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LL9 Madame Bovary

Marianne G

Created on April 18, 2020

Explication linéaire

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Transcript

FLAUBERT, Madame BOVARY

PARCOURS INDIVIDU, MORALE ET SOCIÉTÉ

Gustave FLAUBERT

Cherche lui des poux, tu en sauras peut-être plus sur lui.

Cherche bien, et peut-être même dans sa moustache!

Madame Bovary, une oeuvre

sulfureuse

Paru en 1857, le roman de Flaubert fit scandale et l'auteur connut un procès pour outrage à la morale, à la religion et aux bonnes moeurs. Qu'est-ce qui justifie cela?.

+info

Madame Bovary, l'histoire

Clique sur les images, de gauche à droite, pour en savoir plus

1 5 10 15 20

D’abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l’étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient. Mais, en s’apercevant dans la glace, elle s’étonna de son visage. Jamais elle n’avait eu les yeux si grands, si noirs, ni d’une telle profondeur. Quelque chose de subtil épandu sur sa personne la transfigurait. Elle se répétait : « J’ai un amant ! un amant ! » se délectant à cette idée comme à celle d’une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l’amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré. Elle entrait dans quelque chose de merveilleux où tout serait passion, extase, délire ; une immensité bleuâtre l’entourait, les sommets du sentiment étincelaient sous sa pensée, et l’existence ordinaire n’apparaissait qu’au loin, tout en bas, dans l’ombre, entre les intervalles de ces hauteurs. Alors elle se rappela les héroïnes des livres qu’elle avait lus, et la légion lyrique de ces femmes adultères se mit à chanter dans sa mémoire avec des voix de sœurs qui la charmaient. Elle devenait elle-même comme une partie véritable de ces imaginations et réalisait la longue rêverie de sa jeunesse, en se considérant dans ce type d’amoureuse qu’elle avait tant envié. D’ailleurs, Emma éprouvait une satisfaction de vengeance. N’avait-elle pas assez souffert ! Mais elle triomphait maintenant, et l’amour, si longtemps contenu, jaillissait tout entier avec des bouillonnements joyeux. Elle le savourait sans remords, sans inquiétude, sans trouble.

Plan du texte

D’abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l’étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.

1 5 10 15 20

Mais, en s’apercevant dans la glace, elle s’étonna de son visage. Jamais elle n’avait eu les yeux si grands, si noirs, ni d’une telle profondeur. Quelque chose de subtil épandu sur sa personne la transfigurait. Elle se répétait : « J’ai un amant ! un amant ! » se délectant à cette idée comme à celle d’une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l’amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré. Elle entrait dans quelque chose de merveilleux où tout serait passion, extase, délire ; une immensité bleuâtre l’entourait, les sommets du sentiment étincelaient sous sa pensée, et l’existence ordinaire n’apparaissait qu’au loin, tout en bas, dans l’ombre, entre les intervalles de ces hauteurs.

Alors elle se rappela les héroïnes des livres qu’elle avait lus, et la légion lyrique de ces femmes adultères se mit à chanter dans sa mémoire avec des voix de sœurs qui la charmaient. Elle devenait elle-même comme une partie véritable de ces imaginations et réalisait la longue rêverie de sa jeunesse, en se considérant dans ce type d’amoureuse qu’elle avait tant envié. D’ailleurs, Emma éprouvait une satisfaction de vengeance. N’avait-elle pas assez souffert ! Mais elle triomphait maintenant, et l’amour, si longtemps contenu, jaillissait tout entier avec des bouillonnements joyeux. Elle le savourait sans remords, sans inquiétude, sans trouble.

1ere partie: l. 1 à 3

" D’abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l’étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient. "

Comment rentre-t-on dans la conscience d'Emma? Trouve les 5 éléments de réponse verts dans le texte en pointant les mots correspondants..

Quelles sensations cette remémoration provoque en elle? Trouve la figure de style en bleu qui répond à la question

Comment la nature imprime-t-elle sa mémoire? Pourquoi? Trouve les 2 figures de style en rose qui répondent à la question.

