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La cité entre réalités et utopies: la cité idéale

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Created on November 19, 2020

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Transcript

La cité entre réalités et utopies: la cité idéale

DEVOS NicolasCRETINON Irène DAGONEAU Maëlle

Commencer

Plan

Romorantin

Introduction

Urbino

Conclusion

Sources

Architecture

Introduction

A partir de la Renaissance, certains artistes (architectes, peintres, urbanistes…) se sont lancé le défi de créer une cité idéale inspirée par l’architecture antique. C’est alors que l’architecture s’assemble avec l’imagination pour donner naissance à une vision utopique liée à la création d’une cité idéale. En effet, le mot utopie, vient du grec ou, signifiant « non » ou «positif», et topos « lieu ». L’utopie est donc une société heureuse qui se situe nulle part et qui permet la création d'une ville, d’un pays, d’un continent ou même d’une planète fictive où tout serait parfait… Comment l’aspect des cités idéales est-il abordé depuis la Renaissance et en quoi l’Antiquité est-elle un support ?

I) Urbino et la cité idéale à la Renaissance

La ville d’Urbino (ou Urbin) se situe dans la région des Marches en Italie centrale, et elle est surtout connue pour être l’un des pôles majeurs en termes d’art, de culture et de sciences durant la Renaissance italienne. Urbino est aussi réputée pour son architecture innovante pour l’époque, en particulier avec l’exemple du palais ducal qui domine la ville et de la forteresse Albornoz. L’âge d’or de la ville d’Urbino se déroule pendant la période de gouvernance du duc Fréderic III de Montefeltro de 1444 à 1482, période durant laquelle il fait des grandes réformes, assisté d’une cour brillante. Certains artistes de la Renaissance s’intéressent de près au concept de cité idéale remontant à l’Antiquité. Ils tentent de faire des œuvres représentant leur vision de la cité idéale fondée sur des concepts comme celui de la perspective.

Cela arrive tout d’abord en Italie, avec l’exemple du tableau La Città ideale datant d'entre 1480 et 1490, commissionné par la cour de Frédéric III de Montefeltro réalisé par un artiste anonyme. Cette œuvre est divisée en trois panneaux en fonction de là où ils sont conservés : ainsi on retrouve le panneau d’Urbino, celui de Baltimore et enfin celui de Berlin. Tous trois illustrent des piazzas organisées de façon parfaite en utilisant les règles de la géométrie et de la perspective tout en ayant une inspiration antique, notamment celle du forum romain. Nous allons nous concentrer sur le panneau d’Urbino, le plus célèbre des trois. Ce tableau représente une ville à la mode de l’époque avec des inspirations antiques, avec des bâtiments richement décorés dits palazzi et ce qui semble être un édifice religieux rond, ce qui nous rappele le temple de Vesta dans la Rome antique, au centre de l’image. La perspective et la symétrie sont utilisées au mieux, par exemple le centre de la porte du bâtiment religieux est le point focal de toutes les lignes de perspective, et chaque détail participe à une harmonie dans l’œuvre.

Une autre représentation de la cité idéale se trouve cette fois au Nord de l’Europe, en Allemagne plus précisément, avec un croquis d’Albrecht Dürer représentant sa version d’une cité idéale. Il accompagne son manuscrit Etliche Unterricht, Zur Befestigung der Städte, Schlösser und Flecken ou De urbibus arcibus Castellisque Codendis publié en 1527 et qui aborde le sujet des châteaux et des villes. Ce croquis révèle le soin particulier que Dürer applique à la géométrie dans ses œuvres et dans ses idées contrairement à d’autres artistes de son époque qui distinguaient mathématiques et art. Albrecht Dürer est notamment inspiré par Vitruve, un grand architecte romain du Ier siècle av. J.-C. Je recommande d'ailleurs l'article de Tessa Morrison qui explore ce sujet en profondeur.

