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Dossier autobiographique 2024

Pascale Escudié-Bonn

Created on July 6, 2020

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Transcript

MON

Dossier autobiographique

SOMMAIRE

Pages Obligatoires

1. Mon auto-portrait

Pages facultatives

2. Mon selfie et sa description

3. Mon CV et ma lettre de motivation

Consignes

4. Questionnaire de Proust et portrait chinois

5. J'aime / Je n'aime pas

Evaluation

6. Mes souvenirs d'enfance

7. Lettre à mon futur moi

Exemples :

Rédige ton autoportrait

En voici les étapes :

  1. Présente-toi de façon générale : nom, prénom, sexe, âge, généralités.
  2. Décris-toi physiquement de façon organisée (de haut en bas ou de bas en haut). Tu peux être objectif(ive) ou subjectif(ive).
  3. Décris-toi psychologiquement en donnant tes qualités et tes défauts. Tu peux t'appuyer sur ce que disent les autres de toi ou sur ce que tu penses toi-même.
  4. Rédige une courte conclusion.

Fiches de vocabulaire pour t'aider :

Vocabulaire pour rédiger ton autoportrait

Banque de mots pour le portrait sous forme de tableau :

Description du visage : carte mentale détaillée

Description générale et morale : carte mentale détaillée

Le CV

La lettre de motivation

Le CV et la lettre de motivation sont envoyés ensemble par un postulant à un employeur. Ces documents peuvent également être nécessaires pour une demande de stage.

"CV" est l'acronyme de "Curriculum vitae". Littéralement, cela signifie "le cours de la vie". Le CV contient l'ensemble des indications relatives à l'état civil, aux capacités, aux diplômes et aux activités passées (d'une personne).

La lettre de motivation pour le stage de 3ème :

Exemple

Exemples

Portrait Chinois

Questionnaire de Proust

Le portrait chinois est un autre test de personnalité du même genre mais dont le système de questions est différent.

Le questionnaire de Proust est un test de personnalité, devenu célèbre grâce aux réponses de Marcel Proust, un célèbre auteur français du XIXème siècle.

Clique ici afin d'accéder au questionnaire pré-établi auquel il te suffira de répondre.

Clique sur le portrait pour accéder au questionnaire et aux réponses qui l'ont rendu célèbre.

Clique là si tu préfères confectionner toi-même tes questions en les choisissant selon les thèmes. (35 questions)

J'aime / Je n'aime pas

Le texte de Roland Barthes

A la manière de Roland Barthes, rédige 2 paragraphes : l'un sur ce que tu aimes, l'autre sur ce que tu n'aimes pas. Tu peux aussi t'inspirer du court-métrage Foutaises. Ou encore, de cet extrait du film Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet (2001).

Mes souvenirs

Exemples

Raconte un bon souvenir et un mauvais. Pour chacun d'entre eux, précise le contexte, décris tes sentiments et explique pourquoi il s'agit d'un bon ou d'un mauvais souvenir.

Un bon souvenir

Un mauvais souvenir

Un souvenir honteux

Michel Leiris, L'âge d'homme, 1939.

