6. Jeux panhelléniques et Les Panathénées
par Thimothy
Sommaire
Epreuves combinées
1 Jeux panhelléniques
Epreuves et déroulement des jeux
Epreuves artistiques
grands jeux
Les récompenses
Fin des jeux
les Jeux olympiques à Olympie
2 Les panathénées
Les femmes et les jeux olympiques
les Jeux pythiques à Delphes
Explications
les Jeux isthmiques à Corinthe
Les courses
Les dieux et les hommes
Lancers
les Jeux néméens d'abord à Némée
l'organisation des panathénées
Organisation des jeux
Sports de combats
Jeux panhelléniques
(ou plus exactement concours panhelléniques)
Explications:
Déjà pour la définition de ce mot cela est panhellénique: fêtes à caractère religieux célébrées en Grèce antique en l'honneur des dieux, auxquels on participait de toutes les régions de Grèce.
carte de la grèce antique
Ce sont à l'origine des concours athlétiques réservés à l'aristocratie, dont les familles disposaient d'assez de temps et d'argent pour s'entraîner de façon prolongée, et qui attachaient une importance primordiale aux prouesses athlétiques.
Les preuves archéologiques montrent que des jeux se sont déroulés à Olympie bien avant la date officielle de leur création en 776 av. J.-C.. La création des jeux olympiques a donné lieu à plusieurs versions légendaires. D'après l'une des versions, Héraclès aurait créé les jeux en l'honneur de son père Zeus, une fois accomplis ses douze travaux. C'est certainement le souvenir d'un ancien culte au dieu local Zeus Olympios. Une autre version raconte que les jeux auraient été créés par le roi Pélops pour se faire pardonner le crime qu'il avait commis contre son beau-père roi d'Élis. Pélops avait saboté le char du roi au moment de l'épreuve de course de chars qui devait décider qui obtiendrait la main d'Hippodamie, fille du roi.Les jeux auraient été rétablis en 884 av. J.-C. par Iphitos, roi d'Élis, Lycurgue, législateur légendaire de Sparte, afin de faire cesser les guerres entre cités grecques (au moins pendant quelques mois tous les quatre ans). La date de 776 est retenue comme date de fondation des Jeux parce que c'est pour cette année que l'on connaît le nom du premier champion de course à pied mais l’Épreuve la plus importante était le triathlon et le gagnant avait une couronne d'olivier.
par la suite, ces compétitions cessèrent d'être l'apanage exclusif de la noblesse, et des jeunes gens issus de la bourgeoisie y remportèrent aussi des victoires ; à partir du Ve siècle av. J.-C.
d'autres disciplines culturelles se sont ajoutées aux épreuves athlétiques
puis les athlètes devinrent des professionnels.
Les quatre grands Jeux panhelléniques, qui forment la période des jeux publics sont :
o les Jeux olympiques à Olympie ;o les Jeux pythiques à Delphes ;o les Jeux isthmiques à Corintheo les Jeux néméens d'abord à Némée
Les jeux olympiques à olympe
Dans l'Antiquité tous les quatre ans avaient lieu les Jeux olympiques. Ils se déroulaient à Olympie, dans la cité d'Élis, sur la côte ouest du Péloponnèse, en Grèce. Les Jeux olympiques étaient considérés comme la plus importante manifestation sportive de l'Antiquité. Ces jeux avaient pour but d'honorer le dieu Zeus.Les guerres entre cités grecques s'arrêtaient pendant la trêve olympique. Des hommes libres venus de tout le monde grec se retrouvaient pour concourir. Les vainqueurs des nombreuses épreuves sportives étaient considérés comme des héros : ils devenaient immortels en étant célébrés par les poètes et recevaient de nombreux cadeaux et honneurs de leur ville d'origine. Les Jeux olympiques antiques ont duré douze siècles, de 776 av. J.-C. à 394 après. J.-C. date à laquelle l'empereur romain Théodose Ier les interdit.L'intervalle de temps entre deux jeux olympiques successifs s'appelle une olympiade. Les historiens grecs anciens se servent des olympiades pour dater les évènements. En effet chaque cité grecque, jalouse de son indépendance, avait son propre calendrier.
les Jeux pythiques à Delphes ou jeu pythiens
Jeux panhelléniques, tenus tous les quatre ans à Delphes, en l'honneur d'Apollon, qui, selon la légende, les aurait fondés pour célébrer sa victoire sur le serpent Python. (Organisés en 582 avant J.-C., dans la plaine de Kirrha, ils comportaient des concours poétiques, dramatiques et musicaux, des courses et exercices gymniques.)Les jeux Pythiques, les plus importants après les jeux Olympiques, sur lesquels ils étaient copiés, comportaient des épreuves de course à pied, des concours de gymnastique et des courses de chars. Les prix décernés étaient des couronnes cueillies sur les lauriers de la vallée de Tempé.Ces jeux se tenaient tout d'abord tous les huit ans ; après 582 avant J.-C., le Conseil de l'amphictyonie qui gouvernait le sanctuaire de Delphes, une importante ligue religieuse des États grecs, décida qu'ils se dérouleraient tous les quatre ans. En 590, les cités de cette ligue avait en effet remporté une guerre contre Crissa après que cette ville eut exigé de prélever un droit de péage sur les pèlerins qui se rendaient au sanctuaire de Delphes, le plus sacré de la Grèce.Les jeux, dont la périodicité fut ainsi modifiée pour commémorer cette victoire de la ligue contre Crissa, comportèrent dès lors davantage d'épreuves athlétiques et équestres, mais également un concours de composition poétique qui permettait de récompenser le meilleur hymne à Apollon, chanté et accompagné à la lyre.
