Temps de jeu estimé : 20 min
Chapitre 3 :
Les personnes protégées
Index : Les personnes protégées par le droit international humanitaire
Le personnel medical et les unités et moyens de transport sanitaire
LES blessés, malades et naufragés
Les personnes privées de liberté
Les personnes civiles
C'est parti !
Les blessés, malades et naufragés
Quelle Convention de Genève protège les soldats blessés et malades ?
La 1ère Convention
La 3ème Convention
La 4ème Convention
C'est la 1ère Convention de Genève qui protège les blessés et malades dans les forces armés en campagne.
La 1ère Convention
La 3ème Convention
La 4ème Convention
Quelle Convention de Genève protège les naufragés ?
4ème Convention
2ème Convention
3ème Convention
C'est la 2ème Convention de Genève qui protège les blessés, malades et naugragés des forces armées sur mer.
La 2ème Convention
La 4ème Convention
La 3ème Convention
Ecoute
Qui sont les "blessés" et "malades" mentionnés dans la 1ère Convention de Genève ?
Les termes « blessés » et « malades » s'entendent des personnes, militaires ou civiles, qui, en temps de conflit armé, ont besoin de soins médicaux et qui s'abstiennent de tout acte d'hostilité.
Qui sont les "naufragés" mentionnés dans la 2ème Convention de Genève ?
Le terme « naufragés » s'entend des personnes, militaires ou civiles, se trouvant dans une situation périlleuse en mer ou en d'autres eaux par suite de l'infortune qui les frappe, et qui s'abstiennent de tout acte d'hostilité.
Que signifie l'expression "'s'abstenir de tout acte d'hostilité ?"
Pour être protégée, une personne blessée ou naufragée doit s'abstenir de tout acte d'hostilité, ce qui signifie qu'elle ne doit plus combattre et ne doit plus agir de façon à nuire à l'ennemi.
dialogue
Le personnel sanitaire et les unités et moyens de transport sanitaire
Pour pouvoir venir en aide de manière efficace aux blessés, aux malades et aux naufragés, les personnels médical et humanitaire, ainsi que les établissements sanitaires, doivent être respectés et protégés en toutes circonstances. La protection due aux établissements sanitaires ne cesserait que si ceux-ci étaient utilisés à des fins militaires, par exemple pour y abriter des soldats valides ou y mener des activités de renseignement militaire.
Le droit international humanitaire protège également les transports sanitaires, qu'ils soient militaires ou civils. Les véhicules sanitaires ne pourront en aucune circonstance transporter des membres du personnel militaire en activité, des armes ou des munitions. Les parties à un conflit armé ne
doivent pas entraver la fourniture de soins en empêchant le passage du personnel sanitaire. Elles doivent faciliter à celui-ci l’accès aux blessés et malades, et lui assurer l’assistance et la protection nécessaires.
Utilisé à titre protecteur, l’emblème – la croix rouge, le croissant rouge ou le cristal rouge – est le signe visible de la protection accordée par les Conventions de Genève et leurs
Protocoles additionnels au personnel et aux unités et moyens de transport sanitaires.
A côté du journal, j'ai retrouvé un autre extrait du journal de mon grand-père, voilà ce qu'il a écrit sur ce sujet...
Ecoute
Question et si vous êtiez à leur place....
Tu es médecin militaire. Après des combats intenses, 10 soldats blessés sont amenés dans ton hôpital chirurgical de campagne. 2 d’entre eux sont des soldats ennemis; l’un d’eux est gravement blessé au ventre. Un officier supérieur te donne l’ordre de ne pas soigner les soldats ennemis pour l’instant. Que dois-tu faire ?
Je dois obéir car il s'agit d'un ordre de mon supérieur. De plus, il est normal de déjà soigner les soldats de notre camp
Je dois obéir car il s'agit d'un ordre de mon supérieur même s'il va à l'encontre des principes d'humanité et notamment du principe de non-discrimination.
