La Petite Fille de Monsieur Linh
Philippe Claudel de l'académie Goncourt
Sommaire
Présentation de Monsieur Linh
Présentation du cadre spacio-temporel
Présentation des quatre passages marquants
Le lien entre l'oeuvre et la séquence
La critique argumentée personnelle sur le livre
Merci !
La description physique des personnages principaux
Monsieur Linh est un homme fatigué et âgé. Il ne connaît d'ailleurs pas son âge, il se rappelle seulement être né l'année où la tornade a dévasté son village. On apprend aussi que Monsieur Linh a le corps décharné, donc maigre et la peau brune et lisse. Monsieur Bark est un homme grand, gros, il semble être un peu plus jeune que monsieur Linh. Monsieur Bark a de très grandes mains, avec des doigts calleux, blessés et striés de crevasses. Sang diû est la petite fille de monsieur Linh (elle est en réalité une poupée.) Elle est très petite, elle a les yeux de son père, de sa mère et de sa grand-mère.
La description morale des personnages principaux.
Monsieur Linh est un homme dévoué. Plus l'on avance dans le livre et plus l'on se rend compte que celui-ci ferait tout pour la poupée qu'il considère comme sa petite fille. Cette information nous montre donc que Monsieur Linh souffre d'une maladie. En effet, il prend cette poupée pour sa petite fille décédée dans l'explosion de son village. La perte de sa femme, de sa famille et des habitants du village qu'il considerait comme sa famille, l'a beaucoup affecté. Monsieur Linh est un homme gentil, puisqu'il demande des paquets de cigarettes pour son ami, Monsieur Bark. Il est aussi timide, calme et effrayé de se retrouver dans un pays qu'il ne connait pas. Monsieur Linh est nostalgique de sa terre natale. Monsieur Bark est un homme compréhensif, il est l'une des seules personnes à comprendre Monsieur Linh malgré leur différences. Ses années de guerre l'ont marquées car il a commis des actes douloureux. Sang Diû est une enfant calme, elle ne pleure jamais. Son prénom signifie Matin Doux.
L'évolution de Monsieur Linh dans l'oeuvre
Au début de l'oeuvre, Monsieur Linh est un homme effrayé par l'immensité de la ville, il se sent perdu. Il n'ose donc pas sortir du dortoir dans lequelle il est. Il sort petit à petit de celui-ci. Au début, il ne marche que dans la même rue par peur de se perdre. Il rencontre Monsieur Bark sur un banc et une routine s'installe eutre eux. Sa rencontre avec Monsieur Bark le fait evoluer, il se trouve un ami et malgré le fait, qu'ils parlent deux langues différentes, ils deviennent proches. Leur amitié marque un tournant, lorsque Bark se confie à son ami au sujet d'un événement douloureux pour lui : sa participation à la guerre. Quant à Monsieur Linh il prouve son attachement à celui-ci lorsqu'il s'évade du "Château". Il est prêt à affronter sa peur de la ville pour le retrouver. Nous nous rendons compte à ce moment que Monsieur Linh ne peut plus se passer de son ami. Il reste effrayé par la ville mais n'hésite pas à employer tous ses moyens pour le retrouver. Il arrive à se sentir chez lui, grâce à Bark.
Les liens de Monsieur Linh avec les autres personnages
La principale relation de Monsieur Linh, est celle qu'il entretient avec sa petite fille. Il porte énormement d'amour envers elle et ferait tout pour elle. Monsieur Bark est la seconde relation pour laquelle Monsieur Linh porte beaucoup d'intérêt. Ils deviennent amis malgré les contraintes auxquelles ils font face. Leur relation est très forte car ils se comprennent sans parler la même langue. La relation qu'il entretenait avec les deux familles du dortoir était mauvaise. Elles n'avaient pas de respect pour lui, seulement pour son titre d"Oncle". Les dames qui l'ont accueilli : Sara et "La dame du quai" sont gentilles avec lui, elles ne le jugent pas, et accèdent à toute ses demandes. Mais cette relation était brève. Ces femmes s'occupaient de Monsieur Linh dans l'attente qu'il soit pris en charge. Une fois au Château, il ne les revit plus. De plus, Monsieur Linh se sent mal à l'hospice et n'affectionne pas particulièrement les personnes travaillants/vivants là-bas. Il décrit les personnes âgées comme des automates ou des fantômes : personne ne parle, certains tremblent et la plupart ont les yeux perdus dans le vide.
