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Formation - Lutte contre les faux médicaments

resp.communication

Created on December 20, 2020

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Comprendre et lutter contre le trafic de faux médicaments

Sources et liens utiles pour en savoir plus

Faux médicaments, médicaments falsifiés : de quoi parle-t-on ?

Les enjeux du trafic

Le circuit mondial du trafic

Le nécessaire renforcement de la législation

Causes du trafic et moyens de lutte

QUIZ - Testez vos connaissances

Contenu : Diapositives de formation + Quiz sur les connaissances acquises Durée : 1h30 - la formation peut être arrêtée et reprise à tout moment

DéFINITION des faux médicaments

La définition des « faux médicaments » a longtemps fait débat dans les institutions internationales. Depuis 2017, le terme « contrefaçon », évoquant l’atteinte à la propriété intellectuelle, a été abandonné afin de mettre l’accent sur les conséquences de santé publique des faux médicaments. On parle désormais de médicaments falsifiés.

La directive 2011/62/UE du Parlement Européen et du Conseil, dès 2011, définit

LE médicament falsifié COMME un médicament comportant une fausse présentation de :

Emballage, étiquetage et dénomination

Fabricant, pays de fabrication, pays d’origine ou du titulaire de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)

Principes actifs, excipients et dosage de ces composants

Enregistrements et documents relatifs aux circuits de distribution utilisés

SON IDENTITÉ

SA COMPOSITION

SA SOURCE

SON HISTORIQUE

La présente définition n’inclut pas les défauts de qualité non intentionnels et s’entend sans préjudice des violations des droits de propriété intellectuelle.

Au mois de mai 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) adopte enfin une définition similaire :

Les produits médicaux falsifiés sont des produits médicaux dont l’identité, la composition ou la source est représentée de façon trompeuse, que ce soit délibérément ou de manière frauduleuse. 70ème Assemblée Mondiale de la Santé

L’OMS précise que les aspects de propriété intellectuelle n’entrent pas dans cette définition.

Composition des faux médicaments

Les faux médicaments représentent un danger réel pour la Santé publique. Principes actifs en quantités insuffisantes, absence de principe actif ou au contraire surdosage, excipients toxiques : que contiennent les faux médicaments ?

Des analyses effectuées sur des faux médicaments saisis ou achetés en ligne révèlent la présence régulière de 4 TYPES DE COMPOSÉS, VÉRITABLES POISONS POUR L'ORGANISME HUMAIN.

MÉTAUX LOURDS

PRODUITS MÉNAGERS OU VRAIS POISONS

PRINCIPES ACTIFS AUTRES OU NON DÉSIRÉS

ABSENCE DE PRINCIPE ACTIF

Mercure, plomb, arsenic, aluminium, etc. peuvent entraîner de graves intoxications, potentiellement mortelles

Utilisés par les trafiquants pour améliorer l’aspect de leurs faux médicaments, ils sont à l’origine d’une large gamme d’effets indésirables.

Tous entraînent un risque plus ou moins important selon leur activité et leur dosage.

Au mieux, les faux médicaments ne guérissent pas, au pire ils tuent : retard de prise en charge de situations parfois urgentes, augmentation des résistances aux antimicrobiens, etc

La question des excipients

La falsification des médicaments est le plus souvent associée à une tromperie au niveau du principe actif, de la molécule active, ce qui est le cas le plus courant. Mais la fraude peut également survenir au niveau des excipients, ces produits annexes, non actifs, qui participent à la constitution du médicament final.

En 1995, la consommation d’un sirop pour la toux falsifié dont l’excipient avait été remplacé par du diéthylène glycol (antigel hautement toxique) a entraîné le décès de 89 enfants en Haïti. Au total, plus de 300 enfants et nourrissons sont morts à cause de ce faux médicament entre 1990 et 2006, au Nigéria, en Haïti, en Inde et au Panama. Excipients falsifiés et excipients toxiques non contrôlés (de nombreux pays pauvres n'ont pas interdit l’utilisation des sulfites par exemple) constituent une menace majeure pour la santé des population.

