Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Reuse this genially

Eugène Delacroix

pvam.chevrier

Created on January 3, 2021

Delacroix, peintre romantique et champion de la couleur.

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Akihabara Microsite

Essential Microsite

Essential CV

Practical Microsite

Akihabara Resume

Tourism Guide Microsite

Online Product Catalog

Transcript

Introduction à Eugène Delacroix. Chaque page de la présentation qui suit contient des éléments interactifs, visibles ou invisibles. Faites paraitre ces éléments en cliquant sur ce symbole situé en haut à droite des pages de la présentation

Eugène Delacroix1798-1863 Figure du Romantisme en peinture

Photographie de Delacroix par Nadar en 1861

Cliquer sur le nez de Delacroix pour continuer

En avoir plus sur le Romantisme

Né à Charenton, Delacroix fait ses études au lycée Louis le Grand à Paris, sa mère s’y étant installée après la mort du père d’Eugène en 1806. Eugène montre des dons en matière de dessin, passe beaucoup de temps au musée du Louvre, et entre dans l’atelier de Guérin en 1815 : il a 17 ans.

Guérin, qui c'est celui-là ? Cliquez sur son portrait pour en savoir plus

Guérin, peintre reconnu de « l’académie royale de peinture et de sculpture » forme ses élèves dans le respect sacré du dessin et des règles strictes de composition des tableaux (clarté, symétrie, maitrise des émotions). Il s'agit d'un héritier du "néo-classicisme" du XVIIIe s.

Guérin, Didon et Enée, 1815, musée des Beaux-arts de Bordeaux. Ce tableau est représentatif du courant néo-classique, tant par son sujet (mythologie antique) que par sa construction équilibrée, par le travail précis sur l’anatomie des personnages ou même par l'absence apparente d'émotion sur leur visage. Les peintres romantiques tels que Delacroix n’accorderont pas tant d’importance, par exemple, à la fidélité anatomique.

Au fait c'est où Carthage ?

Cliquez sur le visage de Didon pour continuer

Il semble que Guérin n’ait pas porté une grande attention à Delacroix : il ne soutient pas très vigoureusement son idée de présenter au Salon officiel de 1822 sa « Barque de Dante ». Cette œuvre tourmentée de la jeunesse de Delacroix (il a 24 ans au moment où il la peint) appartient au genre de l’épopée tragique, et si elle use de couleurs audacieuses, elle est de construction assez classique. Cliquer sur la ville en feu pour voir le rôle essentiel de la couleur chez Delacroix. C'est en grande partie par là qu'il a été novateur.

Allez au Louvre voir cette oeuvre !

« L’Oeil ne peut y débrouiller la confusion des lignes et des couleurs. Le Sardanapale est une erreur de peintre. » (Delécluze, critique d’art, 1828)

Delacroix donne à la couleur une importance de plus en plus marquée, par exemple dans La Mort de Sardanapale, qui provoque un scandale en 1828 (violence du sujet, composition jugée trop chaotique). Bien que très bon dessinateur, il défend l’idée que la force de la peinture réside davantage dans la couleur que dans la précision du trait (du dessin), et que la couleur crée la forme aussi bien que le trait. Il s'opposait en cela aux "classiques", comme Ingres

Subtitle here

Ingres keseksa ?

"Une chose bien dessinée est toujours assez bien peinte" Ingres

Jean Dominique Ingres est un peintre Français mort en 1867. Il est donc contemporain de Delacroix et a vécu 4 ans de plus que lui. Ingres, né à Montauban, devient à 16 ans l'élève du peintre David à Paris. Excellent dessinateur, il se fait connaitre par de nombreux portraits et il revendique l'idée que la qualité du dessin conditionne celle de la peinture.

Ce débat dessin/couleur agite bien des artistes, et l'écrivain Balzac reflète cette discussion dans une nouvelle parue en 1831 : Le Chef d'oeuvre inconnu.

Mieux comprendre Delacroix grâce à Balzac. « C’est en modelant qu’on dessine » (Balzac) Cliquez sur la moustache de Balzac pour savoir comment le romancier pose le débat Ingres/Delacroix, à travers ses deux personnages Frenhofer et Probus

Vidéo 2 : 1,32 mn

Vidéo 1 : 1,10 mn

Suite et fin

"Rigoureusement parlant, le dessin n'existe pas"

Fallait-il donc choisir le dessin contre la couleur, ou l’inverse ? Rien ne l'exige mais le débat est stimulant, et Delacroix, comme chef de file de la nouvelle génération romantique des années 1830 sera de fait le champion de la couleur. Delacroix est représentatif de cette époque qui va conduire peu à peu, non pas à la disparition du dessin, mais à son recul progressif en peinture, recul qui culminera après 1870 avec l’apparition de l’impressionnisme et de l’art « moderne » en général. Paul Cézanne (mort en 1906), confirmant et nuançant Delacroix, disait que « le dessin et la couleur ne sont points distincts ; au fur et à mesure que l’on peint, on dessine ; plus la couleur s’harmonise, plus le dessin se précise. Quand la couleur est à sa richesse, la forme est à sa plénitude ».

Joueurs de cartes, Paul Cézanne, vers 1895, Musée d'Orsay