Le cadre spacio-temporel
Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur le pays d'origine de Monsieur Linh. Mais nous pouvons tout de même faire, quelques hypothèses. Il nous parle de rizières, de maisons sur pilotis, il parle de banian, ce figuier n'est présent qu'en Inde. De plus, le prénom de sa petite fille peut nous faire penser qu'il était originaire du Viêtnam ou de l'Inde. Les habitants de son village étaient comme sa famille, ils étaient tous très proches. Il raconte que son village avait des grottes dans les montagnes : celles-ci étaient des repairs à chauve-souris, qu'il y avait une jungle avec des cris de singes et d'oiseaux. Il nous parle aussi de l'odeur qu'avait l'air : il sentait la terre et la fleur de frangipanier. La descrition qu'il nous fait de son pays est magnifique, Monsieur Bark le qualifie de paradis. Nous ne savons seulement que le pays est en guerre, que des soldats étrangers sont venus pour tirer sur les gens, ils devaient semer la mort avec des grenades, des bombes, des fusils et des obus. Lorsque monsieur Bark nous parle d'enfants nus qui courent en criants et hurlants, cela m'a fait penser à une photo très célèbre d'une petite fille viêtnamienne. Quant à la situation politique, nous n'avons pas d'informations, nous savons seulement que le pays est en guerre.
L'extrait
"J'avais 20 ans. Qu'est-ce qu'on sait à 20 ans ? Moi, je ne savais rien. Je n'avais rien dans ma tête. Rien. J'étais encore un grand gosse, c'est tout. Un gosse. Et on a mis un fusil dans mes mains, alors que j'étais presque encore un enfant. J'ai vu votre pays, Monsieur Tao-Laï, oh oui, je l'ai vu, je m'en souviens comme si je l'avais quitté hier, tout est resté en moi, les parfums, les couleurs, les pluies, les forêts, les rires des enfants, leurs cris aussi" Monsieur Bark tourne son regard noyé vers le ciel. Il renifle fort. "Quand je suis arrivé, que j'ai vu tout cela, je me suis dit que le paradis devait y ressembler, même si le paradis, je n'y croyais déjà pas trop. Et nous, ce paradis, on nous a demandé d'y semer la mort, avec nos fusils, nos bombes, nos grenades..."
Mon ressenti
Dans cet extrait, Monsieur Bark nous émeut. En effet tout au long du livre, nous ne le connaissons seulement en surface. Mais lorsqu'il se dévoile avec cette confession à Monsieur Linh, notre intérêt pour celui-ci augmente. Cet extrait est émouvant car Monsieur Bark se livre à Monsieur Linh est malgré le fait qu'ils ne parlent pas la même langue, ils se comprennent. Je pense que leurs émotions, qui sont assez similaires les rapprochent car tout deux sont peinés par la mort de leur femme et traumatisés par la guerre. J'ai le sentiment que dans cet extrait, Philippe Claudel a cherché à approfondir le personnage de Monsieur Bark.
L'extrait
"Qu'est-ce donc que la vie humaine sinon un collier de blessures que l'on passe autour de son cou ? A quoi sert d'aller ainsi dans les jours, les mois, les années toujours plus faible, toujours meurtri ? Pourquoi faut-il que les lendemains soient toujours plus amers que les jours passés qui le sont déjà trop ?"
Mon ressenti
Monsieur Linh est fatigué, il n'en peut plus. Cet extrait nous montre son pessimisme par rapport à la vie. Je trouve cet extrait interressant car depuis le début du livre, il a toujours essayé de garder courage face à la situation pour sa petite fille, mais à cet instant, il montre qu'il n'en peut plus. On peut penser que ce pessimisme est dû au fait qu'il soit séparé de Monsieur Bark. Cet extrait nous montre à quel point l'amitié est importante.
