séquence "satire"
LE poids du genre
dénoncer les travers de la société
Tu vas travailler en autonomie
Le but de cette séquence est de découvrir la notion de satire, d’en comprendre les procédés pour pouvoir la reconnaître, l’analyser et la mettre en oeuvre dans un billet d'humeur.
Lire le corpus.- Présenter les différents documents.(oeuvres d'arts, dessin de presse, textes littéraires et chroniques radio) Répondre aux questions suivantes :- D’où vient la satire ?- Quelle est son histoire ?- Quels auteurs sont associés au genre satirique ?- Se construire une définition de la satire- Définir les visées de la satire.- Quels sont les procédés récurrents de la satire ?- Percevoir la différence entre le genre et le registre satirique.
En autonomie : plan de travail
Qu'est-ce que la satire ? Entre genre et registre
Pour aller plus loin : la satire à la radio.
Une formeartistique pour dénoncer
A toi de jouer : billet d'Humeur
Dénoncer lestravers de lasociété dans le texte littéraire.
A –DICTIONNAIRE : Extrait du CNRTL,
L'art de corriger les Hommes
B - ESSAI : Extrait de la préface de Tartuffe, Molière, 1669.
Tu veux en savoir plus sur Molière ? Ce numéro de secrets d'histoire est fait pour toi. Tu apprendras beaucoup sur le théâtre et la France du XVII ème siècle.
C – ENCYCLOPEDIE : BENAC Henri, Guide des idées littéraires, « Satire », 1988.
info
D – MANUEL : Le Robert/Weblettres, « Le registre satirique et polémique, l’ironie ».
info
Satire en images - forme artistique
"Intus et in cute", à l'intérieur et sous la peau, JJ Rousseau XXVIII ème S.
Nicole Tran Ba Vang: Photographer of Surreal SkinPosted on November 8, 2010 by I can't sing...but it doesn't stop me.Nicole Tran Ba Vang est une photographe qui aime jouer sur l'idée que les gens portent leurs vêtement comme s'il s'agissait d'une seconde peau. Elle questionne l'idée que "l'habit fasse le moine". Ses oeuvres sont visibles au Weisman Art Museum à l'université de Pepperdine.
dessin de presse
Le caricaturiste Pancho revient sur le débat de la théorie du genre.
Tu veux en savoir plus sur la théorie du genre, visionne cette vidéo explicative.
Dénoncer les travers de la société dans le texte littéraire
+info
Romain GARY, Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, 1975. Notre première rencontre datait de 1962 à Saint-Moritz, aux championnats de bobsleigh que j’avais disputés avec mon fils. Avec sa carrure de Texan, ses cheveux blonds aux boucles déjà touchées de gris et des traits encore fins que la cinquantaine bien nourrie avait pourtant traités avec indulgence, sa vitalité et sa bonne humeur, il avait éveillé en moi une légère animosité et un sentiment de rivalité qui n’est pas seulement l’apanage de jolies femmes entre elles. Cet athlète du plaisir trainait autour de lui une aura de champion du monde toutes catégories, et ses succès, sa puissance, par leur démesure même, mettaient obscurément en cause mes propres réussites et, d’une certaine façon, jusqu’au sens de ma vie. Nous sommes tous des ratés du rêve, mais Jim Dooley semblait ignorer cette loi du genre. « Plus grand que par nature… » Je n’étais pourtant pas dupe de ce statuaire du songe qui hante la petitesse humaine depuis Homère. Mais s’il pouvait y avoir un tenant du titre, Dooley aurait été un concurrent sérieux sur le ring du bonheur. En regardant cette haute silhouette en pull-over rouge se lever et ôter son casque à l’arrivée de la course et se tourner ensuite vers les spectateurs avec un rire qui paraissait tenir la possession du monde comme allant de soi, je ne pus me défendre contre un certain sentiment d’infériorité et d’échec, non point parce qu’il m’avait battu, mais que je me sentais moins, face à l’Américain, et qu’il me paraissait trop, et hors d’atteinte : je me laissais aller à un ressentiment puritain et presque politique à mon égard. A suivre...