Après les multiples théories sur la cité idéale certains tentent de la reproduire, et ce désir commence à la Renaissance avec la ville de Palmanova créée par le superintendant de la République de Venise en 1593, célèbre pour ses fortifications innovantes et ses rues assemblées géométriquement se rassemblant autour d’une place commune. Un autre exemple de ville idéale mis en pratique est celui de la commune de Zamość en Pologne fondée en 1580 par le chancelier polonais Jan Zamoyski dans l’idéal de la Renaissance. Nous retrouvons ainsi des rues organisées de manière géométrique ainsi qu’une forteresse à la manière d’un bastion.

II) Léonard de Vinci et le Romorantin

Peintre, inventeur, ingénieur, scientifique, humaniste, philosophe, il est pour beaucoup un esprit universel, qui fascine encore 500 ans plus tard. Au passage du 15ème au 16ème siècle, il illustre et parfois incarne la Renaissance avec ses avancées dans le domaine artistique mais aussi dans les sciences et l'approche scientifique. Leonardo di ser Piero, dit Leonardo da Vinci est né le 15 avril 1425 à Vinci, petite ville de Toscane et meurt le 2 mai 1519 à Amboise, en France. Après une éducation scolaire diversifiée, il commence sa vie d'adulte comme peintre dans un atelier Florentin de grande renommée, celui de Verrochio. A l'âge de 26 ans, Léonard quitte son maître et a déjà acquis une belle réputation de peintre . C'est alors le début d'une succession d'inventions aussi fascinantes les unes que les autres. Parmi ces inventions, nous retrouvons le scaphandre, le marteau mécanique... Mais aussi des peintures telles la Joconde (1503) ou encore la Cène (1495-1498). Cependant, nous allons nous concentrer sur le projet du Romorantin.

C'est une histoire peu connue de la Renaissance et pourtant, sans le projet de Léonard de Vinci du Romorantin, le château de Chambord ne serait pas tel qu'il est aujourd'hui. François Ier lui avait donné carte blanche pour créer le Romorantin, une ville nouvelle. C'est alors l'occasion pour Léonard de Vinci de créer une ville qui serait à la hauteur de son talent d'architecte où il pourrait exploiter l'ensemble de ses talents. Cependant, derrière cet accord avec Léonard de Vinci, François Ier avait pour but de créer un lieu de renouveau royal où il pourrait incarner son pouvoir ainsi que sa puissance. Ce concept de cité parfaite s'étend sur plus de 400 mètres de long : 4 fois plus grand que le château de Chambord. Ce projet vise à organiser un espace de vie adapté à l'environnement économique et à l'activité humaine. Ainsi, Léonard de Vinci y travaille dès 1516. Entre 1517 et 1518, le génie de l'architecture a eu le temps de réhausser le terrain de 4 mètres sur 400 pour le mettre hors crue et de commencer à construire le système de canalisation. Malheureusement, en 1518, il est déjà malade et son projet ne pourra pas aboutir : il meurt avant de concrétiser son rêve, mais le projet oublié du Romorantin reste un témoignage de l'ambition de Léonard de Vinci.

III) Des architectes contemporains

Louis-Etienne Boullée

Le Corbusier

Oscar Niemeyer

1728-1799

1887-1965

1907-2012

  • Louis-Étienne Boullée
Etienne-Louis Boullée (1728-1799) est le troisième des architectes visionnaires français de la fin du XVIIIème siècle avec Ledoux et Lequeu. Après avoir eu de nombreuses commandes pendant les règnes de Louis XV et de Louis XVI, il eut une carrière officielle sous la révolution et fut élu membre de l'Académie des Beaux-Arts à sa création en 1795.Boullée est l’un des plus grands architectes du 18e siècle, dont la pensée est imprégnée de la philosophie des Lumières. Ayant relativement peu construit, l’artiste s’impose comme théoricien et pédagogue à l’époque où les idées de progrès influençaient la politique des arts de la monarchie française, sous Louis XV et Louis XVI. Avec son confrère Claude-Nicolas Ledoux, grand constructeur, mais également théoricien visionnaire, Boullée souhaitait que l’architecture agisse sur les sentiments et la conscience morale des citoyens.La quasi-totalité de l'œuvre construit de Boullée a disparu sauf l'Hôtel Alexandre à Paris, édifié dans un style strictement néoclassique.