L'extrait
"La soupe est comme l'air de la ville qu'il a respiré en descendant du bateau. Elle n'a pas vraiment d'odeur, pas de goût. Il n'y reconnait rien. Il n'y trouve pas le delicieux picotement de la citronelle, la douceur de la coriandre fraîche, la suavité des tripes cuites. La soupe entre dans sa bouche et dans son corps, et c'est soudain tout l'inconnu de sa nouvelle vie qui vient en lui. "
Mon ressenti
Monsieur Linh se sent perdu. Il a quitté tout ce qu'il connaissait depuis toujours et se retrouve dans un pays inconnu. J'ai choisi cet extrait car la comparaison que fait Monsieur Linh entre la soupe et l'air est interessante. Il trouve la vie sans intérêt dans ce nouveau pays dont il ne connait rien. L'énumération des ingrédients de la soupe, nous montre que son pays lui manque. Je trouve que la manière dont l'extrait est fait est bien rélisé car on nous dit, sans vraiment le faire, que Monsieur Linh est perdu, a peur.
L'extrait
"La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à s'envoler de nouveau vers le ciel. Mais elles ne peuvent le faire. On ne peut jamais s'envoler vers ce qu'on a perdu. "
Mon ressenti
Monsieur Linh, tout au long du livre, fait beaucoup de remarques philosophiques. En effet, certains extraits nous amènent à nous questionner sur les paroles des personnages. Et c'est le cas de cet extrait. J'ai choisi cet extrait car la dernière phrase est comme un coup de massue, elle nous fait réflechir à beaucoup de choses, au sens de la vie en quelque sorte. La comparaison que fait Monsieur Linh est belle, elle nous incite à profiter de ce que l'on a dans la vie, sinon on pourrait être amené à les regretter.
Le lien entre l'oeuvre et la séquence
L'auteur a cherché à inciter la compassion, de pitié chez le lecteur, car beaucoup de sentiments sont développés. En effet, dès le début lorsqu'on apprend que c'est un vieil homme qui s'occupe d'un nouveau né car la guerre a tué ses parents, cela nous touche. Le thème de l'immigration est traité sans que le lecteur ne soit traumatisé. Il y a quelque passages qui peuvent choquer mais il n'y a aucune scène d'une extrême violence. Philippe Claudel a eu pour objectif en écrivant ce roman, que ce livre soit accessible à tout type d'âge. L'auteur veut montrer que nous ne devons pas vivre dans une petite bulle parfaite, que nous ne devons pas vivre dans le déni. Qu'il y a des personnes âgées, des orphelins, des familles qui sont obligés de quitter leur pays à cause de la guerre. Et que si nous en avons l'occasion, nous ne devons pas fermer les yeux et que nous devons aider ces émigrés, comme l'a fait Monsieur Bark. L'auteur, dans cette peuvre, critique l'intégration des immigrés, car ceux-ci sont mis à part, il critique le refus de la différence car Monsieur Linh est rejeté par les familles du dortoir et qu'il est placé dans une institution, sans pouvoir voir Monsieur Bark, la seule personne qui lu rend le sourire et qui le fait sentir chez lui. Il critique, enfin, l'individualisme des personnes, seul Monsieur Bark s'interesse à lui et cherche à créer une vraie amitié avec lui.
La critique argumentée personnelle
Philippe Claudel nous raconte l'histoire d'un exil. Il nous raconte la douleur de quitter son pays, de quitter tout ce que l'on a toujours connu. La peur de se retrouver en terre inconnue, sans aucun repère, dans un monde différent, sans odeur et saveur. Les mots, les phrases, l'histoire, tout était extrêmement bien écrit. J'ai été touchée par l'émotion et la pureté que dégage Monsieur Linh avec sa petite fille.° Certains extraits, permettent de nous remettre en question, ces passages nous donnent une leçon de morale sur la vie que nous menons et sur les choix que nous avons fait. Je pense qu'ils avaient une portée philisophique. ° La chute donne alors un sens au livre. Bien que l'on se doute déjà un peu du dénouement, avec "Elle ne pleure jamais, ne crie pas davantage", "si silencieuse", "si légère". ° Mais ce qui m'a le plus touchée dans ce livre, c'est le duo que forment Monsieur Linh et Sang diû. La manière dont Monsieur Linh reste en vie pour sauver sa petite fille est touchante, la manière dont il fait attention à elle, la façon dont grâce à ses gestes, actions, il montre qu'il l'aime plus que tout. C'est donc grâce à sa petite fille que Monsieur Linh parvient à surmonter les difficultées de la vie. Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre, l'histoire était touchante, instructive et à portée de tout le monde.
Merci beaucoup !
