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portfolio éléphant latin

annamagnebosc

Created on January 11, 2021

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Portfolio textuel: l'éléphant

Anna MAGNE BOSC 2nd2

pline l'ancien

Histoire naturelle, Livre VIII L'animal le plus proche de l'homme, l'éléphant

Texte latin : Ad reliqua transeamus animalia et primum terrestria. Maximum est elephans proximumque humanis sensibus: quippe intellectus illis sermonis patrii et imperiorum oboedientia, officiorumque quae didicere memoria, amoris et gloriae voluptas, immo vero, quae etiam in homine rara, probitas, prudentia, aequitas, religio quoque siderum, solisque ac lunae veneratio. Auctores sunt, in Mauretaniae saltibus ad quendam amnem, cui nomen est Amilo, nitescente luna nova, greges eorum descendere, ibique se purificantes solemniter aqua circumspergi, atque ita, salutato sidere, in silvas reverti vitulorum fatigatos prae se ferentes. Alienae quoque religionis intellectu, creduntur maria transituri non ante naves conscendere, quam invitati rectori iureiurando de reditu. Visique sunt fessi aegritudine -quando et illas moles infestant morbi - herbas supini in caelum iacientes, veluti tellure precibus allegata.

pline l'ancien

Histoire naturelle, Livre VIII L'animal le plus proche de l'homme, l'éléphant

Traduction : Passons aux autres êtres animés, et d'abord aux animaux terrestres. Le plus grand est l'éléphant, c'est aussi le plus proche de l'homme par les sentiments: il a en effet l'intelligence du langage de sa patrie, l'obéissance aux commandements, la mémoire des tâches qu'il a apprises, la passion de l'amour et de la gloire; mieux encore -qualités rares même chez l'homme, - la probité, la prudence, l'équité, même le culte des astres et la vénération du Soleil et de la Lune. Des auteurs rapportent que dans les montagnes de Mauritanie, leurs troupeaux descendent, quand brille la nouvelle lune, sur les bords d'un fleuve nommé Amilus; là, ils se purifient en s'aspergeant d'eau solennellement, et, après avoir ainsi salué l'astre, il regagnent leurs forêts, en portant devant eux les petits fatigués. Ils comprennent aussi la religion d'autrui; et l'on croit que losrqu'ils vont traverser les mers, ils ne consentent à s'embarquer qu'après que leur cornac leur a promis par serment le retour. On en a vu qui, accablés par la souffrance - car les maladies s'attaquent même à ces colosses -jetaient, couchés sur le dos, des herbes vers le ciel, comme s'ils prenaient la terre à témoin dans leurs prières.

un biologiste sud-africain

Après avoir étudier les éléphants d'Addo en Afrique du Sud pendant plus de huit ans, il rapporte un rituel de ce type:Toute la famille d'une matriarche morte, parmis laquelle son dernier né, s'en vinrrent toucher délicatement le corps de la défunte avec leur trompe, en faisant mine de la soulever. Le troupeau émettait alors de forts et graves grondements. L'éléphanteau se mit a pousser des cris qui ressemblaient a des pleurs, tandis qu'au meme moment, le reste de l'assistance demeura totalement silencieuse. Touscommencèrent ensuite à jeter des feuilles et de la terre sur le corps et cassèrent des branches des arbres pour le recouvrir entièrement. Le groupe demeura deux jours entiers debout, tranquilles, sans bouger auprès de la morte. Parfois certains partaient pour aller s'abreuver ou se nourir mais ils revenaient tout aussitot.

Comment ces deux auteurs mettent-ils en avant la conscience de l'éléphant?

Il est question de comparer deux textes, l'un dont l'auteur est Pline l'ancien naturaliste romain du Ier siècle, et l'autre un texte contemporain d'un biologiste sud-Africain. Il s'agit de deux descriptions comprenant des habitudes de troupeaux d'éléphants qui pourraient laisser deviner leurs qualités émotionelles face à un évènnement.

Pline en tant que naturaliste est un spécialiste des sciences naturelles. Son écrit peut etre basé sur des observations mais surtoutil site des faits rapportés par d'autres auteurs. Le biologiste en etudiat le domaine du vivant vadirectement relater son étude scie,tifique.Dans les deux cas, les auteurs des faits, des rituels qui ont véritablement été réalisés par des éléphants.

Pline décrit le comportement naturel et grégaire d'un troupeau en quete d'eau pour s'abreuver et se laveren intégrant une notion de culte quand il parle de "vénération du Soleil et de la Lune. Il s'éloigne ainsi d'une objectivitée scientifique et se rapproche d'un contexte poétique et mistique, en s'inspirant de la Lune Pline illustre un contexte sacré. De fait la description de ce troupeau comprend une attitude phylosophyque et religieuse.

C'est ainsi que pour Pline le comportement de l'éléphant qui se lave devient une "purification".Autre la notion de sacré, Pline s'engage à lier le comportement de l'éléphant à une notion de morale quand il parle de son "intellignece du language, de sa patrie, obéhissance aux commandements".

Le texte du biologiste sud-Africain est une étude réalisée pendant plus de huit ans en Afrique du sud. Il rapporte ainsi une description en toute objectivité de ce qu'il a vu et entendu lors d une observation scientifique. Dans ce texte il s'agit de la description d'un troupeau au moment de la mort d'une maman éléphant. Au cours de cette observation il a constaté que l'éléphant est sujet à l'émotionpar les mouvements et la manifestation de cris qu'il peut avoir envers "une matriarche morte".

Ce moment est un boulversement pour le troupeau constaté par la ritualisation en jetant des feuilles et de la terre sur le corps, et l'éthique en demeurant deux jours entiers debouts. Cette démostration d'empathie et de bienveillance est apparenté à des qualités et démonstrations humaines liées à la perte.

Avec ces deux écrits un troupeau d'éléphants pourrait etre comparé a une tribue ou a une famille avec comme point commun le coté cérémoniale que Pline décrit de manière spirituelle et philosofique, alors que le biologiste utilise une description brève, conscise et scientifique.

Il es alors question de comportements de troupeau et non individuel. En effet l'éléphant agit toujours avec l'aide d'un congénaire et participe a des démonstrations d'abileté. C'est dans cette rencontre collective que l'on considère la conscience de l'autre

Cette conscience et donc cette reconnaissance de l'autre et du vivant à travers la ritualisation décrite dans les deux textes nous laisse à penser que l'éléphant est un animal épit d'émotions supposant sa capacité a réagir face à la mort.