Je dois refuser d'obéir car cet ordre est contraire aux principes d'humanité et est interdit en droit international humanitaire
Faux, il est interdit de donner l'ordre de ne pas soigner les soldats que l'on considère comme des ennemis. Tu dois refuser d'obéir. En effet, les blessés et malades doivent être traités sans discrimination, et ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux.
Continuer
Vrai, c'était la bonne réponse !En effet, les blessés et malades doivent être traités sans discrimination, et ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux.
Continuer
Questionet si vous êtiez à leur place...
Tu es chirurgienne dans un conflit armé et on menace de te punir car tu as opéré des combattants et combattantes de toutes les parties au conflit. Pourrais-tu être punie pour avoir accompli des tâches médicales conformes à la déontologie (ex : respect du patient) ?
Oui, je pourrais être punie si je n'ai pas respecté les ordres donnés par mon gouvernement
Non, je ne pourrais pas être punie mais on pourrait me considérer comme une traître si j'ai soigné des combattants ou combattantes ayant commis des crimes
Non, je ne pourrais pas être punie car il est interdit de punir un médecin qui aurait accompli des tâches médicales conformes à la déontologie
Faux, il est interdit de punir une personne pour avoir accompli des tâches médicales conformes à la déontologie. Les blessés et malades doivent ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux, qu'ils aient ou non commis des crimes au cours du conflit armé.
Continuer
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Vrai, c'était la bonne réponse !En effet, il est interdit de punir une personne pour avoir accompli des tâches médicales conformes à la déontologie et les blessés et malades doivent ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux.
Continuer
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30 juillet 1991 « Il arrivait fréquemment que les patients appartiennent à des clans ennemis. Mais à l'hôpital, nous nous intéressions uniquement à leur état de santé. Les familles rendaient visite à leurs proches dans un état d'esprit pacifique, alors qu'à l'extérieur, les milices s'affrontaient dans les rues de Mogadiscio. La neutralité de l'hôpital était si bien respectée qu'elle prévalait jusqu'à la route du désert menant de la ville à l'hôpital, également considérée comme "neutre". »
Somalie, 1991
Somalie, 1991
Les personnes privées de liberté
La 3ème Convention de Genève accorde une protection étendue aux prisonniers de guerre. Elle définit leurs droits et énonce des règles détaillées qui régissent la manière dont ils doivent être traités jusqu'au moment de leur libération. Le droit international humanitaire protège en outre d'autres catégories de personnes privées de liberté en raison d'un conflit armé.
Regarde
dialogue
dialogue
Dans le cas de conflits armés non internationaux, l'article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949 et le Protocole additionnel II stipulent que les personnes privées de liberté pour des raisons liées au conflit soient elles aussi traités avec humanité, en toutes circonstances. Elles seront notamment protégées contre le meurtre, la torture et les traitements cruels, humiliants ou dégradants. Les personnes détenues du fait de leur participation aux hostilités ne sont cependant pas à l'abri de poursuites pénales, qu'elles encourraient de ce fait, en vertu du droit interne applicable.
Les personnes civiles
La protection de la population civile est l’un des éléments
fondamentaux du droit humanitaire : les civils ne doivent en
aucun cas faire l’objet d’attaques et doivent être épargnés et
protégés. En outre, le droit international humanitaire définit et protège des groupes civils particulièrement vulnérables (par exemple les femmes et les enfants) Hélas, ces 70 dernières années, les civils ont été les principales victimes des guerres.
dialogue
En plus de la protection générale offerte à la population civile, certaines catégories de personnes, qui ont des besoins spécifiques dans les conflits armés, bénéficient d'un respect et d'une protection particuliers. C'est notamment le cas des femmes, des enfants, des personnes déplacées ou encore des journalistes.