L'intérêt de Boullée vient davantage de son travail théorique et de ses projets. Comme Lequeu, mais d’une manière moins outrancière, il est partisan d'une architecture qui exprime la fonction de l'ouvrage. Fasciné par la géométrie, ses projets sont souvent démesurés, voire mégalomaniaques, et fondés sur des formes géométriques simples (sphère, carré). Ses projets architecturaux jouent avec l'ombre et la lumière, donnant à ses bâtiments une dramaturgie qui fascine encore aujourd'hui. L’architecture funéraire de Boullée illustre le changement des rapports que les hommes entretiennent avec la mort, et tout particulièrement avec le culte des Grand Hommes. En 1785, Louis XVI décide d’éloigner les cimetières des villes pour des raisons d’hygiène publique ce qui conduit à un renouvellement de la typologie de l’architecture funéraire. L’engouement pour une archéologie antique, en partie mythique, et la vulgarisation des sciences, en particulier de l’astronomie, conduit Boullée à privilégier en architecture des formes géométriques primaires telles que sphères ou pyramides. Inspiré par les monuments égyptiens, Boullée imagine une série de cénotaphes, monuments funéraires dans lesquels ne reposent aucun corps, et de tombeaux, fondés sur des jeux oppressants de formes et de proportions capables de " braver le ravage des temps ". Il élabore ici l’une des notions clef de sa poésie de l’architecture, l’" architecture ensevelie ", et figure en divers tableaux une véritable cité des morts. L’architecture de Boullée s’appuie sur la théorie sensualiste, doctrine formulée par Lock et Condillac d’après laquelle toutes nos connaissances proviennent des sensations. Il fait appel à un registre de formes simples et lisses, aux proportions " basses et affaissées ", qui placent le spectateur face à une nature omnipotente. Les tableaux suivent un schéma à peu près identique. Les ensembles funéraires sont mis en scène dans de vastes espaces vides sous un ciel bas et pesant avec de forts effets de clair-obscur.

Cénotaphes

  • Le familistère de Guise
Le Familistère de Guise (commune du département de l’Aisne) a été bâti par Godin. Il ne correspond pas au phalanstère imaginé par Charles Fourier. L’un existe, l’autre non. La nécessité de construire en réalité amène Godin à interpréter de façon originale le palais sociétaire (synonyme de phalanstère). Le Familistère n’est pas davantage une « cité ouvrière » au sens qu’on donne à cette expression depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Il en est même le contre-modèle. Le phalanstère est une utopie puisque le projet de Fourier n’a pas été réalisé tandis que le familistère de Guise est une réalité, grâce à l’action de Godin. L’utopie de Fourier recherchait le bonheur, l’harmonie et la réconciliation de tous. Le moyen de réaliser ces objectifs était ce que Fourier appelait « la phalange », une unité sociale de 1500 à 1 600 personnes bien équipées pour la vie et le travail, dont la tâche était d’élever le niveau de civilisation du peuple encore immergé dans la barbarie. Ces personnes devaient être logées dans un grand bâtiment, le « Phalanstère », un palais du peuple inspiré par les grands châteaux français, tels ceux de Vincennes ou de Versailles.Phalanstère et Familistère Dans la société harmonieuse imaginée par le philosophe Charles Fourier, une phalange, association de 1620 individus, vit dans un confortable palais. Celui-ci est édifié au centre d’un vaste domaine agricole. Les ailes du phalanstère forment des cours plantées de jardins. Une rue-galerie intérieure, sur le modèle de la grande galerie du Louvre, irrigue l’ensemble de l’habitation unitaire. Le phalanstère comprend de multiples salles communes ou « séristères », des logements à double rang de chambre, des ateliers domestiques et industriels, des écoles, un opéra, un temple, etc. La tour d’ordre dominant la grande place centrale assure les communications et permet de diriger les groupes de travail. Les disciples de Fourier diffusent une saisissante représentation du phalanstère inspirée du château de Versailles. Les essais de réalisation sont des échecs. Jean-Baptiste André Godin nomme sa sa cité Familistère par analogie avec le phalanstère mais aussi pour l’en distinguer.