Il est essentiel d’avoir conscience que les excipients peuvent eux aussi faire l’objet d’une falsification, dans un but économique ou de simplicité de fabrication. Or certains produits pouvant être utilisés comme excipients représentent un danger pour la santé. C’est l’exemple des sulfites, interdits en France depuis que l’on s’est aperçu qu’ils étaient toxiques chez le nouveau-né, entraînant une apoptose neuronale altérant le développement psychomoteur des enfants*.

* Dani et al. Toxicity of corticosteroids and catecholamines for mice neuronal cell cultures : Role of preservatives. J Matern Fetal Neonatal Med. 2007Source : Quentin Duteil. Contrefaçon et falsification des médicaments dans le monde : état des lieux et moyens d’action. Sciences pharmaceutiques. 2016.

tous les Médicaments sont concernés

Dans les pays riches, la falsification des médicaments est souvent associée aux produits tels les stimulants sexuels, les pilules amaigrissantes. Dans la réalité, l’arnaque thérapeutique s’étend à tous les types de médicaments, essentiels et « de confort », princeps et génériques, y compris les vaccins, les médicaments vétérinaires et les dispositifs médicaux.

AU SUD, EN PARTICULIER EN AFRIQUE

Terrain de jeu favori des trafiquants, les médicaments essentiels constituent la cible de prédilection :

  • Antibiotiques, antituberculeux, antipaludiques, antirétroviraux (utilisés dans le traiement du VIH/sida), antidiabétiques… sont les médicaments les plus souvent falsifiés.
  • Le risque est majeur pour le malade trompé, qui ne pourra guérir ou verra sa pathologie s’aggraver, mais la menace est aussi dramatique à l’échelle collective : propagation des épidémies, augmentation des résistances aux antimicrobiens…
  • La prolifération des faux médicaments dans les pays du Sud jette par ailleurs le discrédit sur les autorités sanitaires et politiques, que leurs populations jugent incapables d’assurer la sécurité des systèmes de santé.

Les médicaments dits « de confort », mais aussi de plus en plus les médicaments onéreux ciblant des pathologies lourdes ou incurables (cancers, Alzheimer, Parkinson, autisme…) sont les plus concernés. Les pays les plus touchés sont ceux où les médicaments sont les plus chers et la couverture sociale la moins généreuse, comme aux Etats-Unis d’Amérique. Internet est le principal vecteur de distribution des faux médicaments, contournant les chaînes d’approvisionnement sécurisées. Mais ils ont même réussi, exceptionnellement, à pénétrer le circuit officiel de certains pays (Allemagne, Royaume-Uni, Finlande…). L’Europe n’est pas épargnée !

AU NORD

UN DRAme sanitaire

Les faux médicaments seraient responsables de la mort de 700 000 personnes chaque année, plus que le paludisme. En Afrique subsaharienne, entre 64 000 et 158 000 décès supplémentaires dus au paludisme chaque année seraient causés par les médicaments antipaludiques de qualité inférieure et falsifiés. Dans le monde, entre 72 000 et 169 000 enfants décèderaient chaque année d’une pneumonie traitée par des antibiotiques de qualité inférieure ou falsifiés.

Keeping it real – Combating the spread of fake drugs in poor countries, International Policy Network, Mai 2009

Etude de l’impact socio-économique et sur la santé publique des produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés, Organisation Mondiale de la Santé, Novembre 2017

Un FLéau économique pour les états - une manne financière pour les trafiquants

Pour les Etats, les populations et les entreprises pharmaceutiques, les conséquences socio-économiques sont colossales : - Pertes de revenus, pertes d’emplois, pertes en impôts et taxes ; - Retard ou absence de guérison, absentéisme au travail, absentéisme scolaire ; - Entrave au développement économique, humain, au renforcement des systèmes de santé ; - Défiance croissante envers les institutions et le système de santé.

Estimé à 200 milliards de dollars par an, le trafic de faux médicaments constituerait le plus gros marché noir du monde. La falsification des médicaments serait 10 à 25 fois plus rentable que le trafic des drogues, pour une prise de risque moindre.

Tous concernés par les faux médicaments - exemples de cas

En 2015, dans un dispensaire tenu par Médecins Sans Frontières en République Démocratique du Congo (RDC), la falsification de comprimés présentés comme du diazépam (benzodiazépine), contenant en réalité un antipsychotique (Halopéridol) à des concentrations 20 fois supérieures aux doses maximales prévues, aboutira à la mort d’au moins 11 malades, principalement des enfants.

