Description des cannibales
Problématique: qu'est-ce que des cannibales ?
Nous allons maintenant voir la vision de Montaigne sur les canniables
Des cannibales, dans les essais de Montaigne
Montaigne dans son livre utilise les mots "barbares" et "sauvages" pour désigner les Cannibales barbare=homme débrouillard et qui parle une langue étrangère sauvage=un homme de la forêt, cela renvoi à quelque chose de violent, cruel Montaigne va s'engager dans son livre à redéfinir le mot "sauvage". Il va affirmer que le sauvage est un brut.
L’arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde (San Salvador) en 1492 (gravure de Theodore de Bry)
L'Homme mangeant l'Homme
Le terme "cannibale" vient d'un mot indien, cariba, désignant certains Indiens des Caraîbes. Christophe Colomb déforme le terme par une double association : au grand Khan ( le roi d'Orient dont il espérait rencontrer des sujets), et à l'espagnol can, du latin canis qui signifie "chien".
Le terme anthropophagie désigne une violence d'un Homme envers un autre ayant pour but de le manger ( cannibalisme). Il vient du grec anthropos (homme) et phagein (manger).
Un tabou
Exagération d'une pratique canniable:
Cette photographie montre un véritable rituel de connibalisme chez une civilisation d'Amérique, un rituel qui semble civilisé par l'hommage que le groupe porte au(x) mort(s)
Saturne dévorant un de ses fils, 1819-1823Saturne dévorant un de ses fils, 1819-1823, Francisco de Goya
La découverte au XVI siècle de peuples anthopophages comme les "cannibales" des Caraïbes provoquent de la curiosité et de l'imagination. Le cannibalisme devient alors un symbole de la violence de l'Homme contre l'Homme. Ainsi, de nombreuse ont utilisé l'horreur de cette pratique afin de masquer la civilisation de ces populations.
La découverte du Nouveau Monde.
Depuis la fin du XVe siècle, le contacte avec les mondes lointain entraîne la curiosité et des interêt nouveaux. En effet,, les écraivains, penseurs, savants et artistes proposent une nouvelle vision de l'Homme et du monde. Une des dates importante de la Rennaissance est 1492. Cette année là, Christophe Colomb, un navigateur génois au service du roi d'Espagne tient le pari fou d'écourter son trajet pour les Indes en suivant la route de l'Ouest et découvre l'Amérique.
Les voyages des "grandes découvertes"
Une citation importante à comprendre
Trouver un autre monde Les Grandes Découvertes du XVIe siècle (Christophe Colomb, Jacques Cartier, Amerigo Vespucci, Vasco de Gama, Magellan…) permettent d'étendre la vision du monde, de l'enrichir considérablement à plusieurs niveaux : géographique, scientifique, culturel, historique, économique, artistique, humain. Cette ouverture d'envergure invite également à un retour sur soi et génère de multiples réflexions dont la littérature a su s'emparer.
