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Alcools, Apollinaire : l'alcool et l'ivresse
chinoirblanc77
Created on December 15, 2020
Roux Denovan, Ozerée Sarah, Saint-Félix Guillaume
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Transcript
Alcools d'Apollinaire : L'alcool et l'ivresse.
Par Saint-Félix Guillaume, Ozerée Sarah et Roux Denovan
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Différentes parties
L'alcool et l'ivresse : Les thèmes
Citations intéressantes
Regard sur une autre oeuvre
Conclusion
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L'alcool et l'ivresse :les thèmes
L'alcool et l'ivresse : La vie et la chaleur
L'alcool et l'ivresse : La dépendance
L'alcool et l'ivresse : Le monde moderne
L'alcool et l'ivresse : La création poétique
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L'alcool et l'ivresse :La vie et la chaleur
La vie et la chaleur
La recherche du vivant.
1. “Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie / Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie", "Zone", v.148-149
Dans Alcools, Apollinaire semble nous parler de la vie lorsqu'il évoque l'alcool ou l'ivresse. Vivre, c'est la sensation d'être vivant (donc toutes les sensations : les plaisirs, les sentiments, etc). Cette sensation de vivre intensément se rapporte très bien à la chaleur, de plus, l'alcool se prête au jeu, laissant une sensation de brûlure lorsqu'on le boit. Apollinaire pourrait donc boire pour vivre, pour ressentir quelque chose dans ce monde qui le heurte.
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2. “Qu’au brasier les flammes renaissent”, "Le Brasier" v.14
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L'alcool et l'ivresse :La dépendance
La dépendance
Apollinaire alcoolique ?
1.“Flammes je fais ce que tu veux”v.5, "Le brasier"
Dans de nombreux vers, notamment dans "Le brasier", Apollinaire disait être dépendant. En buvant, Guillaume Apollinaire souhaitait sans doute oublier. En effet, il n’est pas rare lorsque nous nous apitoyons sur notre sort de tomber dans l’alcool. Notre poète, lui, souffrait d’amours malheureuses, et par conséquent de solitude. C’est sans aucun doute cela qui a conduit notre homme à être dépendant à l'alcool.
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2. “je flambe dans le brasier à l’ardeur adorable” v.1 part2, "Le brasier"
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L'alcool et l'ivresse :Le monde moderne
Le monde moderne
1. “J’ai soif villes de France et d’Europe et du monde/Venez toutes couler dans ma gorge profonde” v.17-18"Je suis ivre d'avoir bu tout l'univers [...] Ecoutez-moi je suis le gosier de Paris Et je boirai encore s'il me plaît l'univers Écoutez mes chants d'universelle ivrognerie"v.167-171 "Vendémiaire"
L'époque de tous les possibles...
Dans Alcools, Apollinaire exprime grâce à l’ivresse et à l’alcool sa quête du monde moderne et du renouveau. En effet pour lui, l'ivresse ne s'arrête pas qu'à l'alcool, on peut être ivre d'autre chose. Ici, c'est de modernité et d'avancées technologiques et scientifiques. Les villes, Paris, le monde, en bref l'Homme, ont soif de modernité.
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2. “Soirs de Paris ivres du gin / Flambant de l’électricité / Les tramways feux verts sur l’échine / Musiquent au long des portées / De rails leur folie de machine” v. 40 à 45 ; “La chanson du Mal-Aimé”
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L'alcool et l'ivresse :La création poétique
1/« J’ai soif villes de France et d’Europe et du monde » v.17 2/“Mais je connus dès lors quelle saveur à l’univers Je suis ivre d’avoir bu tout l’univers” v.165-166 3/“Ecoutez-moi je suis le gosier de Paris Et je boirai encore s’il me plaît l’univers Écoutez mes chants d’universelle ivrognerie” v.169-171 "Vendémiaire"
La création poétique
Aller plus loin...
Guillaume Apollinaire affirme son désir de repousser les limites de la création poétique et de faire reculer les frontières de cet univers jusqu'à l'infini. Apollinaire exprime donc sa quête de renouveau poétique grâce à l'ivresse. Le poète s’enivre des progrès des autres villes et de l'énergie issue de sa fascination à leur égard pour développer sa création poétique. La poésie, art permettant d’atteindre la force de la vie, est renouvelée grâce à l’alcool, qui évoque ici la soif d’une vie intense ne pouvant être atteinte que grâce à la modernité et à la création.
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4/ “Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme” v.1 “Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent” v.9 “Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire” v.13 "Nuit Rhénane"
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Quelques citations intéressantes
"La maison des morts" , v. 70 à 73
Quand l'alcool, symbole de la vie, s'oppose à la mort.