La petite fille de Monsieur Linh
rolland.camille11
Created on December 26, 2020
De Camille ROLLAND
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La Petite Fille de Monsieur Linh
Philippe Claudel de l'académie Goncourt
Sommaire
Présentation de Monsieur Linh
Présentation du cadre spacio-temporel
Présentation des quatre passages marquants
Le lien entre l'oeuvre et la séquence
La critique argumentée personnelle sur le livre
Merci !
La description physique des personnages principaux
Monsieur Linh est un homme fatigué et âgé. Il ne connaît d'ailleurs pas son âge, il se rappelle seulement être né l'année où la tornade a dévasté son village. On apprend aussi que Monsieur Linh a le corps décharné, donc maigre et la peau brune et lisse. Monsieur Bark est un homme grand, gros, il semble être un peu plus jeune que monsieur Linh. Monsieur Bark a de très grandes mains, avec des doigts calleux, blessés et striés de crevasses. Sang diû est la petite fille de monsieur Linh (elle est en réalité une poupée.) Elle est très petite, elle a les yeux de son père, de sa mère et de sa grand-mère.
La description morale des personnages principaux.
Monsieur Linh est un homme dévoué. Plus l'on avance dans le livre et plus l'on se rend compte que celui-ci ferait tout pour la poupée qu'il considère comme sa petite fille. Cette information nous montre donc que Monsieur Linh souffre d'une maladie. En effet, il prend cette poupée pour sa petite fille décédée dans l'explosion de son village. La perte de sa femme, de sa famille et des habitants du village qu'il considerait comme sa famille, l'a beaucoup affecté. Monsieur Linh est un homme gentil, puisqu'il demande des paquets de cigarettes pour son ami, Monsieur Bark. Il est aussi timide, calme et effrayé de se retrouver dans un pays qu'il ne connait pas. Monsieur Linh est nostalgique de sa terre natale. Monsieur Bark est un homme compréhensif, il est l'une des seules personnes à comprendre Monsieur Linh malgré leur différences. Ses années de guerre l'ont marquées car il a commis des actes douloureux. Sang Diû est une enfant calme, elle ne pleure jamais. Son prénom signifie Matin Doux.
L'évolution de Monsieur Linh dans l'oeuvre
Au début de l'oeuvre, Monsieur Linh est un homme effrayé par l'immensité de la ville, il se sent perdu. Il n'ose donc pas sortir du dortoir dans lequelle il est. Il sort petit à petit de celui-ci. Au début, il ne marche que dans la même rue par peur de se perdre. Il rencontre Monsieur Bark sur un banc et une routine s'installe eutre eux. Sa rencontre avec Monsieur Bark le fait evoluer, il se trouve un ami et malgré le fait, qu'ils parlent deux langues différentes, ils deviennent proches. Leur amitié marque un tournant, lorsque Bark se confie à son ami au sujet d'un événement douloureux pour lui : sa participation à la guerre. Quant à Monsieur Linh il prouve son attachement à celui-ci lorsqu'il s'évade du "Château". Il est prêt à affronter sa peur de la ville pour le retrouver. Nous nous rendons compte à ce moment que Monsieur Linh ne peut plus se passer de son ami. Il reste effrayé par la ville mais n'hésite pas à employer tous ses moyens pour le retrouver. Il arrive à se sentir chez lui, grâce à Bark.
Les liens de Monsieur Linh avec les autres personnages
La principale relation de Monsieur Linh, est celle qu'il entretient avec sa petite fille. Il porte énormement d'amour envers elle et ferait tout pour elle. Monsieur Bark est la seconde relation pour laquelle Monsieur Linh porte beaucoup d'intérêt. Ils deviennent amis malgré les contraintes auxquelles ils font face. Leur relation est très forte car ils se comprennent sans parler la même langue. La relation qu'il entretenait avec les deux familles du dortoir était mauvaise. Elles n'avaient pas de respect pour lui, seulement pour son titre d"Oncle". Les dames qui l'ont accueilli : Sara et "La dame du quai" sont gentilles avec lui, elles ne le jugent pas, et accèdent à toute ses demandes. Mais cette relation était brève. Ces femmes s'occupaient de Monsieur Linh dans l'attente qu'il soit pris en charge. Une fois au Château, il ne les revit plus. De plus, Monsieur Linh se sent mal à l'hospice et n'affectionne pas particulièrement les personnes travaillants/vivants là-bas. Il décrit les personnes âgées comme des automates ou des fantômes : personne ne parle, certains tremblent et la plupart ont les yeux perdus dans le vide.
