Histoire du Soldat
Guide pédagogique
Activités
Les créateurs et le contexte
L'œuvre et son inspiration
Pactes avec le diable
L'œuvre et son inspiration
Bien qu'adaptée en partie de contes russes d'Alexandre Afanassiev, L'Histoire du Soldat est une œuvre sans contextualisation historique ni géographique, mais recelant le caractère universel souhaité par ses auteurs. Dans cette œuvre atypique, les mots sont parlés et la musique consiste en un collage hautement efficace et brillamment orchestré de danses russes ainsi que de parodies d’un choral luthérien, d’une marche, d’une valse, d’un tango et d’un ragtime.
l'histoire de... l'histoire du soldat
Une histoire, deux versions
lue, jouée et chantée
Pour aller plus loin
L'histoire de... l'Histoire du Soldat
Une histoire, deux versions
C’est au cœur de la pandémie la plus meurtrière du XXe siècle, en septembre 1918, qu’est créée l'Histoire du Soldat de Stravinsky. Derrière l’aura diabolique qui entoure et parcourt cette œuvre pleine d’ironie, Stravinsky est la preuve que l’artiste, face aux nécessités de l’existence, peut déployer des aptitudes exceptionnelles et une remarquable résilience afin de façonner des bijoux dont l’éclat immarcescible frappe aujourd’hui encore notre regard. C’est dans cet esprit de résilience que l’OSM présente l’Histoire du Soldat, cette fois-ci en deux versions.
Production en français
PRODUCTION EN ANGLAIS En collaboration avec le Black Theatre Workshop
Le saviez-vous ?
Lue, jouée et chantée
NARRATION ET JEU La narration occupe une place centrale dans l’Histoire du Soldat. Bien qu’il existe bel et bien une trame narrative, il n’y a pas d’incarnation de personnage à proprement parler : les rôles sont interchangeables et les acteurs peuvent à la fois jouer le diable et le soldat! Ce qui fascine Stravinsky ce ne sont pas les mots en soit, mais plutôt leur sonorité et l’effet que produit leur enchaînement sur la sensibilité des auditeurs - tout comme le fait la musique! LA MISE EN SCÈNE Le contexte de la guerre force Stravinsky à aller à l’essentiel en faisant appel à un « curieux petit orchestre » fortement influencé par le jazz, composé de 7 musiciens. La mise en scène est tout aussi modeste : elle consiste en une petite scène mobile où l’orchestre serait placé sur la droite et le narrateur, à gauche, assis à une table avec une petite bouteille de vin blanc et un verre.
L'originalité de L'Histoire du Soldat tient sans doute au contexte de sa création. Les restrictions imposées par la guerre contraignirent les auteurs à concevoir une œuvre concise, avec une économie de moyens qui, loin d'affecter Stravinsky, lui donna l'occasion de développer d’autres facettes de son talent. « Pourquoi ne pas faire simple? », proposa Ramuz. L’idée se présenta alors d’une pièce à vocation théâtrale alliant la narration, la musique et la danse, destinée à un public élargi. L’œuvre originale fait appel à huit musiciens, incluant Ernest Ansermet à la direction, deux danseurs et trois récitants. Elle connaît sa première audition publique sous cette forme à Lausanne en septembre 1918, grâce au financement du généreux mécène Werner Reinhart, riche commerçant de thé à Winterthur.
suite
Lue, jouée et chantée
LES MUSICIENS L’instrumentation de l’Histoire du Soldat n’a rien d’un hasard! C’est dans l’idée de représenter les quatres grandes familles d’instruments dans leur registre extrême (un instrument aigu et un grave) que Stravinsky choisit le violon, la contrebasse, la clarinette, le basson, la trompette, le trombone et les percussions.
Todd Cope clarinette
Ali Kian Yazdanfar contrebasse
Marianne Dugal violon
Thomas Le Duc-Moreau Chef d'orchestre
Serge Desgagnés percussions
Paul Merkelo trompette
Patrice Richer trombone
Stéphane Lévesque basson
Pour allerplus loin
DOCUMENTAIRE
De Pierre Boulez, célèbre chef d’orchestre et compositeur, à Roger Waters, bassiste de Pink Floyd, tous s’entendent pour dire que l’Histoire du Soldat est une œuvre qui a indéniablement marqué l’histoire. Découvrez ici une sélection de ressources qui offrent de nouvelles perspectives sur l'œuvre.
ANIMATION
BANDE DESSINÉE
AUTRE PRODUCTION
K4N41W Igor Stravinsky with Ramuz in Lavaux, 1928. Russian composer, 1882-1971.
Les créateurs et le contexte
L'Histoire du Soldat, ce n'est pas seulement l’aventure d'un soldat qui se fait ravir son violon et son âme par le Diable, c'est aussi l’histoire, en 1918, d'une collaboration fertile entre Stravinsky, alors exilé en Suisse, et l'écrivain Charles-Ferdinand Ramuz.