Dénoncer les travers de la société dans le texte littéraire
+info
Je rencontrai Jim Doolay pour la dernière fois en 1963, au cours de quelques jours que j’avais passés chez l’industriel Thiébon, dans la propriété de ce dernier, près d’Ospedaletti. C’était sans doute la plus belle plage privée au bord de la côte italienne. Nous étions une vingtaine d’invités. Thiébon avait à l’époque soixante-huit ans. Malgré son âge – ou peut-être à cause de son âge – il s’était appliqué à devenir un champion de ski nautique. Il décrivait des arabesques sur les flots avec une aisance déconcertante et – comble de défi au poids des ans et aux lois de la nature – pendant qu’il exécutait ses figures, il se plaisait à nous ahurir par l’évidence de sa maîtrise souverain en jouant au bilboquet. C’était admirable, mais il y avait un côté déplaisant. Notre hôte se livrait à ses exhibitions à neuf heures du matin et tous les invités étaient sommés d’assister au spectacle. Il était difficile de refuser sans manquer de courtoisie – ou de charité. On se rendait donc en bande sur la plage et on applaudissait poliment aux exploits du vieil homme sur la mer. Avec son profil de vautour chauve et sa maigreur, dansant sur l’eau, lançant et rattrapant la boule du bilboquet dans sa coupe en bois, il ne lui manquait qu’un tutu pour être tout à fait irrésistible. Il y avait du Goya dans cette horreur. On hésitait entre le fou rire et la pitié. Le chœur des invités était à la hauteur.– Quelle jeunesse ! Quelle ardeur !– C’est admirable ! Romain GARY, Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, 1975.
Billet d'Humeur
La chronique de Noémie de Lattre dans l'émission "On va tous y passer" du 23 mai 2014 sur la théorie du genre. Débat qui a animé la société en 2014.
Une proposition de Thibault Copin et Laïla Methnani Collège Jean Lachenal, 74210 Faverges
Le poids du genre
Laila Methnani
Created on October 3, 2019
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Essential Learning Unit
View
Akihabara Learning Unit
View
Genial learning unit
View
History Learning Unit
View
Primary Unit Plan
View
Vibrant Learning Unit
View
Art learning unit
Explore all templates
Transcript
séquence "satire"
LE poids du genre
dénoncer les travers de la société
Tu vas travailler en autonomie
Le but de cette séquence est de découvrir la notion de satire, d’en comprendre les procédés pour pouvoir la reconnaître, l’analyser et la mettre en oeuvre dans un billet d'humeur.
Lire le corpus.- Présenter les différents documents.(oeuvres d'arts, dessin de presse, textes littéraires et chroniques radio) Répondre aux questions suivantes :- D’où vient la satire ?- Quelle est son histoire ?- Quels auteurs sont associés au genre satirique ?- Se construire une définition de la satire- Définir les visées de la satire.- Quels sont les procédés récurrents de la satire ?- Percevoir la différence entre le genre et le registre satirique.
En autonomie : plan de travail
Qu'est-ce que la satire ? Entre genre et registre
Pour aller plus loin : la satire à la radio.
Une formeartistique pour dénoncer
A toi de jouer : billet d'Humeur
Dénoncer lestravers de lasociété dans le texte littéraire.
A –DICTIONNAIRE : Extrait du CNRTL,
L'art de corriger les Hommes
B - ESSAI : Extrait de la préface de Tartuffe, Molière, 1669.
Tu veux en savoir plus sur Molière ? Ce numéro de secrets d'histoire est fait pour toi. Tu apprendras beaucoup sur le théâtre et la France du XVII ème siècle.
C – ENCYCLOPEDIE : BENAC Henri, Guide des idées littéraires, « Satire », 1988.
info
D – MANUEL : Le Robert/Weblettres, « Le registre satirique et polémique, l’ironie ».
info
Satire en images - forme artistique
"Intus et in cute", à l'intérieur et sous la peau, JJ Rousseau XXVIII ème S.
