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Le Cid
Elise Blaque
Created on August 7, 2020
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Transcript
Le Cid
Pierre Corneille
INDEX
Une tragi-comédie
Corneille
Une pièce classique
L'Histoire du Cid
Vocabulaire
Chronologie
Extraits
Les personnages
Mises en scène
PierreCORNEILLE
(1606-1684)
Corneille est, avec Molière et Racine, l'un des trois grands dramaturges du XVIIème siècle.
Âgé de 31 ans, il est déjà auteur de huit pièces quand il écrit le Cid. Cette pièce va lui permettre d'atteindre la notoriété : c'est un immense succès !
INFO
Le Cid,
une pièce du XVII ème siècle
qui s'inspire d'un personnage réel du Moyen Âge.
Info
Chronologie
1637
1610
1648
1647
1660
L'histoire de la pièce se déroule au Moyen Âge, période de la Reconquista en Espagne.
L'action se déroule sur deux jours seulement.
Info
"Quand on rend la justice, on met tout en balance."
"Moi dont les longs travaux ont acquis tant de gloire."
"Mon nom sert de remparts à toute la Castille"
Don Diègue
Don Fernand
Don Gomès
"Madame, acceptez mon service."
"À qui venge son père il n'est rien impossible"
"L'amour est un tyran qui n'épargne personne."
"Va, je ne te hais point."
Chimène
Dona Urraque
Rodrigue
Don Sanche
Info
Léonor
Don Alonse
Elvire
Don Arias
Les personnages
Coeur
Fer
Sang
Affront
Race
Courroux
Infâmie
Maison
Lauriers
Vertu
Aïeux
Bras
Hyménée
Hymen
Déplaisir
Transports
Maîtresse
Ennui
Feux
ACTE I Scène 1
Elle est dans le devoir, tous deux dignes d'elle, Tous deux formés d'un sang, noble, vaillant, fidèle, Jeunes mais qui font lire aisément dans leurs yeux L'éclatante vertu de leurs braves aïeux. Don Rodrigue surtout n'a trait en son visage Qui d'un homme de coeur ne soit la haute image, Et sort d'une maison si féconde en guerriers Qu'ils y prennent naissance au milieu des lauriers. La valeur de son père, en son temps sans pareille, tant qu'a duré sa force a passé pour merveille, Ses rides sur son front ont gravé ses exploits, Et nous disent encor ce qu'il fut autrefois : Je me promets du fils ce que j'ai vu du père, Et ma fille en un mot peut l'aimer et me plaire.
LE COMTE :
Info
ACTE I Scène 3
LE COMTE :
Ton impudence,Téméraire vieillard, aura sa récompense. Il lui donne un soufflet.
Acte I, scène 4
DON DIEGUE, Seul
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, Tant de fois affermi le trône de son roi, Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ? Ô cruel souvenir de ma gloire passée ! Oeuvre de tant de jours en un jour effacée ! Nouvelle dignité fatale à mon bonheur ! Précipice élevé d'où tombe mon honneur ! Faut-il de votre éclat voir triompher Le Comte, Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
Tu es un noble proche du Roi de Castille. En sortant du Conseil du Roi, tu as assisté à la querelle entre le Comte et Don Diegue. Quelques jours plus tard, tu en fais le récit au Roi.
"Je sortais du palais, Sire, lorsque je vis Don Diegue et le Comte qui discutaient sur la place ..."
ACTE I, scène 5
DON DIÈGUE, DON RODRIGUE
Rodrigue, as-tu du cœur ? Tout autre que mon père L’éprouverait sur l’heure. Agréable colère ! Digne ressentiment à ma douleur bien doux ! Je reconnais mon sang à ce noble courroux ; Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte. Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ; Viens me venger.
DON DIÈGUE
DON RODRIGUE
DON DIÈGUE
De quoi ? D’un affront si cruel, Qu’à l’honneur de tous deux il porte un coup mortel, D’un soufflet. L’insolent en eût perdu la vie, Mais mon âge a trompé ma généreuse envie, Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir, Je le remets au tien pour venger et punir. Va contre un arrogant éprouver ton courage ; Ce n’est que dans le sang qu’on lave un tel outrage,
DON RODRIGUE
DON DIÈGUE
Mise en scène de Jean Vilar
Mise en scène de Wissam Arbache
Meurs, ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter, Je te donne à combattre un homme à redouter ; Je l’ai vu, tout couvert de sang et de poussière, Porter partout l’effroi dans une armée entière. J’ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ; Et pour t’en dire encor quelque chose de plus, Plus que brave soldat, plus que grand capitaine, C’est… De grâce, achevez. Le père de Chimène.