Les jeux isthmiques à Corinthe ou isthémiens
doit son nom à l'isthme de Corinthe où il était célébré.Les Jeux isthmiques, comme les Jeux néméens sont célébrés la première et la troisième année de chaque olympiade.Les Jeux isthmiques sont fondés en l'honneur de Mélicerte.Thésée, le roi d’Athènes,a élargi ces jeux d'un rite nocturne fermée à un véritable événement sportif dédié à Poséidon.Ouverts à tous les Grecs, ils étaient à un niveau approprié d'avancement et de la popularité pour rivaliser avec ceux d'Olympie, qui ont été fondées par Héraclès.Thésée a décidé avec les Corinthiens,que les visiteurs d'Athènes le privilège des premiers sièges.Au moins jusqu'au 5ème siècle av.J.-C., les vainqueurs des jeux isthmiques ont reçu une couronne de céleri sauvage qui, plus tard, a été modifié à la couronne de feuilles de pin. Les vainqueurs pourraient également être honorés avec une statue ou une ode. Outre ces prix d'honneur, la ville d'Athènes décernait aux Athéniens victorieuxun supplément de 100 drachmes. Dès 228 av.J.-C. ou 229 A.-J.les Romains ont été autorisés à participer aux jeux.Les Jeux étaient toujours sous la propriété de Corinthe, sauf une période assez petite de l'empire romain, après laquelle, ils ont prospéré jusqu'à Théodose Ier qui les a aboli comme un rituel païen.Avant le début des Jeux, une trêve a été déclarée par Corinthe pour fournir aux athlètes le passage libre à travers la Grèce. En 412 av. J.-C., même si Athènes et Corinthe étaient en guerre, les Athéniens ont été invités à des jeux comme d'habitude
les Jeux néméens d'abord à Némée
Les Jeux de Némée sont célébrés pour la première fois en 573 av. J.-C., puis ont lieu régulièrement une fois tous les deux ans, lors de la deuxième et de la quatrième année de chaque olympiade. Ces jeux se tenaient originellement dans le bois sacré de Némée ; ils acquirent de l'importance après la défaite des Perses. Le but de leur institution était de rappeler le souvenir des guerriers morts pour le salut de la patrie. Celui qui les présidait portait des habits de deuil, et récompensait les athlètes victorieux avec des couronnes d'ache mortuaire (céleri sauvage frais).Les Jeux furent organisés à Argos à partir de la fin du Ve siècle ; ils furent rapatriés à Némée vers -330 pour une cinquantaine d'années, avant d'être définitivement déplacés à Argos dans les années -270, mais non sans incidents : ainsi en -235, Aratos de Sicyone viole la trêve sacrée habituelle des Jeux panhelléniques : ayant lui-même organisé à nouveau des jeux à Némée, il fait capturer et vendre comme esclaves les athlètes des cités ennemies qui se rendaient aux Jeux néméens « concurrents » organisés par Argos3 (c'est l'une des rares violations connues de cette trêve4).En 393, l'empereur romain Théodose Ier, sous l'insistance d'Ambroise, évêque de Milan, ordonne l'abandon des rites et des lieux de culte païens dont les Jeux néméens faisaient partie, mais l'archéologie révèle que le site est resté habité et prospère aux IIIe et au IVe siècles jusqu'au règne de Théodose II († 450)5.
Organisation des jeux
Les Jeux se déroulent en juillet, mais depuis plusieurs mois, ils mobilisent la cité d'Élis, les athlètes de tout le monde grec, mais aussi les amateurs de sport et de festivités religieuses. Dix mois avant l'ouverture des jeux, les citoyens d'Élis élisent, parmi les hommes des meilleures familles de la cité, les juges-arbitres : ce sont les « hellanodices », c'est-à-dire les juges de tous les Grecs. Ces juges reçoivent alors une formation destinée à leur enseigner les règles des Jeux et la manière dont ils pourront arbitrer les épreuves. On pense que ce sont d'anciens champions olympiques qui sont chargés de cette formation des juges.Plus d'un mois avant l'ouverture des jeux, des envoyés d'Élis parcourent le monde grec pour y annoncer la tenue des jeux et proclamer la trêve olympique. La trêve, c'est la fin provisoire des combats entre cités grecques. Cette trêve sacrée doit être respectée par les cités sous peine d'amendes voire d'exclusion pour leurs champions. La trêve doit permettre à ceux qui veulent se rendre à Olympie de pouvoir le faire sans craindre pour leur vie.Les athlètes et leurs entraîneurs doivent être présents à Élis un mois avant l'ouverture des Jeux. Tout retard, non motivé par des incidents graves (maladie, tempête...), est sanctionné par l'interdiction de participer. Des installations sportives sont mises à la disposition des concurrents pour finir leur entraînement. Pendant ce mois, les juges observent les athlètes et des épreuves permettent d'éliminer ceux qui n'apparaissent pas aptes à la compétition officielle.Déjà les ambassades (appelées théories), envoyées par les cités qui présentent des athlètes, s'entassent à Olympie. Mais il y a aussi tous ceux qui comptent profiter de la présence d'une foule nombreuse pour faire des affaires ou se faire connaître (comme les poètes, les écrivains, les musiciens...). Un village de tentes et de baraques s'est construit autour de l'enceinte sacrée.Puis trois jours avant l'ouverture, la procession formée par les athlètes et les juges quitte Élis pour se rendre à Olympie, située à environ 36 kilomètres. Les jeux se déroulent en 5 jours.