Le compositeur : Igor Stravinsky
L'auteur : Charles-ferdinand Ramuz
La grippe espagnole de 1918
Igor Stravinsky
SES DÉBUTS Igor Stravinsky est né à Oranienbaum en Russie le 17 juin 1882. Son père, grande basse à l’opéra de Saint-Pétersbourg l'introduit rapidement aux œuvres du Canon musical. Chez les Stravinsky, la musique est omniprésente. Le jeune Igor commence les leçons de piano à l’âge de neuf ans et ses talents lui prédisent déjà un bel avenir. LA TRADITION RUSSEC’est pendant ses études en droit qu’il fait la rencontre du fils de Rimsky-Korsakov. Cette rencontre lui permettra d’apprendre rigoureusement le métier de compositeur entre 1902 et 1908. gé de 27 ans, Stravinsky écrit sa première œuvre orchestrale : Feux d’artifice, qu’il dédie à son maître et qui marquera le début de sa carrière. Jusqu'en 1910, Stravinsky compose de façon traditionnellement russe, sous l’influence de Rimsky-Korsakov.
LES BALLETS RUSSESLes années suivantes sont caractérisées par l’émancipation d’un style unique chez Stravinsky, alors qu’il est invité à composer pour Diaghilev et les Ballets russes. Stravinsky délaisse de plus en plus la tradition au profit du chromatisme, de la polytonalité et de la polyrythmie. L'EXIL EN SUISSEL’année 1914 marque le début de la première guerre mondiale. Les ballets russes doivent arrêter leurs activités et Stravinsky doit littéralement composer avec des effectifs réduits. Réfugié en Suisse, le compositeur voit sa production musicale considérablement réduite et sa situation financière devenir précaire. Le compositeur, désormais à la recherche simplicité, rencontre l’écrivain Charles-Ferdinand Ramuz avec qui il imagine une création ambulante : l’Histoire du Soldat est née.
suite
Igor Stravinsky
LES ANNÉES PARISIENNESAprès la guerre, Stravinsky et sa famille s’installent à Paris. Durant cette période que l’on appelle néoclassique, il s’inspire de la musique du passé en se référant à Mozart et Haendel. Stravinsky fréquente les artistes du Paris de l’entre-deux-guerres où l’art et la culture y sont florissants. PÉRIODE SÉRIELLEEn 1939, l’annonce de la deuxième guerre mondiale force Stravinsky et sa famille à s’exiler de nouveau. Puisqu’il enseigne à l’occasion à Harvard, c’est à Hollywood aux États-Unis qu’il se réfugie. Cette dernière grande période de composition lui permet d’explorer le dodécaphonisme de Berg, Schoenberg et Webern. FIN DE SA VIEStravinsky étant converti à l'Église orthodoxe depuis 1926, ses dernières œuvres sont fortement influencées par des thèmes religieux.
Igor Stravinsky s'éteint à New-York le 6 avril 1971. Il repose à Venise aux côtés de son ami Diaghilev.
SUR LA POLYTONALITÉ...La polytonalité consiste à faire entendre simultanément plusieurs motifs musicaux qui ne se rapportent pas à la même tonalité. Par exemple, Stravinsky superpose un accord de Mi Majeur à un accord de Mib Maj7 dans le Sacre du Printemps : SUR LA POLYRYTHMIE...La polyrythmie : consiste à superposer plusieurs rythmes d'accentuations différentes simultanément. Elle est opposée à l’homorythmie :
Le saviez-vous ?
K4N41W Igor Stravinsky with Ramuz in Lavaux, 1928. Russian composer, 1882-1971.
Charles-Ferdinand Ramuz
RETOUR EN SUISSEDe retour à Lausanne en Suisse, il s’implique à titre de directeur de rédaction pour la revue les Cahiers vaudois. Son retour en Suisse l’amène à s'intéresser à d’autres formes d’arts : dont les arts visuels et la musique. Il écrit sur Paul Cézanne et rencontre Stravinsky avec qui il imaginera l’Histoire du Soldat.ÉMANCIPATION ARTISTIQUELe style d’écriture de Ramuz se définit les années suivantes. Il écrit d’une façon plus directe et moins descriptive, à l’image de ses personnages qui sont essentiellement paysans et montagnards. Mais cela amène son lot de critiques et on lui reproche d’écrire d’une façon rustre et de manquer de finesse. Cette critique le suivra tout au long de sa carrière.APOGÉE DE CARRIÈREA partir de 1925, C. F. Ramuz est au sommet de sa carrière alors qu’il signe avec les Éditions Grasset à Paris. Il publie ses œuvres majeures comme La Grande Peur dans la montagne. C’est à la fin de sa vie qu’il publiera plusieurs essais traitant de politique, d’enjeux de société et de récits autobiographiques. Jusqu’à sa mort en 1947, Il vivra avec sa famille à la villa La Muette à Pully, aux abords du lac Léman.
