La reproduction chez les végétaux
Ce n'est pas qu'une histoire de sexe
Miusique de fond : Stevie Wonder The secret life of plants
1. lA REPRODUCTION ASEXUEE
Ou comment se reproduire sans gamête !
La reproduction asexuée ou végétative
Beaucoup de plantes peuvent produire des individus génétiquement identiques à elles-mêmes, l'ensemble constituant un clone : c'est la reproduction asexuée ou végétative. ce type de reproduction ne nécessite pas de production de gamètes
Totipotence et organes intervenant dans la reproduction asexuée
La reproduction asexuée repose sur la totipotence des celllules végétales et la capacité de croissance indéfinie des pantes. Les organes utilisés pour cette multiplication végétative sont divers ; Tubercules, bourgeons de la tiges, stolons, bulbes...
Un article sur le bouturage
Bouturage, marcottage etc...
La multiplication végétative est exploitée en horticulture depuis des siècles. Différentes techniques sont utilisées pour produire des plants à moindre coût et en quantité :- Repiquage de bulbes, rhizomes ou tubercules; - Bouturage : une feuille ou une tige feuillée est séparée de la plante mère, puis la formation de racines est favorisée, - Marcottage : on favorise la formation de racines sur une tige feuillée, puis on la sépare de la plante mère.
2. lA REPRODUCTION SEXUEE : Etude de la fleur
La fleur, l'organe génital de la plante ! !
La morphologie florale
Présentation des pièces florales
Voir TP 5 et diagramme floral
Les organes mâles et femelles
Organe femelle : le pistil
Stigmate : "piste d’atterrissage" des grains de pollen.
Style : +/- long selon les espèces, parfois même virtuel.
Ovaire : divisé en carpelles, logettes renfermant 1 ou des ovules.
Ovule : structure portant le gamète ♀ (l’oosphère)
Le nombre de carpelles, d’ovules, d'étamines varie selon l’espèce
Organe mâle : l'étamine
Anthère = 1 ou plusieurs sacs polliniques renfermant les grains de pollen.
1 grain de pollen porte 2 gamètes ♂
Dissection florale
3. lA REPRODUCTION SEXUEE : la fecondation
ou la rencontre des gamètes !
La germination du pollen
Une fois le pollen capté par le stigmate, un tube pollinique germe. Ce tube permettra d'acheminer à travers le style le gamète mâle jusqu'aux ovules.
Germination d'un pollen - MO X400
La fécondation
Après la fécondation les ovules se transforment en graines ; les pétales et les étamines fanent, et le plus souvent c'est l'ovaire qui engendre le fruit.
Marc-André Sélosse nous parle de la fleur
L'autofécondation (ou autogamie)
Quand la fleur est hermaphrodite (possédant pistil et étamines) ou que la plante porte des fleurs mâles et des fleurs femelles (plante monoïque), l'autofécondation est parfois possible. Mais la plupart du temps, seule la fécondation croisée est possible afin d'avoir une descendance génétiquement diversifiée. Ceci est rendu possible par différentes adapatations : auto-incompatibilité génétique, fleurs mâles et femelles sur des plantes différentes (plante dioïque), décalage temporel dans la maturation des gamètes, existence de barrières physiques entre les organes reproducteurs....
4. De la fleur au fruit
Après fécondation les ovules se transforment en graines ; les pétales et les étamines fanent, et le plus souvent c'est l'ovaire qui engendre le fruit.
5. lA POLLINISATION
ou comment se reproduire de façon sexuée lorsqu'on est fixé !
Une plante doit être pollinisée pour produire des graines, et la pollinisation est le plus souvent croisée.
Certaines plantes produisent du pollen en grande quantité et "laissent faire" le vent. (anémogamie) D'autres "recrutent" les animaux :
les attirant par leurs couleurs, forme et/ou odeur ou même en leur faisant croire à un partenaire sexuel,
et leur offrant toutes sortes de récompenses, comme un lieu de repos mais en particulier le nectar… (zoogamie) Il y a une véritable collaboration plante-animal, fruit d'une coévolution grâce à des interactions spécifiques. Ils évoluent conjointement l'un en fonction de l'autre.
Marc-André Sélosse nous parle du fruit
Marc-André Sélosse nous parle également de la graine
5. lA dispersion des graines et des fruits
ou comment limiter la compétition et coloniser de nouveaux milieux. !
Dispersion spatiale
Cette dispersion spatiale a été favorisée par la sélection naturelle, car elle permet :
- d'atteindre des habitats propices et favorables au développement des futures pousses,
- de diminuer la compétition entre individus en les disséminant sur un plus large territoire,
- d'échanger des individus entre populations et de favoriser ainsi le brassage génétique au sein de ces populations végétales,
- de créer de nouvelles populations, en colonisant de nouveaux milieux.
Ces dispositifs de dissémination constituent un avantage sélectif car ils favorisent la perpétuation de l'espèce. cette collaboration étroite plante-animal est le fruit de la coévolution et de la coadaptation des deux espèces.
Rq : la coévolution plante-animal est parfois si spécialisée (1 seule espèce animale / 1 seule espèce végétale) que si l'une des deux espèces est en danger, l'autre l'est tout autant
Merci à
- Sylvie Magdelaine pour ses photos et ses notes- Aux éditions Bordas et Hachette - Marc-André Sélosse pour toutes ses explications
Reproduction des végétaux
MORAND morandsvt
Created on May 21, 2020
Enseignement de spécialité SVT tale
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La reproduction chez les végétaux
Ce n'est pas qu'une histoire de sexe
Miusique de fond : Stevie Wonder The secret life of plants
1. lA REPRODUCTION ASEXUEE
Ou comment se reproduire sans gamête !
