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La Pléiade - 2nde

ma.charret

Created on January 3, 2021

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Transcript

La Pléiade

Dans la mythologie, les Pléiades sont les 7 filles du titan Atlas. Elles sont poursuivies par le guerrier Orion, attiré par leur grande beauté. Alors qu'elles tentent de s'enfuire, Zeus pris de pitié pour elles les change en colombes afin qu'elles puissent s'échapper

Elles sont changées en étoiles à leur mort et forment une constellaion. Le lien avec le sujet qui nous occupe est double : les Pléiades étaient sept, le même nombre d'écrivains qui va constituer le groupe "La Pléiade" au XVIe siècle ; plus important peut-être elles sont transformées en étoiles, ce qui, métaphoriquement est le projet de ces sept poètes de la Renaissance : faire briller la langue française et sa poésie

Pour commencer

Voici deux liens vers des vidéos qui expliquent ce qu'est la Pléiade. Prennez des notes !

Ceux à retenir sont...

Joachim Du Bellay

Deux recueils à retenir : Les Regrets et Les Antiquités de Rome Joachim Du Bellay accompagne un diplomate français à Rome. L'Italie est alors un pays largement fantasmé en France : c'est à la fois le pays qui possède de nombreux vestiges de l'Antiquité, et le berceau de la Renaissance européenne. Pourtant, ces deux recueils peignent une Italie décevante et dépassée : il montre une cour emplie de prostitutées, des hommes d'église et des princes corrompus et vicieux. Les Regrets témoignent de la profonde déception du poète face à un pays qu'il idéalisait, ce qui se traduit soit par sa profonde mélancolie, soit par une satire moqueuse. En voici deux exemples :

Autre texte à retenir : La Défense et illustration de la langue française. Ce livre peut être vu comme un manifeste des poètes de la Pléiade : il affirme la grandeur et la noblesse de la langue française.

1522-1560

En mille crespillons les cheveux se friser, Se pincer les sourcils, et d’une odeur choisie Parfumer haut et bas sa charnure moisie, Et de blanc et vermeil sa face déguiser : Aller de nuit en masque, en masque deviser, Se feindre à tous propos être d’amour saisie, Siffler toute la nuit par une jalousie, Et par martel de l’un, l’autre favoriser : Baller, chanter, sonner, folâtrer dans la couche, Avoir le plus souvent deux langues en la bouche, Des courtisanes sont les ordinaires jeux. Mais quel besoin est-il que je te les enseigne ? Si tu les veux savoir, Gordes, et si tu veux En savoir plus encor, demande à la Chassaigne.

Le poème décrit ici une prostituée, uniquement intéressée par son apparence : on est loin de la rêverie sur les sagesses des philosophes de l'Antiquité et sur la beauté des poèmes latins. Cette prostituée est "courtisane" : c'est dire qu'elle appartient à la cour royale. On voit comme la satire est aussi politique, elle critique le pouvoir Italien. On appréciera les vers "Avoir le plus souvent deux langues en la bouche / Des courtisanes sont les ordinaires jeux.", image à peine pudique des "embrassades" auxquelles les courtisanes se livrent à la cour du Vatican...

Ô beaux cheveux d'argent mignonnement retors ! Ô front crêpe et serein ! et vous, face dorée ! Ô beaux yeux de cristal ! ô grand bouche honorée, Qui d'un large repli retrousses tes deux bords ! Ô belles dents d'ébène ! ô précieux trésors, Qui faites d'un seul ris toute âme enamourée ! Ô gorge damasquine en cent plis figurée ! Et vous, beaux grands tétins, dignes d'un si beau corps ! Ô beaux ongles dorés ! ô main courte et grassette ! Ô cuisse délicate ! et vous, jambe grossette, Et ce que je ne puis honnêtement nommer ! Ô beau corps transparent ! ô beaux membres de glace ! Ô divines beautés ! pardonnez-moi, de grâce, Si, pour être mortel, je ne vous ose aimer.

Autre exemple de satire : Du Bellay décrit ici le genre de prostituées qu'on croise à la cour. ==> À première vue, le sonnet décrit une belle femme, comme le montrent les termes positifs liés à la richesse : argent, dorée, ébène, trésors... ==> Mais quand on y regarde de plus près, c'est en réalité une vieille femme, laide et ridée qui est décrite : * Cheveux d'argent : cheveux gris * Belles dents d'ébène : dents noires * "Gorge damasquine en cent plis" : poitrine ridée ==> La laideur de la prostituée, outre qu'elle peut faire rire le lecteur, symbolise aussi la noirceur de l'âme italienne en général.