Charles-Ferdinand Ramuz naît le 24 septembre 1878 à Lausanne, dans le canton de Vaud en Suisse. LES ANNÉES PARISIENNES Après avoir terminé des études en littérature à l’université de Lausanne, il se rend à Paris pour entamer un doctorat à l’université de la Sorbonne, il y fréquente des artistes et écrivains français et suisses, comme Charles-Albert Cingria et le peintre René Auberjonois. C’est d'ailleurs à Paris qu’il publie son premier recueil de poésie (1903) ainsi que plusieurs romans comme Aline (1905), Les circonstance de la vie (1907) et Jean-Luc Persécuté (1909). Ces premiers ouvrages lui permettent d’accéder à une certaine notoriété et à la reconnaissance de ses pairs.
Le saviez-vous ?
La grippe espagnole de 1918
LA CRISE SANITAIRE Du 12 au 15 septembre 1918 se tient à Victoriaville un congrès eucharistique qui rassemble 40000 visiteurs. À partir de là, le virus se répand comme une traînée de poudre. La ville de Victoriaville connaîtra un taux de décès particulièrement élevé, mais les autres régions du Québec sont également touchées. À Montréal, on ordonne dès le 8 octobre la fermeture des écoles, théâtres, cinémas et autres lieux publics. De nombreuses mesures sanitaires sont mises en place, et la police distribue des amendes salées à ceux qui sont pris à cracher sur les trottoirs! Les décès affluent, et les malades succombent parfois quelques heures après avoir ressenti les symptômes. LA FIN DE LA PANDÉMIE Comme un rayon de lumière au cœur de cette sombre pandémie, l’annonce de la fin de la guerre le 11 novembre 1918 rallume en chacun une flamme d’espoir qui permet de passer à travers les difficultés du quotidien. Peu à peu, la vie renaît, les lieux culturels rouvrent leurs portes et procurent joie et réconfort à la population. Les Québécois peuvent fêter Noël en famille cette année-là et l’épidémie s’essouffle au courant du printemps 1919.
Le virus de la grippe dite espagnole aurait fait environ 50 millions de morts en quelques mois, et le Québec n’a pas été épargné. LA GUERRE EN 1918 La première souche du virus a été découverte en mars 1918 dans un camp de soldats au Texas. Nous sommes alors en pleine guerre mondiale : les baraquements et les tranchées accueillent une forte concentration de soldats qui vivent dans des conditions d’hygiène précaires, la proximité entre les humains et les animaux est quotidienne, la population des pays en guerre est rationnée et le trafic maritime est à sa pleine intensité. Toutes les conditions sont réunies pour permettre la dissémination rapide et la force de frappe maximale de ce nouveau virus. Il frappe d’abord l’Europe, puis l’Inde et le reste de l’Asie et atteint le monde entier avant la fin de 1918.
Pactes avec le diable
Les premiers démons
La chasse aux sorcières
Avant de devenir l'inspiration de nombreuses fictions et œuvres de nos jours, le pacte avec le diable a d'abord été, si ce n'est une vérité historique, tout du moins au centre de nombreuses intrigues pas toujours fictives, de la poésie au manga en passant bien sûr par la musique! En voici quelques exemples.
Faust de Goethe
La chasse-galerie
Paganini
Death Note
Les Rolling Stones
Robert Johnson
Les premiers démons
« Démon » est un mot grec qui désigne une force spirituelle sans connotation négative. Aussi, quand saint Augustin au Ve siècle parle de « pacte démoniaque », c'est pour désigner l'ensemble des rites et croyances païens qui ne sont pas conformes aux enseignements chrétiens. L'image est ensuite reprise par les prêcheurs de manière plus littérale : les démons deviennent des créatures de chair. Les poètes et dramaturges Hrotsvita de Gandersheim au Xe siècle puis Rutebeuf au XIIIe siècle relatent les premières histoires faisant intervenir des pactes avec le diable, où les contrevenants à la morale accèdent à la salvation par le repentir. Par la suite, se développe une tradition de rumeurs fabuleuses associées aux personnages érudits : c'est l'ère des grands mages, dont les connaissances hétérodoxes sont jugées d'inspiration diabolique.
La chasse aux sorcières
L'Église est la seule dépositaire du savoir juste et tout individu déviant de sa parole est combattue avec férocité : c'est le début de la chasse aux sorcières, qui entre les XIVe et XVIIIe siècles fera des dizaines de milliers de victimes. Les accusations de sorcellerie concernent le plus souvent les femmes, signe de la misogynie de l'époque ; mais les hommes n'en sont pas exclus. Et s'il existe réellement des apprentis alchimistes qui ont pratiqué des rites sataniques, la plupart des gens condamnés pour sorcellerie sont soit des fous, soit des hérétiques, soit des politiciens, religieux ou savants qui représentaient un danger pour les pouvoirs en place. Sur fond de guerre de religion, l'idée superstitieuse de pacte avec le diable aura donc servi de prétexte à des purges malavisées de gens différents ou gênants.