Le cadre spacio-temporel
Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur le pays d'origine de Monsieur Linh. Mais nous pouvons tout de même faire, quelques hypothèses. Il nous parle de rizières, de maisons sur pilotis, il parle de banian, ce figuier n'est présent qu'en Inde. De plus, le prénom de sa petite fille peut nous faire penser qu'il était originaire du Viêtnam ou de l'Inde. Les habitants de son village étaient comme sa famille, ils étaient tous très proches. Il raconte que son village avait des grottes dans les montagnes : celles-ci étaient des repairs à chauve-souris, qu'il y avait une jungle avec des cris de singes et d'oiseaux. Il nous parle aussi de l'odeur qu'avait l'air : il sentait la terre et la fleur de frangipanier. La descrition qu'il nous fait de son pays est magnifique, Monsieur Bark le qualifie de paradis. Nous ne savons seulement que le pays est en guerre, que des soldats étrangers sont venus pour tirer sur les gens, ils devaient semer la mort avec des grenades, des bombes, des fusils et des obus. Lorsque monsieur Bark nous parle d'enfants nus qui courent en criants et hurlants, cela m'a fait penser à une photo très célèbre d'une petite fille viêtnamienne. Quant à la situation politique, nous n'avons pas d'informations, nous savons seulement que le pays est en guerre.
L'extrait
"J'avais 20 ans. Qu'est-ce qu'on sait à 20 ans ? Moi, je ne savais rien. Je n'avais rien dans ma tête. Rien. J'étais encore un grand gosse, c'est tout. Un gosse. Et on a mis un fusil dans mes mains, alors que j'étais presque encore un enfant. J'ai vu votre pays, Monsieur Tao-Laï, oh oui, je l'ai vu, je m'en souviens comme si je l'avais quitté hier, tout est resté en moi, les parfums, les couleurs, les pluies, les forêts, les rires des enfants, leurs cris aussi" Monsieur Bark tourne son regard noyé vers le ciel. Il renifle fort. "Quand je suis arrivé, que j'ai vu tout cela, je me suis dit que le paradis devait y ressembler, même si le paradis, je n'y croyais déjà pas trop. Et nous, ce paradis, on nous a demandé d'y semer la mort, avec nos fusils, nos bombes, nos grenades..."
Mon ressenti
Dans cet extrait, Monsieur Bark nous émeut. En effet tout au long du livre, nous ne le connaissons seulement en surface. Mais lorsqu'il se dévoile avec cette confession à Monsieur Linh, notre intérêt pour celui-ci augmente. Cet extrait est émouvant car Monsieur Bark se livre à Monsieur Linh est malgré le fait qu'ils ne parlent pas la même langue, ils se comprennent. Je pense que leurs émotions, qui sont assez similaires les rapprochent car tout deux sont peinés par la mort de leur femme et traumatisés par la guerre. J'ai le sentiment que dans cet extrait, Philippe Claudel a cherché à approfondir le personnage de Monsieur Bark.
L'extrait
"Qu'est-ce donc que la vie humaine sinon un collier de blessures que l'on passe autour de son cou ? A quoi sert d'aller ainsi dans les jours, les mois, les années toujours plus faible, toujours meurtri ? Pourquoi faut-il que les lendemains soient toujours plus amers que les jours passés qui le sont déjà trop ?"
Mon ressenti
Monsieur Linh est fatigué, il n'en peut plus. Cet extrait nous montre son pessimisme par rapport à la vie. Je trouve cet extrait interressant car depuis le début du livre, il a toujours essayé de garder courage face à la situation pour sa petite fille, mais à cet instant, il montre qu'il n'en peut plus. On peut penser que ce pessimisme est dû au fait qu'il soit séparé de Monsieur Bark. Cet extrait nous montre à quel point l'amitié est importante.
