE CANCER
Maladie grâve et de longue durée
Touche la personne dans sa GLOBALITE
Symbole de peur!
2ème cause de mortalité
La complexité de l'oncologie est un défi permanent d’adaptation des soins infirmiers à l’évolution des soins médicaux offerts, par exemple de plus en plus loin dans la vie (développement de l’onco-gériatrie).
Il y a 15 ans encore, la greffe de moelle allogénique était réservée aux adultes jusqu’à 55 ans. Actuellement, le greffé le plus âgé de notre service a 70 ans. De même, il était périlleux, voir délétère, d’entreprendre le traitement d’une leucémie chez une personne de 80 ans. I
La complexité, c’est aussi les choix liés à l’éthique : les attentes du patient et de ses proches confrontés au choc, à l’inconnu, aux espoirs accordés ou demandés à la médecine, à la perte du contrôle, au sens même de l’existence, aux pertes, aux deuils.
course 20xx/xx
NAME OF THE SUBJECT
Jeu de rôle: prise en charge infirmière
Le public
Le bénéficiaire
L'infirmière
Le cancer
Il s’agit d’une prolifération anarchique, désordonnée de cellules anormales. Cette prolifération est illimitée dans le temps et dans l’espace (Alexandre, 2016). Ces cellules cancéreuses provoquent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (néo-angiogenèse) qui permettent d’apporter l’oxygène et les nutriments nécessaires au développement de la tumeur.
La plupart des cancers ont la capacité de former des métastases (tumeurs secondaires).
c’est une maladie des gênes…
DELETION
TRANSLOCATIONS
MUTATIONS
L'étiologie est multifactorielle
- Facteurs génétiques
- Facteurs chimiques
- Facteurs physiques
- Immunodéficience, virus
- Hormones
- Facteurs de vie
- Alimentation
L'étiologie est multifactorielle
Les tumeurs non solides sont :
- les leucémies myéloïdes, leucémies lymphoïdes (aiguës, chroniques)
- les lymphomes
- la maladie de Hodgkin
- le myélome
- les maladies myélodysplasiques…
Les tumeurs solides : Les carcinomes : les plus fréquents, développés aux dépends des épithéliums. Les adénocarcinomes : muqueuses glandulaires (colon, canaux glandes mammaires, ovaire, endomètre…) Les carcinomes épidermoïdes : épithéliums de recouvrement (peau, pharynx, larynx, canal anal, col utérus…) Les sarcomes : développés à partir de tissus de soutien : os, tissus adipeux, muscles Les mélanomes Les tumeurs germinales : ovaires, testicules
épidémiologie
Répartitions différentes selon l’âge, le sexe, le pays
épidémiologie
Le nombre de cancers en Belgique augmente:
- la population augmente
- la population vieillit
- les diagnostics sont plus nombreux
En 2017, 68.702 nouveaux diagnostics de cancer ont été enregistrés en Belgique (Belgian Cancer Registery, 2020). • Environ un homme sur trois et une femme sur quatre seront atteints par la maladie avant leur 75e anniversaire. • Le cancer touche principalement les personnes âgées. Respectivement 67% des femmes et 79% des hommes sont âgés de 60 ans ou plus au moment du diagnostic.
Cancers les plus fréquents chez l'homme (2018)
Title here
17,520
Cancers les plus fréquents chez la femme (2018)
Sous-titreCancers les plus fréquents chez les enfants (2018)
Title here
17,520
prévention
01
CLASSIFICATION DE LA PRÉVENTION (GORDON, SAN MARCO) (OMS, 2016)
- Mieux vaut prévenir que guérir…
Cette classification est non plus basée sur le moment de l’intervention mais sur la population à laquelle elle s’applique (cible).