Faust de Goethe
Faust, monument de la littérature allemande, est pour le poète allemand Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) l'œuvre de toute une vie. Goethe produira notamment deux pièces inspirées par la vie de ce mage du XVe siècle. Faust, qui a passé toute sa vie à la recherche de la connaissance, décide à l'approche de la vieillesse de passer un accord avec Méphistophélès : celui-ci lui rendra la jeunesse et lui permettra de goûter à tous les plaisirs de la vie, en échange de son âme. Faust tombe alors amoureux de Marguerite, mais finit par se lasser d'elle et l'abandonne ; sa vie de voluptés sera alors gâchée par le souvenir de cette trahison aux conséquences funestes.
Le saviez-vous ?
La chasse-galerie
Des bûcherons de Gatineau, seuls le soir du réveillon, décident de faire une virée pour aller voir leurs blondes. Mais le seul moyen pour être de retour à l'heure le matin au chantier, c'est de participer à la chasse-galerie : une gigantesque chasse composée de monstres, organisée par le diable, et qui parcourt le ciel à toute vitesse. Montés dans un canot diabolique, les bûcherons vont devoir éviter de nombreuses embûches s'ils veulent pouvoir profiter de leurs douces amies tout en gardant leur âme... Ce conte célèbre du folklore québécois a, lui aussi, inspiré plusieurs compositeurs et musiciens :
Voici la version de Claude Dubois : Et celle du groupe La Bottine souriante :
Paganini
Le violoniste et guitariste génois Niccolò Paganini (1782-1840) était un véritable génie de l'exécution et de la composition, qui a révolutionné la pratique de ses deux instruments de prédilection. Sa virtuosité était telle que plusieurs pamphlets l'ont décrite comme étant guidée par la main du diable, et que certains prétendaient que ses mélodies lui avaient été dictées par Satan lui-même. L'Église catholique, jugeant son talent impie, lui refusera même d'être enterré religieusement !
N. Paganini, Caprice pour violon solo op. 1 no. 5 :
Robert Johnson
Dans le Mississippi du début du XXe siècle, Robert Johnson est un guitariste et chanteur de blues à la réputation sulfureuse : il tiendrait son talent du diable lui-même, qu'il aurait rencontré à un carrefour pour un cours de maître un peu spécial ! Ses chansons influenceront les plus grands guitaristes de blues et de rock : Jimi Hendrix, Jimmy Page (Led Zeppelin), Brian Jones et Keith Richards (Rolling Stones), Bob Dylan ou encore Eric Clapton... Mais, comme tout homme ayant pactisé avec le diable, il connaîtra un succès fulgurant suivi d'une mort mystérieuse aussi rapide, en 1938, à l'âge de... 27 ans.
Robert Johnson, Me and the Devil Blues (1937) :
Les Rolling Stones
Le groupe de rock britannique s'est inspiré de l'iconographie sataniste, cultivant même l'ambiguïté sur une prétendue connivence avec le diable. Ceci se remarque notamment dans les albums Goats Head Soup, dont la pochette représente un breuvage démoniaque, ou Their Satanic Majesties Request au titre évocateur, mais surtout avec leur succès Sympathy for the Devil où le diable se présente comme « un homme de biens et de goût », et énumère les forfaits pour lesquels il a guidé la main de l'homme...
The Rolling Stones, Sympathy for the Devil (1968) :
Death Note
Dans le manga Death Note de Tsugumi Ohba et Takeshi Ogata, le héros Light Yagami, un lycéen brillant, entre en possession d'un cahier offert par un démon lui octroyant le pouvoir de vie et de mort : il lui suffit d'écrire les noms et les circonstances de la mort de ses victimes pour que celle-ci se réalise. S'il souhaite au début s'en servir pour faire le bien en châtiant les criminels impunis, cette puissance irrégulée lui monte vite à la tête, et il devient un tueur en série traqué qui sacrifie des innocents pour effacer ses traces.
Activités
Dans l’Histoire du Soldat de Stravinsky et Ramuz, le soldat tente de récupérer son âme en jouant aux dés contre le diable. Mais soyez sans crainte, ici vous n’aurez pas à parier votre âme contre une paire de six! Ces quelques activités, à faire seul ou en groupe, testerons vos connaissances et saurons vous faire apprécier l’esthétique et les sonorités uniques de Stravinsky.
À chacun son style!
Musicothécaire en détresse
ACTIVITÉ DE CRÉATION
Activité de création
DÉMARCHE À SUIVRE :
Mise en situation
En équipe de 6 personnes : 4 « acteurs » et 2 « musiciens », nous vous proposons de créer une histoire de toute pièce, du médium employé jusqu’à la mise en scène!
Le défi étant ici de s’adapter au contexte actuel de pandémie, comme Stravinsky et Ramuz ont dû le faire à l’époque de la grippe espagnole.
ÉTAPE 2 Déterminez la mise en scène
ÉTAPE 1 Construisez votre trame narrative.