Les épreuves Les jeux panhelléniques ayant existé pendant plus d'un millénaire, les épreuves ont sensiblement évolué au fil du temps. Elles étaient cependant relativement semblables entre les différents jeux. À l'origine, rien ne fut plus étranger aux Grecs que la recherche de la performance physique et du record. L'idéal athlétique impliquait l'union du physique et du spirituel, tel qu'on peut l'admirer dans les chefs-d'œuvre des grands sculpteurs grecs, expression sublime d'une forme humaine digne des dieux. Il n'y avait donc pas de notion de record : on ne mesurait pas les performances des athlètes et on se contentait de comparer celles des participants. Seul le vainqueur avait droit aux honneurs, il n'y avait pas de podium pour le second ou le troisième. Excepté la course de char, toutes les épreuves dites gymniques se pratiquaient nu et les jeux étaient réservés aux hommes. Il s'agissait donc de pouvoir vérifier si c'étaient des êtres de sexe masculin. Cependant, il existait des compétitions réservées aux femmes mais beaucoup moins prestigieuses. Pour prouver leurs origines grecque, non professionnels et disposant de leurs droits de citoyens dans une cité pouvaient concourir. Lorsque la Grèce a été conquise par les Romains, ces derniers ont été autorisés à participer aux Jeux. Les Grecs ne pratiquaient que la course en ligne droite, sur terrain plat et sans obstacles. À l'origine, les Jeux olympiques se déroulent sur une seule journée. À partir de 468 av. J.-C., ils s'étendent sur cinq jours. Les jeux olympiques commencent officiellement en 776 av. J.-C. avec le premier vainqueur connu, Corœbos. Il n'y avait alors qu'une seule épreuve la course à pied, - le dromos - sur une longueur d'un stade, soit 192 mètres environ. Le vainqueur de cette course donne son nom à l'olympiade suivante. Progressivement, d'autres épreuves sont rajoutées. Dès 724 av. J.-C., la double course (ou diaulos), puis en 720 av. J.-C. le dolichos qui est la course de fond. Si les concurrents étaient trop nombreux, on procédait par épreuves éliminatoires, puis la finale. En 708 av. J.-C. le pentathlon antique est définitivement constitué : il se déroule en une seule journée. Il se compose (dans l'ordre de déroulement) du lancer du disque, du saut en longueur, du lancer du javelot, de la course, de la lutte. Le pugilat apparaît comme épreuve en 688 av. J.-C. à l'occasion de la 23e olympiade, la course de chars en 680 av. J.-C.. Le pancrace devient une épreuve olympique à la 33e olympiade en 648 av. J.-C.. En 520 av. J.-C., la course en armes est introduite et en 408 av. J.-C., c'est la course de chevaux. Progressivement, on a introduit des épreuves pour les jeunes (entre 17 et 19 ans).
course de char
des luteurs dans la grèce antique
Le déroulement des jeux
À l'origine, les Jeux olympiques se déroulent sur une seule journée. À partir de 468 av. J.-C., les épreuves s'étendent sur cinq jours. L'ordre des compétitions n'est pas fixé une fois pour toutes. Le premier jour, les athlètes et les juges-arbitres prêtent serment de respecter les règles des jeux. Des sacrifices sont organisés en l'honneur de Zeus. Le second jour ont lieu des compétitions pour les jeunes (17-19 ans). Comme la course à pied, la boxe, la lutte. Il y aussi les courses de chevaux et de chars sur l'hippodrome. Le troisième jour, sur le stade, les différentes courses à pied et le pentathlon sont préparés pour les adultes de plus de 20 ans. On procède aussi aux éliminatoires pour les sports de combat. Le soir, un énorme sacrifice (hécatombe) réunit tous les participants. Le quatrième jour se déroulent les finales pour les sports de combat et la course en armes. Le cinquième jour ont lieu la procession solennelle des vainqueurs, la proclamation des résultats et la remise des récompenses. À partir de l'époque hellénistique (IIIe siècle av. J.-C.), des tournois littéraires sont organisés.
Les récompenses
Les vainqueurs des épreuves sportives (les olympioniques) recevaient une récompense. Dès qu'une épreuve était finie, les juges-arbitres remettaient une palme - un rameau d'olivier - au vainqueur. Ce rameau avait été coupé à l'aide d'une faucille en or par un jeune garçon sur l'olivier sacré qui se trouvait dans l'enceinte des Jeux. Également le vainqueur nouait un ruban rouge autour de sa tête et de ses mains. À l'issue des jeux, tous les vainqueurs étaient réunis dans le vestibule du temple de Zeus où on leur remettait la couronne faite d'un rameau d'olivier. On y proclamait leur nom, celui de leur père et celui de leur ville d'origine qui se trouvaient ainsi honorés. Puis suivait un grand banquet offert par la cité d'Élis. Les vainqueurs devenaient quasi immortels puisqu'une statue leur était élevée dans l'enceinte du sanctuaire, des poèmes étaient écrits en leur honneur (comme les Odes pindariques). Le vainqueur de la course à pied donnait son nom à l'olympiade suivante (qui était une des bases du calendrier grec). De plus, la ville d'origine du vainqueur fêtait magnifiquement son retour. Certaines villes ouvraient même une brèche dans leurs murailles pour permettre le passage triomphal de l'« enfant du pays ». Le vainqueur avait droit à des avantages : souvent il était nourri jusqu'à la fin de ses jours, il ne payait pas d'impôts, on lui faisait des cadeaux et on pouvait le nommer à des postes importants dans la cité...
Un champion olympique félicité par un juge-arbitre
les femmes et les jeux olympiques
Les femmes étaient exclues des jeux olympiques comme athlètes. Comme spectatrices, seules les jeunes filles vierges pouvaient assister aux Jeux ; cette idée est controversée, car il pourrait y avoir une confusion avec les jeux Héréens. L 'entrée était interdite aux femmes mariées, sous peine de mort (elles étaient précipitées du haut d'un rocher). Certaines femmes ont tenté de pénétrer, sous un déguisement, dans l'enceinte olympique sous le prétexte de servir d'entraîneur à un parent qui était athlète. Afin d'éviter de pareilles fraudes, il a été exigé que les entraîneurs apparaissent dévêtus lors de l'inscription des concurrents. L'éducation des filles en Grèce et à Rome ne laissait qu'une faible activité physique aux jeunes filles. Seules les jeunes filles de Sparte recevaient une éducation physique importante, dans le but de fortifier leur corps pour faire d'elles les mères solides des futurs soldats. Il y avait cependant des jeux réservés aux femmes qui se déroulaient à Olympie : c'étaient les jeux Héréens donnés en l'honneur de la déesse Héra. Ils avaient lieu tous les quatre ans, quelques semaines après les Jeux olympiques, c'est-à-dire en septembre. Ils ne comprenaient qu'une épreuve : la course de vitesse sur 160 mètres, c'est-à-dire les 5/6e du stade. Les concurrentes étaient réparties en groupes d'âge qui couraient séparément. Les juges qui contrôlaient la régularité de l'épreuve étaient 16 femmes de la cité d'Élis.