Prévention universelle
- Pour tous, quel que soit son état de santé
- Education pour la santé - Promotion de la santé
- Ex : grandes règles d’hygiène alimentaire, prévention contre le mélanome (exposition aux UVA), hygiène génitale (prévention cancer du col de l'utérus)
Prévention sélective
- Pour les sujets exposés
- Prévention des maladies
- Ex : vaccinations (enfants, voyageurs, HPV), port de la ceinture de sécurité (automobilistes), dépistages du cancer du sein (mamographie), dépistage du cancer du colon (> 50 ans), dépistage du cancer de la prostate (>50 ans), dépistage du cancer du col de l'utérus (frottis vaginal)
Prévention ciblée
- Pour les malades
- Apprendre à gérer le traitement pour éviter la survenue de complications
- Éducation thérapeutique
Quelques signes d'alarme...
Tuméfaction indolore Écoulement anormal (sein…) Plaie persistante Naevus (apparition, changement) D+ persistante gorge, enrouement Toux tenace Dysphagie (alcool, tabac) Perte anormale de sang Troubles digestifs permanents Perte importante de poids Fatigue persistante
diagnostic
Grande variété Naissent à partir d’une cellule transformée Prolifération anarchique Peut entraîner la mort du malade
Dissémination
Croissance Insinuation de la tumeur Angiogenèse Détachement des cellules malignes Lymphe Sang Contact
Caractéristiques des tumeurs solides: peuvent donner des métastases
Principales métastases des cancers les plus fréquents
Breast
Diagnostic
Anapath Cyto hystologie Immuno hystologie Clinique Examens complémentaires (imagerie médicale)
Bilan d'extension
- Il vise à déterminer les localisations secondaires de la tumeur
- Il se fait en fonction de la pathologie déterminée, du type de patient
- Bilan d’extension pas complet pour tout le monde
- Il est réalisé en fonction de la tumeur primitive
Classification
Tumor taille, volume tumoral Node ganglion présent:oui/non, localisation, aspect Metastasis oui/non
Que signifie T2, N1, M1?
Vocabulaire
Quelle date pour l'examen?
Quelle forme ?
Quelle matière ?
Marqueurs tumoraux
Il s'agit de substances produites par la tumeur et absente chez le sujet sain
Le syndrome tumoral Ce sont les signes liés à la tumeur primitive (hémorragies, douleurs, fonctionnement anormal d’un organe, signes physiques…). Il peut s’agir également de signes liés à des métastases (douleurs osseuses, manifestations neurologiques, signes physiques, nodules cutanés, ascite…)
Syndromes para néoplasiques
Les syndromes paranéoplasiques sont des manifestations systémiques, en rapport avec la tumeur et disparaissant avec elle. La plupart des syndromes sont rares. Il s’agit de manifestations : ➢ Endocriniennes (SIADH, SIACTH, syndrome de Cushing, hypercalcémie, gynécomastie, fièvre…) ➢ Hématologiques (polyglobulies secondaires, CIVD, anémie, thrombopénie…) ➢ Dermatologiques (eczéma, rash cutané…) ➢ Neurologiques (encéphalopathie, neuropathies sensitives, ataxie cérébelleuse…)
Syndrome cachectique
La diminution du poids (>10% masse corporelle) est souvent un des premiers signes du cancer (premières cause de consultation)
La dénutrition liée au cancer est un réel problème qu’il ne faut certainement pas négliger.
Anomalies biologiques
syndrome inflammatoire présent dans les processus néoplasiques (CRP↑, ferritine,anémie), ainsi qu’un syndrome de dénutrition (pré albumine, albumine sérique)
spécificités de la prise en charge
Premier contact essentiel
Sens de l'écoute informations Connaissances
Communication professionnelle
Annonce du diagnostic
Induit:
- anxiéte
- colère, agressivité
- apathie, dépression
- diminution du rendement, de la pensée, de la concentration
Annonce du diagnostic
Mécanismes de défense:
- refoulement
- rationalisation
- projection
- dénégation
- déplacement
Connaître = mieux comprendre
Clarification de la situation
ecoute, empathie questions ouvertes, libres propos
Clarifier la situation
4 choses à éviter
Termes techniques Réassurance prématurée Minimiser, banaliser les faits Le blocage
Quels traitements en oncologie ?