ÉTAPE 3 Créez votre trame sonore
ÉTAPE 4 Répartissez les rôles
Histoire du Soldat
Orchestre Montréal
Created on February 19, 2021
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Histoire du Soldat
Guide pédagogique
Activités
Les créateurs et le contexte
L'œuvre et son inspiration
Pactes avec le diable
L'œuvre et son inspiration
Bien qu'adaptée en partie de contes russes d'Alexandre Afanassiev, L'Histoire du Soldat est une œuvre sans contextualisation historique ni géographique, mais recelant le caractère universel souhaité par ses auteurs. Dans cette œuvre atypique, les mots sont parlés et la musique consiste en un collage hautement efficace et brillamment orchestré de danses russes ainsi que de parodies d’un choral luthérien, d’une marche, d’une valse, d’un tango et d’un ragtime.
l'histoire de... l'histoire du soldat
Une histoire, deux versions
lue, jouée et chantée
Pour aller plus loin
L'histoire de... l'Histoire du Soldat
Une histoire, deux versions
C’est au cœur de la pandémie la plus meurtrière du XXe siècle, en septembre 1918, qu’est créée l'Histoire du Soldat de Stravinsky. Derrière l’aura diabolique qui entoure et parcourt cette œuvre pleine d’ironie, Stravinsky est la preuve que l’artiste, face aux nécessités de l’existence, peut déployer des aptitudes exceptionnelles et une remarquable résilience afin de façonner des bijoux dont l’éclat immarcescible frappe aujourd’hui encore notre regard. C’est dans cet esprit de résilience que l’OSM présente l’Histoire du Soldat, cette fois-ci en deux versions.
Production en français
PRODUCTION EN ANGLAIS En collaboration avec le Black Theatre Workshop
Le saviez-vous ?
Lue, jouée et chantée
NARRATION ET JEU La narration occupe une place centrale dans l’Histoire du Soldat. Bien qu’il existe bel et bien une trame narrative, il n’y a pas d’incarnation de personnage à proprement parler : les rôles sont interchangeables et les acteurs peuvent à la fois jouer le diable et le soldat! Ce qui fascine Stravinsky ce ne sont pas les mots en soit, mais plutôt leur sonorité et l’effet que produit leur enchaînement sur la sensibilité des auditeurs - tout comme le fait la musique! LA MISE EN SCÈNE Le contexte de la guerre force Stravinsky à aller à l’essentiel en faisant appel à un « curieux petit orchestre » fortement influencé par le jazz, composé de 7 musiciens. La mise en scène est tout aussi modeste : elle consiste en une petite scène mobile où l’orchestre serait placé sur la droite et le narrateur, à gauche, assis à une table avec une petite bouteille de vin blanc et un verre.
L'originalité de L'Histoire du Soldat tient sans doute au contexte de sa création. Les restrictions imposées par la guerre contraignirent les auteurs à concevoir une œuvre concise, avec une économie de moyens qui, loin d'affecter Stravinsky, lui donna l'occasion de développer d’autres facettes de son talent. « Pourquoi ne pas faire simple? », proposa Ramuz. L’idée se présenta alors d’une pièce à vocation théâtrale alliant la narration, la musique et la danse, destinée à un public élargi. L’œuvre originale fait appel à huit musiciens, incluant Ernest Ansermet à la direction, deux danseurs et trois récitants. Elle connaît sa première audition publique sous cette forme à Lausanne en septembre 1918, grâce au financement du généreux mécène Werner Reinhart, riche commerçant de thé à Winterthur.
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LES MUSICIENS L’instrumentation de l’Histoire du Soldat n’a rien d’un hasard! C’est dans l’idée de représenter les quatres grandes familles d’instruments dans leur registre extrême (un instrument aigu et un grave) que Stravinsky choisit le violon, la contrebasse, la clarinette, le basson, la trompette, le trombone et les percussions.
Todd Cope clarinette
Ali Kian Yazdanfar contrebasse
Marianne Dugal violon
Thomas Le Duc-Moreau Chef d'orchestre
Serge Desgagnés percussions
Paul Merkelo trompette
Patrice Richer trombone
Stéphane Lévesque basson
Pour allerplus loin
DOCUMENTAIRE
De Pierre Boulez, célèbre chef d’orchestre et compositeur, à Roger Waters, bassiste de Pink Floyd, tous s’entendent pour dire que l’Histoire du Soldat est une œuvre qui a indéniablement marqué l’histoire. Découvrez ici une sélection de ressources qui offrent de nouvelles perspectives sur l'œuvre.
ANIMATION
BANDE DESSINÉE
AUTRE PRODUCTION
K4N41W Igor Stravinsky with Ramuz in Lavaux, 1928. Russian composer, 1882-1971.
Les créateurs et le contexte
L'Histoire du Soldat, ce n'est pas seulement l’aventure d'un soldat qui se fait ravir son violon et son âme par le Diable, c'est aussi l’histoire, en 1918, d'une collaboration fertile entre Stravinsky, alors exilé en Suisse, et l'écrivain Charles-Ferdinand Ramuz.
