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SES 2nde Les instances de socialisation A. BOREY et L.GUINCHARD
borey
Created on July 1, 2019
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Transcript
Comment devenons-nous des acteurs sociaux?
INSTRUCTIONS:
Suivez l'ordre des rubriques (= socialisation par injonction ;) ).Cliquez d'abord sur le i, répondez aux différentes questions. Une fois que vous avez fait cela, cliquez sur le ? et faites l'exercice (ou les exercices). Attention: Vous devrez vous servir de toutes les informations données dans ce jeu pour compléter votre cours (feuille papier jointe). Une fois que vous aurez parcouru toutes les rubriques vous pourrez avoir accès aux épreuves finales. Que le meilleur gagne!
A. BOREY et L.GUINCHARD
1. Rappel: Qu'est-ce que le processus de socialisation?
2.a. Le rôle de la famille
2.b. Le rôle de l'école
Comment devenons-nous des acteurs sociaux?
LES INSTANCES DE SOCIALISATION
2.c. Le rôle des médias.
2.d. Le rôle des groupes de pairs
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE
2. Les instances de socialisation
EPREUVES FINALES
Êtes-vous au point sur le processus de socialisation?Pour le savoir, faites les tests ci-dessous (dans l'ordre)
Schéma: Les instances de socialisation Manuel Nathan
Le processus d’apprentissage des normes et des valeurs nécessaires à une bonne intégration dans la société est pris en charge par différentes instances que l’on nomme agents ou instances de socialisation. Quelles sont les différentes instances de socialisation ? Durant la socialisation primaire: • La famille : c’est en général le premier groupe social auquel appartient l’individu. Cette socialisation familiale va profondément structurer la personnalité de l’enfant et filtrer les messages transmis par les autres agents.La famille joue donc un rôle essentiel dans la socialisation (d'autant qu'elle fait jouer les émotions: les membres de notre famille sont très proches de nous affectivement). • L’école : les individus passent de plus en plus de temps à l’école, celle-ci va modeler l’éducation des individus en transmettant des savoirs mais aussi de nouvelles règles de vie, complémentaires ou différentes de celles apprises dans la famille. • Les groupes de pairs : à l’école, dans des associations… les enfants fréquentent d’autres individus semblables à eux. Ils apprennent donc des normes ou valeurs différentes. C’est particulièrement sensible chez les adolescents par exemple. Ces groupes de pairs prennent de l’importance avec le recul de l’âge au mariage ou de l’entrée dans le monde du travail. Les études favorisent ces contacts. • Les médias : avec en premier lieu la télévision qui véhicule des normes et des valeurs (jeux télévisés, séries ou films, publicités…). Les nouveaux médias comme internet sont surtout un prolongement des relations avec les groupes de pairs. Durant la socialisation secondaire A l’âge adulte on retrouve certains de ces agents de socialisation qui assurent un complément à l’apprentissage de base. • La famille : le fait de vivre en couple, de former une nouvelle famille et d’être responsable de ses enfants nécessite l’apprentissage de nouvelles règles. • Le travail : le travail en équipe, la prise de responsabilités ou de décisions, la gestion d’une équipe… sont des normes qui peuvent être transmises par le travail. L’entrée dans le monde du travail représente un passage important vers la vie d’adulte. La hiérarchie des valeurs peut être bouleversée (gagner de l’argent, progresser dans l’échelle sociale…). • Les groupes de pairs : ont une importance aussi de plus en plus forte à l’âge adulte et notamment pour les personnes âgées qui retrouvent du lien social dans des activités organisées pour eux (clubs, voyages… pour le « 3ème âge »).
2. LES INSTANCES DE SOCIALISATION
Qui vous socialise? Qui vous transmet des normes et des valeurs? C'est ce que vous allez voir ici. N'oubliez pas de prendre des notes, de compléter le cours et de tout bien retenir ( les informations données par les documents écrits, les dessins, les vidéos, les exercices...) en vue des évaluations. Et notez bien le "chiffre" que vous obtiendrez à la fin de cette 1ère étape en répondant juste aux 3 questions qui suivent.