autres
chimiothérapie
chirurgie
thérapies ciblées
radiothérapie
Il existe de multiples cancers, donc de nombreux choix thérapeutiques
Du stade, de l’évolution
De l’organe atteint
De la caractéristique des bénéficiaires de soins
Du type de cancer
Le choix thérapeutique est fondamental et guidé par: Des éléments objectifs:Diagnostic, bilan d'extension Performance status ATCD, patho associées... Le respect du libre arbitre
Facteurs pronostiques
Liés à la tumeur Nature de la tumeur (siège, type hystologique) Extension Vitesse d’évolution Liés à un syndrome cachectique Liés au terrain Co morbidité (patho associées) Difficultés psycho sociales
chirurgie et radiothérapie
La chirurgie
Diagnostique Exploratrice Curative Palliative Préventive Réparatrice
La chirurgie: exemple, la mastectomie
Deux grands abords dans la reconstruction mammaire : les reconstructions par implant à l’aide de prothèse interne et les reconstructions par tissus autologues (reconstruction par lambeau du grand droit de l’abdomen ou DIEP = Deep Inferior Epigastric Perforator )
Reconstruire le volume et les contours du sein à l’aide des tissus autologues de la patiente, ceux-ci se trouvent au niveau de sa région abdominale sous-ombilicale.
Cette technique peut se faire de façon immédiate, c.-à-d. lors de l’ablation de la tumeur (mastectomie ou mammectomie), ou en différé lorsque des traitements de radiothérapie et/ou chimiothérapie sont envisagés
Ajustement secondaire :
Les techniques utilisées pour la symétrisation sont: • Mastopexie : pour corriger un affaissement (ou ptose) mammaire ; • Mastoplastie d’augmentation ou de réduction.
Ajustement secondaire :
• La reconstruction du mamelon soit par : Lambeau cutané recruté localement et retourné afin de créer un relief; La greffe de la moitié du mamelon controlatéral. • La reconstruction de l’aréole soit : La greffe de peau au niveau du pli inguinal (peau naturellement pigmentée) ; D’une partie de l’aréole controlatérale ; Par dermopigmentation (tatouage).
Soins post opératoires
a) En postopératoire J-0 : • Température ambiante 24°C à 31°C ; • Augmentation du flux sanguin ; • Surveillances des drogues vasodilatatrices et des perfusions ; • Surveillance de l’antalgie ; • Surveillance au niveau vasculaire (couleur, remplissage capillaire, température) ; • Monitoring du lambeau : En salle postopératoire : suivi vasculaire 1x/15 min les douze premières heures ; En unité de soins : 1X/60 min durant 2 jours.
b) En unité de soins J-1 : • Surveillance du lambeau : Normal : œdème léger ; Anormal : érythème ; déhiscence, œdème important, augmentation des liquides dans les drains. • Monitoring du lambeau : En unité de soins : 1X/60 min durant 2 jours. • Surveillance au niveau respiratoire : Kinésithérapie respiratoire, O2. • Surveillance de la douleur : Evaluation et adaptation du traitement.
b) En unité de soins J-1 : • Nutrition : Prévention constipation due aux antalgiques morphiniques ; Alimentation orale dès retour fonction intestinale. • Equilibre hydro-électrolytique : Bilan hydrique ; Surveillance diurèse ; Surveillance sonde urinaire si procédure longue ; Attention à une éventuelle hypovolémie.
c) En unité de soins J-2 : • Mobilisation de la patiente : Gaine abdominale (à la suite de l’abdominoplastie) ; Position de confort dans le lit ou au fauteuil ; Prévention des risques de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire ; Kinésithérapeute pour la mobilisation des membres inférieurs. • Pansement abdominal : Surveiller signe d’infection Etat du type de suture
d) En unité de soins préopératoire et postopératoire: • Aspects psychologiques : Répondre aux interrogations de la patiente sur les conséquences de la greffe (perte sensibilité, asymétrie…) ; Faire face aux doutes liés à sa maladie (récidive, conséquences traitement sur greffe…) ; Communiquer des adresses, documentations, sites ou associations pour répondre aux besoins exprimés (ligue contre le cancer, association reconstruction mammaire…).