Le compositeur : Igor Stravinsky
L'auteur : Charles-ferdinand Ramuz
La grippe espagnole de 1918
Igor Stravinsky
SES DÉBUTS Igor Stravinsky est né à Oranienbaum en Russie le 17 juin 1882. Son père, grande basse à l’opéra de Saint-Pétersbourg l'introduit rapidement aux œuvres du Canon musical. Chez les Stravinsky, la musique est omniprésente. Le jeune Igor commence les leçons de piano à l’âge de neuf ans et ses talents lui prédisent déjà un bel avenir. LA TRADITION RUSSEC’est pendant ses études en droit qu’il fait la rencontre du fils de Rimsky-Korsakov. Cette rencontre lui permettra d’apprendre rigoureusement le métier de compositeur entre 1902 et 1908. gé de 27 ans, Stravinsky écrit sa première œuvre orchestrale : Feux d’artifice, qu’il dédie à son maître et qui marquera le début de sa carrière. Jusqu'en 1910, Stravinsky compose de façon traditionnellement russe, sous l’influence de Rimsky-Korsakov.
LES BALLETS RUSSESLes années suivantes sont caractérisées par l’émancipation d’un style unique chez Stravinsky, alors qu’il est invité à composer pour Diaghilev et les Ballets russes. Stravinsky délaisse de plus en plus la tradition au profit du chromatisme, de la polytonalité et de la polyrythmie. L'EXIL EN SUISSEL’année 1914 marque le début de la première guerre mondiale. Les ballets russes doivent arrêter leurs activités et Stravinsky doit littéralement composer avec des effectifs réduits. Réfugié en Suisse, le compositeur voit sa production musicale considérablement réduite et sa situation financière devenir précaire. Le compositeur, désormais à la recherche simplicité, rencontre l’écrivain Charles-Ferdinand Ramuz avec qui il imagine une création ambulante : l’Histoire du Soldat est née.
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Igor Stravinsky
LES ANNÉES PARISIENNESAprès la guerre, Stravinsky et sa famille s’installent à Paris. Durant cette période que l’on appelle néoclassique, il s’inspire de la musique du passé en se référant à Mozart et Haendel. Stravinsky fréquente les artistes du Paris de l’entre-deux-guerres où l’art et la culture y sont florissants. PÉRIODE SÉRIELLEEn 1939, l’annonce de la deuxième guerre mondiale force Stravinsky et sa famille à s’exiler de nouveau. Puisqu’il enseigne à l’occasion à Harvard, c’est à Hollywood aux États-Unis qu’il se réfugie. Cette dernière grande période de composition lui permet d’explorer le dodécaphonisme de Berg, Schoenberg et Webern. FIN DE SA VIEStravinsky étant converti à l'Église orthodoxe depuis 1926, ses dernières œuvres sont fortement influencées par des thèmes religieux.
Igor Stravinsky s'éteint à New-York le 6 avril 1971. Il repose à Venise aux côtés de son ami Diaghilev.
SUR LA POLYTONALITÉ...La polytonalité consiste à faire entendre simultanément plusieurs motifs musicaux qui ne se rapportent pas à la même tonalité. Par exemple, Stravinsky superpose un accord de Mi Majeur à un accord de Mib Maj7 dans le Sacre du Printemps : SUR LA POLYRYTHMIE...La polyrythmie : consiste à superposer plusieurs rythmes d'accentuations différentes simultanément. Elle est opposée à l’homorythmie :
Le saviez-vous ?
K4N41W Igor Stravinsky with Ramuz in Lavaux, 1928. Russian composer, 1882-1971.
Charles-Ferdinand Ramuz
RETOUR EN SUISSEDe retour à Lausanne en Suisse, il s’implique à titre de directeur de rédaction pour la revue les Cahiers vaudois. Son retour en Suisse l’amène à s'intéresser à d’autres formes d’arts : dont les arts visuels et la musique. Il écrit sur Paul Cézanne et rencontre Stravinsky avec qui il imaginera l’Histoire du Soldat.ÉMANCIPATION ARTISTIQUELe style d’écriture de Ramuz se définit les années suivantes. Il écrit d’une façon plus directe et moins descriptive, à l’image de ses personnages qui sont essentiellement paysans et montagnards. Mais cela amène son lot de critiques et on lui reproche d’écrire d’une façon rustre et de manquer de finesse. Cette critique le suivra tout au long de sa carrière.APOGÉE DE CARRIÈREA partir de 1925, C. F. Ramuz est au sommet de sa carrière alors qu’il signe avec les Éditions Grasset à Paris. Il publie ses œuvres majeures comme La Grande Peur dans la montagne. C’est à la fin de sa vie qu’il publiera plusieurs essais traitant de politique, d’enjeux de société et de récits autobiographiques. Jusqu’à sa mort en 1947, Il vivra avec sa famille à la villa La Muette à Pully, aux abords du lac Léman.