DES RéGIONS LES PLUS PAUVRES D'AFRIQUE...

Le 21 avril 2016, Prince, le célèbre chanteur américain meurt d’une overdose d’opioïdes falsifiés. Croyant consommer son médicament habituel, à base de paracétamol et d’hydrocodone, il ingère un comprimé de la même forme, provenant d’une boîte identique, mais contenant une molécule beaucoup plus puissante : le fentanyl. Falsification mortifère !

... AU SHOW BUSINESS AMéRICAIN

ColombieBrésil

Europe

Emirats Arabes Unis

Inde Chine Indonésie Pakistan Vietnam

LES PRIncipaux flux du trafic

Pays émetteur Pays transit

L'Afrique, terrain de jeu favori des trafiquants.

ColombieBrésil

Europe

Emirats Arabes Unis

Inde Chine Indonésie Pakistan Vietnam

L’Inde, la Chine, et dans une moindre mesure l’Indonésie, le Pakistan et le Vietnam sont les principaux pays producteurs de faux médicaments. Les faux médicaments, les faux conditionnements (emballages) et leur assemblage sont fréquemment réalisés dans des pays distincts, afin de compliquer le travail de la police et des douanes. Dans le but d’empêcher toute traçabilité, les produits falsifiés passent par des pays de transit : Emirats Arabes Unis, Hong-Kong, Singapour… mais aussi des pays de l’Union Européenne et d’Amérique Latine. L’Afrique est le continent le plus durement touché par les faux médicaments.

Source : OECD/EUIPO (2020), Trade in Counterfeit Pharmaceutical Products, Illicit Trade, Organisation de cooperation et développement économiques (OCDE), Paris, https://doi.org/10.1787/a7c7e054-en

L’Afrique est la principale cible des trafiquants de faux médicaments, car il s’agit du continent le plus pauvre, où l’accès aux produits de santé est limité et les systèmes de santé insuffisamment contrôlés. Les faux médicaments y sont vendus dans la rue, sur les marchés, exposés sur les étals à des températures extrêmes, après avoir été distribués et stockés dans des conditions inconnues. Le médicament de la rue tue ! Les petits revendeurs, souvent des femmes, n’ont aucune formation médicale ou pharmaceutique et mesurent rarement la dangerosité des produits qu’ils proposent.

L'Afrique, terrain de jeu favori des trafiquants

Mais partout, le trafic a explosé TOus les continents sont touchés

ColombieBrésil

Europe

Emirats Arabes Unis

Inde Chine Indonésie Pakistan Vietnam

La production de faux médicaments, industrielle ou artisanale, s’est développée sur tous les continents. Profitant de la mondialisation des échanges et de l’essor des nouvelles technologies, les trafiquants ont massivement étendu leur commerce criminel. Tous les pays, même les plus riches, sont concernés.

Production de faux médicaments

Pays émetteur Pays transit

internet, principal danger dans les pays riches

Internet est le principal canal de vente de faux médicaments dans les pays riches. Afin de duper les malades, les trafiquants donnent un aspect institutionnel à leurs sites, copient les logos d’institutions officielles reconnues et usurpent des noms de domaine de sites authentiques. Ils inventent de faux témoignages de « patients guéris », créent de fausses publications ou références scientifiques valorisant leurs « médicaments ». Ils infiltrent également des forums de discussion, les réseaux sociaux, et proposent même parfois, à travers ceux-ci ou par téléphone, un service de « conseil » sur les modalités de prise du « médicament ».

Plus de

50 %

des médicaments vendus sur Internet sont des faux. des sites Internet proposant des médicaments sont illicites .

96 %

Acheter ses médicaments sur Internet est dangereux. Le médicament n’est pas une marchandise comme les autres !

Fondaction Chirac

Identification program, Progress report for State and Federal regulators, août 2017.

un cadre législatif inadapté

La lutte contre le trafic de faux médicaments nécessite, pour être efficace, une législation spécifique et précise, assortie de sanctions dissuasives à l’encontre des criminels.