Le 3ème chapitre est complété ! Mais si tu veux en savoir plus sur les garanties spécifiques : rendez-vous au complément !Sinon, passe au prochain chapitre quand tu seras prêt.e
Capsules :Les personnes protégées
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Created on October 19, 2020
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Les personnes protégées
Index : Les personnes protégées par le droit international humanitaire
Le personnel medical et les unités et moyens de transport sanitaire
LES blessés, malades et naufragés
Les personnes privées de liberté
Les personnes civiles
C'est parti !
Les blessés, malades et naufragés
Quelle Convention de Genève protège les soldats blessés et malades ?
La 1ère Convention
La 3ème Convention
La 4ème Convention
C'est la 1ère Convention de Genève qui protège les blessés et malades dans les forces armés en campagne.
La 1ère Convention
La 3ème Convention
La 4ème Convention
Quelle Convention de Genève protège les naufragés ?
4ème Convention
2ème Convention
3ème Convention
C'est la 2ème Convention de Genève qui protège les blessés, malades et naugragés des forces armées sur mer.
La 2ème Convention
La 4ème Convention
La 3ème Convention
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Qui sont les "blessés" et "malades" mentionnés dans la 1ère Convention de Genève ?
Les termes « blessés » et « malades » s'entendent des personnes, militaires ou civiles, qui, en temps de conflit armé, ont besoin de soins médicaux et qui s'abstiennent de tout acte d'hostilité.
Qui sont les "naufragés" mentionnés dans la 2ème Convention de Genève ?
Le terme « naufragés » s'entend des personnes, militaires ou civiles, se trouvant dans une situation périlleuse en mer ou en d'autres eaux par suite de l'infortune qui les frappe, et qui s'abstiennent de tout acte d'hostilité.
Que signifie l'expression "'s'abstenir de tout acte d'hostilité ?"
Pour être protégée, une personne blessée ou naufragée doit s'abstenir de tout acte d'hostilité, ce qui signifie qu'elle ne doit plus combattre et ne doit plus agir de façon à nuire à l'ennemi.
dialogue
Le personnel sanitaire et les unités et moyens de transport sanitaire
Pour pouvoir venir en aide de manière efficace aux blessés, aux malades et aux naufragés, les personnels médical et humanitaire, ainsi que les établissements sanitaires, doivent être respectés et protégés en toutes circonstances. La protection due aux établissements sanitaires ne cesserait que si ceux-ci étaient utilisés à des fins militaires, par exemple pour y abriter des soldats valides ou y mener des activités de renseignement militaire.
Le droit international humanitaire protège également les transports sanitaires, qu'ils soient militaires ou civils. Les véhicules sanitaires ne pourront en aucune circonstance transporter des membres du personnel militaire en activité, des armes ou des munitions. Les parties à un conflit armé ne doivent pas entraver la fourniture de soins en empêchant le passage du personnel sanitaire. Elles doivent faciliter à celui-ci l’accès aux blessés et malades, et lui assurer l’assistance et la protection nécessaires.
Utilisé à titre protecteur, l’emblème – la croix rouge, le croissant rouge ou le cristal rouge – est le signe visible de la protection accordée par les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels au personnel et aux unités et moyens de transport sanitaires.
A côté du journal, j'ai retrouvé un autre extrait du journal de mon grand-père, voilà ce qu'il a écrit sur ce sujet...
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Question et si vous êtiez à leur place....
Tu es médecin militaire. Après des combats intenses, 10 soldats blessés sont amenés dans ton hôpital chirurgical de campagne. 2 d’entre eux sont des soldats ennemis; l’un d’eux est gravement blessé au ventre. Un officier supérieur te donne l’ordre de ne pas soigner les soldats ennemis pour l’instant. Que dois-tu faire ?
Je dois obéir car il s'agit d'un ordre de mon supérieur. De plus, il est normal de déjà soigner les soldats de notre camp
Je dois obéir car il s'agit d'un ordre de mon supérieur même s'il va à l'encontre des principes d'humanité et notamment du principe de non-discrimination.