Charles-Ferdinand Ramuz naît le 24 septembre 1878 à Lausanne, dans le canton de Vaud en Suisse. LES ANNÉES PARISIENNES Après avoir terminé des études en littérature à l’université de Lausanne, il se rend à Paris pour entamer un doctorat à l’université de la Sorbonne, il y fréquente des artistes et écrivains français et suisses, comme Charles-Albert Cingria et le peintre René Auberjonois. C’est d'ailleurs à Paris qu’il publie son premier recueil de poésie (1903) ainsi que plusieurs romans comme Aline (1905), Les circonstance de la vie (1907) et Jean-Luc Persécuté (1909). Ces premiers ouvrages lui permettent d’accéder à une certaine notoriété et à la reconnaissance de ses pairs.
Le saviez-vous ?
La grippe espagnole de 1918
LA CRISE SANITAIRE Du 12 au 15 septembre 1918 se tient à Victoriaville un congrès eucharistique qui rassemble 40000 visiteurs. À partir de là, le virus se répand comme une traînée de poudre. La ville de Victoriaville connaîtra un taux de décès particulièrement élevé, mais les autres régions du Québec sont également touchées. À Montréal, on ordonne dès le 8 octobre la fermeture des écoles, théâtres, cinémas et autres lieux publics. De nombreuses mesures sanitaires sont mises en place, et la police distribue des amendes salées à ceux qui sont pris à cracher sur les trottoirs! Les décès affluent, et les malades succombent parfois quelques heures après avoir ressenti les symptômes. LA FIN DE LA PANDÉMIE Comme un rayon de lumière au cœur de cette sombre pandémie, l’annonce de la fin de la guerre le 11 novembre 1918 rallume en chacun une flamme d’espoir qui permet de passer à travers les difficultés du quotidien. Peu à peu, la vie renaît, les lieux culturels rouvrent leurs portes et procurent joie et réconfort à la population. Les Québécois peuvent fêter Noël en famille cette année-là et l’épidémie s’essouffle au courant du printemps 1919.
Le virus de la grippe dite espagnole aurait fait environ 50 millions de morts en quelques mois, et le Québec n’a pas été épargné. LA GUERRE EN 1918 La première souche du virus a été découverte en mars 1918 dans un camp de soldats au Texas. Nous sommes alors en pleine guerre mondiale : les baraquements et les tranchées accueillent une forte concentration de soldats qui vivent dans des conditions d’hygiène précaires, la proximité entre les humains et les animaux est quotidienne, la population des pays en guerre est rationnée et le trafic maritime est à sa pleine intensité. Toutes les conditions sont réunies pour permettre la dissémination rapide et la force de frappe maximale de ce nouveau virus. Il frappe d’abord l’Europe, puis l’Inde et le reste de l’Asie et atteint le monde entier avant la fin de 1918.
Pactes avec le diable
Les premiers démons
La chasse aux sorcières
Avant de devenir l'inspiration de nombreuses fictions et œuvres de nos jours, le pacte avec le diable a d'abord été, si ce n'est une vérité historique, tout du moins au centre de nombreuses intrigues pas toujours fictives, de la poésie au manga en passant bien sûr par la musique! En voici quelques exemples.
Faust de Goethe
La chasse-galerie
Paganini
Death Note
Les Rolling Stones
Robert Johnson
Les premiers démons
« Démon » est un mot grec qui désigne une force spirituelle sans connotation négative. Aussi, quand saint Augustin au Ve siècle parle de « pacte démoniaque », c'est pour désigner l'ensemble des rites et croyances païens qui ne sont pas conformes aux enseignements chrétiens. L'image est ensuite reprise par les prêcheurs de manière plus littérale : les démons deviennent des créatures de chair. Les poètes et dramaturges Hrotsvita de Gandersheim au Xe siècle puis Rutebeuf au XIIIe siècle relatent les premières histoires faisant intervenir des pactes avec le diable, où les contrevenants à la morale accèdent à la salvation par le repentir. Par la suite, se développe une tradition de rumeurs fabuleuses associées aux personnages érudits : c'est l'ère des grands mages, dont les connaissances hétérodoxes sont jugées d'inspiration diabolique.
La chasse aux sorcières
L'Église est la seule dépositaire du savoir juste et tout individu déviant de sa parole est combattue avec férocité : c'est le début de la chasse aux sorcières, qui entre les XIVe et XVIIIe siècles fera des dizaines de milliers de victimes. Les accusations de sorcellerie concernent le plus souvent les femmes, signe de la misogynie de l'époque ; mais les hommes n'en sont pas exclus. Et s'il existe réellement des apprentis alchimistes qui ont pratiqué des rites sataniques, la plupart des gens condamnés pour sorcellerie sont soit des fous, soit des hérétiques, soit des politiciens, religieux ou savants qui représentaient un danger pour les pouvoirs en place. Sur fond de guerre de religion, l'idée superstitieuse de pacte avec le diable aura donc servi de prétexte à des purges malavisées de gens différents ou gênants.