L'extrait
"La soupe est comme l'air de la ville qu'il a respiré en descendant du bateau. Elle n'a pas vraiment d'odeur, pas de goût. Il n'y reconnait rien. Il n'y trouve pas le delicieux picotement de la citronelle, la douceur de la coriandre fraîche, la suavité des tripes cuites. La soupe entre dans sa bouche et dans son corps, et c'est soudain tout l'inconnu de sa nouvelle vie qui vient en lui. "
Mon ressenti
Monsieur Linh se sent perdu. Il a quitté tout ce qu'il connaissait depuis toujours et se retrouve dans un pays inconnu. J'ai choisi cet extrait car la comparaison que fait Monsieur Linh entre la soupe et l'air est interessante. Il trouve la vie sans intérêt dans ce nouveau pays dont il ne connait rien. L'énumération des ingrédients de la soupe, nous montre que son pays lui manque. Je trouve que la manière dont l'extrait est fait est bien rélisé car on nous dit, sans vraiment le faire, que Monsieur Linh est perdu, a peur.
L'extrait
"La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à s'envoler de nouveau vers le ciel. Mais elles ne peuvent le faire. On ne peut jamais s'envoler vers ce qu'on a perdu. "
Mon ressenti
Monsieur Linh, tout au long du livre, fait beaucoup de remarques philosophiques. En effet, certains extraits nous amènent à nous questionner sur les paroles des personnages. Et c'est le cas de cet extrait. J'ai choisi cet extrait car la dernière phrase est comme un coup de massue, elle nous fait réflechir à beaucoup de choses, au sens de la vie en quelque sorte. La comparaison que fait Monsieur Linh est belle, elle nous incite à profiter de ce que l'on a dans la vie, sinon on pourrait être amené à les regretter.
Le lien entre l'oeuvre et la séquence
L'auteur a cherché à inciter la compassion, de pitié chez le lecteur, car beaucoup de sentiments sont développés. En effet, dès le début lorsqu'on apprend que c'est un vieil homme qui s'occupe d'un nouveau né car la guerre a tué ses parents, cela nous touche. Le thème de l'immigration est traité sans que le lecteur ne soit traumatisé. Il y a quelque passages qui peuvent choquer mais il n'y a aucune scène d'une extrême violence. Philippe Claudel a eu pour objectif en écrivant ce roman, que ce livre soit accessible à tout type d'âge. L'auteur veut montrer que nous ne devons pas vivre dans une petite bulle parfaite, que nous ne devons pas vivre dans le déni. Qu'il y a des personnes âgées, des orphelins, des familles qui sont obligés de quitter leur pays à cause de la guerre. Et que si nous en avons l'occasion, nous ne devons pas fermer les yeux et que nous devons aider ces émigrés, comme l'a fait Monsieur Bark. L'auteur, dans cette peuvre, critique l'intégration des immigrés, car ceux-ci sont mis à part, il critique le refus de la différence car Monsieur Linh est rejeté par les familles du dortoir et qu'il est placé dans une institution, sans pouvoir voir Monsieur Bark, la seule personne qui lu rend le sourire et qui le fait sentir chez lui. Il critique, enfin, l'individualisme des personnes, seul Monsieur Bark s'interesse à lui et cherche à créer une vraie amitié avec lui.
La critique argumentée personnelle
Philippe Claudel nous raconte l'histoire d'un exil. Il nous raconte la douleur de quitter son pays, de quitter tout ce que l'on a toujours connu. La peur de se retrouver en terre inconnue, sans aucun repère, dans un monde différent, sans odeur et saveur. Les mots, les phrases, l'histoire, tout était extrêmement bien écrit. J'ai été touchée par l'émotion et la pureté que dégage Monsieur Linh avec sa petite fille.° Certains extraits, permettent de nous remettre en question, ces passages nous donnent une leçon de morale sur la vie que nous menons et sur les choix que nous avons fait. Je pense qu'ils avaient une portée philisophique. ° La chute donne alors un sens au livre. Bien que l'on se doute déjà un peu du dénouement, avec "Elle ne pleure jamais, ne crie pas davantage", "si silencieuse", "si légère". ° Mais ce qui m'a le plus touchée dans ce livre, c'est le duo que forment Monsieur Linh et Sang diû. La manière dont Monsieur Linh reste en vie pour sauver sa petite fille est touchante, la manière dont il fait attention à elle, la façon dont grâce à ses gestes, actions, il montre qu'il l'aime plus que tout. C'est donc grâce à sa petite fille que Monsieur Linh parvient à surmonter les difficultées de la vie. Pour conclure, j'ai beaucoup aimé ce livre, l'histoire était touchante, instructive et à portée de tout le monde.
Merci beaucoup !