Les Grecs ne pratiquaient que la course en ligne droite, sur terrain plat et sans obstacles.
• stadion: course de sprint sur une longueur de stade (moins de 200m). Elle se pratiquait pieds nus • diaulos: demi-fond sur deux longueurs de stade • dolichos: course de fond sur 7 à 24 stades consistant en des allers-retours de stades et des virages brusques autour d'un piquet • hoplitodromos: course en armes où les athlètes portent casque et bouclier
courses hippiques
• montée • courses de char à quatre chevaux (quadrige)
Lancers :
• javelot : un lacet de cuir est utilisé comme propulseur • disque : le disque était plus lourd que les disques modernes : entre 1,5 et 4 kg • saut : les athlètes ne pratiquaient que le saut en longueur. Il a pu se pratiquer avec élan ou sans élan en enchaînant cinq sauts. Il se pratiquait en portant des poids. Les Grecs considéraient le saut comme une épreuve de lancer du corps.
sports de combats
• lutte • pugilat : sorte de boxe • pancrace : mélange de lutte et de boxe où il était permis de frapper avec toutes les parties du corps
Épreuves combinées :
• Pentathlon : Stadion, javelot, disque, saut et lutte. L'épreuve était basée sur l'élimination directe : le concurrent battu ne participait pas aux épreuves suivantes
Épreuves artistiques :
• concours musicaux.
Fin des jeux
En 393, l'empereur romain Théodose Ier, sous l'influence d'Ambroise, évêque de Milan, ordonne l'abandon des rites et des lieux de culte païens dont les jeux panhelléniques faisaient partie, mais l'archéologie révèle que leurs sites sont restés habités et prospères aux IIIe et aux IVe siècles jusqu'au règne de Théodose II († 450). La fin des Jeux Plus de 1000 ans d’existence. Succès des Jeux. Mise en avant de l’esprit et des valeurs des compétitions. Période de déclin. Interdiction des Jeux en 393 après J.-C. Destruction d’Olympie. Redécouverte du site au 19e siècle.
Les Panathénées
Explications:
La fête des Panathénées était une fête religieuse dédiée à Athéna, la déesse protectrice de la cité d'Athènes. Elle se déroulait chaque année au mois de juillet, mais tous les 4 ans revêtait un éclat particulier lors des Grandes Panathénées. On organisait alors une procession, qui regroupait tous les habitants de la cité. Elle partait de la porte du Dipylon, dans le quartier du Céramique, traversait l'Agora et, suivant la voie sacrée, montait à l'Acropole. Là, on remettait à la prêtresse d'Athéna le péplos, un voile brodé par des jeunes filles, les ergastines, dont on revêtait la statue en d'Athéna conservée dans le temple de l'Erechtéion. Ensuite, on procédait sur l'autel de la déesse à deux sacrifices sanglants, le second pouvant compter jusqu'à cent boeufs (hécatombe). Des jeux et des concours, qui avaient lieu sur l'Agora, marquaient également la fête. Les vainqueurs recevaient comme prix des amphores dites "panathénaïques", contenant de l'huile provenant des oliviers sacrés d'Athéna.
Texte par Erick Bonnet
Les dieux et les hommes Un olivier avait fait soudain apparition tandis qu'en un autre endroit jaillissait de l'eau, prodiges qui étonnèrent le roi. Il envoya consulter l'Apollon de Delphes qui répondit que l'olivier signifiait Athéna et l'eau Poséidon et qu'il dépendait des citoyens de décider laquelle des deux divinités donnerait son nom à la cité.
Ayant reçu cet oracle, le roi convoqua l'ensemble des citoyens des deux sexes. Les hommes votèrent pour Poséidon, les femmes pour Athéna, et comme il se trouvait une voix de plus du côté des femmes, Athéna fut victorieuse.
Alors Poséidon en colère ravagea le pays athénien. Pour apaiser sa fureur, les Athéniens imposèrent aux femmes trois peines: elles n'auraient plus le droit de vote, aucun enfant ne porterait le nom de sa mère, et on ne les appellerait pas Athéniennes. D'après Varron (1er siècle av. J.-C.).
L’organisation des Panathénées
Afin que la procession en l'honneur d'Athéna au nom du peuple athénien soit organisée le mieux possible chaque année, et que toutes les mesures nécessaires soient prises par les magistrats responsables pour la fête célébrée en l'honneur de la déesse, le peuple décrète que les magistrats offriront deux sacrifices.
Les magistrats, après avoir acheté les boeufs, une fois la procession faite en l'honneur de la déesse, immoleront tous les boeufs auprès du grand autel d'Athéna, en réservant une des plus belles victimes pour l'autel d'Athéna Nikè (victorieuse) ; qu'après avoir fait ce sacrifice à Athéna Polias (déesse de la cité) et à Athéna Nikè, ils distribueront au peuple athénien dans le quartier du Céramique, les chairs de tous les boeufs en répartissant les portions entre les différents dèmes d'après le nombre de citoyens que chaque dème aura délégués à la procession.
Que les magistrats qui organiseront les Panathénées annuelles célèbrent avec le plus d'éclat possible la veillée nocturne en l'honneur de la déesse ; qu'ils fassent débuter la procession dès l'aube, en punissant d'une amende ceux qui se déroberont à leurs ordres. Recueil des inscriptions grecques, Il 334, Athènes, années 330.
Merci!