Faust de Goethe
Faust, monument de la littérature allemande, est pour le poète allemand Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) l'œuvre de toute une vie. Goethe produira notamment deux pièces inspirées par la vie de ce mage du XVe siècle. Faust, qui a passé toute sa vie à la recherche de la connaissance, décide à l'approche de la vieillesse de passer un accord avec Méphistophélès : celui-ci lui rendra la jeunesse et lui permettra de goûter à tous les plaisirs de la vie, en échange de son âme. Faust tombe alors amoureux de Marguerite, mais finit par se lasser d'elle et l'abandonne ; sa vie de voluptés sera alors gâchée par le souvenir de cette trahison aux conséquences funestes.
Le saviez-vous ?
La chasse-galerie
Des bûcherons de Gatineau, seuls le soir du réveillon, décident de faire une virée pour aller voir leurs blondes. Mais le seul moyen pour être de retour à l'heure le matin au chantier, c'est de participer à la chasse-galerie : une gigantesque chasse composée de monstres, organisée par le diable, et qui parcourt le ciel à toute vitesse. Montés dans un canot diabolique, les bûcherons vont devoir éviter de nombreuses embûches s'ils veulent pouvoir profiter de leurs douces amies tout en gardant leur âme... Ce conte célèbre du folklore québécois a, lui aussi, inspiré plusieurs compositeurs et musiciens :
Voici la version de Claude Dubois : Et celle du groupe La Bottine souriante :
Paganini
Le violoniste et guitariste génois Niccolò Paganini (1782-1840) était un véritable génie de l'exécution et de la composition, qui a révolutionné la pratique de ses deux instruments de prédilection. Sa virtuosité était telle que plusieurs pamphlets l'ont décrite comme étant guidée par la main du diable, et que certains prétendaient que ses mélodies lui avaient été dictées par Satan lui-même. L'Église catholique, jugeant son talent impie, lui refusera même d'être enterré religieusement !
N. Paganini, Caprice pour violon solo op. 1 no. 5 :
Robert Johnson
Dans le Mississippi du début du XXe siècle, Robert Johnson est un guitariste et chanteur de blues à la réputation sulfureuse : il tiendrait son talent du diable lui-même, qu'il aurait rencontré à un carrefour pour un cours de maître un peu spécial ! Ses chansons influenceront les plus grands guitaristes de blues et de rock : Jimi Hendrix, Jimmy Page (Led Zeppelin), Brian Jones et Keith Richards (Rolling Stones), Bob Dylan ou encore Eric Clapton... Mais, comme tout homme ayant pactisé avec le diable, il connaîtra un succès fulgurant suivi d'une mort mystérieuse aussi rapide, en 1938, à l'âge de... 27 ans.
Robert Johnson, Me and the Devil Blues (1937) :
Les Rolling Stones
Le groupe de rock britannique s'est inspiré de l'iconographie sataniste, cultivant même l'ambiguïté sur une prétendue connivence avec le diable. Ceci se remarque notamment dans les albums Goats Head Soup, dont la pochette représente un breuvage démoniaque, ou Their Satanic Majesties Request au titre évocateur, mais surtout avec leur succès Sympathy for the Devil où le diable se présente comme « un homme de biens et de goût », et énumère les forfaits pour lesquels il a guidé la main de l'homme...
The Rolling Stones, Sympathy for the Devil (1968) :
Death Note
Dans le manga Death Note de Tsugumi Ohba et Takeshi Ogata, le héros Light Yagami, un lycéen brillant, entre en possession d'un cahier offert par un démon lui octroyant le pouvoir de vie et de mort : il lui suffit d'écrire les noms et les circonstances de la mort de ses victimes pour que celle-ci se réalise. S'il souhaite au début s'en servir pour faire le bien en châtiant les criminels impunis, cette puissance irrégulée lui monte vite à la tête, et il devient un tueur en série traqué qui sacrifie des innocents pour effacer ses traces.
Activités
Dans l’Histoire du Soldat de Stravinsky et Ramuz, le soldat tente de récupérer son âme en jouant aux dés contre le diable. Mais soyez sans crainte, ici vous n’aurez pas à parier votre âme contre une paire de six! Ces quelques activités, à faire seul ou en groupe, testerons vos connaissances et saurons vous faire apprécier l’esthétique et les sonorités uniques de Stravinsky.
À chacun son style!
Musicothécaire en détresse
ACTIVITÉ DE CRÉATION
Activité de création
DÉMARCHE À SUIVRE :
Mise en situation
En équipe de 6 personnes : 4 « acteurs » et 2 « musiciens », nous vous proposons de créer une histoire de toute pièce, du médium employé jusqu’à la mise en scène! Le défi étant ici de s’adapter au contexte actuel de pandémie, comme Stravinsky et Ramuz ont dû le faire à l’époque de la grippe espagnole.
ÉTAPE 2 Déterminez la mise en scène
ÉTAPE 1 Construisez votre trame narrative.
ÉTAPE 3 Créez votre trame sonore
ÉTAPE 4 Répartissez les rôles