La description des lieux "des cannibales"
Abondance d'un pays fertile:
Différences alimentaires et saveur:
"Ils sont assis le long de la mer, et fermés du côté de la terre de grandes et hautes montagnes, ayant, entre-deux, cent lieues ou environ d'étendue en large. Ils ont grande abondance de poisson et de chairs qui n'ont aucune ressemblance aux nôtres"
-"breuvage" ↬ " a le goût un peu piquant, nullment fumeaux, salutaire à l'estomac, et laxatif à ceux qui ne l'on accoutumé; c'est une boisson très agrèable à qui y est habitué" -"Au lieu de pain, ils usent d'une certaines matière blanche, comme du coriandre confit. J'en ai tâté : le goût en est doux et un peu fade"
Ennumération des atous du pays: ↬"racines" ↬ "breuvage"
Vue de Rio de Janeiro, in Alfred Martinet, Le Brésil pittoresque, historique et monumental, 1847
La description des lieux "Des coches"
Montaigne s’attache peu à la description de cette « contrée », qualifiée dans « Des cannibales » de « très plaisante et bien tempérée », pour privilégier celle des hommes. Cependant, deux aspects sont mis en valeur :
« L'épouvantable magnificence des villes de Cuzco et de Mexico, et, entre plusieurs choses pareilles, le jardin de ce Roi, où tous les arbres, les fruits et toutes les herbes, selon l'ordre et grandeur qu'ils ont en un jardin, étaient excellemment formés en or ; comme en son cabinet, tous les animaux qui naissaient en son état et en ses mers ; et la beauté de leurs ouvrages en pierreries, en plume, en coton, en la peinture, montrent qu'ils ne nous cédaient non plus en l'industrie. »
« un chemin […] depuis la ville de Quito jusques à celle de Cuzco (il y a trois cents lieues), droit, uni, large de vingt-cinq pas, pavé, revêtu de côté et d'autre de belles et hautes murailles, et le long de celles-ci, par le dedans, deux ruisseaux intarissables, bordés de beaux arbres qu'ils nomment molly. Où ils ont trouvé des montagnes et rochers ils les ont taillés et aplanis, et comblé les fondrières de pierre et chaux. Au terme de chaque journée, il y a de beaux palais fournis de vivres, de vêtements et d'armes, tant pour les voyageurs que pour les armées qui ont à y passer. »
La forteresse inca du Machu Pichu
Le portrait moral
Dès le début de son argumentation dans « Des cannibales », Montaigne pose nettement son opinion sur ce monde dit « sauvage » : « En ceux là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés ». D’où un important passage (cf. texte) où, au moyen d’une série de négations, Montaigne souligne les qualités de ce peuple, poussées jusqu’à la « perfection » selon lui.
La polygamie
« Étant plus soigneuses de l'honneur de leurs maris que de toute autre chose, elles cherchent et mettent leur sollicitude à avoir le plus de compagnes qu'elles peuvent, d'autant que c'est un témoignage de la vertu du mari ».
Théodore de Bry, Le chef Saturiba part en guerre, XVI° siècle, gravure
Montaigne,
Un homme très attaché aux valeurs naturelles
Dans cette extrait du livre ,la simplicité et la modestie du chef
indien contrastent avec la grandeur du
roi. Le chef ne tire aucun bénéfice
matériel à être le chef, ce qu’il gagne,
c’est l’estime des autres. Montaigne
souligne le contraste entre les valeurs
des deux mondes: valeurs matérielles
d’un côté, valeurs morales de l’autre. Et la vrai question à se poser est qui est le plus sauvage?
Extrait du livre lorsqu'il nous parle du chef indien et des différences de valeurs que le chef a avec le Roi
L'analogie
entre l'homme sauvage et le fruit sauvage
Tout d'abord,Une analogie est une ressemblance établie par l'esprit, c'est une association d'idées entre deux ou plusieurs objets de pensée qui sont différents . Dans cette citation, Montaigne compare l'homme qualifié de sauvage à des fruits sauvages que la nature a produits d'elle-même. On comprend que l'auteur a une réflexion sur ce sujet et qu'il n'approuve pas le fait qu'on puisse qualifier un homme de sauvage juste parce qu'il a une culture différente. La nature nous a produit simplement comme elle peut produire des fruits. Dans cette logique, ceux qui traitent des hommes de sauvages le sont eux mêmes.
Des Cannibales, Livre I, Chapitre XXXI page 57 ligne 132
La notion de progrès et l'Europe civilisée
ne représentent rien aux yeux de Montaigne
La « mère Nature » est perçue par Montaigne comme source de perfection qui n’a pas d’égal . En louant le mode de vie des « cannibales », Montaigne ne se contente pas de les défendre : c’est pour lui un prétexte pour critiquer la sois disant supériorité de l’Europe civilisée et la notion de progrès qui selon lui ne veut rien dire et est avant tout superficielles.
La citation du philosophe grec Protagoras, « L'homme est la mesure de toutes choses », et l'Homme de Vitruve, dessin de Léonard de Vinci (v.1490), sont les symboles les plus connus de la pensée humaniste.