Jeux panhelléniques et Les Panathénées
Sevfournet
Created on January 21, 2021
PAR THIMOTHY
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6. Jeux panhelléniques et Les Panathénées
par Thimothy
Sommaire
Epreuves combinées
1 Jeux panhelléniques
Epreuves et déroulement des jeux
Epreuves artistiques
grands jeux
Les récompenses
Fin des jeux
les Jeux olympiques à Olympie
2 Les panathénées
Les femmes et les jeux olympiques
les Jeux pythiques à Delphes
Explications
les Jeux isthmiques à Corinthe
Les courses
Les dieux et les hommes
Lancers
les Jeux néméens d'abord à Némée
l'organisation des panathénées
Organisation des jeux
Sports de combats
Jeux panhelléniques
(ou plus exactement concours panhelléniques)
Explications:
Déjà pour la définition de ce mot cela est panhellénique: fêtes à caractère religieux célébrées en Grèce antique en l'honneur des dieux, auxquels on participait de toutes les régions de Grèce.
carte de la grèce antique
Ce sont à l'origine des concours athlétiques réservés à l'aristocratie, dont les familles disposaient d'assez de temps et d'argent pour s'entraîner de façon prolongée, et qui attachaient une importance primordiale aux prouesses athlétiques.
Les preuves archéologiques montrent que des jeux se sont déroulés à Olympie bien avant la date officielle de leur création en 776 av. J.-C.. La création des jeux olympiques a donné lieu à plusieurs versions légendaires. D'après l'une des versions, Héraclès aurait créé les jeux en l'honneur de son père Zeus, une fois accomplis ses douze travaux. C'est certainement le souvenir d'un ancien culte au dieu local Zeus Olympios. Une autre version raconte que les jeux auraient été créés par le roi Pélops pour se faire pardonner le crime qu'il avait commis contre son beau-père roi d'Élis. Pélops avait saboté le char du roi au moment de l'épreuve de course de chars qui devait décider qui obtiendrait la main d'Hippodamie, fille du roi.Les jeux auraient été rétablis en 884 av. J.-C. par Iphitos, roi d'Élis, Lycurgue, législateur légendaire de Sparte, afin de faire cesser les guerres entre cités grecques (au moins pendant quelques mois tous les quatre ans). La date de 776 est retenue comme date de fondation des Jeux parce que c'est pour cette année que l'on connaît le nom du premier champion de course à pied mais l’Épreuve la plus importante était le triathlon et le gagnant avait une couronne d'olivier.
par la suite, ces compétitions cessèrent d'être l'apanage exclusif de la noblesse, et des jeunes gens issus de la bourgeoisie y remportèrent aussi des victoires ; à partir du Ve siècle av. J.-C.
d'autres disciplines culturelles se sont ajoutées aux épreuves athlétiques
puis les athlètes devinrent des professionnels.
Les quatre grands Jeux panhelléniques, qui forment la période des jeux publics sont :
o les Jeux olympiques à Olympie ;o les Jeux pythiques à Delphes ;o les Jeux isthmiques à Corintheo les Jeux néméens d'abord à Némée
Les jeux olympiques à olympe
Dans l'Antiquité tous les quatre ans avaient lieu les Jeux olympiques. Ils se déroulaient à Olympie, dans la cité d'Élis, sur la côte ouest du Péloponnèse, en Grèce. Les Jeux olympiques étaient considérés comme la plus importante manifestation sportive de l'Antiquité. Ces jeux avaient pour but d'honorer le dieu Zeus.Les guerres entre cités grecques s'arrêtaient pendant la trêve olympique. Des hommes libres venus de tout le monde grec se retrouvaient pour concourir. Les vainqueurs des nombreuses épreuves sportives étaient considérés comme des héros : ils devenaient immortels en étant célébrés par les poètes et recevaient de nombreux cadeaux et honneurs de leur ville d'origine. Les Jeux olympiques antiques ont duré douze siècles, de 776 av. J.-C. à 394 après. J.-C. date à laquelle l'empereur romain Théodose Ier les interdit.L'intervalle de temps entre deux jeux olympiques successifs s'appelle une olympiade. Les historiens grecs anciens se servent des olympiades pour dater les évènements. En effet chaque cité grecque, jalouse de son indépendance, avait son propre calendrier.
les Jeux pythiques à Delphes ou jeu pythiens
Jeux panhelléniques, tenus tous les quatre ans à Delphes, en l'honneur d'Apollon, qui, selon la légende, les aurait fondés pour célébrer sa victoire sur le serpent Python. (Organisés en 582 avant J.-C., dans la plaine de Kirrha, ils comportaient des concours poétiques, dramatiques et musicaux, des courses et exercices gymniques.)Les jeux Pythiques, les plus importants après les jeux Olympiques, sur lesquels ils étaient copiés, comportaient des épreuves de course à pied, des concours de gymnastique et des courses de chars. Les prix décernés étaient des couronnes cueillies sur les lauriers de la vallée de Tempé.Ces jeux se tenaient tout d'abord tous les huit ans ; après 582 avant J.-C., le Conseil de l'amphictyonie qui gouvernait le sanctuaire de Delphes, une importante ligue religieuse des États grecs, décida qu'ils se dérouleraient tous les quatre ans. En 590, les cités de cette ligue avait en effet remporté une guerre contre Crissa après que cette ville eut exigé de prélever un droit de péage sur les pèlerins qui se rendaient au sanctuaire de Delphes, le plus sacré de la Grèce.Les jeux, dont la périodicité fut ainsi modifiée pour commémorer cette victoire de la ligue contre Crissa, comportèrent dès lors davantage d'épreuves athlétiques et équestres, mais également un concours de composition poétique qui permettait de récompenser le meilleur hymne à Apollon, chanté et accompagné à la lyre.