La méconnaissance générale des faux médicaments et l’imbroglio sémantique autour de la définition de ce phénomène ont retardé voire empêché la mise en place, dans les Etats et à l’échelle internationale, d’une législation adaptée contre ce trafic criminel. Face à cette menace croissante, la plupart des pays a lancé une réponse répressive logique et nécessaire, mais insuffisante en l’absence de cadre juridique précis. Souvent issues des infractions portant sur la propriété intellectuelle, les peines opposables aux trafiquants, quand elles existent, sont dérisoires en comparaison des profits qu’ils réalisent par le trafic, et trop faibles pour être dissuasives . Ainsi, dans de nombreux cas, falsifier un médicament n’est pas plus sévèrement réprimé que vendre un T-shirt contrefait ou un sac à main frauduleux… Il est même arrivé que, faute de moyens pour identifier les faux médicaments saisis, les trafiquants soient relâchés et récupèrent leur cargaison mortifère !

Et, dans les pays ayant adopté une attitude plus ferme et adapté leur appareil législatif, les sanctions demeurent parfois, de manière incompréhensible, inférieures à celles encourues pour le trafic des drogues. En France, par exemple : • Peine maximale pour trafic de faux médicaments : 7 ans de prison et 750 000€ d’amende• Peine maximale pour trafic de drogue : 20 ans de prison et 7 500 000€ d’amende En outre, les criminels se jouent des frontières, des divergences des législations entre les pays et de la difficile mise en place de la coopération judiciaire internationale pour développer leur trafic mortifère en toute impunité.

Articles 222-34 et suivants du Code Pénal

L'initiative pionnère du conseil de l'Europe

Constatant la paralysie des institutions onusiennes, le Conseil de l’Europe se mobilise et rédige une convention sur la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique : la Convention Médicrime. Ouverte en 2011 à la signature de tous les Etats, membres ou non du Conseil de l’Europe, cette convention est le premier outil juridique international qui criminalise le trafic de faux médicaments, promeut l’harmonisation des législations et la coopération transfrontalière contre ce fléau, et prévoit la prise en charge des victimes. Entrée en vigueur en 2016 grâce à la ratification de la Guinée, symbolisant la mobilisation croissante des pays africains contre les médicaments falsifiés, elle a vocation à être signée et ratifiée par le plus grand nombre d’Etats. Mais, fin 2020, seuls 32 pays l’ont signée dont 18 l’ont ratifiée. L’OPALS encourage les autorités sanitaires, policières, judiciaires, douanières et universitaires sur tous les continents à appeler l’attention de leurs décideurs politiques sur la menace des faux médicaments et l’importance, pour y faire face, d’adhérer et appliquer sur le terrain la Convention Médicrime du Conseil de l’Europe.

Conseil de l’Europe

CARTE des pays ayant signé et/ou ratifié la convention Médicrime

Pays ayant signé et ratifié la Convention Médicrime Pays ayant signé la Convention Médicrime

Situation en Décembre 2020 - Conseil de l'Europe

Source : conseil de l'Europe

le guide législatif de l'Office des Nations UniEs contre la Drogue et le Crime (ONUDC)

Dans le but d’aider les Etats à renforcer leur législation contre le trafic de faux médicaments, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) a publié en 2019 un guide de bonnes pratiques législatives contre la criminalité pharmaceutique . Ce guide a été rédigé comme un outil pratique d’aide à la rédaction, la modification ou la révision de textes de loi visant à lutter contre le trafic de médicaments falsifiés. Si ce guide est un outil complémentaire utile et précis pour le législateur, bénéficiant de l’aura des Nations Unies, il faut regretter l’absence d’explication quant à sa complémentarité avec la Convention Médicrime. Le guide de l’ONUDC ne doit pas être vu comme un outil concurrent de la Convention Médicrime, mais au contraire comme une aide à la transcription des directives de celle-ci dans le droit national, après adhésion par ratification.