En quoi peut-on dire que le souvenir est sensuel? Trouve les éléments de réponse en jaune

1ere partie, ligne 1 à 3 - Récapitulons

Une entrée dans la conscience d'Emma Bovary

SOUDAINE

Ouverture du texte avec l'adverbe "d'abord" suivi du passé simple "ce fut" l.1,

Présence de la P3 "elle" qui désigne Emma, indique cette focalisation

Verbes de peception qui confirment ce glissement vers sa conscience: et "voyait" l.1 et "sentait"l.2

CONFUSION

Un état de physique et mentale

Comparaison "comme un étourdissement" l.1 qui témoigne d'une perte de repères

Le rôle de la nature: un ROMANTISME (de pacotille?)

La nature vient imprimer son souvenir avec une énumération, toutefois un peu décalée: car elle se termine par Rodolphe"l. 2: ironie de l'auteur?

La nature est personnifiée, comme si elle était complice: vision cliché du romantisme

Une remémoration

SENSUELLE

Des verbes de perception

Nomination de l'amant par son prénom l.2

Un vocabulaire de l'amour qui se réfère à l'acte sexuel mais de façon pudique "étreinte" l.2

2ème partie: l. 4 à 13

Lignes 4 à 6

"Mais, en s’apercevant dans la glace, elle s’étonna de son visage. Jamais elle n’avait eu les yeux si grands, si noirs, ni d’une telle profondeur. Quelque chose de subtil épandu sur sa personne la transfigurait."

Comment perçoit-on un changement dans la narration? Cherche les éléments de réponse

Grâce à quel élément comprend-on le lieu où se trouve Emma?

Comment Emma devient-elle spectatrice d'elle-même?

Comment se perçoit-elle? Quels changements observe-t-elle?

" Elle se répétait : « J’ai un amant ! un amant ! » se délectant à cette idée comme à celle d’une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l’amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré. Elle entrait dans quelque chose de merveilleux où tout serait passion, extase, délire ; une immensité bleuâtre l’entourait, les sommets du sentiment étincelaient sous sa pensée, et l’existence ordinaire n’apparaissait qu’au loin, tout en bas, dans l’ombre, entre les intervalles de ces hauteurs. "

7 10 13

Comment l'enthousiasme d'Emma est-il restitué?

En quoi est-il plein de naïveté?

Essaye de répondre par toi-même avant d'aller piocher les réponses dans le texte.

2ème partie: l.4 à 13- récapitulons

Emma devient SPECTATRICE de son propre changement

Une transition soudaine: conjonction de coordination "Mais" l.4 qui nous plonge dans un autre espace: sa chambre

Elle s'observe: pronom réflechi+verbe de perception visuelle "s'apercevant" l. 4

Elle se sent alors métamorphosée, se perçoit de manière méliorative: Hyperbole avec l' adverbe "jamais"+ répétition anaphorique de l'intensif "si" l. 5+ accumulation et lexique mélioratif.

Dans une EXALTATION pleine de NAIVETE

Emma est plongée dans un état de ferveur enthousiaste: Discours direct, répétition, exclamations l. 7 et lexique de la joie puis gradation "passion, extase, délire" l. 10-11

Emma fait toutefois preuve d'un aveuglement naïf: - hyperbole naïve l.10 suivie d'une gradation de termes appartenant au champ lexical du plaisir - conditionnel "serait" l.10 qui montre qu'elle est dans une sorte de délire - oppositions avec la métaphore "immensité bleuâtre" (suffixe pejoratif -âtre) + antithèses hauteur (son /bassesse (son quotidien)

On sent ainsi l'IRONIE de l'auteur qui se moque de son héroïne

3ème partie: 1- l.14 à 18

"Alors elle se rappela les héroïnes des livres qu’elle avait lus, et la légion lyrique de ces femmes adultères se mit à chanter dans sa mémoire avec des voix de sœurs qui la charmaient. Elle devenait elle-même comme une partie véritable de ces imaginations et réalisait la longue rêverie de sa jeunesse, en se considérant dans ce type d’amoureuse qu’elle avait tant envié. "

A quoi voit-on que les lectures d'Emma ont eu une influence néfaste?