Je dois refuser d'obéir car cet ordre est contraire aux principes d'humanité et est interdit en droit international humanitaire
Faux, il est interdit de donner l'ordre de ne pas soigner les soldats que l'on considère comme des ennemis. Tu dois refuser d'obéir. En effet, les blessés et malades doivent être traités sans discrimination, et ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux.
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Vrai, c'était la bonne réponse !En effet, les blessés et malades doivent être traités sans discrimination, et ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux.
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Tu es chirurgienne dans un conflit armé et on menace de te punir car tu as opéré des combattants et combattantes de toutes les parties au conflit. Pourrais-tu être punie pour avoir accompli des tâches médicales conformes à la déontologie (ex : respect du patient) ?
Oui, je pourrais être punie si je n'ai pas respecté les ordres donnés par mon gouvernement
Non, je ne pourrais pas être punie mais on pourrait me considérer comme une traître si j'ai soigné des combattants ou combattantes ayant commis des crimes
Non, je ne pourrais pas être punie car il est interdit de punir un médecin qui aurait accompli des tâches médicales conformes à la déontologie
Faux, il est interdit de punir une personne pour avoir accompli des tâches médicales conformes à la déontologie. Les blessés et malades doivent ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux, qu'ils aient ou non commis des crimes au cours du conflit armé.
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Vrai, c'était la bonne réponse !En effet, il est interdit de punir une personne pour avoir accompli des tâches médicales conformes à la déontologie et les blessés et malades doivent ne faire l'objet d'aucune distinction fondée sur des critères autres que médicaux.
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30 juillet 1991 « Il arrivait fréquemment que les patients appartiennent à des clans ennemis. Mais à l'hôpital, nous nous intéressions uniquement à leur état de santé. Les familles rendaient visite à leurs proches dans un état d'esprit pacifique, alors qu'à l'extérieur, les milices s'affrontaient dans les rues de Mogadiscio. La neutralité de l'hôpital était si bien respectée qu'elle prévalait jusqu'à la route du désert menant de la ville à l'hôpital, également considérée comme "neutre". »
Somalie, 1991
Somalie, 1991
Les personnes privées de liberté
La 3ème Convention de Genève accorde une protection étendue aux prisonniers de guerre. Elle définit leurs droits et énonce des règles détaillées qui régissent la manière dont ils doivent être traités jusqu'au moment de leur libération. Le droit international humanitaire protège en outre d'autres catégories de personnes privées de liberté en raison d'un conflit armé.
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Dans le cas de conflits armés non internationaux, l'article 3 commun aux Conventions de Genève de 1949 et le Protocole additionnel II stipulent que les personnes privées de liberté pour des raisons liées au conflit soient elles aussi traités avec humanité, en toutes circonstances. Elles seront notamment protégées contre le meurtre, la torture et les traitements cruels, humiliants ou dégradants. Les personnes détenues du fait de leur participation aux hostilités ne sont cependant pas à l'abri de poursuites pénales, qu'elles encourraient de ce fait, en vertu du droit interne applicable.
Les personnes civiles
La protection de la population civile est l’un des éléments fondamentaux du droit humanitaire : les civils ne doivent en aucun cas faire l’objet d’attaques et doivent être épargnés et protégés. En outre, le droit international humanitaire définit et protège des groupes civils particulièrement vulnérables (par exemple les femmes et les enfants) Hélas, ces 70 dernières années, les civils ont été les principales victimes des guerres.
dialogue
En plus de la protection générale offerte à la population civile, certaines catégories de personnes, qui ont des besoins spécifiques dans les conflits armés, bénéficient d'un respect et d'une protection particuliers. C'est notamment le cas des femmes, des enfants, des personnes déplacées ou encore des journalistes.
Le 3ème chapitre est complété ! Mais si tu veux en savoir plus sur les garanties spécifiques : rendez-vous au complément !Sinon, passe au prochain chapitre quand tu seras prêt.e