Lire le guide : www.unodc.org

La Directive européenne 2011/62/UE dite médicaments falsifiés

Inquiète de la diffusion mondiale des faux médicaments, l’Union Européenne adopte en 2011 la directive européenne 2011/62/UE, qui prévoit la mise en place de mesures drastiques pour sécuriser son circuit pharmaceutique : Ce système complexe et coûteux, dont la mise en œuvre est possible grâce à l’investissement colossal de l’industrie pharmaceutique, vise à protéger la santé publique en sécurisant le circuit licite des médicaments dans l’Union Européenne. Mais il ne permet pas de s’opposer au circuit illicite des médicaments (Internet, marché noir…) et n’est pas applicable dans les pays les plus pauvres, les plus durement touchés par les faux médicaments.

  • La traçabilité des médicaments à la boîte : chaque boîte de médicament circulant dans l’Union Européenne possède un identifiant unique permettant de suivre son parcours depuis la production jusqu’à la dispensation. C’est la sérialisation.
  • L’apposition de dispositifs d’inviolabilité sur les boîtes : chaque boîte de médicament est scellée et ne peut plus être ouverte sans laisser de trace d’effraction, afin d’éviter les tentatives de substitution de médicaments par des produits illicites dans les boîtes.

principales causes du trafic de faux médicaments

Manque d’information du grand public, des professionnels de santé et des forces de l’ordre sur l’existence et les risques des faux médicaments.

Défaut d’accès aux médicaments de qualité :- Prix trop élevé des médicaments - Absence de couverture sociale, de remboursement des dépenses de santé- Absence de pharmacie ou distance géographique trop importante- Indisponibilité des médicaments sûrs : ruptures de stock qui privent les malades de leurs traitements, créent un marché parallèle et favorisent ainsi le recours aux médicaments de la rue

Carences des systèmes de santé et des circuits de distribution des médicaments :- Circuits complexes avec de trop nombreux intermédiaires, entraînant une hausse des prix et un risque de confusion, facilitant l’infiltration des faux médicaments.- Manque de moyens pour contrôler les médicaments en circulation : autorisations de mise sur le marché, inspection pharmaceutique, analyses régulières de la qualité des médicaments.

Défiance croissante envers les institutions, les autorités politiques et sanitaires.

Corruption, rampante ou massive.

moyens de lutte contre les faux médicaments

Renforcer la législation contre les faux médicaments et assurer son application, en offrant une formation adaptée aux magistrats.

- Former les professionnels de santé afin d’acquérir le « réflexe faux médicaments » face à un effet indésirable inattendu, une situation clinique incompréhensible. Faciliter et encourager le signalement des cas suspects. - Sensibiliser l’opinion publique, par tous les moyens :

  • Dans les pays pauvres : Le médicament de la rue tue !
  • Dans les pays riches : Pas de médicaments sur Internet !

Accroître la mobilisation des forces de police et des douanes, formées à ce trafic spécifique et appuyées par une volonté politique forte.

Assainir les circuits pharmaceutiques, en diminuant le nombre d’intermédiaires et en augmentant les capacités d’inspection.

Améliorer les pratiques pharmaceutiques et combattre la corruption, à tous les niveaux.

Le médicament n’est pas une marchandise comme les autres !

PANGEA Opération mondiale annuelle coordonnée par Interpol visant à lutter contre le trafic sur médicaments falsifiés et illicites sur Internet, retirer ces dangereux produits de la circulation, identifier et démanteler les filières criminelles. Résultats de l’Opération PANGEA XIII, 2020 : 90 pays participants, 4,4 millions d’unités de produits pharmaceutiques saisies, d’une valeur de plus de 14 millions de dollars, 121 arrestations, 37 groupes criminels démantelés.

exemples d'opérations répressives menées par interpol

Les opérations policières et douanières coordonnées par Interpol contribuent à la lutte contre le trafic de faux médicaments et à la sensibilisation de l’opinion publique, par l’ampleur des chiffres qui en ressortent. Elles sont nécessaires, mais insuffisantes car ponctuelles. Il faut une mobilisation générale, permanente et coordonnée de tous les acteurs concernés (forces de police, des douanes, décideurs politiques, professionnels de santé, juges et avocats) pour espérer entraver efficacement et durablement le fléau des faux médicaments.

HEREEA Opération contre le trafic de faux médicaments en Afrique de l’Ouest. Résultats 2018 : 10 pays participants (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Togo), 95 800 médicaments saisis, d’une valeur totale estimée à 3,8 millions de dollars, 41 suspects identifiés.