La radiothérapie
Utilisation de radiations ionisantes à visée thérapeutique
L’action des radiations est physique, chimique puis biochimique. Les radiations ionisantes ont la capacité de pénétrer dans la matière et d’y déposer de l’énergie le long de leur parcours.
C’est la « 2ème arme » en oncologie! Elle a une action locale Atteinte de l’ADN --> mort cellulaire…
Radiothérapie EXTERNE La source radioactive est placée à l’extérieur du patient
Radiothérapie interne ou CURIETHERAPIE La source radioactive est placée au contact de la tumeur à traiter
Radiothérapie externe
c'est l'ensemble des techniques où la source d'irradiation est placée à l'extérieur du malade et généralement à une certaine distance de lui. Elle utilise des accélérateurs linéaires.
Visée curative; seule ou en association avec la chimiothérapie
Visée palliative: pour soulager les symptômes (métastase osseuse, cérébrale...)
Radiothérapie interne (curie thérapie)
Le principe de la curiethérapie est de délivrer une dose très élevée au contact d’une source radioactive, la diminution de la dose se faisant très rapidement avec la distance selon la loi de l'inverse du carré de la distance (1/d2) l’objectif est donc de délivrer localement une dose élevée dans un volume adapté à la tumeur.
Pour info...
Radiothérapie métabolique c'est l'utilisation de sources radioactives généralement injectables (non scellées) qui vont se fixer grâce à leur métabolisme sur les cellules cibles (iode 131 et thyroïde- phosphore 32 et maladie de Vaquez).
La surveillance d’un client traité par radiothérapie doit être régulière car il y a des réactions précoces possibles:
Manifestations cutanées (érythème, épidermite…)
Manifestation au niveau des muqueuses (bouche, pharynx, médiastin, œsophage…)
Manifestation au niveau de l’abdomen (N+, V+), diarrhée
On a tous connu ça...
La surveillance d’un client traité par radiothérapie doit être régulière car il y a des réactions tardives possibles:
Radioprotection: Protection par:
- l'augmentation de la distance (1/D2)
- la réduction de la durée d'exposition
- les écrans
Xérostomie, radionécrose, larynx, peau Muscles, poumons, cœur et vaisseaux Œil Encéphale, moelle épinière Intestin, foie, reins, vessie Os, vagin Embryon, enfants Cancers radio induits …
chimiothérapie
Dose thérapeutique toxicité limite, marge faible
Nombre de cytostatiques en augmentation 1949 Ypérite 1954 Méthotrexate 1976 Adriamycine 1978 30 médicaments ≠ De nos jours…taxol, taxotère…(± 60≠)! Meilleure utilisation des anciens médicaments, apparition de nouveaux…
Le cancer apparaît … Lorsque des fautes interviennent dans les contrôles de mécanisme de division et de destruction cellulaire. Ceci arrive généralement à la suite de modifications dans les gènes (mutations). Il peut par exemple se produire une mutation par laquelle les cellules continuent à se diviser ou ne meurent plus. Cellules à division rapide
chimiothérapie
Antimétabolites Alkylants
Synthèse ADN
Intercalants
Intercalants
Réplication ADN
ADN
Transcription ADN
Poison du fuseau
Mitose
Intercalants
Le cancer apparaît … Lorsque des fautes interviennent dans les contrôles de mécanisme de division et de destruction cellulaire. Ceci arrive généralement à la suite de modifications dans les gènes (mutations). Il peut par exemple se produire une mutation par laquelle les cellules continuent à se diviser ou ne meurent plus.
C’est lorsque des cellules continuent à se diviser de façon incontrôlée que va apparaître une tumeur cancéreuse.