START
QUESTION 01
Le mot que vous avez trouvé grâce aux mots-croisés du 1. est:
processus
socialisation
instances
QUESTION 02
La socialisation primaire
est la socialisation qui se déroule durant la vie adulte
ne se fait pas qu'au sein de la famille (il existe plusieurs instances de socialisation)
ne se fait qu'au sein de la famille
QUESTION 03
Quelles sont les principales instances de socialisation durant la socialisation primaire?
Famille, école,médias, groupes de pairs
Famille,médias, groupes de pairs, travail
Famille, école, médias, groupes de paires
FELICITATIONS! Trop EASY pour vous!
Le premier numéro est
2.a: Le rôle de la famille dans le processus de socialisation
Vous allez comprendre ici le rôle qu'a la famille dans votre socialisation. Etudiez bien tous les documents, répondez aux questions et complétez le cours. N'oubliez pas de noter le numéro que vous obtiendrez à la fin de ce 2.a et de prendre des notes (qui vous seront utiles pour l'évaluation finale)
START
TRY AGAIN?
2.b: Le rôle de l'école dans le processus de socialisation
Vous allez ici comprendre le rôle de l'école dans le processus de socialisation. Etudiez bien tous les documents, répondez aux 3 questions et vous obtiendrez le 3ème chiffre du code final. N'oubliez pas de prendre des notes (utiles pour l'évaluation finale) et de compléter le cours.
START
Classe de 1ère travaillant en groupe lors d'un cours de SES sur les résultats d'une enquête sur la socialisation différenciée selon le genre
Ecole et socialisation politique
"la vie d'écolier" Aldebert
QUESTION 01
L’école permet aux enfants d’apprendre (d’après la chanson et le document) :
Manuel Bordas
à se défendre à la récré (en apprenant à éviter les tartes aux phalanges)
uniquement des connaissances (des savoirs scolaires) utiles pour plus tard.
des connaissances (scolaires mais pas seulement) utiles aujourd’hui et pour plus tard, la ponctualité,la citoyenneté, la vie en groupe ...
"une journée d'écolier" Manuel Belin
QUESTION 02
Dans le texte "une journée d'écolier", à l’école, l’élève Léon est socialisé par…
Sa maîtresse, la directrice et ses copains copines.
Ses parents et la maîtresse
Uniquement des adultes
Manuel Belin
Socialisation à l'internat
QUESTION 03
Quelles normes et valeurs sont transmises dans cet internat ?
Ne pas copier sur son voisin, ne pas mâcher de chewing-gum en classe, ne pas tricher, respect des enseignants et de ses camarades de classe
mettre le volume de sa musique fort pour que tout le monde en profite, déranger ses camarades pour les empêcher de se concentrer lors de leurs révisions, laisser trainer ses chaussettes sales dans la chambre, ne pas aérer sa chambre
Ponctualité/Respect (des locaux, des agents d’entretien, des copains de chambre: importance du vivre ensemble) /Propreté...