QANOON Opération pluriannuelle contre le trafic de faux médicaments et produits médicaux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Résultats 2020 : 8 pays participants (Arabie saoudite, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Qatar), près de 20 millions de produits pharmaceutiques saisis, d’une valeur de plus de 14 millions de dollars.

RAINFALL Opération ciblant le trafic de faux médicaments et faux dispositifs médicaux en Asie. En 2018, sept pays ont participé à l’opération : Cambodge, Laos, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, Vietnam. Résultats 2018 : 295 000 médicaments saisis, pour une valeur estimée à 122 400 USD et 15 suspects identifiés.

favoriser l'accès de tous à des médicaments de qualité

Par la mise en place de la couverture sanitaire universelle

la meilleure arme contre les faux médicaments : donner accès aux vraiS médicaments !

La diminution et la certification des intermédiaires, afin de réduire les prix et les risques de fraude

Le développement du réseau des pharmacies d’officine

L’amélioration des circuits de distribution afin d’assurer un approvisionnement stable et lutter contre les ruptures de stock.

liens utiles

Sources

  • Site Internet de la fondation Chirac
  • Site Internet de l’IRACM, Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicament

La contrefaçon de médicaments avec Max et Tony Vidéo produite par l'IRACM

  • Site du laboratoire Sanofi
  • Contrefaçon et falsification des médicaments dans le monde : état des lieux et moyens d’action, Quentin Duteil, UFR de Médecine-Pharmacie de Rouen, Sciences Pharmaceutiques, 2016
  • Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
  • Quelles sont les causes et les conséquences socio-économiques de la falsification des médicaments ? Lucille Barbier, Faculté de Pharmacie de Chatenay-Malabry, Sciences Pharmaceutiques, 2019
  • Conseil de l'Europe
  • Lutter contre les faux medicaments : une urgence pour la santé publique mondiale, LEEM, Dossier de presse, Novembre 2019
  • Keeping it real – Combating the spread of fake drugs in poor countries, International Policy Network, Mai 2009
  • Les médicaments falsifiés. Plus qu’un scandale, un crime.Académie de Médecine de France, 2015
  • Etude de l’impact socio-économique et sur la santé publique des produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés, Organisation Mondiale de la Santé, Novembre 2017
  • La contrefaçon dans le monde, rapport NetNames, Centre de recherche économique et des affaires (Cerb), mai 2016
  • Interpol
  • Contrefaçon de médicaments et organisations criminelles, Rapport de l’Institut International de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments (IRACM), septembre 2013
  • Trade in Counterfeit Pharmaceutical Products, Illicit Trade, OECD/EUIPO, OECD Publishing, Paris, 2020

Les faux médicaments ne sont pas toujours dangereux, cela dépend de leur composition.

VRAI

VRAI

FAUX

FAUX

Quelle que soit leur composition, les faux médicaments sont TOUJOURS dangereux. Au mieux ils ne vous soignent pas : votre maladie peut alors s’aggraver, vous pouvez rester contagieux sans le savoir. Au pire ils vous tuent !

FAUX

Quelle que soit leur composition, les faux médicaments sont TOUJOURS dangereux. Au mieux ils ne vous soignent pas : votre maladie peut alors s’aggraver, vous pouvez rester contagieux sans le savoir. Au pire ils vous tuent !

Les faux médicaments ne contiennent aucun principe actif.

VRAI

VRAI

FAUX

FAUX

Les faux médicaments peuvent être sous-dosés, surdosés, ne contenir aucun principe actif ou un principe actif différent de celui attendu. Les principes actifs ou les excipients peuvent même être remplacés par une molécule toxique : produit ménager, peinture au plomb, mort aux rats, antigel… Les trafiquants se moquent de votre santé, ne vous mettez pas en danger !

FAUX

Les faux médicaments peuvent être sous-dosés, surdosés, ne contenir aucun principe actif ou un principe actif différent de celui attendu. Les principes actifs ou les excipients peuvent même être remplacés par une molécule toxique : produit ménager, peinture au plomb, mort aux rats, antigel… Les trafiquants se moquent de votre santé, ne vous mettez pas en danger !

Les faux médicaments sont moins chers que les vrais.