Exposé Cannibales français
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Created on February 23, 2021
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Description des cannibales
Problématique: qu'est-ce que des cannibales ?
Nous allons maintenant voir la vision de Montaigne sur les canniables
Des cannibales, dans les essais de Montaigne
Montaigne dans son livre utilise les mots "barbares" et "sauvages" pour désigner les Cannibales barbare=homme débrouillard et qui parle une langue étrangère sauvage=un homme de la forêt, cela renvoi à quelque chose de violent, cruel Montaigne va s'engager dans son livre à redéfinir le mot "sauvage". Il va affirmer que le sauvage est un brut.
L’arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde (San Salvador) en 1492 (gravure de Theodore de Bry)
L'Homme mangeant l'Homme
Le terme "cannibale" vient d'un mot indien, cariba, désignant certains Indiens des Caraîbes. Christophe Colomb déforme le terme par une double association : au grand Khan ( le roi d'Orient dont il espérait rencontrer des sujets), et à l'espagnol can, du latin canis qui signifie "chien".
Le terme anthropophagie désigne une violence d'un Homme envers un autre ayant pour but de le manger ( cannibalisme). Il vient du grec anthropos (homme) et phagein (manger).
Un tabou
Exagération d'une pratique canniable:
Cette photographie montre un véritable rituel de connibalisme chez une civilisation d'Amérique, un rituel qui semble civilisé par l'hommage que le groupe porte au(x) mort(s)
Saturne dévorant un de ses fils, 1819-1823Saturne dévorant un de ses fils, 1819-1823, Francisco de Goya
La découverte au XVI siècle de peuples anthopophages comme les "cannibales" des Caraïbes provoquent de la curiosité et de l'imagination. Le cannibalisme devient alors un symbole de la violence de l'Homme contre l'Homme. Ainsi, de nombreuse ont utilisé l'horreur de cette pratique afin de masquer la civilisation de ces populations.
La découverte du Nouveau Monde.
Depuis la fin du XVe siècle, le contacte avec les mondes lointain entraîne la curiosité et des interêt nouveaux. En effet,, les écraivains, penseurs, savants et artistes proposent une nouvelle vision de l'Homme et du monde. Une des dates importante de la Rennaissance est 1492. Cette année là, Christophe Colomb, un navigateur génois au service du roi d'Espagne tient le pari fou d'écourter son trajet pour les Indes en suivant la route de l'Ouest et découvre l'Amérique.
Les voyages des "grandes découvertes"
Une citation importante à comprendre
Trouver un autre monde Les Grandes Découvertes du XVIe siècle (Christophe Colomb, Jacques Cartier, Amerigo Vespucci, Vasco de Gama, Magellan…) permettent d'étendre la vision du monde, de l'enrichir considérablement à plusieurs niveaux : géographique, scientifique, culturel, historique, économique, artistique, humain. Cette ouverture d'envergure invite également à un retour sur soi et génère de multiples réflexions dont la littérature a su s'emparer.