“On buvait aussi Et de temps à autre une cloche Annonçait qu’un nouveau tonneau Allait être mis en perce”
L’alcool et son ivresse, symboles de la vie, sont contraires à la manifestation des morts dans ce poème. Cela impliquerait que les morts retrouvent une forme de vie ou de vitalité dans cette histoire, qu’ils sont bel et bien mêlés aux vivants. La cloche qui sonne peut faire référence à la célébration d’un décès (enterrement), mais aussi à celle d’une fête. On présume que l’alcool est celui consommé lors de cette célébration qui ranime les morts.
"Les fiançailles "(deuxième poème)
Quand l'alcool évoque la vie mais également la mort.
L’alcool désigne métaphoriquement la soif d’une vie intense aux dimensions cosmiques (“verres” et “étoiles”). D’ailleurs, dans “Vendémiaire”, le mot “alcools’” évoquait également cette soif : ‘L’univers tout entier concentré dans ce vin / Qui contenait les mers les animaux les plantes / Les cités les destins et les astres qui chantent”. Le poète a donc soif de la vie et des sensations qu’elle peut apporter (cela rappelle le poème “Zone”). Mais encore une fois, il associe également l’ivresse à la mort. En effet, les croque-morts, qui transportent normalement les morts au cimetière, transportent des verres à bière (la mise en bière est d'ailleurs une opération mortuaire), tout en annonçant la mort de quelqu’un. (Par ailleurs, l’utilisation de l’imparfait “Je buvais” suggère que le poète n’a plus soif d’une vie intense, ainsi l’alcool pourrait ici désigner une mort aux dimensions cosmiques.)
“Je buvais à pleins verres les étoiles” v.2 “Des croque-morts avec des bocks tintaient des glas” v.9
"Nuit rhénane"
Quand l'alcool symbolise l'inspiration poétique.
“Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme” v.1 “Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent” v.9 “Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire” v.13
Le premier vers, qui commence par le terme “Mon verre”, se rapporte déjà à l’alcool et l’ivresse. De même, le “vin trembleur” et la comparaison “comme une flamme” font référence à la chaleur de l’alcool. La répétition “Le Rhin le Rhin” accentue l’ivresse provoquée par l’alcool : le poète est ivre et voit double. Le dernier vers est étroitement lié au premier, car le verre auparavant rempli se brise. Apollinaire joue sur la sonorité des termes “verre” et “vers”, puisque les vers se brisent également : la dernière strophe, qui aurait dû être un distique, ne comporte qu’un vers. Ainsi, l’alcool peut symboliser l’inspiration poétique. En effet, tant que le verre du poète était plein, il pouvait écrire, mais dès l’instant où ce dernier s’est brisé, le poème s’est brusquement arrêté. Ainsi, dans ce poème à l’inspiration germanique (car Apollinaire évolue près du Rhin), le poète surprend le lecteur et éclaire le titre du recueil : l’ivresse peut désigner la création poétique et signaler la tension entre tradition et modernité.
"Rhénane d’automne" , v.22-23
Quand l'alcool emmène à la fatalité
Dans ce poème, la mort est tout d’abord liée à l’automne mais elle est également liée à l’ivresse, qui peut parfois être dangereuse à cause de la dépendance qu’elle provoque. Ici, l’alcool a entraîné la mort des mendiants. Même si Apollinaire présente d'abord la mort comme étant apaisante ("Le cimetière est un beau jardin", "Ah ! que vous êtes bien dans le beau cimetière"), le poème évoque surtout le memento mori. Apollinaire rappelle ainsi aux morts et aux vivants, condamnés à vivre parmi les morts, que la vie est passagère. L’alcool conduit donc à la fatalité de la mort, qui revient inévitablement à la façon de l'automne.
“Ah! que vous êtes bien dans le beau cimetière / Vous mendiants morts saouls de bière”
Regard sur une autre oeuvre
ENIVREZ-VOUS
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Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : « Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. »
Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, 1869.
Conclusion...
Conclusion :
Guillaume Apollinaire évoque l’alcool dans son recueil de même nom pour plusieurs raisons. Premièrement, l’alcool lui confère une certaine inspiration pour ses poèmes, mais ce n’est pas le plus important. Dans l'alcool, il ne faut pas retenir l’alcool en général, mais ce qui en découle : l’ivresse. En effet, l'ivresse est le maître mot du recueil : ivre d’alcool, ivre de femmes, ivre de paysages, ivre de modernité, ivre de poésie. Comme l'avait écrit son prédécesseur, Charles Baudelaire, “Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question.[...]Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!” (“ Enivrez-vous”).
Réalisé par Sarah Ozerée, Denovan Roux et Guillaume Saint-Félix