Les jeux isthmiques à Corinthe ou isthémiens
doit son nom à l'isthme de Corinthe où il était célébré.Les Jeux isthmiques, comme les Jeux néméens sont célébrés la première et la troisième année de chaque olympiade.Les Jeux isthmiques sont fondés en l'honneur de Mélicerte.Thésée, le roi d’Athènes,a élargi ces jeux d'un rite nocturne fermée à un véritable événement sportif dédié à Poséidon.Ouverts à tous les Grecs, ils étaient à un niveau approprié d'avancement et de la popularité pour rivaliser avec ceux d'Olympie, qui ont été fondées par Héraclès.Thésée a décidé avec les Corinthiens,que les visiteurs d'Athènes le privilège des premiers sièges.Au moins jusqu'au 5ème siècle av.J.-C., les vainqueurs des jeux isthmiques ont reçu une couronne de céleri sauvage qui, plus tard, a été modifié à la couronne de feuilles de pin. Les vainqueurs pourraient également être honorés avec une statue ou une ode. Outre ces prix d'honneur, la ville d'Athènes décernait aux Athéniens victorieuxun supplément de 100 drachmes. Dès 228 av.J.-C. ou 229 A.-J.les Romains ont été autorisés à participer aux jeux.Les Jeux étaient toujours sous la propriété de Corinthe, sauf une période assez petite de l'empire romain, après laquelle, ils ont prospéré jusqu'à Théodose Ier qui les a aboli comme un rituel païen.Avant le début des Jeux, une trêve a été déclarée par Corinthe pour fournir aux athlètes le passage libre à travers la Grèce. En 412 av. J.-C., même si Athènes et Corinthe étaient en guerre, les Athéniens ont été invités à des jeux comme d'habitude
les Jeux néméens d'abord à Némée
Les Jeux de Némée sont célébrés pour la première fois en 573 av. J.-C., puis ont lieu régulièrement une fois tous les deux ans, lors de la deuxième et de la quatrième année de chaque olympiade. Ces jeux se tenaient originellement dans le bois sacré de Némée ; ils acquirent de l'importance après la défaite des Perses. Le but de leur institution était de rappeler le souvenir des guerriers morts pour le salut de la patrie. Celui qui les présidait portait des habits de deuil, et récompensait les athlètes victorieux avec des couronnes d'ache mortuaire (céleri sauvage frais).Les Jeux furent organisés à Argos à partir de la fin du Ve siècle ; ils furent rapatriés à Némée vers -330 pour une cinquantaine d'années, avant d'être définitivement déplacés à Argos dans les années -270, mais non sans incidents : ainsi en -235, Aratos de Sicyone viole la trêve sacrée habituelle des Jeux panhelléniques : ayant lui-même organisé à nouveau des jeux à Némée, il fait capturer et vendre comme esclaves les athlètes des cités ennemies qui se rendaient aux Jeux néméens « concurrents » organisés par Argos3 (c'est l'une des rares violations connues de cette trêve4).En 393, l'empereur romain Théodose Ier, sous l'insistance d'Ambroise, évêque de Milan, ordonne l'abandon des rites et des lieux de culte païens dont les Jeux néméens faisaient partie, mais l'archéologie révèle que le site est resté habité et prospère aux IIIe et au IVe siècles jusqu'au règne de Théodose II († 450)5.
Organisation des jeux
Les Jeux se déroulent en juillet, mais depuis plusieurs mois, ils mobilisent la cité d'Élis, les athlètes de tout le monde grec, mais aussi les amateurs de sport et de festivités religieuses. Dix mois avant l'ouverture des jeux, les citoyens d'Élis élisent, parmi les hommes des meilleures familles de la cité, les juges-arbitres : ce sont les « hellanodices », c'est-à-dire les juges de tous les Grecs. Ces juges reçoivent alors une formation destinée à leur enseigner les règles des Jeux et la manière dont ils pourront arbitrer les épreuves. On pense que ce sont d'anciens champions olympiques qui sont chargés de cette formation des juges.Plus d'un mois avant l'ouverture des jeux, des envoyés d'Élis parcourent le monde grec pour y annoncer la tenue des jeux et proclamer la trêve olympique. La trêve, c'est la fin provisoire des combats entre cités grecques. Cette trêve sacrée doit être respectée par les cités sous peine d'amendes voire d'exclusion pour leurs champions. La trêve doit permettre à ceux qui veulent se rendre à Olympie de pouvoir le faire sans craindre pour leur vie.Les athlètes et leurs entraîneurs doivent être présents à Élis un mois avant l'ouverture des Jeux. Tout retard, non motivé par des incidents graves (maladie, tempête...), est sanctionné par l'interdiction de participer. Des installations sportives sont mises à la disposition des concurrents pour finir leur entraînement. Pendant ce mois, les juges observent les athlètes et des épreuves permettent d'éliminer ceux qui n'apparaissent pas aptes à la compétition officielle.Déjà les ambassades (appelées théories), envoyées par les cités qui présentent des athlètes, s'entassent à Olympie. Mais il y a aussi tous ceux qui comptent profiter de la présence d'une foule nombreuse pour faire des affaires ou se faire connaître (comme les poètes, les écrivains, les musiciens...). Un village de tentes et de baraques s'est construit autour de l'enceinte sacrée.Puis trois jours avant l'ouverture, la procession formée par les athlètes et les juges quitte Élis pour se rendre à Olympie, située à environ 36 kilomètres. Les jeux se déroulent en 5 jours.