DON DIÈGUE
DON RODRIGUE
DON DIÈGUE
Le… Ne réplique point, je connais ton amour, Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour, Plus l’offenseur est cher, et plus grande est l’offense : Enfin tu sais l’affront, et tu tiens la vengeance, Je ne te dis plus rien, venge-moi, venge-toi, Montre-toi digne fils d’un père tel que moi ; Accablé des malheurs où le destin me range Je vais les pleurer. Va, cours, vole, et nous venge.
DON RODRIGUE
DON DIÈGUE
Je demeure immobile, et mon âme abattue Cède au coup qui me tue. Si près de voir mon feu récompensé, Ô Dieu, l’étrange peine ! En cet affront mon père est l’offensé, Et l’offenseur le père de Chimène ! Que je sens de rudes combats ! Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse : Il faut venger un père, et perdre une maîtresse : L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras. Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme, Ou de vivre en infâme, Des deux côtés mon mal est infini. Ô Dieu, l’étrange peine ! Faut-il laisser un affront impuni ? Faut-il punir le père de Chimène ?
ACTE I, scène 6
DON RODRIGUE, seul.
Acte I, scène 6
Acte II, scène 2
ACTE II, scène 8
Sire, mon père est mort ; mes yeux ont vu son sang Couler à gros bouillons de son généreux flanc, Ce sang qui tant de fois garantit vos murailles, Ce sang qui tant de fois vous gagna des batailles, Ce sang qui tout sorti fume encor de courroux De se voir répandu pour d’autres que pour vous, Qu’au milieu des hasards n’osait verser la guerre, Rodrigue en votre cour vient d’en couvrir la terre. J’ai couru sur le lieu, sans force et sans couleur, Je l’ai trouvé sans vie. Excusez ma douleur, Sire, la voix me manque à ce récit funeste, Mes pleurs et mes soupirs vous diront mieux le reste.
CHIMÈNE
LE ROI, DON DIÈGUE, CHIMÈNE, DON SANCHE, DON ARIAS, DON ALONSE
ACTE III, scène 3
CHIMÈNE, ELVIRE
Pleurez , pleurez mes yeux, et fondez-vous en eau, La moitié de ma vie a mis l'autre au tombeau, Et m'oblige à venger, après ce coup funeste, Celle que je n'ai plus, sur celle qui me reste.
CHIMÈNE
Mise en scène Colette Roumanoff
Eh bien ! sans vous donner la peine de poursuivre, Assurez-vous l’honneur de m’empêcher de vivre. Elvire, où sommes-nous, et qu’est-ce que je vois ? Rodrigue en ma maison ! Rodrigue devant moi ! N’épargnez point mon sang : goûtez sans résistance La douceur de ma perte et de votre vengeance. Hélas ! Écoute-moi. Je me meurs. Un moment. Va, laisse-moi mourir. Quatre mots seulement : Après, ne me réponds qu’avecque cette épée. Quoi ! du sang de mon père encor toute trempée ! Ma Chimène…
DON RODRIGUE
ACTE III, scène 4
CHIMÈNE
DON RODRIGUE, CHIMÈNE, ELVIRE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
(...)
Va, je suis ta partie, et non pas ton bourreau. Si tu m’offres ta tête, est-ce à moi de la prendre ? Je la dois attaquer, mais tu dois la défendre ; C’est d’un autre que toi qu’il me faut l’obtenir, Et je dois te poursuivre, et non pas te punir. De quoi qu’en ma faveur notre amour t’entretienne, Ta générosité doit répondre à la mienne ; Et pour venger un père emprunter d’autres bras, Ma Chimène, crois-moi, c’est n’y répondre pas : Ma main seule du mien a su venger l’offense, Ta main seule du tien doit prendre la vengeance.
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
Cruel ! à quel propos sur ce point t’obstiner ? Tu t’es vengé sans aide, et tu m’en veux donner ! Je suivrai ton exemple, et j’ai trop de courage Pour souffrir qu’avec toi ma gloire se partage. Mon père et mon honneur ne veulent rien devoir Aux traits de ton amour ni de ton désespoir. Rigoureux point d’honneur ! hélas ! quoi que je fasse, Ne pourrai-je à la fin obtenir cette grâce ? Au nom d’un père mort, ou de notre amitié, Punis-moi par vengeance, ou du moins par pitié. Ton malheureux amant aura bien moins de peine À mourir par ta main qu’à vivre avec ta haine. Va, je ne te hais point. Tu le dois. Je ne puis.