Lycée Guéguin de Concarneau : extraits du règlement intérieur actuel de l’internat. Réveil : Les élèves sont réveillés à 6h50 par le surveillant. A partir de ce moment, chaque élève devient responsable de sa ponctualité. Aucun billet de retard n’est délivré à un interne le matin. Ils doivent faire leur lit, ranger leurs affaires et laisser la chambre en ordre, ouvrir les volets et aérer la pièce de façon à ce que les agents de service puissent assurer l’entretien des locaux. Chaque vendredi, la chambre sera laissée en ordre, le lit défait, la couette pliée. Règlement d’occupation des chambres : A la rentrée, les élèves choisissent leur chambre librement à l’intérieur du dortoir défini par l’équipe Vie Scolaire. Cette attribution peut être revue à la demande de l’un des partenaires (élève ou membre de la Vie Scolaire), en cas de difficulté et si cela est possible. Ayant choisi sa chambre, chaque interne en devient responsable. Il signe un état des lieux préparé par les CPE et le Gestionnaire de l’établissement. Chaque élève participe à l’entretien des locaux, à savoir : Aérer la pièce, chaque matin. Faire le lit correctement, chaque matin. Ranger ses affaires personnelles (trousses de toilette, serviettes, vêtements, livres, matériel scolaire. . . ), afin que les agents puissent effectuer le ménage. Nettoyer lavabo, douches, bien fermer les robinets, maintenir le sol propre (pantoufles obligatoires) chaque matin. Utiliser avec soin le mobilier et la literie : ne pas déplacer les meubles pour des raisons de sécurité sans autorisation. Changer la literie par mesure d’hygiène, (drap de dessous, de dessus ou housse de couette, taie de traversin) au moins toutes les 3 semaines. Les chambres seront balayées en cas de besoin par les élèves. N’afficher de posters qu’avec du scotch ou de la “ Patafix”. L’écoute de radio ou de musique est tolérée avec écouteurs et à faible volume. Les téléviseurs, jeux vidéo, radiateurs et certains autres appareils électriques personnels sont interdits. Les appareils électriques autorisés devront être conformes aux normes CE et être débranchés en cas d’absence de l’utilisateur. L’utilisation du téléphone portable n’est autorisée que jusqu’à l’extinction des feux. Pour prévenir les vols, éviter les objets de valeur. Chacun doit prendre en charge ses affaires personnelles.
Vous avez les félicitations du conseil de classe!
le 3ème numéro est
2.c: Le rôle des médias dans le processus de socialisation
START
Définition des médias :Selon le Petit Larousse, ils englobent « tout support de diffusion de l'information (radio, télévision, internet, presse imprimée, livre, ordinateur, satellite de communication, etc.) constituant à la fois un moyen d'expression et un intermédiaire transmettant un message à l'intention d'un groupe »
La téléréalité,nouvelle école de l'amour
L'influence de 13 reasons why?
Le #trashtag challenge
l'influence des médias sur les choix des prénoms
QUESTION 01
D’après ces exemples, les médias peuvent influencer les individus (notamment les jeunes car ce sont ceux qui passent le plus de temps sur les médias). Mais par quel mode de socialisation les médias agissent-ils principalement sur les jeunes ?
injonction (en "disant" comment se comporter, comment penser)
imitation (en diffusant des "modèles")
interaction
La télé-réalité, nouvelle école de l'amour Camille Baron et Ayoub Bel-Hyad 24 mai 2019 Beaucoup de jeunes découvrent aujourd'hui le fonctionnement des relations amoureuses au travers d'émissions de coaching amoureux, à l'image de «La Villa des cœurs brisés». Lovée dans son fauteuil, télécommande à la main, Léa* regarde un épisode de la télé-réalité du moment, «10 couples parfaits». Les vingt candidat·es (dix hommes et dix femmes), installé·es dans une villa longeant une plage de Palma de Majorque, ne se connaissent pas. Leur but: trouver la ou le partenaire qui leur permettra de former un «couple parfait». Injonction au couple Le concept est