Jules Ferry, président du Conseil, explique les raisons qui justifient la colonisation.« Sur le terrain économique, je me suis permis de placer devant vous […] les considérations qui justifient la politique d’expansion coloniale […] : le besoin de débouchés.Messieurs, il y a un second point […] que je dois également aborder […] : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures […] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures […]Un troisième ; plus délicat ; […] c’est le côté politique de la question. […] Messieurs, dans l’Europe telle qu’elle s’est faite, dans cette concurrence de tant de rivaux […] rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde, […] en regardant comme un piège, comme une aventure, toute expansion vers l’Afrique ou vers l’Orient, […] c’est abdiquer, et, dans un temps plus court que vous ne pouvez le croire, c’est descendre du premier rang au troisième ou au quatrième. »Jules Ferry, Discours devant la Chambre des députés, 28 juillet 1885.
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Jules Ferry, président du Conseil, explique les raisons qui justifient la colonisation.« Sur le terrain économique, je me suis permis de placer devant vous […] les considérations qui justifient la politique d’expansion coloniale […] : le besoin de débouchés.Messieurs, il y a un second point […] que je dois également aborder […] : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures […] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures […]Un troisième ; plus délicat ; […] c’est le côté politique de la question. […] Messieurs, dans l’Europe telle qu’elle s’est faite, dans cette concurrence de tant de rivaux […] rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde, […] en regardant comme un piège, comme une aventure, toute expansion vers l’Afrique ou vers l’Orient, […] c’est abdiquer, et, dans un temps plus court que vous ne pouvez le croire, c’est descendre du premier rang au troisième ou au quatrième. »Jules Ferry, Discours devant la Chambre des députés, 28 juillet 1885.
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Jules Ferry, président du Conseil, explique les raisons qui justifient la colonisation.« Sur le terrain économique, je me suis permis de placer devant vous […] les considérations qui justifient la politique d’expansion coloniale […] : le besoin de débouchés.Messieurs, il y a un second point […] que je dois également aborder […] : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures […] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures […]Un troisième ; plus délicat ; […] c’est le côté politique de la question. […] Messieurs, dans l’Europe telle qu’elle s’est faite, dans cette concurrence de tant de rivaux […] rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde, […] en regardant comme un piège, comme une aventure, toute expansion vers l’Afrique ou vers l’Orient, […] c’est abdiquer, et, dans un temps plus court que vous ne pouvez le croire, c’est descendre du premier rang au troisième ou au quatrième. »Jules Ferry, Discours devant la Chambre des députés, 28 juillet 1885.
Discours de Jules Ferry
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Jules Ferry, président du Conseil, explique les raisons qui justifient la colonisation.« Sur le terrain économique, je me suis permis de placer devant vous […] les considérations qui justifient la politique d’expansion coloniale […] : le besoin de débouchés.Messieurs, il y a un second point […] que je dois également aborder […] : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures […] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures […]Un troisième ; plus délicat ; […] c’est le côté politique de la question. […] Messieurs, dans l’Europe telle qu’elle s’est faite, dans cette concurrence de tant de rivaux […] rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde, […] en regardant comme un piège, comme une aventure, toute expansion vers l’Afrique ou vers l’Orient, […] c’est abdiquer, et, dans un temps plus court que vous ne pouvez le croire, c’est descendre du premier rang au troisième ou au quatrième. »Jules Ferry, Discours devant la Chambre des députés, 28 juillet 1885.
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