Nicole Tran Ba Vang: Photographer of Surreal SkinPosted on November 8, 2010 by I can't sing...but it doesn't stop me.Nicole Tran Ba Vang est une photographe qui aime jouer sur l'idée que les gens portent leurs vêtement comme s'il s'agissait d'une seconde peau. Elle questionne l'idée que "l'habit fasse le moine". Ses oeuvres sont visibles au Weisman Art Museum à l'université de Pepperdine.
dessin de presse
Le caricaturiste Pancho revient sur le débat de la théorie du genre.
Tu veux en savoir plus sur la théorie du genre, visionne cette vidéo explicative.
Dénoncer les travers de la société dans le texte littéraire
+info
Romain GARY, Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, 1975. Notre première rencontre datait de 1962 à Saint-Moritz, aux championnats de bobsleigh que j’avais disputés avec mon fils. Avec sa carrure de Texan, ses cheveux blonds aux boucles déjà touchées de gris et des traits encore fins que la cinquantaine bien nourrie avait pourtant traités avec indulgence, sa vitalité et sa bonne humeur, il avait éveillé en moi une légère animosité et un sentiment de rivalité qui n’est pas seulement l’apanage de jolies femmes entre elles. Cet athlète du plaisir trainait autour de lui une aura de champion du monde toutes catégories, et ses succès, sa puissance, par leur démesure même, mettaient obscurément en cause mes propres réussites et, d’une certaine façon, jusqu’au sens de ma vie. Nous sommes tous des ratés du rêve, mais Jim Dooley semblait ignorer cette loi du genre. « Plus grand que par nature… » Je n’étais pourtant pas dupe de ce statuaire du songe qui hante la petitesse humaine depuis Homère. Mais s’il pouvait y avoir un tenant du titre, Dooley aurait été un concurrent sérieux sur le ring du bonheur. En regardant cette haute silhouette en pull-over rouge se lever et ôter son casque à l’arrivée de la course et se tourner ensuite vers les spectateurs avec un rire qui paraissait tenir la possession du monde comme allant de soi, je ne pus me défendre contre un certain sentiment d’infériorité et d’échec, non point parce qu’il m’avait battu, mais que je me sentais moins, face à l’Américain, et qu’il me paraissait trop, et hors d’atteinte : je me laissais aller à un ressentiment puritain et presque politique à mon égard. A suivre...
Dénoncer les travers de la société dans le texte littéraire
+info
Je rencontrai Jim Doolay pour la dernière fois en 1963, au cours de quelques jours que j’avais passés chez l’industriel Thiébon, dans la propriété de ce dernier, près d’Ospedaletti. C’était sans doute la plus belle plage privée au bord de la côte italienne. Nous étions une vingtaine d’invités. Thiébon avait à l’époque soixante-huit ans. Malgré son âge – ou peut-être à cause de son âge – il s’était appliqué à devenir un champion de ski nautique. Il décrivait des arabesques sur les flots avec une aisance déconcertante et – comble de défi au poids des ans et aux lois de la nature – pendant qu’il exécutait ses figures, il se plaisait à nous ahurir par l’évidence de sa maîtrise souverain en jouant au bilboquet. C’était admirable, mais il y avait un côté déplaisant. Notre hôte se livrait à ses exhibitions à neuf heures du matin et tous les invités étaient sommés d’assister au spectacle. Il était difficile de refuser sans manquer de courtoisie – ou de charité. On se rendait donc en bande sur la plage et on applaudissait poliment aux exploits du vieil homme sur la mer. Avec son profil de vautour chauve et sa maigreur, dansant sur l’eau, lançant et rattrapant la boule du bilboquet dans sa coupe en bois, il ne lui manquait qu’un tutu pour être tout à fait irrésistible. Il y avait du Goya dans cette horreur. On hésitait entre le fou rire et la pitié. Le chœur des invités était à la hauteur.– Quelle jeunesse ! Quelle ardeur !– C’est admirable ! Romain GARY, Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, 1975.
Billet d'Humeur
La chronique de Noémie de Lattre dans l'émission "On va tous y passer" du 23 mai 2014 sur la théorie du genre. Débat qui a animé la société en 2014.
Une proposition de Thibault Copin et Laïla Methnani Collège Jean Lachenal, 74210 Faverges