Le Familistère est industriel : il s’élève non pas à la campagne mais dans les faubourgs d’une ville, à proximité de la manufacture qui emploie les travailleurs. Les 500 appartements du Familistère hébergent 1 500 à 2 000 personnes. Le système de cours et de coursives du Palais social transpose de façon originale la rue-galerie du Phalanstère : les atriums vitrés des grands hôtels parisiens sont toutefois pour Godin une référence aussi importante que celle de la rue-galerie fouriériste. Le belvédère du pavillon central et la place du Familistère sont bien sûr des « citations » de la tour d’ordre et de la place du phalanstère. Par contre, le groupe formé par les écoles et le théâtre du Familistère est parfaitement inédit. Familistère et cités ouvrières Godin étudie les réalisations des sociétés industrielles. Il convient que les services communs des cités de Mulhouse contribuent « au développement physique, industrieux, intellectuel et moral de la population ». Et Il se trouve lui-même confronté à la nécessité de sédentariser une importante main d’œuvre pour faire fonctionner l’usine de Guise. Mais, de même que les fouriéristes, Godin a en horreur la maison individuelle : « Les prôneurs des petites maisons ne remarquent pas qu’en descendant un peu, à partir de la petite maison, on voit poindre la hutte du sauvage », écrit-il par exemple dans Solutions sociales. La petite maison en propriété est une « épave des idées sociales » et une erreur économique.

Le Familistère se distingue radicalement des cités ouvrières. Il ne repose pas sur le principe du logement individuel mais sur celui de l’habitat collectif. À Guise, pas de château du patron, de maisons d’ingénieur ou de contremaître. Un même palais abrite les appartements du fondateur, de l’institutrice ou du mouleur. Chacun qui le souhaite s’y loge selon ses besoins. Tous sont locataires et jouissent des mêmes services. Dans le Palais du travail, les familles ne trouvent pas le « logement minimum » mais l’habitation pourvue des « équivalents de la richesse ». Avec la fondation de l’Association coopérative du capital et du travail en 1880, le Familistère devient la propriété commune de ceux qui y travaillent et y habitent. Il est conçu comme un moyen d’émancipation collective.

  • Le Corbusier, la Cité radieuse, la Charte d’Athènes
Le Corbusier Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le pseudonyme Le Corbusier, est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur et auteur suisse naturalisé français en 1930, né en 1887 à La Chaux-de-Fonds et mort en 1965 à Roquebrune-Cap-Martin. Grand essayiste de l’architecture, Le Corbusier a laissé une œuvre littéraire très importante encore largement étudiée aujourd’hui. Les cinq points selon lui pour une architecture nouvelle sont: o Un bâtiment surélevé sur des pilotis o Une ossature autoporteuse formée de piliers et de poutres o Des façades vitrées o Un plan libre modulable (sans murs porteurs) selon les fonctions des bâtiments et leur évolution o Un toit-terrasse servant de jardin suspendu.

La Cité Radieuse L'unité d'habitation de Marseille connue sous le nom de Cité radieuse, « Le Corbusier » ou plus familièrement « La Maison du fada » est une résidence édifiée entre 1947 et 1952 par Le Corbusier. La Cité radieuse concrétise l’aboutissement des recherches menées par le Corbusier sur le logement et l’urbanisme modernes. Elle a marqué l’histoire du logement social par les solutions inventives qu’elle propose. L’immeuble de la Cité radieuse ou « maison des hommes » a été conçu pour permettre la vie en communauté, fondée sur la cellule familiale. Elle dispose de tous les services nécessaires pour offrir à chacun la possibilité de cultiver son corps et son esprit et s’apparente à une ville verticale avec ses espaces publics et ses équipements commerciaux, sportifs et sanitaires. La Charte d’Athènes La charte d'Athènes édicte en 95 points les réflexions sur la planification et la construction des villes issues du IVe Congrès International d'Architecture Moderne (CIAM), tenu lors d'un voyage en bateau entre Marseille et Athènes en 1933 sous l'égide de Le Corbusier. Elle instaure le système de zonage en séparant les quatre grandes fonctions de la ville (habiter, travailler, circuler, se cultiver). Parue sous différentes versions et en différentes langues dès son adoption, la version la plus connue est celle que l’on doit à Le Corbusier, publiée anonymement en 1942. Elle résume la progression des idées débattues par ces congrès depuis 1928 et devait être complétée par une « charte de l’habitat » qui n’a jamais vu le jour.