bien huilé et plaît à la jeune femme de 24 ans. Elle a grandi avec la télé-réalité et se remémore l'époque de «Secret Story», l'émission phare de TF1: «C'était plus pour faire rire, parfois on voyait des relations amicales ou amoureuses naître. Mais au fur et à mesure, j'ai remarqué que les candidats qui n'avaient pas de relations amoureuses étaient de moins en moins présents dans les programmes. J'ai l'impression que quand tu n'as pas de relation à la télé, tu n'es pas intéressant pour la production.» Souvent célibataire, avec quelques relations courtes, Léa subit aussi cette injonction. «Ça m'a un peu fait comprendre que si je n'avais pas de relations amoureuses, j'étais rejetée, un peu exclue de certaines discussions», raconte-t-elle. Depuis des années, les concepts de programmes télévisés évoluent et font la part belle à l'amour: «Voir les candidats se mettre en couple très rapidement nous pousse aussi dans la vie de tous les jours à nous dire “Pourquoi pas lui?”, alors qu'en fait, il ne nous correspond pas du tout.» Selon la sociologue des médias Nathalie Nadaud-Albertini, spécialiste de la télé-réalité, l'influence directe de ce genre d'émissions est «difficile à mesurer». «Chaque époque a une façon de penser les relations amoureuses, à travers des normes et des valeurs qui évoluent. À l'écran, on retrouve une partie de ces normes et de ces valeurs, qui vont avoir un écho auprès du public, analyse-t-elle. Lorsqu'un téléspectateur voit un candidat qu'il apprécie, il est choqué, adhère ou non, aime ou pas ce qu'il voit. C'est donc moins une influence directe que la création d'un débat interne chez les téléspectateurs.» Rôles-modèles pour ados: À 15 ans, Alice, Fanny et Noémie, trois blondes longilignes, regardent des émissions de télé-réalité depuis le CM2. «On a commencé avec “Les Marseillais”, puis “Les Anges” et ensuite toutes les autres», se souviennent les amies d'enfance. Si elles s'identifient aux candidat·es? «Pas du tout!», s'exclament-elles en riant. «Ils sont plus âgés que nous, ils ont des enfants, donc on ne se reconnaît pas forcément en eux», sourit Alice, révélant son appareil dentaire. Si elles n'ont pas les mêmes expériences amoureuses que ces jeunes femmes et hommes de 20 à 30 ans, les lycéennes reconnaissent malgré tout s'attacher à leurs personnages et avoir «l'impression de les connaître». Parfois, les stars du petit écran deviennent même des exemples pour les jeunes filles. Pour Nathalie Nadaud-Albertini, «même si les jeunes ont d'autres références que la télé-réalité, les candidats vont contribuer à la formation de leurs normes et leurs valeurs. C'est important, car c'est l'âge où ils se font leur propre modèle, issu de différentes interactions avec l'extérieur.» Chez le public le plus jeune, les modèles créés par la télé-réalité ont même une place hors du petit écran. Léa se rappelle de son travail de surveillante dans une école primaire il y a deux ans. Dans la cour de récréation, les élèves adoraient «jouer» à la télé-réalité. «Toi tu es Coralie, toi tu es Sarah Fraisou, toi tu es Mélanie»: les petites filles s'attribuaient les rôles pour rejouer les scènes et les histoires d'amour qu'elles avaient vues la veille à la télévision, sur NRJ12, TFX, W9 ou encore TMC. Parfois, les références sont plus négatives. Les émissions de télé-réalité sont le théâtre régulier d'infidélités. «Des garçons de 15, 16 ans peuvent être influencés, s'identifier à des candidats qui trompent beaucoup et se dire qu'ils réussissent, donc pourquoi ne pas faire comme eux?», s'interroge Alice. Noémie renchérit: «Ils vont trouver ça normal, faire pareil. Et comme c'est partout dans la télé-réalité, c'est assumé, ça devient moins un tabou dans notre génération.» http://www.slate.fr/story/177483/television-tele-realite-villa-coeurs-brises-amour-relations-couple-jeunes-ados?fbclid=IwAR1S8hc2n57NMKrfCfw0Yf80RsSCZnWDpthRwDOz7xNnqQzXps1HnHC-PZA
QUESTION 02
Quelle formulation est exacte ?