La reproduction asexuée ou végétative
Beaucoup de plantes peuvent produire des individus génétiquement identiques à elles-mêmes, l'ensemble constituant un clone : c'est la reproduction asexuée ou végétative. ce type de reproduction ne nécessite pas de production de gamètes
Totipotence et organes intervenant dans la reproduction asexuée
La reproduction asexuée repose sur la totipotence des celllules végétales et la capacité de croissance indéfinie des pantes. Les organes utilisés pour cette multiplication végétative sont divers ; Tubercules, bourgeons de la tiges, stolons, bulbes...
Un article sur le bouturage
Bouturage, marcottage etc...
La multiplication végétative est exploitée en horticulture depuis des siècles. Différentes techniques sont utilisées pour produire des plants à moindre coût et en quantité :- Repiquage de bulbes, rhizomes ou tubercules; - Bouturage : une feuille ou une tige feuillée est séparée de la plante mère, puis la formation de racines est favorisée, - Marcottage : on favorise la formation de racines sur une tige feuillée, puis on la sépare de la plante mère.
2. lA REPRODUCTION SEXUEE : Etude de la fleur
La fleur, l'organe génital de la plante ! !
La morphologie florale
Présentation des pièces florales
Voir TP 5 et diagramme floral
Les organes mâles et femelles
Organe femelle : le pistil
Stigmate : "piste d’atterrissage" des grains de pollen. Style : +/- long selon les espèces, parfois même virtuel. Ovaire : divisé en carpelles, logettes renfermant 1 ou des ovules. Ovule : structure portant le gamète ♀ (l’oosphère) Le nombre de carpelles, d’ovules, d'étamines varie selon l’espèce
Organe mâle : l'étamine
Anthère = 1 ou plusieurs sacs polliniques renfermant les grains de pollen. 1 grain de pollen porte 2 gamètes ♂
Dissection florale
3. lA REPRODUCTION SEXUEE : la fecondation
ou la rencontre des gamètes !
La germination du pollen
Une fois le pollen capté par le stigmate, un tube pollinique germe. Ce tube permettra d'acheminer à travers le style le gamète mâle jusqu'aux ovules.
Germination d'un pollen - MO X400
La fécondation
Après la fécondation les ovules se transforment en graines ; les pétales et les étamines fanent, et le plus souvent c'est l'ovaire qui engendre le fruit.
Marc-André Sélosse nous parle de la fleur
L'autofécondation (ou autogamie)
Quand la fleur est hermaphrodite (possédant pistil et étamines) ou que la plante porte des fleurs mâles et des fleurs femelles (plante monoïque), l'autofécondation est parfois possible. Mais la plupart du temps, seule la fécondation croisée est possible afin d'avoir une descendance génétiquement diversifiée. Ceci est rendu possible par différentes adapatations : auto-incompatibilité génétique, fleurs mâles et femelles sur des plantes différentes (plante dioïque), décalage temporel dans la maturation des gamètes, existence de barrières physiques entre les organes reproducteurs....
4. De la fleur au fruit
Après fécondation les ovules se transforment en graines ; les pétales et les étamines fanent, et le plus souvent c'est l'ovaire qui engendre le fruit.
5. lA POLLINISATION
ou comment se reproduire de façon sexuée lorsqu'on est fixé !
Une plante doit être pollinisée pour produire des graines, et la pollinisation est le plus souvent croisée. Certaines plantes produisent du pollen en grande quantité et "laissent faire" le vent. (anémogamie) D'autres "recrutent" les animaux : les attirant par leurs couleurs, forme et/ou odeur ou même en leur faisant croire à un partenaire sexuel, et leur offrant toutes sortes de récompenses, comme un lieu de repos mais en particulier le nectar… (zoogamie) Il y a une véritable collaboration plante-animal, fruit d'une coévolution grâce à des interactions spécifiques. Ils évoluent conjointement l'un en fonction de l'autre.
Marc-André Sélosse nous parle du fruit
Marc-André Sélosse nous parle également de la graine
5. lA dispersion des graines et des fruits
ou comment limiter la compétition et coloniser de nouveaux milieux. !
Dispersion spatiale
Cette dispersion spatiale a été favorisée par la sélection naturelle, car elle permet : - d'atteindre des habitats propices et favorables au développement des futures pousses, - de diminuer la compétition entre individus en les disséminant sur un plus large territoire, - d'échanger des individus entre populations et de favoriser ainsi le brassage génétique au sein de ces populations végétales, - de créer de nouvelles populations, en colonisant de nouveaux milieux. Ces dispositifs de dissémination constituent un avantage sélectif car ils favorisent la perpétuation de l'espèce. cette collaboration étroite plante-animal est le fruit de la coévolution et de la coadaptation des deux espèces. Rq : la coévolution plante-animal est parfois si spécialisée (1 seule espèce animale / 1 seule espèce végétale) que si l'une des deux espèces est en danger, l'autre l'est tout autant
Merci à
- Sylvie Magdelaine pour ses photos et ses notes- Aux éditions Bordas et Hachette - Marc-André Sélosse pour toutes ses explications