À partir d’un ensemble de critiques sur l’« état actuel des villes », portant tour à tour sur les quatre fonctions essentielles de la ville : l’habitation, les loisirs, le travail, la circulation, la Charte d’Athènes, décline, en autant d’« exigences », les principes d’un nouvel urbanisme. Les logements, ensoleillés, doivent être disposés dans des « constructions hautes », interdites d’alignement le long des voies, espacées les unes des autres pour « libérer le sol en faveur de larges surfaces vertes » ; « les secteurs industriels doivent être indépendants des secteurs d’habitation… » ; « les rues doivent être différenciées selon leurs destinations : rue d’habitation, rues de promenade, rue de transit, voies maîtresses ». En « conclusion », la Charte énonce des « points de doctrine » qui stipulent notamment qu’ « il est indispensable d’utiliser les ressources de la technique moderne ». Une application caricaturale de cette Charte a été mise en en œuvre en France pour résoudre la grave crise du logement apparue au lendemain de la guerre ; elle a débouché sur la production des grands ensembles (1951), puis des ZUP (1958) qui a contribué à son discrédit. Une « Nouvelle Charte d’Athènes 1998 » a été rédigée par le Conseil Européen des Urbanistes, dont la version française a pour sa part été publiée par la SFU (Société Française des Urbanistes) sous le titre « Charte pour l’urbanisme des villes du XXIe siècle ».

ChandigarhDans les années 1950, Le Corbusier travaille à son dernier grand projet : une ville nouvelle de béton brut, commandée à l’architecte franco-suisse par la toute jeune République indienne. Observer un plan de Chandigarh, c’est se plonger dans un système à la rationalité pure. La ville, divisée en 61 secteurs séparés par de larges avenues, s’organise autour de quatre fonctions : l’habitation, le travail, les loisirs, et la circulation. Ici, Le Corbusier abandonne la verticalité au profit de l’horizontalité. On ne retrouve pas à Chandigarh d’unités d’habitation, mais des maisons, ouvertes sur l’extérieur et sa végétation luxuriante, favorisée par le climat de cette région de l’Inde. À Chandigarh, l’architecte franco-suisse applique son fameux principe des 7V (pour « 7 voies »), développé en 1948 et qui repose sur la séparation des canaux de circulation en fonction de leur rapidité, auxquelles il ajoute une 8e voie : une piste cyclable ! Chaque secteur de la partie résidentielle de la ville est ainsi conçu pour être complètement autonome. Commerces, écoles, temples… tout doit être accessible à moins de 10 minutes de marche !

