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La Première Guerre du Golfe
M. Chiavarino
Created on November 30, 2020
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Transcript
Les causes de l'invasion du Koweït
La 1ère guerre du Golfe
L'intervention internationale
Enjeux et forces en présence
L'invasion du Koweït par l'Irak de Saddam Hussein en 1990 suscite une vaste réprobation mondiale. Les Etats-Unis dirigent une coalition pour y mettre un terme en 1991.
Les conditions de paix
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Chronologie
Saddam Hussein
Les causes de l'invasion du Koweït
L'Irak justifie l'invasion du Koweït
Les motivations de Saddam Hussein
L'Irak est sorti très endetté de son long conflit avec l'Iran […]. L'Arabie saoudite et le Koweït refusent d'effacer les dettes irakiennes (60 milliards de dollars), alors que le pays doit reconstruire son économie ruinée. Saddam Hussein accuse ces pays d'avoir profité de la guerre pour accroître leur production pétrolière […]. Par ailleurs, l'Irak n'a jamais vraiment accepté l'existence du Koweït comme État indépendant, ses dirigeants n'y voyant qu'un découpage colonial – donc une manœuvre de l'Occident – qui prive le pays d'un accès au golfe Persique. […] Il fait valoir des droits historiques : durant la période ottomane, le Koweït faisait partie du gouvernorat de Bassorah dont il est le débouché naturel. Alors que la baisse des prix du pétrole affecte directement la reconstruction irakienne, il accuse le Koweït d'une part de ne pas respecter les quotas fixés par l'OPEP – et d'entretenir ainsi la tendance baissière –et d'autre part d'extraire du pétrole situé en Irak. Au cours de l'été 1990, l'Irak masse ses troupes à la frontière koweitienne. Pascal Orcier, Atlas du Moyen-Orient, le noeud du monde, Atlande, 2018.
Depuis l'époque coloniale et les divisions que les colonialistes ont imposées à la nation arabe, la question de la délimitation des frontières est restée en suspens entre l'Irak et le Koweït. Les contacts pris dans les années 1960 et 1970 n'ont pas permis aux deux parties de parvenir à une solution à ce sujet, jusqu'à ce que la guerre éclate entre l'Irak et l'Iran. Durant les longues années de la guerre, et lorsque les héroïques irakiens versaient leur sang pour la défense des territoires arabes, y crompris celui du Koweït [...], le gouvernement koweïtien [...] s'est mis à pratiquer une politique injuste, visant à léser la nation arabe, et particulièrement l'Irak [...] par une machination pour submerger le marché de quantités de pétrole bien supérieures aux quotas fixés par l'OPEP. Cette politique délibérée a provoqué une chute considérable des prix. [...] Ce qui veut dire que l'Irak a subi une perte de plusieurs milliards de dollars à un moment où il traversait une crise financière due au coût de la défense légitime de son territoire. Tarek Aziz, ministres des affaires étrangères irakien, 16 juillet 1990.
L'intervention internationale sous mandat de l'ONU
George Bush senior justifie l'intervention des Etats-Unis
Nos objectifs dans le golfe Persique sont clairs, précis et bien connus. [...] Ces objectifs ne sont pas seulement les nôtres. Ils ont été approuvés par le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies à cinq reprises ces cinq dernières semaines. La plupart des pays partagent notre volonté de faire respecter les principes. Et un grand nombre d'entre eux ont intérêt à ce que la stabilité règne dans le golfe Persique. Ce n'est pas, comme Saddam Hussein le prétend, les Etats-Unis contre l'Irak. C'est l'Irak contre le monde. Comme vous le savez, je viens d'avoir un entretien très fructueux avec le président de l'URSS, M. Mikhaïl Gorbatchev. Je suis content que nous oeuvrions de concert en vue d'établir de nouvelles relations. [...] Il est clair qu'aucun dictateur ne peut plus compter sur l'affrontement Est—Ouest pour bloquer l'action de l'ONU contre toute agression. [...] Aujourd'hui, ce nouveau monde cherche à naître. Un monde tout à fait différent de celui que nous avons connu. Un monde où la primauté du droit remplace la loi de la jungle. Un monde où les états reconnaissent la responsabilité commune de garantir la liberté et la justice. Un monde où les forts respectent les droits des plus faibles. [...] Des intérêts économiques vitaux sont également menacés. L'Irak à lui seul possède environ 10 % des réserves pétrolières mondiales. L'Irak plus le Koweït en possèdent le double. Si on permettait à l'Irak d'absorber le Koweït, il aurait, en plus de l'arrogance, la puissance économique et militaire nécessaire pour intimider et forcer la main à ses voisins [...]. Nous ne pouvons pas permettre qu'une ressource aussi essentielle soit dominées par un être aussi tyrannique. Et nous ne le permettrons pas. Les récents évènements ont certainement montré qu'il n'existe pas de substitut au leadership américain. Face à la tyrannie, que personne ne doute de la crédibilité et du sérieux des Etats-Unis. Que personne ne doute de notre détermination. Nous défendrons nos amis. G. H. Bush, discours au Congrès, 11 septembre 1990.
Enjeux et forces en présence
Les conditions de paix
Un Etat sanctionné
L'Irak après la guerre
L'ONU impose un embargo à l'Irak dès le mois d'août 1990. Assoupli avec le programme « Pétrole contre nourriture », il ne prend fin qu'en 2003.En privant l'Irak de la maîtrise de ses exportations de pétrole, qui représentaient sa principale source de revenus avec 61 % du PIB avant 1991, les sanctions achèvent de ruiner son économie nationale en empêchant toute remise en état des infrastructures dévastées par des années de guerre et en limitant drastiquement les importations. Elles auraient provoqué la mort de 500 000 Irakiens, parmi lesquels un grand nombre d'enfants, victimes de la très grande pauvreté, de malnutrition, de conditions sanitaires déplorables de l'absence de fourniture et d'assistances médicales. Pour faire face à cette situation, le régime développe un système de rations, lequel demeure précaire et accessible seulement aux plus chanceux. […] Le revenu par tête chute de 3 510 dollars en 1989 à 450 dollars en 1996. […] Les sanctions se muent paradoxalement en ressource politique pour le régime. En s'accommodant des restrictions, celui-ci exploite en effet cette situation exceptionnelle pour sophistiquer son monopole de la violence et parfaire encore ses outils de contrôler social et de répression. La distribution de petits privilèges en temps de pénurie lui permet de resserrer les rangs du parti (Baas) et de s'assurer de la passivité de la population. Myriam Benraad, L'Irak par-delà toutes les guerres, Idées reçues sur un État en transition, Le Cavalier Bleu, 2018.
Chronologie de la 1ère guerre du Golfe
17 janvier - 28 février 1991Opération "Tempête du Désert", coalition menée par les Etats-Unis
8 Août 1990Invasion et annexion du Koweït par l'Irak
29 Novembre 1990L'ONU autorise une intervention militaire si le Koweït n'est pas évacué
Avril 1991
Mars 1991
Répression chiite et kurde sévèrement réprimée par S. Hussein
Saddam Hussein (1967-2006)
- Membre du parti Baas
- Militaire puis dictateur irakien (1979-2003), engage l'Irak dans plusieurs conflits
- Malgré les défaites et un pays en crise, il se maintient au pouvoir par la force
- Régime renversé par l'invasion menée par les Etats-Unis en 2003
- Jugé par le nouveau gouvernement irakien pour crimes contre l'humanité, il est exécuté en 2006.