Comment perçoit-on la confusion qui s'opère en elle entre la réalité et la fiction?

A quoi perçoit-on le jugement ironique de l'auteur?

3ème partie: 2- l.18 à 22

"’D'ailleurs, Emma éprouvait une satisfaction de vengeance. N’avait-elle pas assez souffert ! Mais elle triomphait maintenant, et l’amour, si longtemps contenu, jaillissait tout entier avec des bouillonnements joyeux. Elle le savourait sans remords, sans inquiétude, sans trouble."

Comment s'exprime la complaisance d'Emma (qui se trouve des justifications)

A quoi voit-on de nouveau l'enthousiasme du personnage qui devient ici immoral?

3ème partie: l.14 à 22 - récapitulons

L'influence néfaste des lectures d'Emma

Emma s'est bercée de lectures de romans sentimentaux dont les "héroïnes" deviennent des modèles: , or ce sont des "femmes adultères": opposition. Le nombre est souligné par "légion"

Fascination pour ces femmes: "voc. de la musique : "lyrique "l. 15 + "chanter" l.15 associé à "charmaient"l. 16 , champ lexical qui renvoie à l'envoutement des sirènes

La confusion entre la réalité et la fiction

Emma se projette dans ces héroïnes cf vb "devenait" + comparaison l. 16

Voc de la fiction "imaginations", "longue rêverie"l. 17 qui semble devenir réalité: "réalisait" l.17

La complaisance d'Emma vis-à vis d'elle même

Elle se justifie par besoin de "vengeance" L. 19 + souffrance dans le discours indirect libre.+ négation et exclamation

Qui se mêle à un enthousiasme immoral

Champ lexical du plaisir "satisfaction", "triomphait", "joyeux" l. 21 + métaphore de la source l. 20 et 21,

Absence de conscience morale: énumération au rythme ternaire l. 21 et 22 avec anaphore du privatif "sans"

1. Maintenant que tu as compris le texte, identifie, parmi ces propositions, la problématique la mieux adaptée

En quoi Emma est-elle influencée par la lecture des romans sentimentaux?

L'infidélité est-elle condamnable?

Comment Flaubert nous donne-t-il à voir la psychologie de son personnage?

CONCLUSION

Grâce au point de vue interne, l’auteur nous donne accès à la psychologie du personnage, tout en pointant de façon ironique sa naïveté. En effet, Emma se dévoile en jeune femme exaltée, excessive et dénuée d’esprit critique. D’ailleurs, sa liaison avec Rodolphe sera un échec, il se contentera de la séduire puis de la quitter lorsqu’il se sera lassé d’elle. Faisant fi de la morale et du jugement de la société de son temps, en se jetant à corps perdu dans cette aventure sans lendemain, Emma Bovary apparaît ainsi comme un personnage bien éloigné de celui de la vertueuse princesse de Clèves.

L'explication linéaire est terminée, à toi de prendre en note les éléments importants pour te constituer une FICHE.

Tu trouveras, aux pages suivantes, des questions pour te préparer à un point deGRAMMAIRE qui pourrait être traité dans ce texte

1. Combien de propositions cette phrase comporte-t-elle?

D’abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l’étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.

1 proposition

3 propositions

5 propositions

2. comment les 3 premières propositions sont-elles reliées?

D’abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l’étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.

coordination-juxtaposition-subordination

juxtaposition-coordination-subordination

subordination-juxtaposition-coordination

3. La proposition subordonnée en gras est une:

D’abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l’étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.

conjonctive complétive

conjonctive circonstancielle

relative

4. Quelle circonstance est-ici exprimée?

D’abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l’étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient.

le temps

le but

la cause

Bravo, tu as fini!!

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