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Et si on parlait de Laïcité

p.balsan

Created on November 17, 2020

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Et si on parlait de

Collège Jean Rostand - Les Martres de veyre 2025

Sommaire 1. Les moments fondateurs de notre histoire 2. Ce que dit notre droit 3. Qu'est ce que la Laïcité ? 4. La liberté de conscience 5. La liberté d'expression 6. Peut-on critiquer une religion ?

Les moments fondateurs de notre histoire : entre le pouvoir et la religion

À la fin du Ve siècle, les Gallo-romains sont majoritairement catholiques, tandis que les Francs sont païens.

En annexant la Gaule romaine, les Francs doivent composer avec les croyances religieuses de la population. Le baptême de Clovis, le 25 décembre 498 à Reims par Saint Rémi est important car il va permettre à Clovis et au peuple Franc de marquer leur entrée dans le monde chrétien, et de prendre l 'ascendant sur les autres peuples barbares lors de la conquête de la Gaule.

La relation qui lie l’Église au souverain des Francs est utile pour chacune des deux parties, car si les prélats catholiques ont besoin d’un protecteur face aux rois ariens, Clovis, lui, doit changer son image de chef barbare sanguinaire.

Depuis la constitution du royaume jusqu’à la Révolution, le catholicisme a explicitement joué un rôle central dans l’évolution de la France. Même s’il dut se construire souvent face au pape, se teintant ainsi de gallicanisme, le « vivre-ensemble » s’est structuré autour de la personne du monarque et des rythmes communautaires catholiques.

La France connaît au XVIe siècle une fracture religieuse : la grande majorité du pays reste fidèle au catholicisme, tandis qu’une importante minorité rejoint la Réforme. C'est le début des guerres de religions

Les guerres de religions en France

Protestants...

contre Catholiques

Au début du XVIe siècle, de nombreux chrétiens veulent que l'Eglise change et soit plus fidèle à ce qu'enseigne la Bible. Mais le pape rejette ces idées. Ces chrétiens fondent alors une Eglise protestante. En France, ils sont pourchassés, mais leurs idées se répandent et de nombreux grands seigneurs, comme la reine de Navarre Jeanne d'Albret, prennent parti pour eux.

A sa mort, le roi Henri II laisse le pouvoir à son fils François II. Mais il est trop jeune et le gouvernement est confié à sa mère Catherine de Médicis. Celle-ci hésite sur la politique à suivre. Les protestants en profitent pour demander la liberté du culte. L'Eglise catholique et certains grands seigneurs s'y opposent. La guerre civile commence en 1562.

En France, on appelle guerres de Religion une série de huit conflits (guerres civiles, guerres de religion et opérations militaires) qui ont ravagé le royaume de France de 1592 à 1598 et où se sont opposés catholiques et protestants.

Les points forts :

En montant sur le trône, Charles IX hérite d'un royaume en train de se diviser entre catholiques et protestants. - le 1er mars 1562 : les protestants prennent les armes, avec, à leur tête, le prince de Condé. De nombreuses villes tombent temporairement entre leurs mains. - le 19 mars 1563 : La paix d'Amboise, ou édit d'Amboise (édits de pacification), est un traité de paix signé par le roi Charles IX pour mettre fin à la guerre de religion opposant le prince de Condé, chef des protestants, et Anne de Montmorency, chef de l'armée catholique.

24 août 1572 : La Saint-Barthélemy, Catherine de Médicis décide de profiter du mariage de sa fille avec le duc de Navarre (futur Henri IV) pour massacrer tous les protestants présents à Paris. Aprés ce massacre, les catholiques se divisent entre les "politiques" qui veulent rester fidèles au roi et trouver un accord avec les protestants et les "ligueurs" qui ne veulent pas attendre parler de tolérance et sont soutenus par le roi d'Espagne Philippe II Le 1er août 1589 : Henri III s’allie au roi de Navarre, et leur armée met le siège devant Paris. C’est alors que le souverain est assassiné par Jacques Clément, un moine catholique extrémiste qui estimait que le roi était l'ennemi déclaré du catholicisme

Henri de Navarre, chef des protestants français après 1572, devient roi de France sous le nom d'Henri IV en 1589.Les catholiques de la ligue refuse d'avoir un roi protestant. En 1593, il décide de changer de religion et se convertir au catholicisme En 1598, grâce à l'Edit de Nantes, les protestants obtiennent le droit de pratiquer leur religion dans certaines régions de France.

Ce que dit notre droit

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui pose dans son article 1er que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit » Les hommes ne peuvent être ni privilégiés ni discriminés par une appartenance religieuse ; Ils sont libres de pratiquer la religion de leur choix ou de n'en pratiquer aucune.