Le média le plus utilisé par les 15-34 ans en France, en 2018, selon le ministère de la culture est Internet (71% des jeunes de 15-34 ans utilisent quotidiennement ou presque Internet pour s'informer) et le moins utilisé est la télévision (7%). Et, en 2017, en France, selon le ministère de la culture, les 18-24 ans sont ceux qui passent le plus de temps sur les médias: ils passent en moyenne par semaine, 53 heures et 18 minutes sur les différents médias (contre 36h et 48 minutes pour les 60-69 ans)
Le média le plus utilisé par les 15-34 ans en France, en 2018, selon le ministère de la culture est Internet (71% des jeunes de 15-34 ans utilisent quotidiennement ou presque Internet pour s'informer) et le moins utilisé est la presse. Et, en 2017, en France, selon le ministère de la culture, les 12-17 ans sont ceux qui passent le plus de temps sur les médias: ils passent en moyenne par semaine, 53 heures et 18 minutes sur les différents médias (contre 36h et 48 minutes pour les 60-69 ans)
Le média le plus utilisé par les 15-34 ans en France, en 2018, selon le ministère de la culture est Internet (79% des jeunes de 15-34 ans utilisent quotidiennement ou presque Internet pour s'informer) et le moins utilisé est la presse. Et, en 2017, en France, selon le ministère de la culture, les 18-24 ans sont ceux qui passent le plus de temps sur les médias: ils passent en moyenne par semaine, 53 heures et 18 minutes sur les différents médias (contre 36h et 48 minutes pour les 60-69 ans)
Paul Lazarsfield: l'influence des médias, notamment sur le vote.Lien aussi avec le 2.d sur le rôle des groupes de pairs
Socialisation des jeunes et éducation aux médias jusqu'à 5.40 minutes (vocabulaire pas toujours facile: ce sont les idées principales qui sont à comprendre)
QUESTION 03
Quelle idée principale ressort de ces 2 documents ?
tous les sociologues pensent que les jeunes reproduisent automatiquement ce qu'ils voient dans les médias et sont essentiellement influencés par eux
tous les sociologues ne pensent pas que les jeunes reproduisent automatiquement ce qu'ils voient dans les médias et sont essentiellement socialisés par eux.
l’influence des médias sur les jeunes est extrémement forte vu le temps qu’ils y consacrent: c'est l'instance de socialisation qui a le plus d'influence sur eux.
Paul Lazarsfeld (1901-1976), sociologue des médias PAR ROBERT BOURE · PUBLIÉ 03/06/2019 Paul Felix Lazarsfeld est encore aujourd’hui une référence difficilement contournable pour ceux qui s’intéressent à l’étude des médias et plus particulièrement à leur influence, voire à la sociologie électorale. Quelle est l’influence des médias sur les opinions, les goûts et les prises de décision des individus ? Telle est la question qui le préoccupe dès la fin des années 1930. Il faut dire que le contexte médiatique se prête à une telle interrogation : d’un côté, les médias de masse font désormais partie du quotidien des gens, tandis que la publicité commerciale, puis politique est en plein essor ; d’un autre côté, de nombreux chercheurs considèrent que les médias ont une influence décisive sur les individus : schématiquement, ils nous disent ce qu’il faut penser et ce qu’il faut faire avec une force réelle de persuasion. Après avoir travaillé sur les capacités sélectives des publics (par exemple, le choix de sélectionner tel ou tel média, ou de n’en retenir aucun), il construit sa réponse à travers deux séries de publications. La première série s’ouvre en 1944, quand il publie avec Bernard Berelson et Hazel Gaudet The Public’s Choice, étude consacrée aux choix des électeurs de l’Ohio lors de la campagne présidentielle de 1940. L’objet principal de l’enquête était de vérifier si le choix des électeurs pouvait être modifié en fonction de leur exposition aux médias. Un résultat au moins mérite que l’on s’y attarde : les médias n’ont qu’un effet très limité sur le vote, car celui-ci est fondamentalement une affaire de groupe : on finit par voter comme son entourage, autrement dit en fonction de ses groupes d’appartenance (famille, amis, relations de travail…), plus particulièrement à travers des discussions. Par ailleurs, ces groupes sont