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Frida Kahlo

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Created on December 11, 2020

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Transcript

Frida Kahlo

6 Juillet 1907- 13 Juillet 1954

Mes aïeuls, mes parents et moi - Arbre généalogique

1936, Peinture à l’huile et à la tempera* sur métal (30,7 x 34,5 cm).Museum of Modern Art, New-York.(Tempera* : se dit d’une couleur délayée dans de l’eau additionnée d’un agglutinant (gomme, colle, œuf)

Frida Kahlo naît après que sa mère ait perdu un fils. Dépressive, cette dernière la confie à une nourrice et fait preuve d’une grande froideur à l’égard de Frida. L’atmosphère du foyer familial est particulièrement mélancolique. Outre des tensions entre ses parents et deux demi-sœurs envoyées au couvent, l’activité de son père est peu florissante durant la révolution mexicaine. Par ailleurs, la santé de la jeune Frida est fragile. Elle naît avec une spina bifida, déformant sa colonne vertébrale, et à l’âge de 6 ans, elle contracte la polio. À cause de cette grave maladie infectieuse, elle souffre de douleurs chroniques. De plus, sa jambe droite cesse de grandir ce qui provoque une malformation. La maladie l’isole également des autres enfants. Surnommée « Frida la coja », signifiant « Frida la boiteuse », elle ne peut se rendre à l’école. À 16 ans, elle fait partie des 35 premières filles à être acceptées à l’Escuela Nacional Preparatoria, sur un total de 2 000 étudiants. Il s’agit alors du meilleur établissement scolaire du Mexique ! Là-bas, elle montre un intérêt prononcé pour les sciences naturelles, aspirant à devenir médecin. Elle sera victime d’un très grave accident de circulation entre un autobus et un tramway en 1925 alors qu’elle est âgée de 17 ans. Elle n'a pas été tuée, mais le choc violent eu de terribles séquelles : sa cavité pelvienne est transpercée par une barre métallique, ce qui sera la cause de fausses couches systématiques. Elle souffre également de 11 fractures à la jambe droite. Son pied droit est complètement disloqué, tandis que son épaule est démise. Sa colonne vertébrale et son col du fémur sont, eux, brisés. Souffrant atrocement, elle reste alitée plusieurs mois. Sa vie et sa création artistique seront marquées par les séquelles de ces deux événements. Elle commencera à peindre à l’hôpital, un miroir au-dessus de son lit lui permet de se voir.

La brillante étudiante doit renoncer à des études de médecine. De lit d’hôpital en salle d’opération, elle passera tant de temps allongée qu’elle exigera, dans ses dernières volontés, d’être incinérée assise ! Recluse, Frida lit beaucoup: Proust, Bergson, de la poésie chinoise et se découvre des compagnons nouveaux : Bosch, Bruegel, Cranach, Botticelli (peintres)… Elle se forge une solide culture qui impressionnera ses interlocuteurs et nourrira ses œuvres. Pour la distraire, sa mère fixe un miroir au baldaquin de son lit, son père lui offre une boîte de couleurs. Elle commence à peindre. Sa famille, ses amis d’abord. Très vite, l’autoportrait s’impose : « Si je me peins, c’est que c’est le sujet que je connais le mieux ! ». Images « de l’intérieur », d’une conscience en devenir, témoignages des métamorphoses de son être, les autoportraits de Frida sont aussi les jalons de son immense passion pour la peinture. Au total, jusqu’à la fin de sa vie, elle subit 32 opérations chirurgicales et portera 28 corsets.

En 1928 elle s’inscrit au parti communiste mexicain et milite pour l’émancipation des femmes mexicaines. En 1929, elle épouse Diego Rivera, un grand peintre mexicain, de 22 ans son aîné. Leur histoire amoureuse très tumultueuse (mariage, divorce, re-mariage)inspirera aussi un très grand nombre de ses peintures.

« Je me peins parce que je suis le sujet que je connais le mieux » F. Kahlo.Mouvement Symboliste : les œuvres de Frida Kahlo comportent de nombreux symboles de ses blessures physiques et psychologiques. Elle refuse l’étiquette de surréaliste car ses tableaux « décrivent sa réalité personnelle bien plus que ses rêves".

Analyse: que voit-on?

Ce tableau représente Frida avec ses parents et ses grands-parents maternels et paternels. Au 1er plan : Frida, enfant nue, dans le patio de la « maison bleue », qui est la maison familiale et devenu depuis sa mort un musée. Elle tient dans la main un ruban rouge, qui remonte à droite et à gauche de la toile jusqu’aux grands-parents qui sont dans les airs. Autour de la maison, le paysage représenté est mexicain : cactus et végétation. Au 2nd plan : ses parents en costumes de mariés : Le père porte un nœud papillon et une veste de costume, la mère est en blanc avec au corset le bouquet nuptial. Frida a représenté ses parents à partir de la photo de leur mariage. Dans le ventre de la mère est représentée un fœtus relié à sa mère par le cordon ombilical.