Âgé de cinq ou six ans, je fus victime d'une agression. Je veux dire que je subis dans la gorge une opération qui consista à m'enlever des végétations ; l'intervention eut lieu d'une manière très brutale, sans que je fusse anesthésié. Mes parents avaient d'abord commis la faute de m'emmener chez le chirurgien sans me dire où ils me conduisaient. Si mes souvenirs sont justes, je m'imaginais que nous allions au cirque ; j'étais donc très loin de prévoir le tour sinistre que me réservaient le vieux médecin de la famille, qui assistait le chirurgien, et ce dernier lui-même. Cela se déroula, point pour point, ainsi qu'un coup monté et j'eus le sentiment qu'on m'avait attiré dans un abominable guet-apens. Voici comment les choses se passèrent : laissant mes parents dans le salon d'attente, le vieux médecin m'amena jusqu'au chirurgien, qui se tenait dans une autre pièce en grande barbe noire et blouse blanche (telle est, du moins, l'image d'ogre que j'en ai gardée) ; j'aperçus des instruments tranchants et, sans doute, eus-je l'air effrayé car, me prenant sur ses genoux, le vieux médecin dit pour me rassurer : « Viens, mon petit coco ! On va jouer à faire la cuisine. » À partir de ce moment je ne me souviens de rien, sinon de l'attaque soudaine du chirurgien qui plongea un outil dans ma gorge, de la douleur que je ressentis et du cri de bête qu'on éventre que je poussai. Ma mère, qui m'entendit d'à côté, fut effarée. […] Ce souvenir est, je crois, le plus pénible de mes souvenirs d'enfance. Non seulement je ne comprenais pas que l'on m'eût fait si mal, mais j'avais la notion d'une duperie, d'un piège, d'une perfidie atroce de la part des adultes, qui ne m'avaient amadoué que pour se livrer sur ma personne à la plus sauvage agression. Toute ma représentation de la vie en est restée marquée : le monde, plein de chausse-trapes, n'est qu'une vaste prison ou salle de chirurgie ; je ne suis sur terre que pour devenir chair à médecins, chair à canons, chair à cercueil ; comme la promesse fallacieuse de m'emmener au cirque ou de jouer à faire la cuisine, tout ce qui peut m'arriver d'agréable en attendant n'est qu'un leurre, une façon de me dorer la pilule pour me conduire plus sûrement à l'abattoir où, tôt ou tard, je dois être mené.

Romain Gary, L'a Promesse de l'aube, 1960.

J'avais déjà près de neuf ans lorsque je tombai amoureux pour la première fois. Je fus tout entier aspiré par une passion violente, totale, qui m'empoisonna complètement l'existence et faillit même me coûter la vie. Elle avait huit ans et elle s'appelait Valentine. Je pourrais la décrire longuement et à perte de souffle, et si j'avais une voix, je ne cesserais de chanter sa beauté et sa douceur. C'était une brune aux yeux clairs, admirablement faite, vêtue d'une robe blanche et elle tenait une balle à la main. Je l'ai vue apparaître devant moi dans le dépôt de bois, à l'endroit où commençaient les orties, qui couvraient le sol jusqu'au mur du verger voisin. Je ne puis décrire l'émoi qui s'empara de moi : tout ce que je sais, c'est que mes jambes devinrent molles et que mon cœur se mit à sauter avec une telle violence que ma vue se troubla. Absolument résolu à la séduire immédiatement et pour toujours, de façon qu'il n'y eût plus jamais de place pour un autre homme dans sa vie, je fis comme ma mère me l'avait dit et, m'appuyant négligemment contre les bûches, je levai les yeux vers la lumière pour la subjuguer(2). Mais Valentine n'était pas femme à se laisser impressionner. Je restai là, les yeux levés vers le soleil, jusqu'à ce que mon visage ruisselât de larmes, mais la cruelle, pendant tout ce temps-là continua à jouer avec sa balle, sans paraître le moins du monde intéressée. Les yeux me sortaient de la tête, tout devenait feu et flamme autour de moi, mais Valentine ne m'accordait même pas un regard. Complètement décontenancé par cette indifférence, alors que tant de belles dames, dans le salon de ma mère, s'étaient dûment extasiées devant mes yeux bleus, à demi aveugle et ayant ainsi, du premier coup, épuisé, pour ainsi dire, mes munitions, j'essuyai mes larmes et, capitulant sans conditions, je lui tendis les trois pommes vertes que je venais de voler dans le verger. Elle les accepta et m'annonça, comme en passant : "Janek a mangé pour moi toute sa collection de timbres-poste." C'est ainsi que mon martyre commença.

Mon selfie et sa description

1. Réalise un selfie entouré(e) d'objets qui correspondent à ta personnalité ou d'images qui correspondent à ta vie. 2. Rédige la description du selfie avec une explication des objets et des images choisis.