Pierre de Ronsard

Même s'il ne peut se résumer à cela, Ronsard est surtout connu aujourd'hui pour son recueil Les Amours et ses suites. Très influencé par le poète italien Pétrarque (XIVe siècle), Ronsard met en scène de nombreuses figures mythologiques, marques de son attachement à l'Antiquité. On retrouve notamment le dieu Cupidon sous les traits d'un dieu cruel qui s'acharne contre le poète, mais également des références à Apollon, dieu des poètes ou encore à Homère, auteur de L'Iliade et L'Odyssée. Cependant, Ronsard met également en scène une vision plus légère de l'amour, liée à la philosophie épicurienne (= la recherche du bonheur par le plaisir) de l'Antiquité, et à la notion de "Carpe diem" : il invite la femme à profiter de l'instant présent et à s'abandonner aux plaisirs de l'amour avant qu'il ne soit trop tard dans "Mignonne allons voir si la rose..." par exemple :

1524-1585

Etienne Jodelle (1532-1573)

Même s'il est aussi poète, on se souvient surtout de Jodelle pour ses pièces de théâtre : il est l'inventeur de la tragédie à la française, avec des pièces comme Cléopatre captive et Didon se sacrifiant. Il est intéressant car c'est le premier écrivain français à avoir posé les bases de ce qui deviendra au XVIIe siècle "le grand genre" : la tragédie.

Avez vous bien lu les pages sur Ronsard, Du Bellay et Jodelle ?

Oui !

Non ?

Le sonnet, forme privilégiée de la Pléiade

Cette gravure de Durer s'intitule Mélancolia. Vue la tête du personnage, elle pourrait presque s'appeler "poète essayant d'écrire un sonnet" (même si Dürer ne pensait pas du tout à ça quand il a réalisé la gravure). Pourquoi ? Voici quelques éléments des réponses...

Et quand on a fini, on va là pour terminer le cours. Histoire de voir ce que vous avez retenu !

Les raisons pour lesquelles on peut dire que le sonnet est un genre emblématique de la Pléiade ? la réponse ici

Les règles du sonnet, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Règle n°1 : Un sonnet fait 14 vers. Ni plus, ni moins. Pas 13, pas 15, encore moins 16. QUA-TORZE, non négociable.

Facile ! en plus c'est court !

Les règles du sonnet, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Règle n°1 : Un sonnet fait 14 vers. Ni plus, ni moins. Pas 13, pas 15, encore moins 16. QUA-TORZE, non négociable.

Règle n°2 : Un sonnet est un genre noble, donc on choisit des vers nobles : décasyllabes ou alexandrins. Pas ces péquenauds d'octosyllabes.

Franchement, ça passe oklm

Les règles du sonnet, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Règle n°1 : Un sonnet fait 14 vers. Ni plus, ni moins. Pas 13, pas 15, encore moins 16. QUA-TORZE, non négociable.

Règle n°2 : Un sonnet est un genre noble, donc on choisit des vers nobles : décasyllabes ou alexandrins. Pas ces péquenauds d'octosyllabes.

Règle n°3 : Tu ne disposeras pas tes rimes comme tu le veux : tu vas suivre un schéma précis : ABBA - ABBA - CCD - EED. Au passage : c'est deux quatrains et un sizain.

Mh... ok. Si ça vous fait plaisir...

Les règles du sonnet, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Règle n°1 : Un sonnet fait 14 vers. Ni plus, ni moins. Pas 13, pas 15, encore moins 16. QUA-TORZE, non négociable.

Règle n°2 : Un sonnet est un genre noble, donc on choisit des vers nobles : décasyllabes ou alexandrins. Pas ces péquenauds d'octosyllabes.

Règle n°3 : Tu ne disposeras pas tes rimes comme tu le veux : tu vas suivre un schéma précis : ABBA - ABBA - CCD - EED. Au passage : c'est deux quatrains et un sizain.

Règle n°4 : Pas le droit d'utiliser deux fois le même mot. Le sonnet, c'est pas pour les feignasses.

M'enfin...

Les règles du sonnet, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Règle n°1 : Un sonnet fait 14 vers. Ni plus, ni moins. Pas 13, pas 15, encore moins 16. QUA-TORZE, non négociable.

Règle n°2 : Un sonnet est un genre noble, donc on choisit des vers nobles : décasyllabes ou alexandrins. Pas ces péquenauds d'octosyllabes.

Règle n°3 : Tu ne disposeras pas tes rimes comme tu le veux : tu vas suivre un schéma précis : ABBA - ABBA - CCD - EED. Au passage : c'est deux quatrains et un sizain.

Règle n°4 : Pas le droit d'utiliser deux fois le même mot. Le sonnet, c'est pas pour les feignasses.

Règle n°5 : Les règles de la versification s'appliquent. Pour l'alexandrin par exemple, c'est pas seulement 12 syllabes hein, c'est 6+6, avec césure au milieu : un mot ne peut pas se retrouver au milieu d'une césure. On ne fait pas comme ce plaisantin de Verlaine qui écrit : Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie Vous vous rendez compte ? la césure se place au milieu d'un mot : Et la tigresse épou // vantable d'Hyrcanie

JPP

Les règles du sonnet, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Règle n°1 : Un sonnet fait 14 vers. Ni plus, ni moins. Pas 13, pas 15, encore moins 16. QUA-TORZE, non négociable.