Changement de l'aspect de l'aréole
Aspect à 4 mois
Aspect à 8 mois
A ce stade, l’amputation reste la seule possibilité…
No comment...
Traitements ajustés pour améliorer le rendement thérapeutique: Dose Durée Fréquence d’administration Traitement adapté à chaque patient: Nature chimique du produit Conditions biologiques du patient Âge, poids, métabolisme… Traitement seul et/ou associé à la chirurgie et/ou à la radiothérapie
Réalisation d’une cure: Préparation avant administration: Élimination tout foyer infectieux Prévention de facteur infectieux (dents) Évaluation du capital veineux (pose de système central) Réalisation d’un bilan pré thérapeutique Biologie Clinique Radiologique Prescription en fonction de la surface corporelle
AVANT la cure: Identito-vigilance Vérifier la prescription Contrôler la dose Vérifier les modalités d’administration Prescriptions complémentaires
PENDANT la cure: risque pour le personnel soignant: Port de masque: risque d’inhalation Port de gants: risque vésicant, effet caustique… (lunettes de protection) Administration par infirmier spécialisé en onco (ou expérience 5 ans) Surveillances stricte, risque : Hypotension Spasme coronarien (p.ex.) Extravasation Choc Effets secondaires
Après la cure Élimination, précautions liées à la contamination Gants Urines, selles, salive, sueur Trousses, perfusions, déchets poubelles "particulières" Surveillance hématologique GR: risque d’anémie GB: risque infectieux PLT: risque hémorragique Autres surveillances
Certains effets indésirables sont liés à l'atteinte des cellules à renouvellement rapide,
- moelle osseuse
- muqueuse digestive.
- peau et phanères
- gonades
Les effets indésirables suivants sont observés avec de nombreux antitumoraux (Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique (CBIP), 2019). o Nausées, vomissements , diarrhée. o Irritation au site d’injection, nécrose tissulaire en cas d’extravasation. o Réactions d’hypersensibilité. o Dépression médullaire avec neutropénie (risque d’infections graves), anémie, thrombopénie (risque de saignements). o Fatigue, parfois longtemps après l’arrêt du traitement.
Les effets indésirables suivants sont observés avec de nombreux antitumoraux (Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique (CBIP), 2019). o Atteinte cutanée et des muqueuses, alopécie , mucite. syndrome mains/pieds (réaction inflammatoire, fragilisation des micro-vaisseaux des mains et des pieds) o Hyperuricémie (syndrome de lyse tumorale) par destruction massive des cellules néoplasiques. o Organotoxicité spécifique (au niveau du cœur, du cerveau, des poumons, des reins, de la vessie, des ovaires, des testicules, …). o Affections malignes secondaires.
Nombreuses formes de protocoles Randomisation des traitements Connaissance et gestion des effets secondaires Traitements supportifs Transfusion, facteurs de croissance, antibiothérapie Hyperhydratation, Gestion des douleurs…
autres traitements
Thérapies ciblées : – inhibition spécifique d’1 processus impliqué dans la croissance tumorale (Ac monoclonaux, inhibiteurs tyrosines kinases) – traitement « anti-hormones » inhibition de croissance et de survie des cancers hormono-dépendantes (sein, prostate) • Immunothérapie (interférons, interleukines, vaccins)
autres traitements
Thérapies cellulaires:
- Chimiothérapie d'induction
- Chimiothérapie de consolidation
- allogreffe ou autogreffe de cellules souches
- (sanfg de cordon)
Médicaments anti-angiogenèse
soins infirmiers
La douleur cancéreuse
Définition de la douleur: "la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite dans ces termes" (AISP 2021)
Implication directe de la tumeur : 78 % des patients (augmentation de la masse tissulaire peut entraîner une distension du tissu). • Envahissement osseux : les problèmes les plus fréquents sont alors la douleur elle- même, les déficits neurologiques et les fractures pathologiques. • Envahissement, compression, distension, obstruction des viscères : la douleur viscérale, par exemple au niveau du pancréas, de l’estomac, de l’intestin, peut être sourde, lancinante ou à type de colique. Tumeurs associées au tissu nerveux : l’infiltration tumorale des nerfs atteint 10 à 15 % des cancers avancés (de nerfs périphériques, plexus nerveux)
Douleur associée à des interventions diagnostiques (colonoscopie, biopsie) Syndrome post-chimiothérapie Douleur post-chirurgicale Amputation Douleur consécutive à l’irradiation
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Class aptent taciti
Orci varius natoque
évaluation de la douleur
autoévaluation
hétéroévaluation
TILT Temps, intensité, localisation, type
Administration du traitement à horaire fixe :
- le confort (horaire fixe + SN)
- dose journalière
Evaluation de la douleur
- Description
- Qualification (vocabulaire !)