de plus en plus homogènes au fur et à mesure que la date du scrutin approche et les indécis reconnaissent avoir alors été plus sensibles aux pressions de l’entourage, ce qui revient à reconnaître la force du contrôle social qu’il exerce. Une autre recherche – Voting – publiée en 1954 confirme ces résultats et permet de préciser que les électeurs les moins indécis (ceux qui ne changent pas d’opinion) sont ceux qui sont les plus exposés aux médias. Les auteurs en tirent la conclusion que les médias renforcent plus l’opinion préexistante qu’ils ne la changent et favorisent donc l’attachement au candidat choisi : c’est l’effet d’amplification. En fait, seuls les indécis peuvent être convertis à un autre vote, mais la conversion est loin d’être évidente pour les raisons évoquées ci-dessus. Enfin, le rôle des opinion leaders (leaders d’opinion) dans les discussions à l’intérieur des groupes est relevé. Ce rôle sera plus largement analysé dans Personal Influence qui ouvre la seconde série de publication. Écrit en 1955 avec son élève Elihu Katz – qui occupera plus tard une place importante dans les études de communication –, Personal Influence traite des choix en matière de biens de consommation, de mode, de cinéma et d’information politique. 800 personnes, uniquement des femmes, habitant la ville de Decatur sont interrogées sur leurs opinions et leurs comportements, sur les médias auxquels elles sont exposées, sur les personnes qu’elles ont influencées et sur celles qui les ont influencées, « influenceurs » que les enquêteurs rencontrent ensuite. Les résultats confirment la supériorité des relations interpersonnelles sur les médias pour les « choix des gens ». Ils permettent aussi d’affiner la notion de « leaders d’opinion » : avant d’atteindre les individus, les messages sont d’abord reçus par ces leaders.
https://sms.hypotheses.org/19820?fbclid=IwAR2TP2eOLJz0NpLtrLoyI4kz4LtJx7KoBkOhS-Qrbs01jOac9DkdHiyFxTk
Alors là, CHAPEAU!, j'en suis tout retourné (référence à la série )
Le 4ème numéro est le
2.d: Le rôle des groupes de pairs dans le processus de socialisation
Définition: Le mot « pair » issu du latin « par, paris », signifie égal. Un groupe de pairs est donc un ensemble de personnes présentant des éléments communs avec un individu (âge, milieu social, préoccupations, aspirations, etc.) et susceptibles d'influencer celui-ci.
START
QUESTION 01
D'après les documents liés à la question 3 sur le rôle des médias
les adolescents ne subissent aucune influence et font des choix autonomes
les médias influencent davantage les choix des adolescents que les groupes de pairs
les groupes de pairs influencent davantage les choix des adolescents que les médias
L'influence des groupes de pairs: conformité et distinction
L'importance de la mode chez les ados
Le style vestimentaire (Cyprien)
QUESTION 02
D'après ces documents, que pouvez-vous en déduire?
le groupe de pairs contribue à une socialisation par imitation et injonction. Son influence croît avec l'âge (elle est plus forte à l'adolescence que durant l'enfance) et peut-être convergente ou contradictoire avec celles d'autres instances de socialisation comme l'école et la famille.Pour s'intégrer dans un groupe de pairs, il est souvent nécessaire d'en partager certains goûts (vestimentaires, musicaux...) et certains centres d'intérêts.
le groupe de pairs contribue à une socialisation par imitation et interaction. Son influence croît avec l'âge (elle est plus forte à l'adolescence que durant l'enfance) et est nécessairement contradictoire avec celles d'autres instances de socialisation comme l'école et la famille.Pour s'intégrer dans un groupe de pairs, il est souvent nécessaire de se distinguer de ses membres.
le groupe de pairs contribue à une socialisation par imitation et interaction. Son influence croît avec l'âge (elle est plus forte à l'adolescence que durant l'enfance) et peut-être convergente ou contradictoire avec celles d'autres instances de socialisation comme l'école et la famille.Pour s'intégrer dans un groupe de pairs, il est souvent nécessaire d'en partager certains goûts (vestimentaires, musicaux...) et certains centres d'intérêts.