Clique sur les exemples pour les voir :

Lettre à mon futur moi

1) Evoque ce que tu penses de toi aujourd'hui, ce que tu aimes, n'aimes pas, tes activités, tes ami(e)s. 2) Quelles sont tes réussites, tes peurs, tes valeurs (ce qui compte pour toi) ? Parle de ce que tu sais faire. 3) Ce que tu voudrais continuer, arrêter, commencer à faire, à être... 4) Donne-toi des conseils, des encouragements, écris-toi comme à un ami. 5) Pose-toi des questions.

Exemple

Pages facultatives

Tu peux aussi ajouter des pages supplémentaires à ton dossier autobiographique. Cela valorisera ton travail. Par exemple : - la page des amis - la page de la famille - la page des "Je me souviens" à la façon de Georges Perec - la page de tes voyages - la page de tes musiques ou films préférés... Etc. Laisse libre cours à ton imagination !

Consignes

- Tu as jusqu'au vendredi 8 novembre pour rendre ton dossier autobiographique. - Il est impératif de t'organiser et de ne pas attendre le dernier moment pour te mettre au travail ! - Tu pourras rendre ton travail en version papier ou informatique/numérique. - La couverture devra être soignée et personnalisée afin de refléter ta personnalité. Tu n'oublieras pas d'y mentionner ton nom et ton prénom ! - Le CV doit obligatoirement être tapé à l'ordinateur, tout le reste peut être manuscrit. - Soigne ton travail, décore-le, il sera pour toi un beau souvenir pour plus tard !

Profite de la séance de présentation en classe pour poser toutes les questions qui te viennent à l'esprit !

Evaluation

Voici la grille selon laquelle tu seras évalué(e)e. Tu la colleras à la fin de ton dossier une fois fini et tu complèteras uniquement la partie "auto-évaluation".

Ma cabane ! Années 60. Quand j’étais môme, je construisais des cabanes. Pas très original tout ça ! Dans le village, une dame sympathique que nous appelions familièrement « la mère poisson » parce qu’elle faisait commerce des produits de la pêche avait la gentillesse de me donner des vieilles caisses en bois servant à transporter le poisson. Je les laissais à la pluie quelques temps pour que l’odeur disparaisse, puis je les démontais. Avec des piquets et des tasseaux récupérés, une scie, des clous et un marteau je devenais le pionnier de l’ouest américain qui construisait sa propre demeure pour y vivre. Cette cabane « isolée » dans un petit bois était située à cent mètres de la maison familiale. Qu’importe j’avais mon chez moi ! Le toit, en caisse aussi, était recouvert d’une sorte de lino goudronné réutilisé. Je faisais du recyclage bien avant l’heure de l’intégrisme écologique ! Une porte et des volets fermaient mon « sweet-home » de quelques mètres carrés. A l’intérieur trônait une paillasse que l’on devait respecter comme une couche royale, une étagère où je rangeais des vieux bouquins, des magazines et des armes factices pour défendre les lieux. On y jouait aux cow-boys ou aux cartes avec mes jeunes frères, j’y lisais seul parfois, « loin des bruissements du monde » comme on écrit dans les romans mais attentif aux bruits extérieurs. Les indiens n’avaient pas attaqué depuis longtemps dans mon village, mais je restais vigilant ! Le meilleur moment c’était quand une pluie s’annonçait…J’étais partagé entre le plaisir de me mettre à l’abri, chez moi dans « ma » cabane et l’angoisse que de nouvelles gouttières apparaissent et me montrent que décidément je devais encore faire des progrès en construction et en bâtiment. J’ai été, je crois, dans ce lieu le plus heureux des mômes. Proche de la béatitude ? N’exagérons rien tout de même! Dans ma cabane après confesse peut-être n’étais-je pas loin des élus du paradis tout de même. Philippe Chamelat, 03-2009.