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Les conditions de vie dans les Tranchées

virginiez.rosier

Created on June 2, 2020

A destination d'élèves de CM2, ce document tente d'expliquer la vie dans les tranchées.

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Transcript

La vie dans les tranchées

Sur chaque page, tu trouveras des éléments interactifs, clique dessus et laisse-toi guider. En haut à droite, une incône te permet de voir les éléments interactifs.

Les tranchées

Les tranchées

Lors des moments de repos, les poilus jouent aux cartes, lisent le journal ou les lettres qu'ils reçoivent, écrivent. Les soldats souffrent du froid, de la faim et de la peur en permanence.

Les soldats vivent dans les tranchées : le temps est long.

Les soldats s'occupent comme ils peuvent...

1915 Je ne sais pas si je pourrais dormir dans un lit à présent, on est habitués à coucher par terre ou sur la paille quand on peut en trouver. Il y a bien deux mois que je ne me suis pas déshabillé, et j’ai enlevé mes souliers cette nuit pour dormir ; il y avait au moins quinze jours que je ne les avais pas quittés.Je vais te donner quelques détails comment nous avons passé la nuit dans la tranchée. Celle que nous avons occupée a une longueur de cent mètres à peu près, construite à la lisière d’un petit bois (…) ; elle est profonde d’un mètre, la terre rejetée en avant, ce qui fait que l’on peut passer debout sans être vu. La largeur est généralement de quinze centimètres et l’on fait de place en place des endroits un peu plus larges de façon à pouvoir se croiser quand on se rencontre. Dans le fond de la tranchée et sous le terrain, on creuse de petites caves où un homme peut tenir couché, c’est pour se garantir des éclats d’obus. Adolphe Wegelt

3 décembre 1917 La censure, tu le sais, est impitoyable ici et certains pauvres poilus ont appris à leurs dépens qu’ils ne devaient pas avoir la langue trop longue, ni même recevoir des lettres (qui sont d’ailleurs supprimées) sur lesquelles les parents ont souvent aussi la langue un peu trop longue. C’est révoltant mais c’est ainsi. Il semblerait qu’une lettre est une chose sacrée, il n’en est rien. Sois donc prudente, ma chérie, et si tu veux que je reçoive toutes tes lettres, ne me parle pas de la guerre. Henri Bouvard

1915 . cadre

Leur emploi du temps était toujours le même. Le jour, ils dormaient ou se reposaient. Les activités hors de la tranchée étaient très limitées parce que, risquées. Des tireurs isolés, embusqués, tiraient sur tous ceux qui osaient abandonner la protection de la tranchée.La nuit, en revanche, tout s'animait. Les troupes profitaient de l'obscurité pour transporter les munitions, les rations et les provisions à travers le réseau de couloirs. Une fois les activités nocturnes terminées, les soldats regagnaient leur position et attendaient patiemment et en silence le lever du soleil. Des bombardements intensifs avaient souvent lieu à l'aube ou au crépuscule. C'était en général le meilleur moment pour attaquer.La vie quotidienne du soldat est divisée en deux parties inégales : Celle où tout lui est imposé, corvées, patrouilles et travaux. La cornée était souvent le transport d’un matériel : rondins, sac à terre, claies, gabion, kilomètres de caillebotis, rouleaux de barbelés, hérissons, réseaux brins, chevaux de frises. Celle qu’il peut se réserver. Pendant les temps libres, certains fabriquaient des objets. Les objets qu’ils fabriquaient étaient revendus par la suite. Des tranchées était sortie un véritable artisanat de guerre

Des conditions insoutenables

les conditions de vie sont très difficiles : les soldats doivent accepter la peur de la mort permanente, mais aussi souffrir de la faim, de la soif, de l'humidité et du froid. De plus, ils sont attaqués par de nombreux parasites : les poux, les rats...

Les soldats doivent combattre jusqu'au bout et ne jamais abandonner leur poste. Certains seront fusillés pour l'exemple. En 1917, certains soldats épuisés, découragés, se sont mutinés (ils ont refusé d’aller au combat): quelques dizaines ont été fusillés pour l’exemple, pour décourager les autres.

4 décembre 1914Ma bien chère Lucie,Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé.Voici pourquoi :Le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne, alors que nous finissions la soupe, des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m’ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J’ai profité d’un moment de bousculade pour m’échapper des mains des Allemands. J’ai suivi mes camarades, et ensuite, j’ai été accusé d’abandon de poste en présence de l’ennemi.Nous sommes passés vingt-quatre hier soir au Conseil de Guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi. Je ne suis pas plus coupable que les autres, mais il faut un exemple. Mon portefeuille te parviendra avec ce qu’il y a dedans. (..)Je meurs innocent du crime d’abandon de poste qui m’est reproché. Si au lieu de m’échapper des Allemands, j’étais resté prisonnier, j’aurais encore la vie sauve. C’est la fatalité.Ma dernière pensée, à toi, jusqu’au bout.Henry Floch

Beaucoup de soldats ne reviendront pas...

Pourquoi devons-nous nous souvenir d'eux ?

J'espère que tu as appris beaucoup de choses sur cette terrible vie dans les tranchées... Nous continuerons à travailler autour de la première guerre mondiale et notamment avec l'étude de lettres de poilus. Bonne journée à tous.

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