Gillian
Wearing : L'image médusante
Marine Pillaudin Agrégée d'arts plastiques Académie d'Orléans-Tours
2000
1994
2013
Confess all on vidéo, don't Worry You Will Be in Deguise. Intrigued ? Call Gillian, 1994, image vidéographique en couleur, durée : 35 minutes et 59 secondes
Trauma, 2000, image vidéographique en couleur, durée : 30 minutes.
Me as Mask, 2013, sculpture en cire, socle en bois, 56 x 14 x 10 cm.
Introduction
Dans Trauma, 1994, et Confess all on the video. Dont’ worry, you will be in deguise. Intrigued ?, 2000, l’artiste Gillian Wearing expose la parole d’inconnus témoignant de leurs histoires d’enfance et d’adolescence en partie effacées. Ces vidéos projetées en boucle dans un confessionnal box, happent le spectateur par le choix d’un cadrage serré sur des visages masqués.
1 L'image vidéo : entre réalité et fiction
Les médias, la télévision la publicité nous abreuvent d'un certain type de messages et je me disais qu'il y avait énormément de choses que l'on passait sous silence, qu'il y avait certaines personnes que l'on n'a jamais l'occasion d'entendre.
Gillian Wearing
1.1 L'INFLUENCE DE LA TELEREALITE 1.2 LA CRITIQUE DES "BOX", "CONFESSIONAL" DE LA BBC
- L'oeuvre de Gillian Wearing est marquée par l'influence de la téléréalité anglaise et par son décryptage. - Elle cite les émissions de Michael Apted (Seven Up), de Paul Watson et Franc Roddam (The Family) des années 70. - Une critique des images de la BBC qui sont consommées en masse sans distinction, sans mise à distance critique. ...eeen
Confess all on vidéo, don't Worry You Will Be in Deguise. Intrigued ? Call Gillian, 1994.
Source : http://www.theextravagants.com/work/confess-all-on-video-don-t-worry-you-will-be-in-disguise-intrigued-call-gillian/
2 Le masque : Entre attraction et répulsion
2.1 L'AUTRE, L'ALTERITE 2.3 LA REVERSIBILITE
- Un plan fixe, un masque figé à la surface duquel aucune émotion ne se lit. - Deux ouvertures au niveau des yeux, seuls points de contact avec le spectateur. - Un indifférention homme/femme qui intrigue et une parole restée silencieuse qui se libère à sa surface. - Une image qui nous happe et devient haptique par l'étroitesse de l'espace de la box.
Trauma , 2000
Trauma, 2000. DVD, rétroprojection, couleur, son, 30' environ. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gallery Anne de Villepoix
Trauma, 2000. DVD, rétroprojection, couleur, son, 30' environ. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gallery Anne de Villepoix
3 L'espace du sensible: L'absorbement
Je ne voulais ni les montrer chez eux ni dans leur lieu de prédilection. En l'occurence, je ne voulais pas montrer la particularité de la situation ou de leur mode de vie. Je voulais montrer quelque chose de plus intemporal et de plus universel
Gillian Wearing
3.1 LA THEATRALITE 3.3 L'ABSORBEMENT
Drunk, 1997-1999
- 3 projections vidéos, 3 plans fixes sur un même mur décomposé en 3 écrans. Une immersion qui s'opère dans l'obscurité de l'espace et face à luminosité aveuglante de l'image. - Des scènes de vies coupées, rejouées. L'artiste les transpose en saynètes de théatre filmé, hors décor ou hors contexte. - Des gestes et des histoires qui se succèdent. Une temporalité qui devient trouble pour le spectateur, debout devant l'image.
Drunk, 1997-1999 DVD, 3 vidéoprojections, noir/blanc, son, 23'. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gorney Bravin + Lee.
Drunk, 1997-1999 DVD, 3 vidéoprojections, noir/blanc, son, 23'. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gorney Bravin + Lee.
Bibliograhie
Ouvrages théoriques
- AGAMBEN Giorgio, Qu’est-ce que le contemporain, Paris, Payot & Rivages, 2008. - FRIED Michael, La place du spectateur, Esthétique et origine de la peinture moderne, Paris, Gallimard, NRF essais, 1990. Du même auteur : Pourquoi la photographie a aujourd’hui force d’art, Paris, Hazan, 2013. - GOFFMAN Erwin, La mise en scène du quotidien, Paris, Les Editions de Minuit, 1973. - MEREDIEU de Florence, Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne, Editions Bordas, Paris, 1994. - PILLAUDIN Marine, "Le masque comme lieu de l'intime chez Gillian Wearing", in L'intime, le privé, le public, CHIRON Eliane et LELIEVRE Anaïs (dir.), Paris, Publication de la Sorbonne, 2012. - VERNANT Jean-Pierre, La mort dans les yeux. Figure de l'Autre en Grêce ancienne (1985), Paris, Hachette Littératures, Pluriel, 1998.
