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pouvoir et discours

Lycée Berthelot

Created on November 28, 2020

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Transcript

POUVOIR ET DISCOURS La parole peut-elle changer le monde ?

Television presentation

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POLITIQUE ET PUNCHLINE

Lino VENTURA

Christiane TAUBIRA

LA RHETORIQUE

Harvey MILK

YES WE CAN

DISCOURS POLITIQUES ET PUNCHLINE

SEANCE 1 : Analyse de discours politiques

Section

En préalable :QU'EST CE QUELA RHETORIQUE ?

Le vocabulaire de la Rhétorique.

  • L’invention
  • La disposition
  • L’action
  • L’élocution
  • La fonction de l’exorde
  • La narration
  • La confirmation
  • La péroraison

La péroraison

  • La péroraison met fin au discours. Elle peut être longue et se diviser en parties : l’amplification où l’on insiste sur la gravité, la passion pour susciter passion ou indignation, la récapitulation où l’on résume l’argumentation.
  • Pour Cicéron, dans De inventione, la péroraison peut être un résumé (enumeratio), un mystère (enigmatio) ou un appel à la pitié (conquestio).

Barack Obama, "Yes we can"

Lorsque nous avons surmonté des épreuves apparemment insurmontables ; lorsqu'on nous a dit que nous n'étions pas prêts, ou qu'il ne fallait pas essayer, ou que nous ne pouvions pas, des générations d'Américains ont répondu par une conviction qui résume l'esprit de tout un peuple : "Oui, nous pouvons." Cette conviction, elle était inscrite dans les documents fondateurs qui forgèrent la destinée de notre nation. Oui, nous pouvons. Il a été murmuré par les esclaves et les abolitionnistes ouvrant une voie de lumière vers la liberté dans la plus ténébreuse des nuits. Oui, nous pouvons. Il a été chanté par les immigrants qui quittaient de lointains rivages et par les pionniers qui progressaient à travers une nature impitoyable. Oui, nous pouvons.

SEANCE 2 : Analyse de discours politiques CORPUS

Discours de Lino Ventura à la télévision, le 6 décembre 1965

Lino Ventura

1. Quel est le thème de ce discours?2. Quel est son but?3. Quelle émotion l’orateur cherche-t-il à faire ressentir au public?4. Par quels moyens Lino Ventura suscite-t-il cette émotion (à travers ses propos et son attitude)?

Christiane Taubira

Discours de Christiane Taubira à L’Assemblée nationale, le 18 février 1999

Christiane Taubira

1. Quel est le thème de ce début de discours?2. Quel est son but?3. Dans quel cadre ce discours est-il prononcé? Comment ce cadre influe-t-il sur l’attitude et les propos de l’oratrice?4. Par quels moyens Christiane Taubira vise-t-elle à persuader et à convaincre son auditoire?

Harvey Milk

Discours d’Harvey Milk dans le film de Gus Van Sant (2008), d’après le discours du véritable H. Milk en 1978

Harvey Milk

1. Quel est le thème de ce discours?2. Quel est son but?3. Dans quel cadre ce discours est-il prononcé? Comment ce cadre influe-t-il sur l’attitude de l’orateur?4. Par quels moyens le personnage d’Harvey Milk cherche-t-il à séduire son auditoire?

Vous travaillerez en groupe.Vous proposerez une lecture du discours qui vous a été attribué (celui de Martin Luther King, celui de Nelson Mandela ou celui de Panti Bliss).Cette lecture devra être expressive et persuasive. Vous rendrez le brouillon de votre texte et les fiches procédésIl s’agira d’une lecture chorale, au cours de laquelle vous serez attentifs à la fois à la voix et aux gestes que vous utiliserez.

SEANCE 3 : A votre tour…

Mise en voix de discours

Panti Bliss,

Martin Luther KING

NELSON MANDELA

Martin Luther King, « J’ai un rêve »

Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Émancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

Martin Luther King, « J’ai un rêve »

C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur. […]Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse. […]

Martin Luther King, « J’ai un rêve »

Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. […]Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : « Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ».