Règle n°2 : Un sonnet est un genre noble, donc on choisit des vers nobles : décasyllabes ou alexandrins. Pas ces péquenauds d'octosyllabes.

Règle n°3 : Tu ne disposeras pas tes rimes comme tu le veux : tu vas suivre un schéma précis : ABBA - ABBA - CCD - EED. Au passage : c'est deux quatrains et un sizain.

Règle n°4 : Pas le droit d'utiliser deux fois le même mot. Le sonnet, c'est pas pour les feignasses.

Règle n°5 : Les règles de la versification s'appliquent. Pour l'alexandrin par exemple, c'est pas seulement 12 syllabes hein, c'est 6+6, avec césure au milieu : un mot ne peut pas se retrouver au milieu d'une césure. On ne fait pas comme ce plaisantin de Verlaine qui écrit : Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie Vous vous rendez compte ? la césure se place au milieu d'un mot : Et la tigresse épou // vantable d'Hyrcanie

STOP

Pitié

Règle n°5 bis : D'ailleurs, une césure ne peut pas non plus séparer des groupes syntaxiques unis : on ne sépare pas un épithète et un substantif par exemple. Ne faites pas ce que fait Hugo : J'ai disloqué ce grand // niais d'alexandrin

Les règles du sonnet, ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Règle n°1 : Un sonnet fait 14 vers. Ni plus, ni moins. Pas 13, pas 15, encore moins 16. QUA-TORZE, non négociable.

Règle n°2 : Un sonnet est un genre noble, donc on choisit des vers nobles : décasyllabes ou alexandrins. Pas ces péquenauds d'octosyllabes.

Règle n°3 : Tu ne disposeras pas tes rimes comme tu le veux : tu vas suivre un schéma précis : ABBA - ABBA - CCD - EED. Au passage : c'est deux quatrains et un sizain.

Règle n°4 : Pas le droit d'utiliser deux fois le même mot. Le sonnet, c'est pas pour les feignasses.

Règle n°5 : Les règles de la versification s'appliquent. Pour l'alexandrin par exemple, c'est pas seulement 12 syllabes hein, c'est 6+6, avec césure au milieu : un mot ne peut pas se retrouver au milieu d'une césure. On ne fait pas comme ce plaisantin de Verlaine qui écrit : Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie Vous vous rendez compte ? la césure se place au milieu d'un mot : Et la tigresse épou // vantable d'Hyrcanie

J'm'en vais

Règle n°5 bis : D'ailleurs, une césure ne peut pas non plus séparer des groupes syntaxiques unis : on ne sépare pas un épithète et un substantif par exemple. Ne faites pas ce que fait Hugo : J'ai disloqué ce grand // niais d'alexandrin

Règle n°6 : Le sonnet est pour la parité, donc on alterne les rimes masculines et les rimes féminines.

Le sonnet, de l'Italie à la France.

Le sonnet est une forme poétique inventée par Pétrarque : c'est donc une forme italienne, mais qui va devenir très vite une forme emblématique de la poésie française (même s'il existe aussi des sonnets anglais, qu'on retrouve par exemple chez Shakespeare). C'est Clément Marot qui va le découvrir et l'importer en France, mais ce sont les poètes de la Pléiade qui vont surtout le travailler, pour plusieurs raisons : - Le sonnet est une forme condensée, serrée et particulièrement sonore (donc particulièrement expressive). - Le principe d'écriture à la Renaissance et l'imitatio (= l'imitation, à ne pas confondre avec le plagiat. L'imitatio est avant tout un hommage rendu à la grandeur des Anciens) : on s'inspire des grands auteurs de l'Antiquité ou de la Renaissance italienne pour conférer cette grandeur à la poésie française. - La complexité du sonnet (voir toutes les règles) en fait une forme virtuose, un défi à relever : si les Italiens l'ont fait, les Français peuvent le faire aussi ! - Ils peuvent même le faire en mieux : les poètes de la Pléiade rajoutent des règles au sonnet Italien, pour le rendre plus complexe, mais aussi plus dense, plus fort. ==> L'idée est donc en accord avec le projet de la Pléiade : redorer la langue et la littérature fançaises pour qu'elle soit l'égale (voir supérieure) du latin, de la littérature antique et italienne.

Ok, ça, ça va.

Exercice 4 Synthèse

Exercice 1

Exercice 2

Exercice 3

A vous de jouer !! Réalisez une carte mentale sur la Pléïade qui reprend les éléments essentiels à retenir !! Les travaux les plus méritants seront intégrés au cours !