VRAI

VRAI

VRAI

FAUX

FAUX

Les faux médicaments ne sont pas toujours moins chers que les vrais. L’illusion vient souvent du fait que, sur les marchés, il est possible de n’acheter que quelques comprimés, et non une boîte entière.

FAUX

Les faux médicaments ne sont pas toujours moins chers que les vrais. L’illusion vient souvent du fait que, sur les marchés, il est possible de n’acheter que quelques comprimés, et non une boîte entière.

VRAI

VRAI

Les médicaments génériques sont des copies, donc de faux médicaments.

FAUX

FAUX

Les médicaments génériques sont des copies autorisées de médicaments originaux. Réglementés, contrôlés, soumis à une autorisation de mise sur le marché, ils ne posent aucun problème de santé. Attention, les génériques peuvent eux aussi être falsifiés ! Pour les trafiquants, peu importe le type de médicament, le seul objectif est le profit.

FAUX

Les médicaments génériques sont des copies autorisées de médicaments originaux. Réglementés, contrôlés, soumis à une autorisation de mise sur le marché, ils ne posent aucun problème de santé. Attention, les génériques peuvent eux aussi être falsifiés ! Pour les trafiquants, peu importe le type de médicament, le seul objectif est le profit.

En France, le circuit pharmaceutique est parfaitement contôlé donc on ne risque rien.

VRAI

VRAI

FAUX

FAUX

Grâce à un circuit pharmaceutique extrêmement contrôlé, la France est le seul pays du monde à n’avoir jamais laissé un faux médicament infiltrer son circuit légal de distribution. Cependant de faux médicaments circulent illégalement sur Internet. En ligne, la vigilance est de mise !Et la France est parfois utilisée comme un pays de transit par les trafiquants : en 2014 par exemple, 2,4 millions de faux médicaments provenant de Chine et à destination de l’Afrique ont été interceptés par les douaniers dans le port du Havre.

FAUX

Grâce à un circuit pharmaceutique extrêmement contrôlé, la France est le seul pays du monde à n’avoir jamais laissé un faux médicament infiltrer son circuit légal de distribution. Cependant de faux médicaments circulent illégalement sur Internet. En ligne, la vigilance est de mise !Et la France est parfois utilisée comme un pays de transit par les trafiquants : en 2014 par exemple, 2,4 millions de faux médicaments provenant de Chine et à destination de l’Afrique ont été interceptés par les douaniers dans le port du Havre.

Si j'achète un médicament sur Internet, il y a un fort risque qu'il soit falsifié

VRAI

VRAI

FAUX

VRAI

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 50% des médicaments vendus sur Internet sont des faux, et 97% des sites vendant des médicaments sont illicites. Attention de ne pas se laisser abuser ! D’autant que la législation varie selon les pays. En France, les pharmacies en ligne autorisées sont répertoriées par le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens, qui en dresse la liste :

http://www.ordre.pharmacien.fr/ecommerce/search

Vérifiez toujours que le site que vous consultez se trouve sur cette liste avant d’acheter !

VRAI

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 50% des médicaments vendus sur Internet sont des faux, et 97% des sites vendant des médicaments sont illicites. Attention de ne pas se laisser abuser ! D’autant que la législation varie selon les pays. En France, les pharmacies en ligne autorisées sont répertoriées par le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens, qui en dresse la liste :

http://www.ordre.pharmacien.fr/ecommerce/search

Vérifiez toujours que le site que vous consultez se trouve sur cette liste avant d’acheter !

Un effet indésirable inattendu lors d'un traitement peut être dû à la prise d'un faux médicament.

VRAI

VRAI

FAUX

VRAI

Cette situation, inconnue jusqu’à présent en France, est quotidienne dans les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique. Un effet secondaire nouveau ou une absence de guérison peuvent faire penser à un faux médicament : c’est le « réflexe faux médicament » que doivent avoir les médecins et pharmaciens. En France, il est possible d’être confronté à cette situation si le malade a acheté un médicament sur Internet.

VRAI

Cette situation, inconnue jusqu’à présent en France, est quotidienne dans les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique. Un effet secondaire nouveau ou une absence de guérison peuvent faire penser à un faux médicament : c’est le « réflexe faux médicament » que doivent avoir les médecins et pharmaciens. En France, il est possible d’être confronté à cette situation si le malade a acheté un médicament sur Internet.