Nelson Mandela, Discours de Stockholm, 1993

Nous sommes ici aujourd’hui pour représenter les millions de personnes qui ont osé se soulever contre un système social dont l’essence profonde était la guerre, la violence, le racisme, l’oppression, la répression, et l’appauvrissement de tout un peuple. Je suis aussi ici aujourd’hui en tant que représentant de millions de personnes de par le monde, le mouvement anti-apartheid, les gouvernements et organisations qui nous ont rejoints, non pour lutter contre l’Afrique du Sud en tant que pays, ni contre aucun de ses habitants, mais pour s’opposer à un système inhumain et contribuer à la fin rapide de ce crime contre l’humanité qu’est l’aprtheid. Ces innombrables humains, à la fois à l’intérieur et en dehors de l’Afrique du Sud, ont eu la noblesse d’esprit de s’opposer à la tyrannie et à l’injustice, sans chercher leur gain personnel. Ils ont compris qu’une blessure faite à une personne est une blessure faite à l’humanité, et ont agi ensemble pour défendre la justice et le sens commun de la décence humaine. […]

Nelson Mandela, Discours de Stockholm, 1993

Nous sommes ici aujourd’hui pour représenter les millions de personnes qui ont osé se soulever contre un système social dont l’essence profonde était la guerre, la violence, le racisme, l’oppression, la répression, et l’appauvrissement de tout un peuple. Je suis aussi ici aujourd’hui en tant que représentant de millions de personnes de par le monde, le mouvement anti-apartheid, les gouvernements et organisations qui nous ont rejoints, non pour lutter contre l’Afrique du Sud en tant que pays, ni contre aucun de ses habitants, mais pour s’opposer à un système inhumain et contribuer à la fin rapide de ce crime contre l’humanité qu’est l’aprtheid. Ces innombrables humains, à la fois à l’intérieur et en dehors de l’Afrique du Sud, ont eu la noblesse d’esprit de s’opposer à la tyrannie et à l’injustice, sans chercher leur gain personnel. Ils ont compris qu’une blessure faite à une personne est une blessure faite à l’humanité, et ont agi ensemble pour défendre la justice et le sens commun de la décence humaine. […]

Nelson Mandela, Discours de Stockholm, 1993

Notre récompense ne se mesurera que par la paix joyeuse qui triomphera un jour, car l’humanité qui unit les blancs et les noirs en une seule et même race nous permettra de vivre un jour tels des enfants du paradis. Ainsi vivrons-nous, car nous aurons créé une société qui reconnaît que tous les hommes naissent égaux, et que tous ont le droit à la vie, à la liberté, à la prospérité, aux droits humains et à une bonne gouvernance. Une telle société n’autorisera plus jamais que certains soient faits prisonniers à cause de leurs idées. [...] Nous entendons les voix qui disent que [ce prix Nobel] est un appel de tous ceux qui, à travers l’univers, cherchent la fin du système de l’apartheid. Nous comprenons leur appel, nous dédions le reste de nos vies à prouver, à travers l’expérience unique et douloureuse de notre pays, que la condition normale de l’existence humaine est la démocratie, la justice, la paix, l’absence de racisme et de sexisme, la prospérité pour tous, un environnement sain, l’égalité et la solidarité entre les peuples.

Nelson Mandela, Discours de Stockholm, 1993

Mus par cet appel et inspirés par l’honneur que vous nous avez fait, nous nous engageons nous aussi à contribuer au renouveau de notre monde, afin que personne ne puisse, dans le futur, être décrit comme un damné de la terre. Qu’il ne soit jamais dit par les générations futures que l’indifférence, le cynisme et l’égoïsme nous ont empêchés d’être à la hauteur des idéaux humanistes. Que chacune de nos aspirations prouve que Martin Luther King avait raison, quand il disait que l’humanité ne peut plus être tragiquement liée à la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre. Que les efforts de tous prouvent qu’il n’était pas un simple rêveur quand il parlait de la beauté de la véritable fraternité et de la paix, plus précieuse que les diamants en argent ou en or.