- TILT (type, intensité, localisation, temps)
- Intensité (VAS), courbe D+ en fonction d’un moment de la journée
- Utilisation d’échelles d’auto-évaluation ou d’hétéroévaluation
- Chronologie
- Qualité de vie, échelle comportementale si client non collaborant, comateux…
- TOUJOURS croire ce que dit le client
Utilisation des anti-douleurs en fonction du type et de l’intensité de la douleur
- Choix de l’analgésique et de la dose, paliers OMS
- Palier I (ac. Acétyl salicylique, paracétamol)
- Palier II (codéine, tramadol)
- Palier III, morphiniques
- Co-analgésiques
Utilisation des morphiniques : Objectifs réalistes : bon repos, client confortable, doses progressives Favoriser la verbalisation de la D+ chez le client Modes d’administration : Per os. : autonomie du client, accoutumance, sirops, pilules, voie à favoriser ! Autres : transdermique, S/C, IV, IR, IM, épidurale… Effets secondaires: Prévention!!!
10 règles essentielles dans le traitement de la douleur chronique
Tout traitement symptomatique ou antalgique doit commencer par une recherche étiologique, utilisant éventuellement des moyens diagnostiques devant toujours rester appropriés au contexte et au confort du malade
Une fois sa cause identifiée, la douleur chronique n’a plus aucune justification. Son traitement est une urgence !
Les antalgiques par voie orale sont simples, maniables, efficaces et bien tolérés dans la grande majorité des douleurs chroniques si la relation est authentique et les explications adaptées.
La réévaluation du traitement est quotidienne, adaptée, à la rapidité de l’action des stratégies adoptées.
L’utilisation des morphiniques est logique et non toxique si les antalgiques des niveaux I et II de l’OMS sont inefficaces, et ceci, quel que soit l’état du malade et l’évolution de la maladie.
Les effets secondaires des morphiniques seront prévenus dès les premiers jours du traitement (N+, constipation…).
Il n’y a pas de doses toxiques de morphine ; chaque cas est particulier.
Les explications vraies peuvent être fournies aussi par les différents soignants, et s’adressent au malade et à son entourage.
Les coanalgésiques sont indispensables dans la quasi-totalité des cas.
Aucune recette antalgique n’est efficace durablement en dehors d’une relation thérapeutique authentique.
COURS 2020/2021
ONCOLOGIE
HEMATOLOGIE
Chimiothérapie
Cas clinique
Aplasie médulaire
Autres effets
Thrombopénie
Anémie
Neutropénie
RISQUES ???
Fabrication régulière et continue Durée de vie courte GR 120 jours GB 7 jours Neutro 1-3 jours Lympho qq mois PLT 10-15 jours
les leucémies
Une leucémie se définit selon deux caractéristiques :
- la rapidité de sa progression (aiguë ou chronique)
- le type de globules blancs anormaux en cause
LA NEUTROPENIE
Risque infectieux majeur!!!