Seuls les médicaments dits "de confort" sont concernés par le trafic.

VRAI

VRAI

FAUX

FAUX

Loin de se limiter aux stimulants sexuels et aux pilules amaigrissantes, la falsification concerne toutes les classes de médicaments, humains et vétérinaires, ainsi que les vaccins. Les médicaments les plus fréquemment falsifiés sont d’ailleurs ceux qui concernent les maladies les plus graves : paludisme, VIH/sida, tuberculose.

FAUX

Loin de se limiter aux stimulants sexuels et aux pilules amaigrissantes, la falsification concerne toutes les classes de médicaments, humains et vétérinaires, ainsi que les vaccins. Les médicaments les plus fréquemment falsifiés sont d’ailleurs ceux qui concernent les maladies les plus graves : paludisme, VIH/sida, tuberculose.

Acheter des médicaments dans la rue, c'est prendre le risque de se soigner avec un médicament falsifié.

VRAI

VRAI

FAUX

VRAI

Les médicaments de la rue n’ont pas suivi le circuit légal de distribution. Ils sont donc, de fait, illicites. Il est impossible de connaître leur composition, leur origine, leurs conditions de transport. Même s’ils étaient authentiques au départ, ils ont été détournés, sont exposés au soleil, à la chaleur, à l’humidité, donc se dégradent, et sont vendus par des personnes sans aucune compétence pharmaceutique. Les médicaments des marchés sont faux et dangereux. Il ne faut jamais acheter un médicament dans la rue.

VRAI

Les médicaments de la rue n’ont pas suivi le circuit légal de distribution. Ils sont donc, de fait, illicites. Il est impossible de connaître leur composition, leur origine, leurs conditions de transport. Même s’ils étaient authentiques au départ, ils ont été détournés, sont exposés au soleil, à la chaleur, à l’humidité, donc se dégradent, et sont vendus par des personnes sans aucune compétence pharmaceutique. Les médicaments des marchés sont faux et dangereux. Il ne faut jamais acheter un médicament dans la rue.

10

La plupart des pays ne dispose pas d'un appareil législatif adapté pour lutter contre le trafic de faux médicaments.

VRAI

VRAI

FAUX

VRAI

Dans de nombreux pays, la falsification des médicaments n’est pas prévue spécifiquement par la loi. Elle est assimilée à la contrefaçon au sens général de l’atteinte à la propriété intellectuelle. Dans ces pays, le trafic de faux médicaments n’est pas plus sévèrement puni que la vente de vêtements ou sacs à main de contrefaçon. Il est essentiel que les Etats renforcent et harmonisent leur législation, en adhérant à la Convention Médicrime du Conseil de l’Europe, afin de disposer de sanctions suffisamment répressives et dissuasives pour poursuivre et décourager les trafiquants.

VRAI

Dans de nombreux pays, la falsification des médicaments n’est pas prévue spécifiquement par la loi. Elle est assimilée à la contrefaçon au sens général de l’atteinte à la propriété intellectuelle. Dans ces pays, le trafic de faux médicaments n’est pas plus sévèrement puni que la vente de vêtements ou sacs à main de contrefaçon. Il est essentiel que les Etats renforcent et harmonisent leur législation, en adhérant à la Convention Médicrime du Conseil de l’Europe, afin de disposer de sanctions suffisamment répressives et dissuasives pour poursuivre et décourager les trafiquants.

Bonus

Lesquels de ces comprimés sont de faux médicaments ?

IMPOSSIBLE DE SAVOIR

impossible de savoir

Les trafiquants se professionnalisent et désormais les faux médicaments ressemblent à s’y méprendre aux vrais, même pour un œil exercé. Seule une analyse en laboratoire pourra confirmer ou non l’authenticité d’un médicament.

impossible de savoir

Les trafiquants se professionnalisent et désormais les faux médicaments ressemblent à s’y méprendre aux vrais, même pour un œil exercé. Seule une analyse en laboratoire pourra confirmer ou non l’authenticité d’un médicament.

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Les faux médicaments constituent une menace majeure pour la santé mondiale. Face à ce trafic criminel, il faut une mobilisation générale !

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