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Catastrophe de Courrières
julienlelec
Created on May 4, 2020
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Courrières
Un exemple de la plus importante catastrophe minière d'Europe (10 mars 1906)
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https://www.retronews.fr/journal/le-reveil-du-nord/11-mar-1906/381/2648201/1
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Extraits de journaux sur la catastrophe
Le 10 mars 1906, à 6h30 du matin, se produit une grande explosion dans une mine de charbon située près de Courrières (Nord de la France). 110 km de galeries sont dévastées. Près de 1600 mineurs sont déjà au travail à ce moment-là, extrayant le charbon entre 100 et 300 mètres sous terre. Des opérations de sauvetage sont mises en place
Article paru dans Le Figaro du 11 mars 1906
Trois ouvriers rampant sur une échelle arrivent à demi asphyxiés; ils racontent qu'ils ont dû franchir des cadavres d'hommes et de chevaux pour arriver aux échelles.Des équipes de bonne volonté descendent pour porter secours, au risque d'être asphyxiées. On fait marcher les ventilateurs à toute vitesse pour balayer les gaz. Lorsque la première équipe de secours arrive, elle trouve des cadavres amoncelés et déchiquetés, et les sauveteurs entendent quelques soupirs et essayent de secourir; mais on ne peut rester, car l'air est irrespirable. Enfin, à deux heures, la première cage de victimes remonte: un mineur est scalpé, d'autres sont brûlés. Lorsque la dernière cage remonte avec 2 hommes blessés peu grièvement, on annonce que tous les autres sont des cadavres. Ils sont au nombre de 680 dans cette seule fosse. La mort est provoquée soit par asphyxie ou par les éboulements nombreux qui se produisent. Les berlines ramènent alors des cadavres méconnaissables. On remonte quelques blessés, mais surtout des cadavres: à la fosse n°3, sur 443 mineurs descendus, on en a seulement remonté 13.
Un cadavre de cheval mutilé par l'explosion
Un cadavre de la catastrophe transporté sur un brancard
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Un premier bilan, le soir de la catastrophe, fait état de 1219 morts mais le chiffre officiel sera ramené à 1099 victimes. Un tiers avait entre 13 et 18 ans. On compte plus de 500 veuves et un millier d'orphelins. Une quinzaine de sauveteurs décèderont également lors des opérations
Des femmes attendent des nouvelles du fond de la mine
La foule pressée devant la fosse de Sallaumines pour avoir des nouvelles des mineurs
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Secours et aide aux familles des victimes
Sauveteurs allemands
Un appel pour aider financièrement les familles des victimes
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Dès le 14 mars, la grève se répand à l'ensemble des mines du département, et même au-delà. On compte plus de 50 000 mineurs en grève. Ceux-ci réclament une augmentation des salaires, une plus grande sécurité lors du travail dans les mines, et que les femmes des victimes puissent toucher une pension
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Les grévistes parcourant les rues (Une du Petit Journal, 1er avril 1906)
Rassemblements de grévistes à Lens
Revendications des mineurs
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13 mineurs rescapés remontent à la surface par eux-mêmes 20 jours après la catastrophe, alors que les opérations de sauvetage avaient cessé. De fait, cela relance les manifestations des habitants estimant qu'il n'y a pas eu assez de recherches pour trouver les éventuels blessés
FIN La grève cesse début mai et les mineurs reprennent le chemin du travail. Cette catastrophe aura provoqué une crise politique et un grand mouvement social ayant débouché sur l'instauration d'un jour de repos par semaine. C'est aussi à ce moment-là qu'apparaît le mot "rescapé"