Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

La planète en danger Satire copie

Laila Methnani

Created on October 4, 2019

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Math Lesson Plan

Primary Unit Plan 2

Animated Chalkboard Learning Unit

Business Learning Unit

Corporate Signature Learning Unit

Code Training Unit

History Unit plan

Transcript

séquence "satire"

Ceux qui partent : les migrants

dénoncer les travers de la société

Tu vas travailler en autonomie

Le but de cette séquence est de découvrir la notion de satire, d’en comprendre les procédés pour pouvoir la reconnaître, l’analyser et la mettre en oeuvre dans un billet d'humeur.

Lire le corpus.- Présenter les différents documents.(oeuvres d'arts, dessin de presse, textes littéraires et chroniques radio) Répondre aux questions suivantes :- D’où vient la satire ?- Quelle est son histoire ?- Quels auteurs sont associés au genre satirique ?- Se construire une définition de la satire- Définir les visées de la satire.- Quels sont les procédés récurrents de la satire ?- Percevoir la différence entre le genre et le registre satirique.

En autonomie : plan de travail

Qu'est-ce que la satire ? Entre genre et registre

Pour aller plus loin : la satire à la radio.

Une formeartistique pour dénoncer

A toi de jouer : billet d'Humeur

Dénoncer lestravers de lasociété dans le texte littéraire.

A –DICTIONNAIRE : Extrait du CNRTL,

L'art de corriger les Hommes

B - ESSAI : Extrait de la préface de Tartuffe, Molière, 1669.

Tu veux en savoir plus sur Molière ? Ce numéro de secrets d'histoire est fait pour toi. Tu apprendras beaucoup sur le théâtre et la France du XVII ème siècle.

C – ENCYCLOPEDIE : BENAC Henri, Guide des idées littéraires, « Satire », 1988.

info

D – MANUEL : Le Robert/Weblettres, « Le registre satirique et polémique, l’ironie ».

info

Satire en images - formes artistiques

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 31/07/2019 à 19:15 , mis à jour le 01/08/2019 à 15:48

"Elles sont désormais un symbole de l'opposition au projet de Donald Trump d'achever la construction d'un mur entre les deux pays.Le mur n'empêchera pas les enfants (et les adultes) américains et mexicains de jouer ensemble. Deux professeurs californiens sont à l'origine d'une initiative insolite : installer des balançoires entre les barrières qui séparent le Mexique et les États-Unis. Trois bascules roses ont ainsi été dévoilées à cheval entre Sunland Park, dans l'État américain du Nouveau-Mexique, et Ciudad Juarez, au Mexique. Passant à travers les barreaux érigés pour marquer la frontière, elles permettent aux enfants, mais aussi aux adultes, de jouer ensemble bien qu'ils se trouvent dans deux pays différents."

dessin de presse

Migrations et frontières Kak (France)

Le site cartooning for Peace qui centralise de nombreux dessins de presse consacre un dossier à la question des migrants et des frontières.