Notre consommation n’est pas seulement influencée par notre famille. En effet nous pouvons aussi citer les amis, les collègues, les voisins, … Ainsi, les groupes de référence et d’appartenance ont une importance décisive. Les pairs constituent l'ensemble des personnes avec qui un individu entretient des relations plus ou moins durables avec ces personnes. Il s'agit donc des amis, des voisins, ainsi que des personnes que l'on côtoie lors des activités extra-scolaires (associations, fêtes, soirées...). À l'adolescence, les jeunes cherchent à fuir le cadre familial pour retrouver leurs pairs. Par définition, l'adolescence est une période de la vie entre l'enfance et l'âge adulte, pendant laquelle l'individu perd ses repères et en quête d'une identité nouvelle. Au cours de cette période, le groupe de pairs d’un individu devient alors essentiel, son rôle s’observe notamment dans les domaines de la consommation vestimentaire et alimentaire mais aussi dans les goûts culturels propres aux adolescents. Même si la famille reste l’instance de socialisation primaire, l’influence des groupes de pairs ne fait que croître. En effet, à l’adolescence, quel que soit leur milieu social d’origine, les adolescents se remettent en question sur leur place dans la société et cherche alors leurs identités à travers les autres, notamment en les imitant. On parle alors d’un phénomène de conformisme, particulièrement chez l'adolescent qui, vulnérables, portent un profond intérêt à l'opinion des personnes de son groupe d’appartenance ou encore de son groupe de référence. Le conformisme vestimentaire est néanmoins un facteur d'intégration, surtout chez les jeunes. Si pour les lycéens c'est un fait à tempérer, il est davantage fréquent pour les collégiens comme on peut le lire dans l'œuvre: ''le bonheur d'être adolescent'' de Michel Fize. « Une pression telle s'exerce pour avoir le bon look, les bonnes marques, le jeune n'a pas le droit d'être différent, d'autant plus qu'entre 11 et 15 ans, les capacités personnelles sont trop peu affirmées pour se dégager de l'emprise du groupe». L'appartenance à un groupe a donc une signification plus importante auprès des collégiens que des lycéens. Du fait de sa fréquentation quotidienne et de ses ressemblances avec le groupe de pairs qu’il a choisi, un jeune agira plus en fonction du regard de son groupe qu’en fonction de celui de sa famille qui, au cours de la socialisation primaire, lui a transmis certaines valeurs. Cependant les sentiments des individus de la société sont assez contradictoires, ils ont tout d’abord le besoin de se distinguer et ensuite celui d’appartenir. Avec la mode, un groupe cherche à rompre avec l’extérieur, c'est cette séparation entre le groupe et le reste de la société qui peut donner à l'individu un besoin d'appartenance dans le groupe. L’influence des groupes de pairs varie en fonction de l’âge. En effet lorsqu’il est enfant, l’individu est moins influencé par les groupes de pairs que par la famille qui constitue alors sa première instance de socialisation. Mais l’influence des groupes de pairs est tout de même présente puisque l’enfant reste influencé par ses camarades de classe. Puis entre 13 et 15 ans l’individu se constitue une « bande » en fonction de centres d’intérêt communs, d’amitiés naissantes … Cette bande d’amis devient alors primordiale pour lui et l’influence. Il fait avec eux de nouvelles expériences. L’essai de l’alcool peut être une de ces expériences. Dans sa bande d’amis, un individu essaye l’alcool, il raconte son expérience à la bande d’amis donnant ainsi à quelques individus de cette bande l’envie de vivre par eux-mêmes cette expérience, puis après l‘avoir vécu ces derniers en parlent aussi autour d’eux et le nombre de personnes ayant déjà essayé l’alcool augmente par conséquence. Une étude montre que les groupes de pairs ont une influence non négligeable sur ces consommations nocives. En effet, dans un sondage, une grande majorité (84%) de consommateur déclare que la plupart de leurs amis boivent des boissons alcoolisées. Tandis que parmi les non consommateurs, 22% déclarent que seuls quelques-uns de leurs amis boivent de l’alcool. La plupart des jeunes consomment ainsi de l’alcool pour suivre les autres, http://influenceconso.over-blog.com/2015/02/l-influence-des-groupes-de-pairs.html
L'influence des pairs sur la consommation de tabac
Source: CAIRN 2003
QUESTION 03
Ces documents montrent
plus vos amis consomment des substances dangereuses, plus vous avez de risque de le faire également
qu'il n'y a aucun lien entre la consommation personnelle de substances dangereuses et le fait d'avoir des amis qui consomment ces substances
plus vos amis consomment des substances dangereuses, moins vous avez de risque de le faire également
Super (et non pas supairs... groupe de pairs... bon ok ce n'est pas terrible...)