Catalogues d'expositions
- Gillian Wearing, White Chapel Gallery, Londres, 2012. -Gillian Wearing, Sous influence, Paris-Musée, 2001.
gillianwearing
PILLAUDIN-ERRARD
Created on September 29, 2018
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Transcript
Gillian Wearing : L'image médusante
Marine Pillaudin Agrégée d'arts plastiques Académie d'Orléans-Tours
2000
1994
2013
Confess all on vidéo, don't Worry You Will Be in Deguise. Intrigued ? Call Gillian, 1994, image vidéographique en couleur, durée : 35 minutes et 59 secondes
Trauma, 2000, image vidéographique en couleur, durée : 30 minutes.
Me as Mask, 2013, sculpture en cire, socle en bois, 56 x 14 x 10 cm.
Introduction
Dans Trauma, 1994, et Confess all on the video. Dont’ worry, you will be in deguise. Intrigued ?, 2000, l’artiste Gillian Wearing expose la parole d’inconnus témoignant de leurs histoires d’enfance et d’adolescence en partie effacées. Ces vidéos projetées en boucle dans un confessionnal box, happent le spectateur par le choix d’un cadrage serré sur des visages masqués.
1 L'image vidéo : entre réalité et fiction
Les médias, la télévision la publicité nous abreuvent d'un certain type de messages et je me disais qu'il y avait énormément de choses que l'on passait sous silence, qu'il y avait certaines personnes que l'on n'a jamais l'occasion d'entendre.
Gillian Wearing
1.1 L'INFLUENCE DE LA TELEREALITE 1.2 LA CRITIQUE DES "BOX", "CONFESSIONAL" DE LA BBC
- L'oeuvre de Gillian Wearing est marquée par l'influence de la téléréalité anglaise et par son décryptage. - Elle cite les émissions de Michael Apted (Seven Up), de Paul Watson et Franc Roddam (The Family) des années 70. - Une critique des images de la BBC qui sont consommées en masse sans distinction, sans mise à distance critique. ...eeen
Confess all on vidéo, don't Worry You Will Be in Deguise. Intrigued ? Call Gillian, 1994.
Source : http://www.theextravagants.com/work/confess-all-on-video-don-t-worry-you-will-be-in-disguise-intrigued-call-gillian/
2 Le masque : Entre attraction et répulsion
2.1 L'AUTRE, L'ALTERITE 2.3 LA REVERSIBILITE
- Un plan fixe, un masque figé à la surface duquel aucune émotion ne se lit. - Deux ouvertures au niveau des yeux, seuls points de contact avec le spectateur. - Un indifférention homme/femme qui intrigue et une parole restée silencieuse qui se libère à sa surface. - Une image qui nous happe et devient haptique par l'étroitesse de l'espace de la box.
Trauma , 2000
Trauma, 2000. DVD, rétroprojection, couleur, son, 30' environ. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gallery Anne de Villepoix
Trauma, 2000. DVD, rétroprojection, couleur, son, 30' environ. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gallery Anne de Villepoix
3 L'espace du sensible: L'absorbement
Je ne voulais ni les montrer chez eux ni dans leur lieu de prédilection. En l'occurence, je ne voulais pas montrer la particularité de la situation ou de leur mode de vie. Je voulais montrer quelque chose de plus intemporal et de plus universel
Gillian Wearing
3.1 LA THEATRALITE 3.3 L'ABSORBEMENT
Drunk, 1997-1999
- 3 projections vidéos, 3 plans fixes sur un même mur décomposé en 3 écrans. Une immersion qui s'opère dans l'obscurité de l'espace et face à luminosité aveuglante de l'image. - Des scènes de vies coupées, rejouées. L'artiste les transpose en saynètes de théatre filmé, hors décor ou hors contexte. - Des gestes et des histoires qui se succèdent. Une temporalité qui devient trouble pour le spectateur, debout devant l'image.
Drunk, 1997-1999 DVD, 3 vidéoprojections, noir/blanc, son, 23'. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gorney Bravin + Lee.
Drunk, 1997-1999 DVD, 3 vidéoprojections, noir/blanc, son, 23'. Courtesy Maureen Paley Interim Art ; Gorney Bravin + Lee.
Bibliograhie
Ouvrages théoriques
- AGAMBEN Giorgio, Qu’est-ce que le contemporain, Paris, Payot & Rivages, 2008. - FRIED Michael, La place du spectateur, Esthétique et origine de la peinture moderne, Paris, Gallimard, NRF essais, 1990. Du même auteur : Pourquoi la photographie a aujourd’hui force d’art, Paris, Hazan, 2013. - GOFFMAN Erwin, La mise en scène du quotidien, Paris, Les Editions de Minuit, 1973. - MEREDIEU de Florence, Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne, Editions Bordas, Paris, 1994. - PILLAUDIN Marine, "Le masque comme lieu de l'intime chez Gillian Wearing", in L'intime, le privé, le public, CHIRON Eliane et LELIEVRE Anaïs (dir.), Paris, Publication de la Sorbonne, 2012. - VERNANT Jean-Pierre, La mort dans les yeux. Figure de l'Autre en Grêce ancienne (1985), Paris, Hachette Littératures, Pluriel, 1998.
Catalogues d'expositions
- Gillian Wearing, White Chapel Gallery, Londres, 2012. -Gillian Wearing, Sous influence, Paris-Musée, 2001.