Dénoncer les travers de la société dans le texte littéraire

+info

Libre-circulation et dignité humaine ? Eldorado, Laurent Gaudé, 2007, collection J’ai Lu, Livre de PocheLe commandant Salvatore Piracci, un policier des frontières en mer, fait escale à Catane, un port italien, dans lequel il s’est installé depuis plusieurs années. Alors qu’il est à son domicile, une femme frappe à la porte. “Vous ne me reconnaissez pas capitaine ?” : “Le Vittoria.2004.”p.19 “Il la fit s’asseoir dans un des fauteuils du salon et alla chercher deux verres de vin dans la cuisine. A son retour, elle n’avait pas bougé. Il n’osa pas lui tendre le verre - ce geste-là lui sembla trop familier. Il le posa sur la table basse, près du fauteuil qu’elle avait choisi.-Vous vous souvenez de moi ? demanda-t-elle.Il fit oui de la tête et ce n’était pas mentir. Cela lui semblait étrange à lui-même parce que deux ans avaient passé, mais il n’avait rien oublié. Ou plutôt, ces visages qu’il pensait avoir effacés de sa mémoire se représentaient à son esprit avec précision. Comme s’ils avaient été enregistrés une fois pour toutes. Oui, il se souvenait. Lorsqu’ils eurent effectué le transfert de ces hommes, lorsque le bateau clandestin leur sembla vide, lorsqu’ils eurent emporté à bord les corps de ceux qui étaient morts, ils firent une dernière ronde. C’est là qu’il la trouva. Prostrée dans un coin. Assise à même le pont. La main agrippée à la rambarde. Il s’était approché doucement. Il avait essayé de sourire. Il avait prononcé des mots qu’elle ne pouvait pas comprendre - parce qu’il lui semblait important de ne pas laisser le vent les isoler. Il espérait que le son de sa voix lui ferait lâcher prise et qu’elle accepterait de le suivre. Mais elle ne bougea pas. Il eut la force de se demander s’il allait devoir utiliser la force, et comment il allait s’y prendre pour la contraindre à lâcher la rambarde sans trop lui faire mal. Le temps leur était compté. Il finit par se dire que le plus simple serait de demander de l’aide. A deux ou trois, ils parviendraient peut-être à l’emmener. C’est alors que leurs regards se croisèrent. Jusque-là il n’avaient vu qu’un corps emmitouflé, qu’une femme éreintée de fatigue, une pauvre âme déshydratée, qui ne voulaient pas quitter la nuit. Mais lorsqu’il croisa son regard, il fut frappé par cette tristesse noire qui lui faisait serrer la rambarde de toutes sa force. Elle avait été rouée de coups par le sort. Cela se voyait. Elle avait été durcie par mille offenses successives. “

Dénoncer les travers de la société dans le texte littéraire

+info

Libre-circulation et dignité humaine ? Eldorado, Laurent Gaudé, 2007, collection J’ai Lu, Livre de Pochep 27-28, la jeune femme fait le récit de sa traversée à bord du Vittoria au capitaine Pirracci.“Elle serrait de plus en plus son enfant dans ses bras, mais il semblait ne plus rien faire d’autre que dormir. Une femme, à côté d’elle, lui tendit une bouteille dans laquelle il restait quelques gouttes d’eau. Elle essaya de faire boire le nourisson mais il ne réagit pas.Elle lui mouilla les lèvres mais les gouttes coulèrent le long de son menton. Elle sentait qu’il partait et qu’il fallait qu’elle se batte bec et ongles. Elle l’appela, le secoua, lui tapota les joues. Il finit par râler, distinctement. un petit râle d’enfant. Elle n’entendait plus que cela., Au-dessus du brouhaha des vagues, le petit souffle rauque de son enfant lui faisait trembler les lèvres. Elle supplia. Elle gémit. Les heures passèrent. Toutes identiques. Sans bateau à l’horizon. Sans retour providentiel de l’équipage. Rien. La révolution lente et répétée du soleil les torturait et la soif les faisait halluciner. Elle était incapable de dire quand il était mort. Elle était dans la même position pendant des heures, lui chantant des comptines, l’appelant par son nom, lui jurant qu’il s’en sortirait. Puis les gens qui l’entouraient lui avaient tapé sur l’épaule. Elle avait vu dans leur regard ce qu’ils pensaient. Elle avait hurlé de la laisser tranquille, de ne pas l’approcher, qu’elle allaient le réveiller. Plus tard, ils avaient essayé à nouveau, répétant qu’il ne fallait pas garder de morts sur le bateau. De quoi parlaient-ils ? Ce n’était pas un enfant mort qu’elle tenait dans ses bras, c’était son enfant. Elle ne comprenait pas. Et puis deux hommes étaient venus et l’avaient forcée. Ils l’avaient obligée à desserrer son emprise. Elle se défendit. Elle cracha et mordit. Mais ils étaient plus fort qu’elle. Ils réussirent à lui prendre l’enfant et, sans un mot, le jetèrent par-dessus bord. Elle se souvenait encore du bruit horrible de ce corps aimé, embrassé, touchant l’eau.”

Billet d'Humeur

Aujourd’hui une ancienne camarade de classe perdue de vue depuis, depuis… oh la la m’a appelé. Rouki, ma copine, ça fait deux jours hein. Dis-moi je t’appelle parce que toi qui vis en France-là, tu peux pas me trouver une petite fille dans un village pour faire mon ménage ?

Chronique de Roukiata Ouedraogo

Une proposition de Thibault Copin et Laïla Methnani Collège Jean Lachenal, 74210 Faverges