Dans son article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » Dans son article 11 : « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi »

1801-Le Concordat : Au 19eme siècle, scission entre 2 France, l'une favorable à la domination de l'Eglise catholique et une France Républicaine indifférente aux convictions des citoyens. Les Républicains finissent par l'emporter et créer une Ecole Laïque en 1882 : Les lois Jules Ferry promulguées en 1881-1882 ont rendu l’école gratuite, l’instruction obligatoire et l’enseignement public laïc. L’école de la République veut former des esprits libres, capables de se forger leur propre opinion.

La loi du 9 décembre 1905 est une loi d'apaisement qui met fin à un siècle de conflit loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat Comme le disait Victor Hugo " l'Église chez elle. L'État chez lui.

- Respecter les libertés individuelles en séparant strictement l'Etat des cultes (défendu par Aristide Briand) - Aucune religion n'a le droit d'intervenir dans les affaires de l'Etat et inversement. - L'Etat ne prend pas position sur l'existence de Dieu. - L'Etat veille à l'interdiction de toute pression de toute nature pour exercer ou empêcher d'exercer un culte. L'État protège les lieux de culte.

Le Front Populaire circulaire du 15 mai 1937 : Le ministre de l’Éducation nationale du Front populaire, Jean Zay, rappelle l'interdiction de la propagande politique et confessionnelle dans les écoles publiques :

"L’enseignement public est laïc. Aucune forme de prosélytisme ne saurait être admise dans les établissements, je vous demande d’y veiller avec une fermeté sans défaillance."

En 1941, Le régime de Vichy abroge la loi de 1905 La Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 dans son article 19 déclare "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. Le premier alinéa de l'article 1er de la Constitution de 1958 prévoit que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances (…) ».

La loi du 15 mars 2004, édictée en application du principe de laïcité, interdit dans les écoles, collèges et lycées publics, le « port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». Doivent ainsi être retirés à la porte de l’école la kippa, les grandes croix et le voile. En revanche, les signes « discrets » d'appartenance religieuse restent possibles.

La Charte de la laïcité à l'École : En septembre 2013, le ministère de l’Éducation nationale, se dote d’une charte de la laïcité à l’école, affichée dans l’ensemble des établissements publics et dans de nombreux établissements privés sous contrats. La laïcité doit être comprise comme une valeur positive d'émancipation.

Charte

Charte

Qu'est ce que la Laicité ?

ce mot n'existe qu'en France

La laïcité assure la neutralité absolue de l'Etat : elle implique la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’Etat qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte. La laïcité n'est pas une opinion parmi d'autres mais la liberté d'en avoir une. Elle n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public.

"La laïcité n’est ni un attribut propre à la modernité, ni une lubie française, ni une spécificité de la culture occidentale, mais un principe qui a une valeur universelle car il est lié à la nature humaine, à l’essence même de l’homme." Abdennour Bidar

Dans tous les pays du monde, on retrouve le même dispositif et dans chaque pays libre nous retrouvons le même modèle :

Constitution du 4 octobre 1958 dans son premier alinéa de l'article 1er : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.

Pourquoi avons nous ce modèle en France ?

Dans tous les pays du monde, on retrouve le même dispositif et dans chaque pays libre nous retrouvons le même modèle :

Constitution du 4 octobre 1958 dans son premier alinéa de l'article 1er : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.

Pourquoi avons nous ce modèle en France ?

Individu

  • Liberté de conscience

La France

Le groupe religieux

l'Etat

  • Toutes les options religieuses
  • ou de non croyants sont acceptés
  • les respecter toutes

L'Etat français protége ses citoyens de toutes pressions et aussi de lui-même (s'il y avait de la religion dans l'Etat)ex : le Président de la République française ne jure pas sur la Bible comme le Président américain. Aucune prière avant les réunions du Parlement, du conseil municipal... Ceci tient à notre histoire...

En Turquie en 1927 est aboli l’article mentionnant que la religion de l’État est l’islam. Toutefois, l'État turc organise et contrôle la communauté des croyants. L’objectif des fondateurs de la république turque était d’éviter que la religion ne s’érige en contre-pouvoir.

En Chine : de 1966 à 1976, toute pratique religieuse était interdite. Depuis 1978 avec Deng Xiaoping les pratiques religieuses se développent. Dans la Constitution de 1982, la liberté de la pratique religieuse est un droit fondamental.

La laïcité ne peut tolérer le fanatisme qui pousse à l'intolérance religieuse ou politique et conduit à des actes de violence. Le fanatisme est l'exact opposé de la tolérance.

le but de la laïcité est d'éloigner le risque d'une domination de la religion sur l'Etat et sur chaque individu. mais en garantissant le droit de croire ou de ne pas croire et de pratiquer sa foi en toute liberté.

Le but final de la laïcité est le respect de la liberté de conscience

Le respect de la liberté de conscience

C’est la liberté de conscience qui est au fondement de la laïcité

C'est la liberté de croire en une religion ou de ne pas croire, de le faire librement en réflechissant par soi-même. Elle est garantie par toutes les Démocraties. On respecte la liberté d'autrui. La loi de 1905 dans son article 1er reconnaît la liberté religieuse : "La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public".