Les épreuves Les jeux panhelléniques ayant existé pendant plus d'un millénaire, les épreuves ont sensiblement évolué au fil du temps. Elles étaient cependant relativement semblables entre les différents jeux. À l'origine, rien ne fut plus étranger aux Grecs que la recherche de la performance physique et du record. L'idéal athlétique impliquait l'union du physique et du spirituel, tel qu'on peut l'admirer dans les chefs-d'œuvre des grands sculpteurs grecs, expression sublime d'une forme humaine digne des dieux. Il n'y avait donc pas de notion de record : on ne mesurait pas les performances des athlètes et on se contentait de comparer celles des participants. Seul le vainqueur avait droit aux honneurs, il n'y avait pas de podium pour le second ou le troisième. Excepté la course de char, toutes les épreuves dites gymniques se pratiquaient nu et les jeux étaient réservés aux hommes. Il s'agissait donc de pouvoir vérifier si c'étaient des êtres de sexe masculin. Cependant, il existait des compétitions réservées aux femmes mais beaucoup moins prestigieuses. Pour prouver leurs origines grecque, non professionnels et disposant de leurs droits de citoyens dans une cité pouvaient concourir. Lorsque la Grèce a été conquise par les Romains, ces derniers ont été autorisés à participer aux Jeux. Les Grecs ne pratiquaient que la course en ligne droite, sur terrain plat et sans obstacles. À l'origine, les Jeux olympiques se déroulent sur une seule journée. À partir de 468 av. J.-C., ils s'étendent sur cinq jours. Les jeux olympiques commencent officiellement en 776 av. J.-C. avec le premier vainqueur connu, Corœbos. Il n'y avait alors qu'une seule épreuve la course à pied, - le dromos - sur une longueur d'un stade, soit 192 mètres environ. Le vainqueur de cette course donne son nom à l'olympiade suivante. Progressivement, d'autres épreuves sont rajoutées. Dès 724 av. J.-C., la double course (ou diaulos), puis en 720 av. J.-C. le dolichos qui est la course de fond. Si les concurrents étaient trop nombreux, on procédait par épreuves éliminatoires, puis la finale. En 708 av. J.-C. le pentathlon antique est définitivement constitué : il se déroule en une seule journée. Il se compose (dans l'ordre de déroulement) du lancer du disque, du saut en longueur, du lancer du javelot, de la course, de la lutte. Le pugilat apparaît comme épreuve en 688 av. J.-C. à l'occasion de la 23e olympiade, la course de chars en 680 av. J.-C.. Le pancrace devient une épreuve olympique à la 33e olympiade en 648 av. J.-C.. En 520 av. J.-C., la course en armes est introduite et en 408 av. J.-C., c'est la course de chevaux. Progressivement, on a introduit des épreuves pour les jeunes (entre 17 et 19 ans).
course de char
des luteurs dans la grèce antique
Le déroulement des jeux
À l'origine, les Jeux olympiques se déroulent sur une seule journée. À partir de 468 av. J.-C., les épreuves s'étendent sur cinq jours. L'ordre des compétitions n'est pas fixé une fois pour toutes. Le premier jour, les athlètes et les juges-arbitres prêtent serment de respecter les règles des jeux. Des sacrifices sont organisés en l'honneur de Zeus. Le second jour ont lieu des compétitions pour les jeunes (17-19 ans). Comme la course à pied, la boxe, la lutte. Il y aussi les courses de chevaux et de chars sur l'hippodrome. Le troisième jour, sur le stade, les différentes courses à pied et le pentathlon sont préparés pour les adultes de plus de 20 ans. On procède aussi aux éliminatoires pour les sports de combat. Le soir, un énorme sacrifice (hécatombe) réunit tous les participants. Le quatrième jour se déroulent les finales pour les sports de combat et la course en armes. Le cinquième jour ont lieu la procession solennelle des vainqueurs, la proclamation des résultats et la remise des récompenses. À partir de l'époque hellénistique (IIIe siècle av. J.-C.), des tournois littéraires sont organisés.
Les récompenses
Les vainqueurs des épreuves sportives (les olympioniques) recevaient une récompense. Dès qu'une épreuve était finie, les juges-arbitres remettaient une palme - un rameau d'olivier - au vainqueur. Ce rameau avait été coupé à l'aide d'une faucille en or par un jeune garçon sur l'olivier sacré qui se trouvait dans l'enceinte des Jeux. Également le vainqueur nouait un ruban rouge autour de sa tête et de ses mains. À l'issue des jeux, tous les vainqueurs étaient réunis dans le vestibule du temple de Zeus où on leur remettait la couronne faite d'un rameau d'olivier. On y proclamait leur nom, celui de leur père et celui de leur ville d'origine qui se trouvaient ainsi honorés. Puis suivait un grand banquet offert par la cité d'Élis. Les vainqueurs devenaient quasi immortels puisqu'une statue leur était élevée dans l'enceinte du sanctuaire, des poèmes étaient écrits en leur honneur (comme les Odes pindariques). Le vainqueur de la course à pied donnait son nom à l'olympiade suivante (qui était une des bases du calendrier grec). De plus, la ville d'origine du vainqueur fêtait magnifiquement son retour. Certaines villes ouvraient même une brèche dans leurs murailles pour permettre le passage triomphal de l'« enfant du pays ». Le vainqueur avait droit à des avantages : souvent il était nourri jusqu'à la fin de ses jours, il ne payait pas d'impôts, on lui faisait des cadeaux et on pouvait le nommer à des postes importants dans la cité...
Un champion olympique félicité par un juge-arbitre
les femmes et les jeux olympiques
Les femmes étaient exclues des jeux olympiques comme athlètes. Comme spectatrices, seules les jeunes filles vierges pouvaient assister aux Jeux ; cette idée est controversée, car il pourrait y avoir une confusion avec les jeux Héréens. L 'entrée était interdite aux femmes mariées, sous peine de mort (elles étaient précipitées du haut d'un rocher). Certaines femmes ont tenté de pénétrer, sous un déguisement, dans l'enceinte olympique sous le prétexte de servir d'entraîneur à un parent qui était athlète. Afin d'éviter de pareilles fraudes, il a été exigé que les entraîneurs apparaissent dévêtus lors de l'inscription des concurrents. L'éducation des filles en Grèce et à Rome ne laissait qu'une faible activité physique aux jeunes filles. Seules les jeunes filles de Sparte recevaient une éducation physique importante, dans le but de fortifier leur corps pour faire d'elles les mères solides des futurs soldats. Il y avait cependant des jeux réservés aux femmes qui se déroulaient à Olympie : c'étaient les jeux Héréens donnés en l'honneur de la déesse Héra. Ils avaient lieu tous les quatre ans, quelques semaines après les Jeux olympiques, c'est-à-dire en septembre. Ils ne comprenaient qu'une épreuve : la course de vitesse sur 160 mètres, c'est-à-dire les 5/6e du stade. Les concurrentes étaient réparties en groupes d'âge qui couraient séparément. Les juges qui contrôlaient la régularité de l'épreuve étaient 16 femmes de la cité d'Élis.