Panti Bliss, Discours prononcé à l’Abbey Theatre de Dublin, 2014

Vous êtes-vous déjà tenu à un passage piéton, avec une voiture qui passe, dans laquelle se trouve un groupe de mecs qui se penchent par la vitre et qui crient « pédé ! » en vous jetant une brique de lait ? Alors, ça ne fait pas vraiment mal. C’est juste un carton mouillé. Et après tout, ils n’ont pas tout à fait tort : je suis un pédé. Cela ne fait pas mal, mais c’est oppressant. Vous est-il déjà arrivé de rentrer chez vous le soir, d’allumer la télé et de tomber sur un débat réunissant des personnes tout à fait charmantes, respectables, intelligentes, le type même des parfaits voisins ou de ceux qui écrivent pour les journaux. Et ces gens-là se mettent à débattre… de vous : qui êtes-vous exactement ? Feriez-vous de bons parents ? Voulez-vous détruire l’institution du mariage ? Êtes-vous dangereux pour les enfants ? Dieu pense-t-elle que vous êtes une abomination ? Êtes-vous « intrinsèquement désordonné » ? Même la charmante présentatrice télé que vous croyiez connaître trouve normal d’avancer des arguments sur vous et sur les droits que vous « méritez » d’avoir ou pas. Ça, c’est oppressant ! […]

Panti Bliss

Vous est-il déjà arrivé d’allumer votre ordinateur et de regarder des vidéos de gens comme vous, qui vivent dans des pays lointains ou d’autres très proches et qui sont emprisonnés, battus, torturés et assassinés, juste parce qu’ils sont comme vous ? Ça, c’est oppressant ! Il y a trois semaines, sur un plateau de télévision, j’ai dit que les gens qui militent pour que les gays soient traités moins bien ou différemment des autres étaient homophobes, selon mon point de vue d’homosexuel. […] Ces trois dernières semaines, après cette intervention, certains hétérosexuels ont jugé bon de m’expliquer ce qu’était l’homophobie et qui avait le droit d’en identifier les manifestations. Des hétérosexuels, dont certains sont ministres, sénateurs, avocats et journalistes, m’ont livré une définition unanime de l’homophobie et du sentiment de discrimination. Eux qui n’ont jamais été victimes d’actes ou de propos homophobes, prétendent m’expliquer, à moi, que l’on n’est pas victime d’homophobie tant qu’on n’a pas été jeté en prison ni été entassé dans un wagon à bestiaux. Ça c’est oppressant ! Depuis trois semaines, on m’accuse de toutes parts d’avoir tenu des « propos haineux » […]. Tout ça uniquement parce que j’ai osé employer le mot « homophobie ». Et une pédale arrogante comme moi devrait savoir que les homosexuels n’ont plus le droit d’utiliser le terme « homophobie » : il s’avère que ce ne sont plus les gays qui sont victimes d’homophobie, ce sont les homophobes !

ETHOS ET LOGOS

A VOUS : ACTIVITE

ACTIVITE : DECRYPTAGE : A la manière de Clément Viktorovitch, vous étudierez le discours qui vous a été confié. Vous mettrez en valeur UN PROCEDE.

HOLLANDE 3 mai 2012

MACRON 16 mars 2024

ACTIVITE : DECRYPTAGE : A la manière de Clément Viktorovitch, vous étudierez le discours qui vous a été confié. Vous mettrez en valeur UN PROCEDE.

Manuel VALLS 8 avril 2014

MACRON, hommage à Badinter (14 février 2024)

ACTIVITE : DECRYPTAGE : A la manière de Clément Viktorovitch, vous étudierez le discours qui vous a été confié. Vous mettrez en valeur UN PROCEDE.

Nicolas SARKOZY 10 février 2008

Daniel COHN BENDIT 5 février 2013

Question de réflexion littéraire : Qu’est-ce que bien parler ?