A l’arrière plan,on voit les grands-parents qui se répartissent en deux groupes : grands-parents maternels et paternels. Ils ont l’air assez jeune et sont habillés en costumes d’époque. Ils semblent flotter dans les airs, comme sur des nuages. A l’arrière plan on voit deux paysages : le désert et la mer. Les couleurs sont sombres sauf le blanc de la robe de mariées et de la chemise du père, le rouge ressort : c'est un ruban tenu par l’enfant et qui relie les différents personnages.

Sens de l'oeuvre:

Cette œuvre représente l’arbre généalogique de la famille de Frida Kahlo.Ainsi les différents plans représentent les différentes générations : de la plus ancienne à la plus récente et le ruban symbolise la lignée, le lien qui unit les personnages. Ce ruban forme les branches ; en haut les grands-parents qui ont donné naissance aux parents de Frida et enfin Frida placé au premier plan. Le paysage rappelle les origines des grands-parents : - Le désert est placé du côté des parents maternels, il évoque les origines mexicaines, - La mer, placée sous les grands parents paternels d’origine allemande, évoque le continent européen placé au-delà de l’océan, leur statut d’immigrés. Ce tableau riche en symboles rappelle les origines de Frida. Ainsi le cactus évoque le drapeau mexicain, tout comme le désert et la montagne. C’est ce pays auquel elle est attachée et où elle revient après son séjour aux Etats Unis. Le costume blanc évoque le mariage et le lien qui unisse ses parents.

Par ailleurs, dans ce tableau elle se représente à trois étapes de sa vie : - Ovule et spermatozoïdes : au premier plan à gauche, - Fœtus dans le ventre de sa mère reliée par le cordon ombilicale - Petite fille, elle se tient debout mais sa jambe gauche est caché par un buisson et semble plus maigre. Ce détail rappelle sa difficulté à marcher dû à la poliomyélite. Par contre, il n’y a pas de représentation de l’artiste adulte. Elle choisit de se représenter enfant placée sous son père, au cœur de la maison familiale, maison où elle naquit et mourut. Elle marque ainsi le caractère protecteur du lieu, avec ses murs épais et sa forme enveloppante. Le jardin y paraît d’ailleurs organisé et verdoyant par opposition à la nature autour qui est sèche voire absente. Ce lieu évoque dons l’enfance heureuse de Frida et son attachement à ses racines. Elle est d’ailleurs la seule à être représentée en entier, les pieds ancrés dans le sol, la terre mexicaine. Ses grands-parents semblent être en lévitation dans les airs . Les différents personnages sont reliés par le ruban rouge qui symbolise le sang qui coule dans leurs veines. Le ruban forme un nœud dans la main de l’enfant, ce qui peut évoquer l’hérédité, le lien familial et génétique (évoqué par l’ovule et le spermatozoïde). D’ailleurs, on peut remarquer qu’elle a représenté sa grand-mère paternelle avec ses sourcils qui se rejoignent. Ses sourcils sont représentés dans chacun de ses autoportraits, comme un de traits distinctifs.

Conclusion:

Dans ce tableau, Frida Kahlo ne s’est pas contenté de peindre un autoportrait, mais plutôt un tableau « autobiographique ». Elle a choisi de s’inscrire dans l’histoire de sa famille, de se représenter au cœur d’une histoire, d’une lignée, évoquant ses origines mexicaine et européenne, rappelant son attachement à cette famille et à sa terre. On peut faire un parallèle entre cette peinture et un roman autobiographique, dans les deux l’auteur est au centre de l’œuvre et se décrit, s’inscrit dans l’histoire de sa famille.

"L'artiste mexicaine n'a jamais cessé de fasciner. Son goût pour le costume traditionnel, son don pour la couleur, son art de la parure, ont toujours inspiré les créateurs. En 1998, Jean-Paul Gaultier lui consacrait même une collection entière, où les mannequins, sanglés, transformaient le corset de l'artiste en arme de séduction. Blouses brodées, larges robes colorées, chevelures fleuries : Frida Kahlo est une muse éternelle. "Ses vêtements sont devenus son armure, ce qui lui permettait de se détourner de ses blessures physiques en même temps que de les dissimuler. Frida Kahlo a subi de multiples opérations, à la fois au Mexique et aux Etats-Unis. Elle devait porter des corsets faits de cuir et de plâtre, mais qu'elle aimait décorer de façon très élaborée. Ses robes traditionnelles, ses longues jupes et ses blouses imprimées lui servaient également à dissimuler ses appareils orthopédiques. Enfin, son style était une déclaration politique : elle contribuait à revendiquer son métissage et son allégeance à l'identité mexicaine. Frida Kahlo est un symbole féministe par tout ce qu'elle représente, explique Claire Wilcox (conservatrice en chef de la mode au musée londonien Victoria & Albert Museum). "C'est l'artiste bohème par excellence : unique, rebelle, toute en contradictions. C'est une figure culte, qui continue encore à être un modèle pour les féministes, les artistes, les créateurs de mode, la culture populaire... Je pense qu'elle était définitivement en avance sur son temps, c'est pourquoi elle est encore si pertinente et si contemporaine..."