Le dernier numéro du code du coffre fort est le
Enter the correct password
OK
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OK
Enter the correct password
OK
Enter the correct password
**
OK
Enter the correct password
**
OK
Enter the correct password
***
OK
Enter the correct password
***
OK
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****
OK
Enter the correct password
****
OK
Enter the correct password
PRESS OK
OK
Enter the correct password
PRESS OK
OK
Enter the correct password
INCORRECT
OK
CONGRATULATIONS!
QUESTION 01
Pourquoi la famille joue un rôle très important dans la socialisation?
elle est le 1er lieu d’apprentissage de la vie en société qui va structurer la personnalité de l’individu. Elle transmet à l'enfant, dès son plus jeune âge, le langage et les codes sociaux les plus élémentaires (apprendre à manger « correctement » par exemple), mais aussi les valeurs et les normes qui l'aideront ensuite à développer des relations sociales
toutes les familles transmettent les mêmes normes et valeurs à leurs enfants pour que tous les individus soient identiques
elle est la seule instance de socialisation durant la socialsiation primaire
la socialisation politique dans la famille
enfants qui accompagnent leurs parents à une manifestation
filiation politique entre parents et enfants
Lire et écouter: Présidentielle : "Dans la majorité des cas, on vote dans la continuité de ses parents"
les types de filiation politique
Anne Muxel : la politique en famille, accords et désaccords
QUESTION 02
En ce qui concerne la socialisation politique
la famille ne joue pas un rôle très important . Parents et enfants parlent peu de politiques et les enfants ne sont pas (ou peu) influencés par les discussions politiques qu'ont leurs parents entre eux, par les médias que leurs parents regardent, par ce que disent leurs parents quand ils regardent une émission politique. D'ailleurs, ils n'accompagnent pas leurs parents lors d'une élection (bureau de vote). Ainsi il y a une très faible reproduction des préférences politiques entre parents et enfants (5% des jeunes de 18-24 ans ont des préférences politiques totalement différentes de celles de leurs parents)
la famille joue un rôle très important . Les enfants ont forcément les mêmes préférences politiques que leurs parents. D'ailleurs les parents partagent toujours les mêmes préférences politiques (il n'y a pas de parents qui ont des opinions politiques totalement différentes)
la famille joue un rôle très important . Ce sont les parents qui donnent à l’enfant ses premières représentations du monde et lui transmettent les dispositions qui constitueront le socle de son identité politique future. C’est également au sein du groupe familial que se transmet la compétence et s’alimente l'intérêt pour les enjeux et les débats de société. Ainsi la famille accomplit la transmission, la socialisation et favorise la reproduction des préférences politiques [71% des jeunes de 18-24 ans ont des préférences politiques (ou une absence de préférence politique) identiques à celles de leurs parents].
Source: Manuel Nathan
QUESTION 03
Quel mode de socialisation est, principalement illustré par ces 3 documents ?
imitation(ex: en 2016, selon l'IPSOS, 77% des jeunes conducteurs dont les parents dépassent les limitations de vitesse le font également)
injonction(ex: en 2016, selon l'IPSOS, 77% des parents obligent leurs enfants (quand ils sont jeunes conducteurs) à dépasser les limitations de vitesse)
interaction
Source: IPSOS 2016, ( Manuel Bordas )
Quel talent!
Le 2ème numéro est le
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