Information, éducation du client Isolement protecteur (neutro < 1000/mm3) Surveillance paramètres vitaux / 3 heures Hygiène stricte Peau, plis, anus, org.génitaux Bouche Monitoring bactériologique
ENDOGÈNE, INFECTIONS OPPORTUNISTES
Nursing: éviter les infections par voie:
EXOGÈNES, DUES À « L’ENVIRONNEMENT »
état fébrile
ETAT FEBRILE = URGENCE
Prélèvements Antibiothérapie empirique à large spectre Délai max. 4h, risque de sepsis Voie veineuse (KTP, KTVC, PAC, Picc line) Antipyrétiques Facteurs de croissances
Particularités
épidémiologie
Algorythme de prise en charge empirique de la neutropénie fébrile
Fièvre ≥ 38,3°C 1X ou 2X ≥ 38°C et neutropénie (<500/mm³)
Haut risque
Bas risque
Traitement oral possible
Amoxicilline/ac. Clavullanique + Ciprofloxacine (retour à domicile)
Autres traitements IV
épidémiologie
Algorythme de prise en charge empirique de la neutropénie fébrile
Fièvre ≥ 38,3°C 1X ou 2X ≥ 38°C et neutropénie (<500/mm³)
Β lactamine à large spectre + Vancomycine (infections cutanées, haute incidence infection G+ résistante, sepsis) + Aminoglycoside (haute incidence G+, sepsis) + Antifongiques/antiviraux
Autres traitements IV
THROMBOPENIE
Risque hémorragique MAJEUR Surveillance des signes locaux …à éviter Transfusions de plaquettes Antihémorragiques Autres…
ANEMIE
Asthénie Mesure à l’aide d’échelles Paramètres Repos Transfusions EPO
autres effets secondaires
Rappel: chimio agit sur cellules à divisions rapides:
- Moelle osseuse
- Tube digestif
- Phanères
- Gamètes
- Autres
syndrome de lyse tumorale
syndrome de lyse tumorale
Ac. Urique soluble à pH alcalin Hydratation alcaline (acide urique soluble à pH alcalin) Hydratation alcaline Allopurinol CaCO3
hypercalcémie
Traitement par: Hydratation parentérale Restauration du volume plasmatique Hyperhydratation et diurèse forcée Calcitonine Diphosphonates (Arédia/Fosamax, Zométa, Aclasta) Nursing: surveillance des paramètres et effets secondaires!
nausées et vomissements
Rôle autonome: Confort du client Hydratation Évaluation (échelles) Rôle en collaboration: Antiémétiques
Facteurs de croissances hématopoiétiques
Anémie → EPO (Aranesp, Néorécormon, Eprex…) Thrombopénie → TPO (Révolade…) Neutropénie → G-CSF, Gm-CSF ( Neupogen, Granocyte, Neulasta…)
La fatigue
Trop souvent, la fatigue en cancérologie est un symptôme sous-estimé et mal ou peu traité.
Elle affecte environ 80% des patients dont plus de la moitié déclare la ressentir en permanence. « La fatigue est l’effet secondaire le plus fréquemment observé au cours de la maladie cancéreuse et de ses traitements. »
Causes multiples: âge, métabolites, douleurs, état nutritionel, tr sommeil, niveau d'activités, traitements, patho associées, facteurs psychosociaux...
Fatigue physique Aucune influence de la personnalité Débute subitement S'accompagne de signaux ou de symptômes qui font penser à une cause physique Augmente au cours de la journée et maximale le soir Le sommeil peut être réparateur Le sujet minimise la fatigue physique Est plutôt constante
Fatigue psychique Affecte plus rapidement les personnes anxieuses, vite abattues. Débute insidieusement Dure déjà depuis quelques mois sans cause démontrable Est surtout intense le matin et diminue au cours de la journée Le sommeil est rarement réparateur Le sujet se plaint de fatigue Elle fluctue, l'intensité peut varier d'un jour â l'autre
Mettre en place les mesures destinées à la conservation de l'énergie
Mesures destinées à la restauration d'énergie
DIagnostics infirmiers
Questions ?
Evaluation des enseignements