Palais de l'Assemblée, Chandigarh

Siège du parti communsite français

Oscar Niemeyer a imaginé et bâti des villes et des monuments, des théâtres et des universités. C’était un précurseur, un homme qui inventait l’avenir chaque jour. Il fut un inlassable créateur, mettant son art au service de l’humanité. Il a révolutionné l’architecture. Fort de l’enseignement de son aîné Le Corbusier, Oscar Niemeyer a mis fin au dogme rectiligne, à celui de l’angle droit pour libérer le trait, dessinant des courbes de béton qui ont su défier les lois de l’apesanteur. En imaginant Brasilia, le siège du Parti communiste français à Paris, le Volcan du Havre ou l’université de Constantine, il a créé des édifices à la fois monumentaux et sensuels et fait entrer l’architecture dans la modernité. C’est avec ce même enthousiasme, cette utopie d’œuvrer pour un monde meilleur que Niemeyer dessine, imagine des bâtiments où les hommes et les femmes s’enroulent le long d’escaliers-spirales qui s’étirent vers l’infini ; où l’on circule le long des parois de béton à la plasticité mystérieuse ; où l’horizon est à portée de main par le jeu subtil de transparences vitrées en des endroits inattendus. Autour de ce créateur infatigable, des architectes, des ingénieurs conçoivent des solutions techniques à ses rêves les plus fous. Le béton armé, matériau bon marché, « permet à l’architecture qui a le sens de la poésie de s’exprimer », précise-t-il. Grâce à des prouesses techniques qui repoussent toujours plus loin la faisabilité de ses projets, les constructions de Niemeyer évoquent des paysages, des oiseaux, des silhouettes féminines, des vaisseaux futuristes. Elles sont à la fois souterraines et aériennes, minérales et aquatiques, monumentales et intimistes. « Ce qui m’attire, c’est la courbe libre et sensuelle, la courbe des montagnes, des vagues de la mer, des nuages du ciel, du corps de la femme préférée », répétait-il souvent, comme une profession de foi qu’il brandissait par-delà les frontières. Si Brasilia n’incarne plus tout à fait l’utopisme urbain, Auroville en revanche reste l’une des dernières utopies concrètes de la contre-culture des années 1960, soutenue depuis le début par l’UNESCO.

  • Oscar Niemeyer et ses projets

Cathédrale de Brasilia

Auroville, Inde

Conclusion

Pour conclure, la ville d’Urbino est un exemple et un support idéal de la cité parfaite qui inspire encore aujourd’hui certains artistes. On peut supposer que le lieu et la forme de notre habitation on une influence directe sur notre comportement et notre manière de vivre ensemble. C’est alors que l’architecte (tel Léonard de Vinci) et l’urbaniste (tel Le Corbusier) devienne indispensable. En effet, en imaginant une société idéale et donc un lieu d’habitation idéale, les relations entre les humains seraient bien meilleures. Cette réflexion est désormais au cœur de la pensée écologique car aujourd’hui dans notre monde, l’environnement est en grand danger. Beaucoup d’architecte se lance alors le défi de créer une cité utopique respectueuse de l’environnement.

Sources

  • https://archiobjects.org/the-ideal-city-in-three-renaissance-paintings/
  • https://www.wikiwand.com/fr/Urbino
  • https://www.wikiwand.com/fr/Cité_idéale
  • https://www.thefreelibrary.com/Albrecht+Durer+and+the+ideal+city.-a0382658055
  • https://www.wikiwand.com/fr/La_Cité_idéale_(Urbino)
  • https://www.universalis.fr/encyclopedie/utopie-arts-et-architecture/1-art-et-utopie-au-siecle-de-l-industrie/
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Léonard_de_Vinci
  • https://www.beauxarts.com/grand-format/leonard-de-vinci-en-3-minutes/
  • https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/loir-cher/romorantin/romorantin-leonard-vinci-voulait-construire-ville-nouvelle-quatre-fois-plus-grande-que-chambord-1642452.html
  • https://inventionsdevinci.wordpress.com/2015/04/25/le-romorantin-le-projet-oublie-de-leonard-de-vinci/

Sources

  • https://fr.vikidia.org/wiki/Cité_idéale http://passerelles.bnf.fr/dossier/boullee_01.php http://archi59.e-monsite.com/pages/etienne-louis-boullee.html
  • https://www.familistere.com/fr/decouvrir/une-architecture-au-service-du-peuple/phalanstere-familistere-et-cites-ouvrieres
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Corbusier
  • https://www.citedelarchitecture.fr/sites/default/files/documents/2017-09/fo_citeradieuse_def_0.pdf
  • https://politiquedulogement.com/dictionnaire-du-logement/c/charte-dathenes/
  • https://lepcf.fr/Niemeyer
  • https://utopie.hypotheses.org/tag/niemeyer