L'Etat est neutre : il ne se mêle pas de religion Espace neutre : sans religion = Etat, Mairie, Fonctionnaires Espace sacré : on applique la règle de la religion = une église, une mosquée, une synagogue... Espace privé : on applique la règle que l'on choisit soit même = à la maison Espace public : on rencontre des personnes de toutes religions ou sans = dans la rue

la liberté d'expression, un droit fondamental

La liberté d'expression est le droit pour toute personne de penser comme elle le souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens qu'elle juge opportun, dans les domaines de la politique, de la philosophie, de la religion, de morale...

Considérée comme une liberté fondamentale inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (ONU, 1948, article 19) : "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."

Considérée comme une liberté fondamentale inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (ONU, 1948, article 19) : "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."

La liberté d'expression a comme corollaire la liberté de la presse, la liberté d'association, la liberté de réunion, la liberté de manifestation mais aussi le respect d'autrui.

Elle est souvent restreinte par certaines conditions particulières qui interdisent : l'incitation à la haine raciale, nationale ou religieuse ou l'appel à la violence physique contre les individus. Il en est de même pour la diffamation, la calomnie, le négationnisme, l'atteinte à la propriété intellectuelle, l'atteinte au secret professionnel...

Comment conserver sa liberté d'expression ?

S'exprimer sans trop s'exposer, se réguler dans ses propos sans s'autocensurer. Même dans un système démocratique, on peut aussi avoir le droit de ne pas partager toutes ses opinions. Il faut donc savoir s'éduquer tout en éveillant son propre esprit critique, apprendre à argumenter et produire des contre-discours le cas échéant. De plus, outre l'environnement juridique, toutes sortes de choix et de recours existent dans le cadre démocratique pour préserver nos libertés fondamentales dont la liberté d'expression. Sans liberté d'expression, il n'y a pas de liberté de penser.

La liberté d'expression permet le débat et le partage d'opinions.

Et tout ce qui est dit sur internet et les réseaux sociaux se répand et se propage à la vitesse de l'éclair. L'information est publiée et relayée sans modération. Dès lors, est-ce qu'on peut toujours dire tout ce qu'on veut ? Est-ce que démocratie et réseaux sociaux riment ensemble ?

Play

Sur les réseaux sociaux, les échanges se chiffrent en milliards en seulement une minute. C'est la foire aux posts, tweets, snaps, stories. Ils circulent sur la toile et suscitent en nous des émotions comme la peur, la nostalgie, la surprise ou encore la colère.

Chacun clame haut et fort ce qu'il pense, parfois sans retenue, voire sans réelle réflexion, ce qui peut alors faire l'objet de nombreux dérapages. Certains discours sont même considérés comme des délits d'opinion en Europe du fait de leur extrémisme. L'atteinte à la vie privée, le racisme, l'insulte, le sexisme, l'antisémitisme, l'incitation au terrorisme et la diffamation sont interdits dans le droit européen.

Tandis qu'aux Etats-Unis, ces opinions sont protégées par le premier amendement. De fait, il faut doubler de vigilance puisque les principaux médias sociaux sont de droits américains.

Donc en clair, votre liberté d'expression dépend de votre géolocalisation : «dites-moi où vous êtes et je vous dirai ce que vous avez le droit de dire.»

Peut‑on critiquer les religions ?

Le blasphème a été défini par l’Église catholique comme « tout propos ou acte irrespectueux contre Dieu » et comme « une défaillance dans l’expression de la foi ». La notion de blasphème n’a donc de sens que du point de vue des religions. Ce sont elles qui déterminent en effet ce qui est injurieux ou diffamatoire envers elles‑mêmes.

Ce sont elles qui interdisent le blasphème car elles prétendent avoir le monopole de la vérité et du sacré.

Certains prétendent aujourd’hui qu’il faudrait limiter la critique des religions au nom du respect qui leur serait dû en raison des fonctions qu’elles assurent dans la société et qui peuvent favoriser l’intégration et maintenir la paix civile. […] Il est vrai que le délit de blasphème subsiste plus ou moins dans le Code pénal de nombre d’États de l’Union européenne (Allemagne, Autriche, Espagne, Finlande, Grèce, Italie, Irlande, Malte, Norvège, Pologne, Royaume‑Uni). […]

En République laïque et démocratique, le blasphème n’existe pas. La justice publique n’a pas à faire respecter les dogmes religieux. La liberté de blasphémer est un droit découlant de la liberté de pensée et d’expression. La liberté de pensée est absolue ou elle n’est pas.

Jean‑Paul Scot, « Liberté de conscience et respect de la laïcité », L’humanite.fr, 9 janvier 2015.

Oh mon Dieu !