Les Grecs ne pratiquaient que la course en ligne droite, sur terrain plat et sans obstacles.
• stadion: course de sprint sur une longueur de stade (moins de 200m). Elle se pratiquait pieds nus • diaulos: demi-fond sur deux longueurs de stade • dolichos: course de fond sur 7 à 24 stades consistant en des allers-retours de stades et des virages brusques autour d'un piquet • hoplitodromos: course en armes où les athlètes portent casque et bouclier
courses hippiques
• montée • courses de char à quatre chevaux (quadrige)
Lancers :
• javelot : un lacet de cuir est utilisé comme propulseur • disque : le disque était plus lourd que les disques modernes : entre 1,5 et 4 kg • saut : les athlètes ne pratiquaient que le saut en longueur. Il a pu se pratiquer avec élan ou sans élan en enchaînant cinq sauts. Il se pratiquait en portant des poids. Les Grecs considéraient le saut comme une épreuve de lancer du corps.
sports de combats
• lutte • pugilat : sorte de boxe • pancrace : mélange de lutte et de boxe où il était permis de frapper avec toutes les parties du corps
Épreuves combinées :
• Pentathlon : Stadion, javelot, disque, saut et lutte. L'épreuve était basée sur l'élimination directe : le concurrent battu ne participait pas aux épreuves suivantes
Épreuves artistiques :
• concours musicaux.
Fin des jeux
En 393, l'empereur romain Théodose Ier, sous l'influence d'Ambroise, évêque de Milan, ordonne l'abandon des rites et des lieux de culte païens dont les jeux panhelléniques faisaient partie, mais l'archéologie révèle que leurs sites sont restés habités et prospères aux IIIe et aux IVe siècles jusqu'au règne de Théodose II († 450). La fin des Jeux Plus de 1000 ans d’existence. Succès des Jeux. Mise en avant de l’esprit et des valeurs des compétitions. Période de déclin. Interdiction des Jeux en 393 après J.-C. Destruction d’Olympie. Redécouverte du site au 19e siècle.
Les Panathénées
Explications:
La fête des Panathénées était une fête religieuse dédiée à Athéna, la déesse protectrice de la cité d'Athènes. Elle se déroulait chaque année au mois de juillet, mais tous les 4 ans revêtait un éclat particulier lors des Grandes Panathénées. On organisait alors une procession, qui regroupait tous les habitants de la cité. Elle partait de la porte du Dipylon, dans le quartier du Céramique, traversait l'Agora et, suivant la voie sacrée, montait à l'Acropole. Là, on remettait à la prêtresse d'Athéna le péplos, un voile brodé par des jeunes filles, les ergastines, dont on revêtait la statue en d'Athéna conservée dans le temple de l'Erechtéion. Ensuite, on procédait sur l'autel de la déesse à deux sacrifices sanglants, le second pouvant compter jusqu'à cent boeufs (hécatombe). Des jeux et des concours, qui avaient lieu sur l'Agora, marquaient également la fête. Les vainqueurs recevaient comme prix des amphores dites "panathénaïques", contenant de l'huile provenant des oliviers sacrés d'Athéna.
Texte par Erick Bonnet
Les dieux et les hommes Un olivier avait fait soudain apparition tandis qu'en un autre endroit jaillissait de l'eau, prodiges qui étonnèrent le roi. Il envoya consulter l'Apollon de Delphes qui répondit que l'olivier signifiait Athéna et l'eau Poséidon et qu'il dépendait des citoyens de décider laquelle des deux divinités donnerait son nom à la cité. Ayant reçu cet oracle, le roi convoqua l'ensemble des citoyens des deux sexes. Les hommes votèrent pour Poséidon, les femmes pour Athéna, et comme il se trouvait une voix de plus du côté des femmes, Athéna fut victorieuse. Alors Poséidon en colère ravagea le pays athénien. Pour apaiser sa fureur, les Athéniens imposèrent aux femmes trois peines: elles n'auraient plus le droit de vote, aucun enfant ne porterait le nom de sa mère, et on ne les appellerait pas Athéniennes. D'après Varron (1er siècle av. J.-C.).
L’organisation des Panathénées Afin que la procession en l'honneur d'Athéna au nom du peuple athénien soit organisée le mieux possible chaque année, et que toutes les mesures nécessaires soient prises par les magistrats responsables pour la fête célébrée en l'honneur de la déesse, le peuple décrète que les magistrats offriront deux sacrifices. Les magistrats, après avoir acheté les boeufs, une fois la procession faite en l'honneur de la déesse, immoleront tous les boeufs auprès du grand autel d'Athéna, en réservant une des plus belles victimes pour l'autel d'Athéna Nikè (victorieuse) ; qu'après avoir fait ce sacrifice à Athéna Polias (déesse de la cité) et à Athéna Nikè, ils distribueront au peuple athénien dans le quartier du Céramique, les chairs de tous les boeufs en répartissant les portions entre les différents dèmes d'après le nombre de citoyens que chaque dème aura délégués à la procession. Que les magistrats qui organiseront les Panathénées annuelles célèbrent avec le plus d'éclat possible la veillée nocturne en l'honneur de la déesse ; qu'ils fassent débuter la procession dès l'aube, en punissant d'une amende ceux qui se déroberont à leurs ordres. Recueil des inscriptions grecques, Il 334, Athènes, années 330.
Merci!