La description des lieux "des cannibales"
Abondance d'un pays fertile:
Différences alimentaires et saveur:
"Ils sont assis le long de la mer, et fermés du côté de la terre de grandes et hautes montagnes, ayant, entre-deux, cent lieues ou environ d'étendue en large. Ils ont grande abondance de poisson et de chairs qui n'ont aucune ressemblance aux nôtres"
-"breuvage" ↬ " a le goût un peu piquant, nullment fumeaux, salutaire à l'estomac, et laxatif à ceux qui ne l'on accoutumé; c'est une boisson très agrèable à qui y est habitué" -"Au lieu de pain, ils usent d'une certaines matière blanche, comme du coriandre confit. J'en ai tâté : le goût en est doux et un peu fade"
Ennumération des atous du pays: ↬"racines" ↬ "breuvage"
Vue de Rio de Janeiro, in Alfred Martinet, Le Brésil pittoresque, historique et monumental, 1847
La description des lieux "Des coches"
Montaigne s’attache peu à la description de cette « contrée », qualifiée dans « Des cannibales » de « très plaisante et bien tempérée », pour privilégier celle des hommes. Cependant, deux aspects sont mis en valeur :
« L'épouvantable magnificence des villes de Cuzco et de Mexico, et, entre plusieurs choses pareilles, le jardin de ce Roi, où tous les arbres, les fruits et toutes les herbes, selon l'ordre et grandeur qu'ils ont en un jardin, étaient excellemment formés en or ; comme en son cabinet, tous les animaux qui naissaient en son état et en ses mers ; et la beauté de leurs ouvrages en pierreries, en plume, en coton, en la peinture, montrent qu'ils ne nous cédaient non plus en l'industrie. »
« un chemin […] depuis la ville de Quito jusques à celle de Cuzco (il y a trois cents lieues), droit, uni, large de vingt-cinq pas, pavé, revêtu de côté et d'autre de belles et hautes murailles, et le long de celles-ci, par le dedans, deux ruisseaux intarissables, bordés de beaux arbres qu'ils nomment molly. Où ils ont trouvé des montagnes et rochers ils les ont taillés et aplanis, et comblé les fondrières de pierre et chaux. Au terme de chaque journée, il y a de beaux palais fournis de vivres, de vêtements et d'armes, tant pour les voyageurs que pour les armées qui ont à y passer. »
La forteresse inca du Machu Pichu
Le portrait moral
Dès le début de son argumentation dans « Des cannibales », Montaigne pose nettement son opinion sur ce monde dit « sauvage » : « En ceux là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés ». D’où un important passage (cf. texte) où, au moyen d’une série de négations, Montaigne souligne les qualités de ce peuple, poussées jusqu’à la « perfection » selon lui.
La polygamie
« Étant plus soigneuses de l'honneur de leurs maris que de toute autre chose, elles cherchent et mettent leur sollicitude à avoir le plus de compagnes qu'elles peuvent, d'autant que c'est un témoignage de la vertu du mari ».
Théodore de Bry, Le chef Saturiba part en guerre, XVI° siècle, gravure
Montaigne,
Un homme très attaché aux valeurs naturelles
Dans cette extrait du livre ,la simplicité et la modestie du chef indien contrastent avec la grandeur du roi. Le chef ne tire aucun bénéfice matériel à être le chef, ce qu’il gagne, c’est l’estime des autres. Montaigne souligne le contraste entre les valeurs des deux mondes: valeurs matérielles d’un côté, valeurs morales de l’autre. Et la vrai question à se poser est qui est le plus sauvage?
Extrait du livre lorsqu'il nous parle du chef indien et des différences de valeurs que le chef a avec le Roi
L'analogie
entre l'homme sauvage et le fruit sauvage
Tout d'abord,Une analogie est une ressemblance établie par l'esprit, c'est une association d'idées entre deux ou plusieurs objets de pensée qui sont différents . Dans cette citation, Montaigne compare l'homme qualifié de sauvage à des fruits sauvages que la nature a produits d'elle-même. On comprend que l'auteur a une réflexion sur ce sujet et qu'il n'approuve pas le fait qu'on puisse qualifier un homme de sauvage juste parce qu'il a une culture différente. La nature nous a produit simplement comme elle peut produire des fruits. Dans cette logique, ceux qui traitent des hommes de sauvages le sont eux mêmes.
Des Cannibales, Livre I, Chapitre XXXI page 57 ligne 132
La notion de progrès et l'Europe civilisée
ne représentent rien aux yeux de Montaigne
La « mère Nature » est perçue par Montaigne comme source de perfection qui n’a pas d’égal . En louant le mode de vie des « cannibales », Montaigne ne se contente pas de les défendre : c’est pour lui un prétexte pour critiquer la sois disant supériorité de l’Europe civilisée et la notion de progrès qui selon lui ne veut rien dire et est avant tout superficielles.
La citation du philosophe grec Protagoras, « L'homme est la mesure de toutes choses », et l'Homme de Vitruve, dessin de Léonard de Vinci (v.1490), sont les symboles les plus connus de la pensée humaniste.