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
Ô miracle d’amour ! Ô comble de misères ! Que de maux et de pleurs nous coûteront nos pères ! Rodrigue, qui l’eût cru ? Chimène, qui l’eût dit ? Que notre heur fût si proche et sitôt se perdît ? Et que si près du port, contre toute apparence, Un orage si prompt brisât notre espérance ?
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
Ah ! mortelles douleurs ! Ah ! regrets superflus ! Va-t’en, encore un coup, je ne t’écoute plus. Adieu : je vais traîner une mourante vie, Tant que par ta poursuite elle me soit ravie. Si j’en obtiens l’effet, je t’engage ma foi De ne respirer pas un moment après toi. Adieu : sors, et surtout garde bien qu’on te voie. Madame, quelques maux que le ciel nous envoie… Ne m’importune plus, laisse-moi soupirer, Je cherche le silence et la nuit pour pleurer.
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
DON RODRIGUE
CHIMÈNE
ELVIRE
CHIMÈNE
ACTE IV, Scène 3
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port, Tant, à nous voir marcher avec un tel visage, Les plus épouvantés reprenaient leur courage! J'en cache les deux tiers, aussitôt qu'arrivés, Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés : Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure, Brûlant d'impatience autour de moi demeure, Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit, Passe une bonne part d'une si belle nuit. Par mon commandement la garde en fait de même, Et se tenant cachée, aide à mon stratagème, Et je feins hardiment d'avoir reçu de vous L'ordre qu'on me voit suivre et que je donne à tous.
DON RODRIGUE
LE ROI, DON DIÈGUE, DON ARIAS, DON RODRIGUE, DON SANCHE
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ; L'onde s'enfle dessous, et d'un commun effort Les Mores et la mer montent jusque au port. On les laisse passer, tout leur paraît tranquille, Point de soldats au port, point aux murs de la ville, Notre profond silence abusant leurs esprits Ils n'osent plus douter de nous avoir surpris, Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent, Et courent se livrer aux mains qui les attendent
DON RODRIGUE
Mise en scène de F. Huster
ACTE IV, Scène 3
Ils t'ont nommé tous deux leur Cid en ma présence. Puisque Cid en leur langue est autant que seigneur, Je ne t'envierai pas ce beau titre d'honneur. Sois désormais le Cid : qu'à ce nom tout cède ; Qu'il comble d'épouvante et Grenade et Tolède Et qu'il marque à tous ceux qui vivent sous mes lois Et ce que tu me vaux, et ce que je te dois.
DON FERNAND
Info
ACTE IV, Scène 5
LE ROI, DON DIÈGUE, DON ARIAS, DON ALONSE, DON SANCHE, CHIMÈNE, ELVIRE
Le Jugement de Salomon par Nicolas Poussin
Ma fille, ces transports ont trop de violence. Quand on rend la justice, on met tout en balance : On a tué ton père, il était l'agresseur, Et la même équité m'ordonne la douceur.
LE ROI
1998
1985
2007
1962
2009
1951
2012
Le CID,
une tragi-comédie
Un dénouement heureux
Des éléments de tragédie
- Les personnages appartiennent à l'aristocratie.
- La pièce se déroule en 5 actes.
- Les vers sont des alexandrins.
- Un personnage meurt.
Le héros remporte une bataille et les amants sont réunis à la fin malgré les circonstances.
Le CID,
une pièce classique ?
Au XVII ème siècle, une pièce classique doit respectuer trois règles :
La bienséance (ne pas montrer de violence ou d'actes contraires à la morale). Ici Chimène est prête à épouser le meurtrier de son père, ce qui n'est normalement pas envisageable dans une tragédie.
La vraisemblance (tout ce qui se passa dans la pièce doit être crédible). Il n'est pas vraisemblable que Rodrigue tue le père de chimène, parte en guerre contre des Maures, et revienne victorieux en seulement 24 heures.
La règle des trois unités (unité d'action, de temps, de lieu : il ne doit y avoir qu'une seule intrigue qui se déroule en 24 heures et en un seul lieu). Ici l'unité de lieu et d'action unique ne sont pas respectées.